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Cinéma

Andreï Roublev, Andreï Tarkovski Anatoliy Solonitsyn, 1966 (Sortie officielle : février 1969). Rechercher sur Sudoc Rechercher sur Openlibrary Rechercher sur Worldcat Fiche sur Open Media Database


► A la différence d’un film comme Monsieur Vincent (Maurice Cloche, 1947) qui partage un thème proche, il ne s’agit pas d’un film biographique : il est seulement inspiré de la vie de l’iconographe.

► Produit et publié en Russie, le film est plutôt axé sur la vie Russe au moyen-âge vu au travers des yeux du moine, durant une période historique où la guerre fait rage. Il aborde principalement les thèmes de la foi et de l’art ainsi que l’impact de la politique et des conflits armés sur eux.

■ Choix artistique, le film a été tourné en noir et blanc, excepté la scène finale où l’on voit des icônes dont Le Sauveur ou La Trinité, œuvres célèbres de l’artiste.

■ Comme le film fut censuré par le gouvernement Russe d’alors, on peut en trouver plusieurs montages. Il dure trois heures dans sa version standard et vingt minutes de plus dans le montage d’origine.

Illustrations : photographies et captures vidéo en ligne de Andreï Roublev, 1966.

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La beauté du diable, René Clair Goethe Michel Simon Gérard Philipe Nicole Besnard, 1949 1950. Rechercher sur Sudoc Rechercher sur Openlibrary Rechercher sur Worldcat Fiche sur Open Media Database


► Produit à Rome mais publié en France, ce drame inspiré de Faust et influencé par le réalisme poétique est considéré comme un chef-d’œuvre du cinéma français notamment pour l’interprétation de ses premiers rôles et ses décors. Ce film est aussi vu comme l’une des meilleures interprétation de l’œuvre de Goethe.

Illustrations : photographies et captures vidéo en ligne de La beauté du diable, 1950.

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L’Enfer {L’Inferno}, Francesco Bertolini Adolfo Padovan Dante Alighieri Salvatore Papa Arturo Pirovano, 1910 10 Mars 1911. Rechercher sur Sudoc Rechercher sur Openlibrary Rechercher sur Worldcat Fiche sur Open Media Database

► Drame muet et monochrome, il est inspiré de la Divine Comédie de Dante et spécifiquement de la partie sur l’Enfer. Concernant l’esthétique, les plans de l’œuvre sont inspirés des gravures de Gustave Doré 👁, entrecoupant des vers de la Divine Comédie.

► Il s’agit du premier film européen narrant une histoire de la littérature et du premier long métrage italien. Il en effet été produit en Italie et publié au Teatro Mercadante, à Naples. Il s’agit aussi du premier film diffusé en une fois - sa durée est d’environ une heure - les films étaient en effet jusque la diffusés par épisodes. Il s’agit encore et enfin du premier film à montrer la nudité masculine, chose qui ne sera réitérée que soixante ans plus tard.

◆ Le travail exécuté sur les costumes et les effets spéciaux expliquent en bonne partie le succès mondial du film qui reste par ailleurs et sans doute, la meilleure adaptation de l’œuvre de Dante.

Illustrations : photographies et captures vidéo en ligne de L’Enfer, 1911. On trouve le film (sous-titré anglais) sur les serveurs des Archives d’Internet (San Francisco, États-Unis d’Amérique). Lien vers l’œuvre sur Internet Archive

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Le Golem {Der Golem, wie er in die Welt kam}, Paul Wegener Carl Boese Paul Wegener Albert Steinrück Lyda Salmonova, 1920. Rechercher sur Sudoc Rechercher sur Openlibrary Rechercher sur Worldcat Fiche sur Open Media Database


Gustav Meyrink avait déjà popularisé le sujet du golem par le biais de son premier roman justement baptisé Le Golem et publié en 1915. L’ouvrage est bien entendu fortement inspiré du folklore Juif, décrivant le kabbaliste Juda Loew ben Bezalel, qui fut rabbin à Prague à la fin du XVI et célèbre créateur du golem. La première mention du golem date du Livre des Psaumes.

► L’influence kabbalistique et généralement occultiste se ressent moins dans le film expressionniste de Wegener et Boese qui reste malgré tout l’une des premières et sans doute la meilleure version inspirée du mythe du golem. Ce sera d’ailleurs le premier film d’une trilogie de films muets et monochromes sur le thème du golem réalisée par Paul Wegener. Ce drame fantastique sera produit à Berlin et publié sur le territoire allemand.

◆ De par son thème, la légende du golem aura eu une influence sur le Frankenstein ou Prométhée moderne de Mary Shelley et ce film en particulier aura quant à lui eu un impact sur l’homologue cinématographique du roman de Shelley paru en 1931 sous le sobre titre de Frankenstein.

