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L’Astrosophie orphique
Démétrius Platon Sémélas

Cosmogonie

Astrosophie, ce mot seul peut définir d’une façon générale la nature de la science qu’il exprime.

L’astrosophie, sans être ni de l’astrologie, ni de l’astronomie, a des rapports avec ces dernières. L’astronomie lui sert de base et l’astrologie lui sert de marchepied dans son introduction dans le monde occidental.

L’astrosophie est la science par le moyen de laquelle l’homme parvient à la connaissance des lois sensorielles et sensibles de l’Univers ; elle est analogue à l’astronomie parce que cette dernière s’occupe de la recherche et connaissance lois d’harmonie, dites lois mécaniques de l’Univers créé.

Les lois d’harmonie sont : la loi d’attraction et répulsion, la loi de gravitation, la loi de la pesanteur, et enfin les lois du temps, de l’espace, etc., etc. ; etc..

Les lois d’harmonie sont soumises à une périodicité et à une alternativité fixes. Aussi, leur étude et laa connaissance préalable des phénomènes qu’elles produisent sont conséquents aux recherches et solutions mathématiques.

Les lois sensorielles et sensitives sont soumises à une périodicité et alternativité conditionnelles et non pas fixes ; les mathématiques seules ne pourraient suffire à faire connaître par avance les manifestations de ces lois.

Nous appelons lois sensorielles toutes les lois qui concourent à la production des formes, des sons et des couleurs, et, en général, toutes les lois desquelles nous percevons les effets, nous et toutes les créatures, par le moyen du sentiment.

Nous appelons lois sensitives, toutes les lois qui maintiennent par une périodicité conditionnelle, les manifestations possédant une conscience dans la Création. Ainsi, la loi de la conservation des races, la loi de la mémoire dans la nature, la loi de l’ETRE, et les lois mentales et psychiques des créatures dans l’Univers, etc.

Lois mentales sont Les lois d’harmonie des idées de l’Univers. Les lois psychiques sont les lois d’émotivité universelle, ou du pathos.

Toutes les lois d’harmonie, dites lois mécaniques, agissant ensemble ou séparément dans l’Univers créé, produisent sur la matière des états différents, tels que la chaleur, le froid, la lumière, les ténèbres, la sécheresse, agissant en commun, elles produisent les saisons, entretiennent la vie des êtres, etc., etc.. Le foyer solaire est un agent des lois qui produisent la chaleur ou la sécheresse ; notre satellite, la Lune, est aussi un agent par lequel des lois agissent sur les fluides humides de la terre.

Le Soleil agit et influe sur la Terre par rayonnement cyclique ou circulaire, parce que, tournant autour de lui-même, il renvoie ses rayons lumineux et caloriques par la force centrifuge qui est due à son mouvement.

La Lune agit et influe sur la Terre par rayonnement direct de sa force centrifuge, émise par son parcours ou sa rotation autour de la Terre.

Nous avons parlé d’astrosophie, de lois et de leur nature, aussi je crois utile de parler un peu des Synthèses antérieures aux sciences et encore antérieures aux lois.

La tadition orphique considère la création comme l’effet d’une première synthèse, qui a associé dans une activité commune deux qualités d’un même principe.

Antérieurement à tout, l’Etre a existé en lui-même et en négation du temps et de l’espace qui ne pouvaient exister que par le concours de l’Etre.

L’Etre en puissance possède deux vertus : le Pathos et le Tropos. Le Pathos est la vertu d’émotivité manifestée par le mouvement ; le Tropos est la vertu d’activité manifestée toujours par le mouvement.

Le mouvement du Tropos est pénétrant, tandis que le mouvement du Pathos est enveloppant. L’association de ces deux mouvements et leur action mutuelle a produit la Synthèse dite de la Création, car le Tropos, par sa vertu de pénétration, a créé l’espace, et Pathos répondant à l’effet de Tropos par son mouvement enveloppant, a créé le temps, la pénétrabilité du Tropos étant fixée par l’enveloppement en durée du Pathos. L’espace et le temps par concours mutuel et sans laps ou arrêt de leur état produisent la forme ; de ce ternaire est formée la deuxième Synthèse de la création appelée la Substance.

La Substance devient une création Principe, parce qu’elle se sépare de l’Etre qui est l’Essence, et par un effet de multiplication de son potentiel en, mouvement synthétique, elle devient entité et s’oppose à l’essence de laquelle elle a émané.

(Notice. — Dans la création, il est bien connu que toute impulsion donnée, se répercutant dans l’espace, de par la résistance de la matière, elle s’affaiblit en pénétration et se transforme en mouvement enveloppant (stabilité apparente). Or, tout mouvement secondaire au sein d’une synthèse tend à détruire ou altérer la synthèse ; aussi, par réaction de principe, cette synthèse étouffe ce mouvement secondaire en l’altérant. L’objection portée sur le mouvement de la pendule est en apparence exacte, mais, en réalité, le mouvement apparent qui est en potentiel de pénétration se transforme en mouvement enveloppant aux points de résistance de la matière.)

Cette synthèse accomplie, dès lors la création devient, pour l’Etre, objective, qui s’oppose à lui et à son activité par la résistance.

Cette synthèse est appelée création Luciférienne.

(Notice. — Cette synthèse est appelée création Luciférienne parce que, aussitôt formée, elle se sépara de l’Etre en s’y opposant à son activité, et de l’unité primordiale de l’Etre naquit la dualité ou le binaire. Une légende révélée par Dea N. V. M. donne l’interprétation des événements des premières synthèses de la Création.)

Eon ou l’Etre, l’Unité du tout, agissant en lui-même par le moyen de ses propres attributs, était en Puissance de toute éternité.

Les premiers attributs d’Eon étaient deux : le Verbe ou Tropos et l’Esprit ou Pathos (ou Eros). Ces deux attributs, avec l’Etre, constituaient un ternaire absolu de Conscience, Sagesse et Amour.

D’autres attributs d’Eon se signalaient dans cette activité en Puissance, parmi lesquels Noûs, Voulos, Romos, Noïmon, Logos, Mimitis et Thymos. Ces attributs isolés étaient inconscients, mais lorsqu’ils étaient réunis par leur générateur éonien, soit Tropikos, soit Pathotikos, ils reprenaient conscience et vivaient comme Eon en puissance par l’échange constant de leurs vertus. Les générateurs étaient des types d’attributs éoniens analogues à Tropos et Pathos en activité commune. La légende signale trois groupes de générateurs : 1er groupe, Déon-Déa ; 2e groupe, Réon-Réa ; 3e groupe, Féon-Féa.

(Nota de la Notice. — Comme toutes les légendes, celle-ci aussi est anthropomorphique. Nous parlerons de tous ces attributs divins, éoniens, comme s’ils étaient des individus différents à l’Unité et séparés de l’Unité on de Eon, mais le lecteur devra traduire l’allégorie par l’impersonalisme des être annoncés.)

En réalité, il y avait, plus de trois groupes de Générateurs, mais la légende garde le souvenir de ces trois comme ayant intéressé spécialement ceux qui vivent sur cette Terre.

Les Géants, fils des Générateurs et attributs inconscients éoniens s’activaient en puissance dans le monde de l’Unité Eon.

Lorsque la première synthèse de la Création se fit, et la substance s’étendait aux abords de Eon Thymos en changeant ses vertus avec Noûs et Noïmon, conçut l’idée de pénétrer cette substance et d’y régner, réunissant alors ses frères, il exposa son plan en ces termes : Mes frères, avez-vous constaté le nouveau mode d’activité de Eon par Tropos et Pathos ; avez-vous compris qu’après celte activité une Synthèse se sépara de notre Unité pour suivre des destins différents ; avez-vous senti que dans cette séparation est cachée une révolte pour laquelle une humeur de souffrance blesse notre Unité ? Aussi, mes frères, agissons en sorte pour enrayer la révolte de la séparation en pénétrant la nouvelle synthèse, en nous conformant au nouveau mode d’activité et en la ramenant dans notre unité.

— O Thymos, répond Noûs, ne crois-tu pas que ta suggestion renferme une autre révolte dans notre Unité d’Eon ? Ne crois-tu pas qu’en nous conformant au nouveau, mode d’activité, nous risquons de nous dissocier de notre activité primordiale. Non, Thymos, restons unis, cela est notre Eternité dans Eon.

Mais Thymos, convaincu de sa notion de justice, répliqua : O Noûs, nos Générateurs sont émus et Eon est en deuil, avons-nous le droit de rester insensibles à cet acte du Tropos et Pathos (Lucifer) ?

— Si. Tropos et Pathos, répondit Noïmon, ont créé la séparation dans Eon, il est vrai, mais en ce moment Eon combla le vide et son Unité est garantie par tous les attributs de Eon groupés autour de lui, pourquoi donc prendre une initiative de Thymos contraire à l’Unité de Eon ?

— Cette initiative, mon frère Noïmon, servira Eon et notre Unité parce que nous vaincrons la première synthèse et nous ramènerons sur elle la loi de l’Eternité, au profit d’Eon et de notre Unité.

Mimitis prenant la parole dit : Le nouveau mode d’activité m’effraie, et malgré le désir que nous avons de maintenir notre Unité, je crains de nous voir séparés.

— Sois sans crainte, ô Mimitis, répondit Thymos, nul mode et nulle activité ne pourraient altérer notre attachement à l’Unité ; par contre, ce geste procurera l’harmonie bannie par la séparation de Lucifer et nous régnerons en Maîtres dans ce domaine nouveau unis à Eon l’éternel.

Romos alors, prenant la parole, dit : Thymos a raison que de combattre celui qui a conçu la séparation c’est faire œuvre d’unité.

Thymos, redoublant d’éloquence et d’affirmation, finit par avoir gain de cause, et dans l’activité unitaire se préparait assurément, en connaissance de la chose par l’être, une seconde séparation de l’Unité.

Le moment écrit sur les destinées de la Création arriva ; les Géants, précédés de Thymos, fils de Déa, s’attaquèrent à la première synthèse de la Création, dite Synthèse Luciférienne.

Il fut pour eux ce qu’il en fut pour Tropos et Pathos (Lucifer) et ces attributs d’Eon, assimilant le mode d’activité à celui de Lucifer, ils furent absorbés et séparés complètement de leur Unité. (Fin de la Notice.)

Voici, en quelques mots, ce que disent les légendes des Ecoles Orphique et Pythagoricienne. Nous les avons cité pour compléter les matières a dire dans ce domaine de la Cosmogonie. Du domaine abstrait revenons au domaine concret et tachons de transformer la légende en l’interprétant, autant que cela nous est possible, au mode physique et matériel.

Le propre de toute force, de tout dynamisme, conscient ou inconscient, c’est le Mouvement.

De toute éternité le mouvement était le tout, le mouvement sans arrêt, sans interruption.

C’est en lui que résidait la Conscience, ou c’était la Conscience elle-même. Le Mouvement était la Vie de Tout et le Tout était la personnalité unique du Mouvement. (Ce mouvement, nous l’appelons aujourd’hui Dynamisme, Force, Force Suprême, Conscience Universelle, Dieu, etc…).

Ce mouvement était animé de multiples attributs, de tous les attributs qui se manifestent aujourd’hui à travers les Créations, et encore bien d’autres Attributs ou Vertus que nous ignorerons toujours. Toutefois, parmi tous ces attributs, deux régnaient en Maîtres dans ce Mouvement du Tout. Ces deux attributs étaient le Tropos et le Pathos. Grâce à leur action réciproque que l’ensemble des attributs se manifestaient dans le Tout.

Or, il survint un événement (certes voulu) qui décida de la Création du Cosmos. Tropos, par un effort de convulsion suprême qui créa la Douleur, interrompit son Mouvement, et Pathos sentit une immense Jouissance à revêtir Tropos, car le mouvement de Pathos était enveloppant au point de l’interruption du mouvement de Tropos.

Ce double fait produisit ce que nous appelons aujourd’hui la Matière. La Matière fut créée ayant comme premières sensations la Douleur et la Jouissance.

Donc, la Matière est une sorte de Nœud dynamique dans lequel la force du mouvement pénétrant et enveloppant s’est transformé en mouvement résistant et mouvement de compression.

C’est de la résistance qu’est née la sensation de Jouissance, et c’est de la compression qu’est née la sensation de la Douleur. D’ailleurs, ce sont ces deux sensations qui accompagnèrent la Création dans son évolution en se manifestant alternativement.

Les mouvements de Pénétration et Enveloppant appartenaient de toujours au Mouvement du Tout, à l’Essence.

Les mouvements de Résistance et de Compression appartenaient à ce changement produit par l’Interruption, de Tropos, que nous appelons création ou Substance.

La Substance donc, c’est le Lieu, et la négation de celui-ci, l’Espace. La Substance encore, c’est encore le Moment ou l’Instant et la négation de celui-ci, le Temps.

Des lieux innombrables furent créés par cette activité du Tropos et de Pathos.

Du Centre du Tout où Tropos émanant a accompli l’œuvre dite de la Création, jusqu’à l’Infinité des Espaces, la force de pénétration continuant son activité, plus elle s’éloigne du Centre de son émanation, plus le mouvement de Résistance paraît augmenter, plus le mouvement de compression paraît être fort.

Le mouvement de Résistance a créé une première réalité qui est la Densité. Le mouvement de Compression a créé la deuxième réalité qui est la Pesanteur.