Illustrations : photographies et captures vidéo en ligne du Golem, 1920. On trouve le film (sous-titré anglais, on trouve aussi celle en allemand) sur les serveurs des Archives d’Internet. Lien vers l’œuvre sur Internet Archive

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Häxan (La Sorcellerie à travers les âges), Benjamin Christensen Maren Pedersen, 1919 1921 18 Septembre 1922. Rechercher sur Sudoc Rechercher sur Openlibrary Rechercher sur Worldcat Fiche sur Open Media Database


► Il s’agit d’un film muet et monochrome de 104 minutes (version longue) et en quatre parties qui se veut être une rétrospective historique de la sorcellerie au travers les âges. Le réalisateur voulait l’aide d’historiens afin d’accomplir cette œuvre, mais devant leur refus, il dut se contenter des livres (Notamment le Marteau des Sorcières {Malleus Maleficarum} qui l’a originellement incité à tourner ce film) et des images historiques et archéologiques qu’il a pu trouver pour reproduire autant que possible le contexte historique.

► Produit au studio de Benjamin Christensen, au Danemark et publié à Stockholm, Helsingborg, Göteborg et Malmö (Suède), c’est encore actuellement, le film le plus coûteux de l’histoire des pays scandinaves. Il dut en outre faire face à de nombreuses censures du à ses scènes de torture et de nudité. La Suède et par la suite les autres pays Européens exigèrent de nombreuses coupures avant d’autoriser sa diffusion. Quant aux États-Unis, ils l’interdirent tout simplement.

◆ De part la réalisation et l’intention présidant à la formation de cette œuvre, elle reste unique en son genre dans le cinéma. Évoquons encore qu’on peut voir le réalisateur dans le rôle du Diable et du Christ.

■ Il est enfin a noter que le film est tombé dans le domaine public suite à une mauvaise utilisation du copyright de la part de l’ayant droit.

Illustrations : photographies et captures vidéo en ligne de Häxan, 1922. On trouve le film (sous-titré Anglais) sur les serveurs des Archives d’Internet (San Francisco, États-Unis d’Amérique). Lien vers l’œuvre sur Internet Archive

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Metropolis, Fritz Lang Gustav Fröhlich Brigitte Helm Alfred Abel, 1925 10 Janvier 1927. Rechercher sur Sudoc Rechercher sur Openlibrary Rechercher sur Worldcat Fiche sur Open Media Database


► Se passant en 2026, le film est une dystopie urbaine parlant de manière plus ou moins métaphorique de rapports et différences entre les classes sociales aisées et éduquées et celles pauvres et sans éducation. Issu d’un expressionnisme allemand teinté de futurisme, muet et en monochrome, il reste aujourd’hui considéré comme un des plus grands films de science-fiction.

► Ce drame de science-fiction produit et publié en Allemagne a demandé des moyens Humains et financiers importants, plus de 37000 personnes furent requises incluant les enfants, environ cinq millions de reichsmarks (a peu près 200 millions aujourd’hui) et presque un an de tournage fut nécessaire. Les effets spéciaux étaient eux aussi avancés pour l’époque.

► Au contraire de l’opinion de George Wells qui jugeât le film ennuyeux, il jouit d’un succès important auprès du gouvernement nazi de l’époque malgré l’origine juive du réalisateur. Ce dernier s’exila aux États-Unis suite à des entrevues avec des dignitaires gouvernementaux de son pays.

■ La femme du réalisateur, Thea von Harbou, coécrit le scénario avec lui. Elle était proche du parti nazi et certains aspects du film sont orientés vers l’idéologie alors véhiculée par le troisième Reich. Certaines scènes du film furent alors censurées dans divers pays réduisant le film de 2h30 à 1h20 pour le montage le plus sévère. C’est au XXI siècle seulement que le film à pu néanmoins être restauré presque à l’identique de l’original.

Illustrations : photographies et captures vidéo en ligne de Metropolis, 1927. On trouve le film (sous-titré Anglais, version 2h) sur les serveurs des Archives d’Internet (San Francisco, États-Unis d’Amérique). Lien vers l’œuvre sur Internet Archive

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Le Septième sceau {Det Sjunde inseglet}, Ingmar Bergman Max von Sydow Bengt Ekerot Gunnar Björnstrand, 16 Février 1957. Rechercher sur Sudoc Rechercher sur Openlibrary Rechercher sur Worldcat Fiche sur Open Media Database


► Ce film monochrome d’une heure trente, d’abord publié en Suède, raconte l’histoire d’un chevalier qui, de retour des croisades et sur fond d’un pays dévasté par la peste noire, croise la mort qui veut l’emporter. Le chevalier, plein de questions sur le sens de vie et sur Dieu, lui demande un délai et lui propose une partie d’échecs.

◆ Le titre du film est une allusion au célèbre chapitre 8 de l’Apocalypse de Saint-Jean. Par ailleurs, le film comporte plusieurs anachronismes, c’est surtout pour l’allégorie voir le symbolisme qu’il dépeint qu’il comporte de l’intérêt.

► Du fait de son large succès critique, ce film a fait connaître le cinéma suédois ainsi que son réalisateur au grand public. Ce dernier cite son confrère Akira Kurosawa comme sa plus grande influence dans l’élaboration de cette œuvre. La partie d’échec lui à quant à elle été inspirée par une fresques exécutée par Albertus Pictor dans l’église de Täby.

Illustrations : én. de Le Septième sceau, 1957.

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