Au moment et aux lieux où les mouvements de Résistance et de Compression deviennent supérieurs, il s’opère un fait qui provoqua les Causes de la Création secondaire. La Pénétration, en présence des efforts grandissants de la Résistance et de la Compression, se transforme en force déflagrante. (C’est-à-dire que sous l’influence de la Résistance et de la Compression, le mouvement de pénétration s’accentue, par assimilation, et, tout en gardant sa nature pénétrante, il se multiplie en Directions diverses, et ce qu’il perd en longueur, il le gagne en capacité.) La déflagration se fait au sein des mouvements de Résistance et de Compression et a pour objet de reporter un équilibre dynamique entre les différents mouvements en conflit. Cet équilibre s’obtient par assimilation.

La déflagration crée un état nouveau dans la Substance une troisième réalité que nous appelons la Nature Ignée.

C’est à la création de cette troisième réalité, c’est à la Nature ignée que nous devons les modalités actuelles de notre création.

La Nature ignée, c’est le fixateur des états dans la Substance.

La Nature ignée agissant en elle-même, elle se décompose en différents mouvements et se confond en eux. La Nature ignée agissant dans la substance a le pouvoir de fixer la forme de celle-ci dans l’état de densité dans lequel elle l’a influencé, car elle se laisse absorber par ces corps ou substances et, se trouvant en eux, elle les fixe et ne les rend variables que dans certaines conditions utiles à l’harmonie de l’ensemble. On lui attribue aussi le don de régénérateur de la Substance Cosmique.

Enfin, la Nature ignée est considérée la mère de la matière créée devant les modalités différentes ou multiples ; notre Mens s’extasie en contemplation.

Plus le mouvement de pénétration s’éloignait du centre, plus les formes denses de la substance se multiplaient, plus le mouvement de compression s’accentuait. C’est là qu’au fur et à mesure de la constitution des grosses agglomérations substancielles, la déflagration s’opérait pour permettre aux autres agglomérations substantielles qui se produisaient autour, de se fixer dans leurs états substantiels par l’Influence de la Nature Ignée se trouvant à leur approche médiate.

Ainsi, les mondes se formèrent profondément denses, aux extrêmes du Centre, et de plus en plus rare aux moyens espaces du Centre, la Substance vers le Centre ne subit pas la loi de la Nature Ignée, car les mouvements de Pénétration et Enveloppant, sont supérieurs à ceux de la Résistance et de la Compression et il n’y a point de mouvement de déflagration.

Conclusions. — De ce que nous avons dit plus haut, se dégagent les définitions et lois suivantes :

Le caractère principal de l’Essence, traduite par des multiples idées dont les plus nobles sont : Dieu, Etre Suprême, Conscience Universelle, et les inférieures sont : Force Universelle, Force Infinie, etc. ; c’est le Mouvement ;

Les mouvements dans l’Essence sont deux : Mouvement de Pénétration et Mouvement Enveloppant ;

C’est à un mode d’activité que la Création de la Substance est dûe. Interruption du mouvement premier et enveloppement du point de cette interruption par le mouvement enveloppant ;

Avec la première création substantielle, il.se crée deux sensations : la Douleur, dans l’acte d’interruption, et la Jouissance, dans l’acte de l’enveloppement ;

Les mouvements de la Substance sont deux ; mouvement de Résistance et le mouvement de Compression ;

La substance se délimite par deux affirmations, qui sont : le Lieu et le Moment ou Instant, et par deux négations, qui sont l’Espace et le Temps ;

Aux deux accords ont suivi deux réalités : la Densité, réalité issue du mouvement de Résistance, et Pesanteur, réalité issue du mouvement de Compression ;

Tandis que le mouvement de Pénétration en s’éloignant du Centre de son émanation s’affaiblit en se dégénérant, le mouvement de Résistance, qui par le fait est de la même émanation que celui de Pénétration, plus il s’éloigne de ce Centre, plus il en devient puissant. Il est à peu près de même pour le mouvement Enveloppant et le mouvement de Compression.

La pénétration, en présence des efforts grandissants de la Résistance et de la Compression, se transforme en force déflagrante ;

La déflagration se fait au sein des mouvements de Résistance et de Compression et a pour objet de rompre un équilibre pour en créer un autre ;

10° Cette déflagration crée un premier état particulier de la substance appelé la Nature Ignée. C’est une troisième réalité ;

11° La Nature Ignée est un fixateur conservateur des états et modalités de la substance ;

12° La Nature Ignée est considérée comme la pierre philosophale de la Création. C’est la mère de la matière que nous connaissons, devant les formes différentes et multiples de laquelle notre mens s’extasie.

13° Plus le mouvement de pénétration s’éloigne du Centre, plus les formes denses de la substance se multiplient ;

14° C’est là où la matière se multiplie que les Mondes se formèrent par la déflagration de plusieurs centres de densité matérielle qui formèrent le noyau de la seconde Création ;

15° Les mondes se formèrent denses aux extrêmes du centre, moins denses au moyen espace du centre ;

16° La substance aux abords immédiats du centre ne subit pas les lois de la Nature Ignée parce que les mouvements de Pénétration et d’Enveloppement sont inférieurs à ceux de Résistance et Compression.

Du Cycle Cosmos

Le Cycle Cosmos est ce qu’on appelle communément l’Univers créé, ou le domaine de la matière. Le Cycle Cosmos est donc l’ensemble des globes qui se meuvent dans l’espace proprement dit, en subissant des transformations continuelles toujours par avance déterminées.

Le Cycle Cosmos, par rapport à notre être matériel, à nos grandeur et capacité, est infini, ne pouvant être mesuré par une unité métrique égale au moins à notre propre longueur moyenne.

Le Cycle Cosmos, par rapport à nous, est infini, mais par rapport à lui-même, est défini et limité. Le Cycle Cosmos est un Etre semblable, à nous-mêmes, c’est-à-dire que le tout cosmique forme un ensemble cohérent en lequel vivent la Conscience et l’Intelligence cosmiques.

Le Cycle Cosmos, semblablement à l’homme physique, est constitué de trois Régions distinctes : de la première Région, appelée Région froide : elle est supérieure ; de la deuxième Région, appelée Région tempérée : elle est moyenne ; 3° et de la troisième Région, appelée Région chaude : elle est inférieure. Tous les corps célestes sont des cellules cosmiques et appartiennent à un des organes du Cycle Cosmos.

De même que les cellules de l’homme pour agir entre elles se servent du mouvement, de même chaque corps céleste, correspondant à la cellule cosmique, pour agir sur un autre corps, se sert du mouvement. C’est toujours par le mouvement que chaque système cosmique, correspondant à un organe chez l’homme, agit sur les autres systèmes du Cycle Cosmos.

Les trois parties du Cycle Cosmos, comparées à la division ternaire de l’homme, manifestent trois états dans les mêmes proportions de perfectibilité que celle de l’homme.

Les trois parties du Cycle Cosmos sont séparées l’une de l’autre par des nappes de corps télescopiques, correspondant chez l’homme aux tissus cellulaires. La Voie lactée est une de ces nappes qui sépare notre Région de la troisième Région du Cycle Cosmos.

La troisième Région du Cycle Cosmos est constituée par des corps très grands baignant dans une masse composée par des corpuscules télescopiques ; la distance entre les grands corps de la troisième Région du Cycle Cosmos est très petite par rapport aux distances des corps participant à la deuxième Région. Quelques milliers de kilomètres séparent ces corps les uns des autres, de sorte que par le mouvement rotatif il se produit de forts courants dynamiques qui génèrent des foyers de calorité d’une intensité inconcevable.

Malgré cette chaleur infernale, il existe des êtres qui vivent dans la troisième Région. Partout où il y a mouvement, il y a vie ; l’un ne peut exister sans l’autre.

Si vous introduisez dans une pièce dans laquelle voltige de la poussière animale ou végétale une bougie allumée, vous constaterez, au moyen d’un verre grossissant, que les particules de la poussière sont calcinées avant d’atteindre le foyer de chaleur de la flamme. Si l’on pouvait, par un instrument, introduire un atome de poussière dans le foyer même de chaleur de la flamme sans subir l’influence périphérique, on constaterait que cet atome mettrait plus de temps, quoique infinitésimal, pour être calciné que les premiers. Ceci prouve que le fluide dynamique dégagé par la flamme de la bougie est d’une calorité supérieure à celle du foyer même de la flamme.

(Un exemple physique est donné par la flamme d’une bougie : le centre occupé par la vapeur d’acide stéarique est obscur, la température en est peu élevée ; la partie qui est lumineuse vient après : c’est celle où le carbone, libéré de ses combinaisons, est porté à l’incandescence ; enfin à la périphérie est une couche incolore qui est la plus chaude, l’oxygène y abonde, et là se termine la combustion du carbone et de l’hydrogène.)

Si on pouvait projeter dans la troisième Région un corps céleste, de noire Région de la grosseur de la Lune, il subirait le même sort, et dans la même mesure du temps, que la poussière par la flamme de la bougie.

Comme nous avons dit plus haut, dans ce brasier ardent vivent des être différents, plus épais et plus lourds que ceux de notre Région, et certains parmi eux ont une intelligence moindre mais analogue à celle de l’homme. Les lois qui régissent ces êtres sont les mêmes que celles qui nous régissent.

Dans ces Régions du Cycle Cosmos, la matière habituée à l’influence des hauts degrés de chaleur n’entre en fusion qu’à des degrés de chaleur excessivement élevée. Les êtres qui vivent dans ces Régions ont des formes analogues à ceux de nos Régions. L’enveloppe matérielle de ces êtres est ignifuge et anticalorique, ce qui les permet de vivre sans grands inconvénients.

La deuxième Région du Cycle Cosmos vous est connue puisque nous y vivons. Les constellations que nous apercevons sont des particules évoluant autour de systèmes cosmiques centraux de notre Région, dans un ensemble harmonieux.

Les êtres spirituels vivant clans notre Région sont d’une intelligence et d’une conscience supérieures et parfaites par rapport à celles des êtres de la Région chaude.

La première Région, Région supérieure ou froide, est également soumise au régime des mêmes lois que la nôtre. Dans les corps célestes qui la constituent, la température est bien plus uniforme et stable que dans les deux Régions inférieures ; elle permet aux êtres qui y vivent une activité intellectuelle et mentale supérieure à la nôtre.

Ceux qui vivent dans la Région inférieure, n’ont aucune notion de l’existence de Régions supérieures ; ils sont incapables de concevoir des idées abstraites sur des choses qui ne voient pas.

Ceux qui vivent dans notre Région peuvent, par la recherche et l’étude, concevoir et connaître les conditions de vie et la nature de ceux qui vivent dans la Région inférieure. Enfin, ils peuvent avoir une idée très vague de la vie dans la première Région du Cycle Cosmos.

Ceux qui vivent dans la première Région du Cycle Cosmos peuvent connaître les conditions générales de formes de vie existant dans les Régions inférieures ; même par un effort de travail et de mémoire intense, ils arrivent à revivre notre propre vie, qui fut d’ailleurs la leur quelques milliers de siècles auparavant.

La matière qui compose les corps célestes de la première Région du Cycle Cosmos est d’une grande pureté atomique et est imprégnée d’une telle sensibilité que lorsqu’elle est maniée par les êtres conscients qui y vivent, elle produit des résultats que nous considérerions de miraculeux dans notre domaine.

Grâce à cette pureté de matière, les hommes de la première Région emploient des macrophones sans fil et sans énergie dynamique pour la transmission.

Le macrophone est un tube acoustique de 10 centimètres de longueur (Sch. I) ; à la partie supérieure il y a une sorte de membrane métallique qui reçoit le son ; la partie inférieure s’élargit en pavillon pour permettre l’amplification du son ; c’est cette partie qui s’adapte à l’oreille. Le transmetteur est semblable au récepteur : c’est un tube acoustique de la même forme ; la membrane, au lien de s’adapter au haut du tube, se trouve à l’intérieur, au milieu du tube. Par le macrophone, les habitants d’un astre communiquent entre eux sans interception de la communication des uns par les autres. Ce dernier fait tient à la membrane métallique qui n’est pas de la même intensité de vibrations que les autres et elle ne peut influer que les membranes métalliques de sa propre tensité vibratoire.

Dans le macrophone il y a un macromètre qui consiste en un diaphragme irrisé ; grâce à cette application du macromètre, ils arrivent à calculer la distance à laquelle se trouve leur interlocuteur, et, par un dispositif comportant une aiguille aimantée, ils peuvent définir l’orientation du son perçu.

Ils ont encore le disque optique par le moyen duquel ils peuvent voir leur interlocuteur et le situer par les objets qui l’entourent. Un autre macromètre est disposé sur le disque optique, par des lignes circulaires qui creusent la surface du disque et permettent, par la grandeur de l’image, de définir la distance de la projection.

La photographie de la pensée est connue chez eux. Elle s’obtient par une sorte d’instrument qui s’adapte sur le front ou aux deux parois de la nuque.

La dissociation et la désagrégation de la matière leur est connue et d’usage courant dans les différentes nécessités de leur existence.

Les conditions de la vie et les principes sociaux sont bien différents des nôtres. Pour la plupart, ceux qui vivent dans ces Régions traversent des espaces immenses et se transportent de globe en globe dans leur Région. (Leur vitalité est puissante et longue.)

Les voyages interastraux sont un des derniers progrès des habitants de la première Région du Cycle Cosmos. Ce dernier progrès, tellement ; désiré par nous, restera irréalisable, parce que l’état et la qualité de la matière cosmique de notre Région est inférieure aux vertus et qualités requises pour cette entreprise.

Les trois Régions du Cycle Cosmos sont intimement liées entre elles et échangent les produits de leurs, qualités essentielles.

La troisième Région fournit et entretient le fluide dynamique dans toute l’étendue du Cycle Cosmos. La deuxième Région fournit et entretient le fluide éthérique (qui est un fluide dynamique plus épuré) dans toute l’étendue du Cycle Cosmos.

La première Région fournit le fluide sensitif (qui est un fluide dynamo-éthérique très épuré) dans toute l’étendue du Cycle Cosmos.

Dans chacune des Régions du Cycle Cosmos il existe des étoiles faisant fonctions de centres accumulateurs du fluide des autres Régions.

Les soleils sont des accumulateurs de la troisième Région du Cycle Cosmos dans notre Région. De par leur situation dans le mouvement cosmique et leur nature matérielle, ils reçoivent du centre de la Région qu’ils représentent le fluide dynamique nécessaire qu’ils distribuent à d’autres accumulateurs d’importance secondaire. Tout foyer de système cosmique de la deuxième Région est un accumulateur ; les éléments qui évoluent autour de lui sont divisés en deux catégories : en attracteurs et en dispensateurs. Les attracteurs sont les planètes qui reçoivent, de l’accumulateur le fluide dynamique qui leur revient. Les satellites reçoivent des attracteurs tous les éléments dynamiques qui ne peuvent être retenus par eux et les transmettent aux planètes auxquelles ils appartiennent.

Dans notre système planétaire, le Soleil est un centre accumulateur de la troisième Région du Cycle Cosmos. Il reçoit le fluide dynamique par des masses épaisses et le distribue aux attracteurs (planètes) de noire système. Les attracteurs, par un travail de transformation, changent le fluide dynamique en fluide éthérique et le projettent, au passage, dans des courants cosmiques qui se dirigent vers toutes les régions du Cosmos. Le Soleil de notre système distribue le fluide dynamique à 48 constellations fixes et à toutes les planètes qui lui sont subordonnées.

L’étude des lois qui opèrent dans nôtre propre système suffira, pour atteindre le but désiré, car elle nous permettra de connaître les lois générales et leur nature régissant le Cycle Cosmos.

***

L’espace que nous voyons au-dessus de nous et appelons Ciel, est parsemé de corps nommés étoiles ou astres. Les astres sont constitués de matière dense. Il y a apparemment deux catégories d’astres : les étoiles fixes et les étoiles errantes ; ces dernières sont subdivisées en trois catégories : les planètes et les satellites, les étoiles périgrinantes ou comètes.

Les étoiles fixes ne varient jamais en latitude, c’est-à-dire qu’elles sont toujours à la même distance de l’étoile polaire (L’étoile polaire est une étoile fixe au zénith de notre Pôle Nord ; elle nous sert de point fixe pour calculer la latitude des astres ainsi que des points de notre globe.) ; elles changent toutefois en longitude par un mouvement d’accroissement à un degré près par 70 ans. Les anciens avaient fixé le nombre des étoiles fixes à 1.022, qu’ils avaient divisées en 48 constellations.

Mais, aujourd’hui, on est à peu près d’accord pour diviser le ciel en 88 constellations avec une quantité d’étoiles visibles dépassant 2.000. Toutefois, couramment, on ne cite que les 48 constellations, dont 21 se trouvent au Nord, 15 au Sud, et 12 à l’équateur de la sphère céleste (Sphère Céleste s’appelle l’espace ou le firmament qui nous environne et qui, à nos yeux, prend la forme d’une sphère, au centre de laquelle nous nous trouvons et nous voyons consteller à ses parois intérieures tous les corps célestes. De tout point de la Terre on ne peut voir que la moitié de la sphère céleste appelée communément calotte. La figure ci-contre vous donnera une idée des différents points de la sphère céleste et leur dénomination.). Ces dernières s’appellent constellations zodiacales.

Apparemment, tout notre système évolue dans cette masse stellaire composée d’étoiles en apparence immobiles, parce qu’elles suivent dans leur mouvement l’orbite du Soleil et sont entraînées par lui.

La masse cosmique dans laquelle baigne notre système solaire est reconnaissable par les différentes configurations produites par la situation réciproque des étoiles que nous avons appelées astérismes ou constellations.

La connaissance de ces constellations permettra de déterminer le lieu précis dans lequel se trouvera la Terre à un moment déterminé par un événement soumis à l’examen.

La Terre, comme les autres planètes, évolue entre le Soleil et une zone de constellations appelées d’après notre école : Ceinture d’Euridice, et d’après l’école Chaldéo-Egyptienne : le Zodiaque. Cette zone est divisée par les deux écoles en 12 constellations (ou signes du zodiaque).

SIGNES ET NOMS DU ZODIAQUE
Ecole orphique Ecole Chaldéo-egyptienne Signes
Agneau Bélier
Taureau Taureau
Frères Jumeaux Gémeaux
Ecrevisse Cancer
Lion Lion
Héra Vierge
Thémis Balance
Scorpion Scorpion
Centaure Sagittaire
Bouc Capricorne
Verseaux Verseaux
Poissons Poissons

La Terre et les planètes traversent la Ceinture d’Euridice avec une légère inclinaison au Nord et au Sud de l’Equateur de la Sphère céleste.

Les constellations se trouvant dans la Ceinture d’Euridice sont divisées en deux catégories : en constellations Périhéliques et en constellations Aphéliques.

Les constellations périhéliques sont :
♓ ♈ ♉ ♊ ♋ ♌

Les constellations aphéliques sont :
♍ ♎ ♏ ♐ ♑ ♒

Les premières sont septentrionales et les deuxièmes méridionales (parce que les unes sont au-dessus de l’équateur de la Terre et les autres sont au-dessous).

Une sorte de masse nébuleuse composée de corps célestes traverse le méridien de la Terre à 30 degrés Est du pôle nord, coupe en deux moitiés inégales la sphère céleste et traverse à Est du pôle sud. Cette zone nébuleuse s’appelle La Voie Lactée

Les planètes sont des étoiles qui font partie de notre système et qui évoluent autour du Soleil. Notre Terre est classée parmi celles-là.

Les satellites sont des étoiles évoluant autour des planètes de notre système.

Les comètes sont des étoiles qui circulent à travers l’espace stellaire formant un immense orbite ; elles diffèrent des autres planètes par leur forme très caractéristique. Les comètes sont des étoiles ayant une queue lumineuse. Entre les planètes et les comètes il y a une différence de mouvement. Les planètes roulent dans l’espace, tandis que les comètes, lancées comme des projectiles, déchirent l’éther de l’espace ; c’est à cette raison qu’est due la queue lumineuse qui n’est qu’une traînée éthérodynamique incandescente. Comme les planètes et les étoiles fixes, les comètes doivent être habitées.

La Terre est une Planète qui évolue autour du Soleil en 365 jours et quelques décimales de jour. De même que la Terre, il y a plusieurs autres planètes qui évoluent à des distances différentes du Soleil et, par conséquent, eu un temps plus ou moins long.

Les Planètes et leurs signes conventionnels.
Mercure évoluant autour du Soleil en 88 j. 97
Vénus - 224 j. 70
Terre - 365 j. 24
Mars - 686 j. 98
Jupiter - 4332 j. 59
Saturne - 10759 j. 24
Uranus - 30588 j. 39
Neptune - 60181 j.
Dora (Planète encore inconnue) - 90123 j. X

Autour de la Terre évolue une étoile satellite appelée Lune ☾ ; elle accomplit son évolution en 27 j. 51.

D’après la tradition Orphique, le Soleil évolue autour d’un centre de la région supérieure en 493 années terrestres ou 180.070 jours terrestres approximativement.

Le Soleil radiant dans cet espace du Cycle Cosmos distribue aux constellations, par l’intermédiaire des planètes, le fluide éthérique de notre système.

Les planètes du système solaire reçoivent par radiation le fluide dynamique qu’elles transforment en fluide éthérique ; ce dernier possède les qualités particulières de la planète qui le produit.

Les étoiles constellaires de la région de notre système reçoivent par absorption le fluide éthérique et le soumettent à une action propre ; elles lui impriment des vibrations analogues à leur nature.

De même que les planètes, les étoiles constellaires projettent leur fluide et, selon la nature de celui-ci, harmonieuse ou contrariante, elles agissent sur les créatures de la Terre et leurs œuvres.

Le Soleil et la Lune sont deux puissants agents qui, par leur influence, agissent d’une façon profonde sur les hommes, leurs œuvres, ainsi que sur toute la nature vivante de la Terre.

L’étude des lois des vibrations et influences dans le Cycle Cosmos est divisée en quatre sections principales.

Ces sections sont :

Vibrations et influences planétaires simples ou combinées ;

Vibrations et influences constellaires simples ou combinées ;

Vibrations et influences solaires simples ou combinées ;

Vibrations et influences lunaires simples ou combinées.

L’école Chaldéo-Egyptienne divise également en quatre sections l’étude des horoscopes, mais son système repose sur des observations empiriques.

Par contre, l’école Orphique, après Pytagore, qui fut le restaurateur principal, possède la science des lois cosmiques, et l’étude des horoscopes se fait à l’appui de ces lois. Les observations des faits servent uniquement à démontrer et confirmer l’action de ces lois.

Des zones d’influence et des vibrations

Tout globe roulant dans l’espace vibre d’une double vibration ; la vibration astrale, qui se dégage de son centre, et la vibration sidérale, qui se produit par le déplacement du globe dans sa trajectoire. (Voir fig. 1.)

Toute vibration, soit astrale, soit sidérale, traversé dès sa création sept stages, qui sont ; vibrations naissantes, ascendantes, pendantes (3 stages), descendantes et mourantes. (Voir fig. 2.)

Toute vibration agit sur les trois états constitutifs des êtres dans le Cycle Cosmos : sur l’état physique, sur l’état psychique et sur l’état spirituel. L’état spirituel emploie les vibrations éthériques et matérielles comme véhicule pour l’œuvre de la création. Donc toute vibration agit intégralement sur les êtres vivants.

Les vibrations agissant sur la matière produisent et créent des formes en ajoutant un signe individuel de leur action ; agissant sur la matière plus subtile, elles produisent le son, et agissant sur la manière éthérée, elles produisent, la lumière et ses couleurs.

Les vibrations astrales et sidérales agissant sur le fluide psychique produisent, selon leur degré et leur intensité, des sentiments, sensations et ressentiments plus ou moins forts ou violents.

L’état spirituel du Cycle Cosmos subit l’influence des vibrations par action reflexe, un sentiment devient l’auteur d’une idée qui oriente les actions des hommes ou des êtres, l’aspect d’une forme, d’une couleur ou d’une ligne, oriente, les pensées et les actions des hommes ou des êtres de la création.

Les lois mécaniques ou d’harmonie qui gouvernent notre système solaire et les étoiles et constellations environnantes se divisent en deux catégories : en lois d’attraction et en loi de répulsion.

Ces lois agissent alternativement sur les éléments cosmiques, par accord, ou désaccord, et c’est dans cette sorte d’action qu’elles peuvent avoir sur les êtres un effet bénéfique ou créateur ou un effet maléfique ou destructeur.

L’effet obtenu par la rencontre de l’activité de deux lois en un lieu peut être vicié si les effets de ces deux lois ou leur nature s’opposent.

Les lois qui ont rationnellement influencé un être conçu ou né, prédisposent cet être à une constitution physique déterminée, robuste ou chétive, forte ou faible, sanguine ou nerveuse, lympathique ou bilieuse. Cette influence ne s’arrête pas seulement là : l’être, par suite de ces prédispositions constitutives et à l’appui d’influences nouvelles, positives ou contrariantes, peut, soit se développer physiquement, ou, tout au contraire, contracter des maux constants ou passagers.

Etant donné que les : vibrations issues des dites lois peuvent produire tels ou tels, effets, l’Initié ayant, les moyens de connaître la marche progressive de l’activité de ces lois, il peut, non seulement connaître d’avance et bien, des années auparavant, les événements et leur nature, mais encore il peut, s’il y a lieu combattre leur action affligeante ou favoriser leurs actions heureuses à la nature humaine. La même observation est à faire pour ce qui concerne les autres états constitutifs de l’homme, l’état psychique et l’état spirituel. Par l’étude de ces lois, l’Initié peut connaître d’avance bien d’autres événements touchant l’homme et s’ils sont graves il a le pouvoir d’atténuer leurs effets trop rigoureux.

La Terre, pendant le parcours dans son orbite, reçoit des influences :

Des constellations qu’elle traverse ;

Des planètes qu’elle rencontre, et

Constamment celles du Soleil et de la Lune.

Pour déterminer d’une façon encore plus précise l’intensité et la qualité des dites influences, notre école : l’école Orphique et Pythagoricienne, réunissant ses Maîtres, en 1754, le jour de la décapitation de Saint-Jean, fit établir deux clefs de zones d’influence, l’une intra-orbitaire et l’autre extra-orbitaire appelées « Heptakis ». (Voir fig. 3.)

L’espace solaire qui est limité par la ceinture d’Eurydice, est, par cette clef divisé en sept zones d’influence. Ces zones sont mobiles en suivant la Terre dans sa trajectoire. Les six zones sont divisées chacune en 45° et la 7° en 90°.

La pointé triangulaire de la dernière zone concentre les pointes des autres zones et la Terre en est le pivot. Ainsi, la Terre devenant un centre déplacé, elle se meut en entraînant les zones dans son déplacement autour du Soleil.

Les deux angles de base du triangle sphérique, dont est composé chaque zone touchent la ceinture d’Eurydice.

La première zone, qui a 90° de base sphérique, est la plus proche de la Terre ; c’est-à-dire que la région de la ceinture d’Eurydice, qu’elle touche, est celle dans laquelle se trouve la Terre. Les planètes et constellations qui se trouvent dans cette région de la première zone influencent la Terre d’une façon directe.

La nature de cette influence détermine plusieurs événements qui se manifestent sur Terre : des événements physiques, météorologiques et aussi d’un ordre moral.

Les planètes et constellations qui se trouvent dans la première zone à un moment déterminé par un astre, soit de nativité ou autre, sont les Maîtres de l’être ou de l’événement qu’ils déterminent.

Les planètes qui auront inlluencé en première zone le sujet d ’une nativité marqueront les actes dominant tous les destins de son existence.

Les sept divisions de l’heptaktis nommées zones d’influence, sont dépendantes du centre déplacé, la Terre, elles, sont mobiles et leurs rayons suivent le mouvement de la Terre, alors que la ceinture d’Eurydice reste immobile.

A droite de la première zone, il y a trois zones : la 2e, 3e et 4e, appelées décadantes pour ☿ ♀ et ☾ ascendantes pour les autres planètes.

À gauche de la première zone il y a trois zones, les 7e, 6e et 5e, appelées ascendantes pour ☿ ♀ et ☾ décadentes pour les autres planètes.

L’heptaktis se meut de gauche à droite en sens contraire des aiguilles d’une montre.

Sur la division du Champ céleste du Système solaire

L’heptaktis dont Déa N. V. M. nous révéla la valeur symbolique vient en cette circonstance confirmer ses vertus. L’heptaktis emprunte la forme d’un cercle dont le centre est déplacé vers la tige de la feuille. En outre l’heptaktis est divisé en sept sections creusées de sept canaux (emblèmes des Soamata célestes et divins). Les sections ont été appelées alternativement, section de Noissis, Voulissis, Romi, Noïmossyni, Sophia, Mimissis ou Melpomène et Thymosis ou Sapho ; les chefs de ces sections sont : Nous, Voulos, Romos, Noïmon, Loghos, Mimitis et Thymos.

Etude de la Terre à travers de la ceinture d’Eurydice

La Terre, annuellement, est soumise à différentes transformations qui forment les saisons. Sa fécondité et sa vitalité augmentent, diminuent ou s’effacent totalement. Pendant ce temps des mouvements psychiques et mentaux s’accélèrent ou se paralysent respectivement. Les différents états périodiques de la Terre furent connus et observés dès l’enfance de l’humanité. Ils sont dns au flux et reflux du fluide dynamique solaire sur la Terre.

La Terre, à partir du 235°30’ du cycle d’Eurydice, jusqu’au 325°30’, se trouve être maîtresse des fluides qu’elle a reçus. Elle repousse efficacement toute activité sidérale des planètes contraire à la sienne.

La Terre, à partir du 325°30’, au 35°30’ rentre graduellement dans un état passif et elle est soumise à l’influence de son satellite qui absorbe comme un aspirateur toute la production de ses vibrations astrales .

La Terre, à partir du 55°30’, jusqu’au 145°30’, se trouve complètement passive et réceptive. Elle reçoit le fluide dynamique et se trouve sous l’influence directe du soleil.

La Terre, à partir du 145°30’, jusqu’au 235°30’, se régénère et refoule les aspirations lunaires, en devient la maîtresse : elle réagit d’une façon efficace contre les vibrations et les influences caduques des planètes qui ne sont pas fortes dans cette région.

La loi qui préside à ces différentes sitnations de la Terre, est la suivante : La Terre évoluant autour du Soleil se rapproche et s’éloigne alternativement de son centre attracteur. Lorsque la Terre se trouve au point le plus éloigné du Soleil (à l’aphélie), elle est maîtresse d’elle-même et de ses propres destins ; elle radie en fluide éthérique le fluide dynamique qu’elle a transformé, après l’avoir absorbé du soleil, et affirme par son influence son caractère terrestre ; elle influe par ses radiations sur les planètes et autres corps célestes qui se trouvent à sa proximité.

Lorsque la Terre se rapproche au point le plus voisin du Soleil (au périhélie), elle subit la maîtrise absolue du Soleil et devient passive et réceptive ; elle est soumise à toutes les vibrations qui la touche et en subit les effets bons ou mauvais.

La Terre, au fur et à mesure qu’elle s’éloigne du soleil, devient puissante.

Les constellations : Héra ♍, Thémis ♎,. Scorpion ♏, Centaure ♐, Bouc ♑ et Verseaux ♒ s’appellent des constelations aphéliques et échangent avec la Terre leurs vibrations. Les constellations : Poissons ♓, Agneau ♈, Taureau ♉, Frères Jumeaux ♊, Ecrevisse ♋ et Lion ♌ s’appellent des constellations périphéliques et ont une influence bien caractéristique sur la terre lors de son passage à travers elles.

Situation céleste des Planètes

Comme pour la Terre, la même loi préside aux différents états des planètes de notre système.

Toute planète, pendant son parcours, au fur et à mesure qu’elle s’approche du Soleil, voit s’affaiblir ses vibrations astrales et s’amoindrir leur densité et harmonie. Il résulte, de ce fait, que les vibrations sidérales subissent quant à l’harmonie, l’effet des vibrations astrales d’une planète au périhélie.

Toute planète en aphélie, produit des vibrations naissantes, vigoureuses, égales et harmonieuses ; passant l’aphélie, les vibrations restent vigoureuses et fortes jusqu’au premier quart de son orbite : ensuite, les vibrations deviennent faibles et inégales (la planète est considérée comme étant passive et neutre) ; au terme du deuxième quart de son orbite la planète émet des vibrations inégales, inharmoniques et très nocives ; en périhélie, les vibrations meurent et la planète est livrée complètement à la domination du soleil. Au troisième quart de son orbite, la planète commence peu à peu à reprendre son activité et ses vibrations commencent à naître et transpercent l’espace interastral ; elles arrivent à la Terre et se confondent avec les vibrations astrales de cette dernière avec harmonie.

Au quatrième quart de son orbite, la planète reprend sa force et ses vibrations régénérées, elle s’affirme d’une façon toute personnelle dans le domaine astral de la Terre.

Les différents effets de la situation des planètes énumérées ci-haut, ne peuvent toucher la terre qu’à condition qu’elle soit dans un état céleste complètement neutre ou passif. D’autres considérations doivent être faites quand la Terre se trouve en des situations puissantes et fortes.

La situation réelle du Soleil et de la Lune ont une grande importance sur la réflexion et déviation des rayons vibratoires des planètes.

Réflexion et déviation des vibrations planétaires

Pour la compréhension de ce sujet, nous divisons les planètes en trois catégories : en planètes grandes supra-orbitaires et extra-orbitaires et en planètes petites ou intra-orbitaires.

— Grandes planètes sont : X ♆ ♅ ♄ ♃ ♂

— Petites planètes sont : ♁ ♀ ☿

et le satellite ☾ de la terre.

Les planètes, pendant leur évolution, émettent des vibrations qui s’échappent par faisceaux et en rayonnant touchent la Terre.

Si les vibrations sont majeures ou aphéliques et que la terre se trouve dans le rayon de leur aphélie, les effets sont puissants et nettement du caractère particulier de la planète qui les émet.

De l’Ether

L’Ether, voici un mot mystérieux qui, de tout temps, a attiré la curiosité des recherches humaines.

L’Ether, disent les anciens, est une matière fluidique, constituée d’atomes extrêmement (lâches, qui sont si imperceptiblement petits, que les lois grossières des densités, des poids, des mesures, ne peuvent avoir aucune prise sur eux.

D’autres hypothèses sans fondement ont été exprimées est exposées sur l’Ether.

L’école Orphique, accoutumée à ces définitions, hypothétiques, mais pleines de raison, cette école, dis-je, définit comme il suit l’Ether et sa nature :

« L’Ether est l’action de Pathos en mode hylique ».

En effet, Pathos, que nous connaissons comme étant un mouvement enveloppant, engendré par Tropos et non pas engendrant Tropos, produit des mouvements cyclico-sphériques qui remplissent l’espace créé par cette activité.

L’Eter est le champ de préparation dans lequel se fera la naissance de la matière. Son état essentiel est excessivement compact et son mouvement perpétuel lui permet d’avoir une forme qui subit des altérations diverses par l’influence de toute substance en activité dans l’espace.

En outre, Les qualités de l’Ether sont de reproduire et conserver les formes substantielles de la création seconde, de servir encore de moulage substantiel., d’enregistrer les diverses vibrations et leur forme, de les conserver et de les imprimer sur toute substance cohérente venant en contact avec lui.

Telles sont les notes d’enseignement dans la doctrine orphique concernant l’Ether.

Tâchons de déduire des notions plus concrètes et plus en rapport avec votre mentalité. L’Ether est conséquemment un dynamisme en mode matériel ; cela veut dire que Pathos ayant un mouvement initial A, réalisé, activé par Tropos, un mouvement secondaire B.

Le changement de mode mêlé au mode du mouvement initial, produit un ensemble de deux dynanimes différant entre eux, quoique unique. Cet effet est appelé par l’école Orphique, hylisme et le mode hylique Pathos engendré par Tropos et agissant en mode hylique, produit, avons-nous dit, l’Ether, c’est-à-dire un état très sensible pathotique, impressionnable et, tout en étant dynamique, cesse d’être essentiel et devient substantiel. Si Tropos se mettait en action en mode hylique, il n’aurait pu produire un état semblable à l’Ether, car son mouvement est rayonnant et non pas enveloppant comme celui de Pathos.

Dans la création, nous avons constaté plusieurs catégories de ces masses étheriques qui remplissent et parcourent l’Univers cosmique. L’une d’elles est appelée fluide dynamique. Le fluide dynamique est une masse étherique saturée de corpuscules infiniment petits, produits par des résistances isolées dans la masse par l’action de Tropos dans cette masse.

Le fluide dynamique dans l’Univers est 1e véhicule de la lumière, de la chaleur et du son. Sa vitesse, lorsqu’il court, dépasse toute imagination, et si nous prenons comme unité la vitesse de la lumière constatée par la science mathématique, celle du fluide la dépasse à des milliers de fois ; à un tel point, qu’un courant dynamique surgissant de la 3e Région du Cycle Cosmos, ne met pas plus de 60 heures terrestres pour traverser toute la largeur de la 2e Région, tandis que la lumière y mettrait plus de 20 ans, selon les calculs de la science mathématique actuelle.

Outre le fluide dynamique, nous observons l’existence d’autres fluides de nature étherique, tels que fluide étherique proprement dit, fluide étherique sensible, fluide étherique vital, fluide animique, fluide astral, etc., etc., etc. Tous ces fluides se produisent par l’alternance des différentes actions cosmiques dans la masse étherique.

En outre, l’Ether s’infusant dans la substance, se retire soit surchargé de cette substance, soit clarifié ou purifié des molécules ou atomes électroniques (L’atome électronique est un corpuscule infiniment petit ayant un mouvement propre attractif. Il y a plusieurs sortes d’atômes électroniques : atôme électronique positif, atôme électronique négatif, atôme électronique explosif, et atôme électronique absortif. Tous ces atomes forment une matière à part, parasite, et ne s’associent jamais entre eux. L’Ether est leur demeure ; lorsqu’ils s’y rencontrent ils luttent, et le résultat de la lutte c’est la transmutation de la masse éthérique ; les étoiles filantes sont des atomes électroniques explosifs.). L’Ether étant un état antérieur même à la création première ; étant une création antérieure même aux réalités que nous avons annoncées plus haut, ne comporte ni poids, ni mesure. L’atonisme étherique se multiplie par la réalité de l’espace, c’est-à-dire que l’Ether existant dans cet Univers créé, peut remplir l’espace entier de cet Univers connu ; il peut être délimité par la mesure d’un corps de l’espace créé, car ses atomes par compression se pénètrent les uns les autres, et le volume diminue sans préjudice de la densité.

Nous avons dit plus haut que l’Ether était différent en lui-même par ses qualités. Il est conservateur de formes (mémoire), créateur de formes (imagination). Il est sensible par Pathos, qui le constitue comme essence première. En ses formes, il est harmonieux par l’action de Tropos sur Pathos.

L’Ether, par l’activité cosmique de tous les systèmes et régions du cycle Cosmos, subit de grandes modifications. Et au fur et à mesure qu’il s’avance vers la première région du Cycle Cosmos, il est soumis à une telle purification qu’il change presque d’état.

La tradition orphique dit : l’étherisme dans la première région du Cycle Cosmos devient animisme.

L’animisme est un ébat étherique empruntant des formes multiples dont nous constatons la présence dans la deuxième région, du Cycles Cosmos. Les principales de ces formes sont neuf : âme dynamique, âme vitale, âme sensible, âme sensorielle, âme sensitive, âme mnémonique, âme intellectuelle, âme intelligente et âme mentale.

Ces différentes formes de l’animisme se produisent par l’accord de trois attributs ou principes de Pathos et Tropos (Amour et Sagesse). Ainsi, le principe Imagination peut être apparemment l’auteur de l’âme mentale, intelligente et intellectuelle. Le principe Volonté peut être l’auteur de l’âme mnémonique, sensitive et sensorielle. Le principe Puissance peut être l’auteur de 1’âme sensible, vitale et dynamique.


Un tableau comparatif ci-dessous donnera les conclusions que comporte cette étude sur l’Ether.

Imagination Volonté Puissance
1 Imagination
Mental
2 Volonté
Mnémonique
3 Puissance
Sensible
4 Pensée
Intelligent
5 Verbe
Sensitive
6 Action
Vital
7 Conception
Intellectuel
8 Détermination
Sensoriel
9 Exécution
Dynamique

séparateur

Notes

Démétrius Platon Sémélas, article : « L’Astrosophie orphique », publ. in Eon, 3-4 1-11 (1923-1924).

► La revue occultiste Eon, organe de l’Ordre du Lys et de l’Aigle de Marie Routchine-Dupré, à été dirigée par son cofondateur, le Rosicuricien et Martiniste Démétrius Platon Sémélas. Elle fait suite à La Force de la vérité.