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Abbaye de Hohenbourg

Historique

Antiquité Le site est occupé par les celtes, puis les romains, néanmoins on trouve des traces archéologiques d’activités remontant au néolithique.

680-690 : Etichon-Adalric d’Alsace fonde le château de Hohenbourg au sommet de la montagne. En 690, il le lègue à sa fille, future Sainte-Odile qui le transforme en abbaye.

d. IX : Charlemagne accorde à l’abbaye un privilège qui, renouvelé par Louis le Pieux, confère à l’abbaye une immunité impériale. Conrad de Lichtenberg, évêque de Strasbourg, confirmera au XII que seule l’abbesse est en droit de gérer les terres du Mont Saint-Odile.

1045 : Bruno d’Eguisheim-Dabo, futur Pape Léon IX, consacre l’église. Il confirme également le droit que les moniales ont d’élire leur abbesse.

1153 : L’abbaye est brûlée par Frédéric II de Souabe en 1115. En 1153, L’abbesse Relinde mandatée par Frédéric Barberousse, fils du précédent, introduit dans l’édifice la règle de Saint-Augustin et projette des travaux de reconstruction et d’agrandissement en fondant notamment la Chapelle des Larmes 🗎⮵ et de la Chapelle des Anges 🗎⮵.

1167 1195 : Herrade de Landsberg et ses moniales écrivent le Jardin des délices 🗎⮵, cette encyclopédie inspirée du Livre fleuri pourvu de riches illustrations est la première qui fut réalisée par une femme. On perdit l’original en 1870 dans l’incendie de la Bibliothèque de Strasbourg et ne subsiste aujourd’hui que des copies fragmentaires dont les illustrations furent pour la majorité calquées au XIX par Maurice Engelhardt.

1546 : Un grand incendie détruit le couvent de Hohenbourg et les sœurs sur les lieux abandonnent ce qu’il reste de l’abbaye, Agnès d’Oberkirch élue quelques années auparavant se convertit au protestantisme.

1649 1692 : Les traités de Westphalie font que la Haute-Alsace est annexée par la France. Les prémontrés qui furent présents sur le site depuis le XII, reconstruisent Hohenbourg. Victime d’un incendie, elle est de nouveau reconstruite de 1681 à 1692 et prend la forme que nous lui connaissons aujourd’hui. Elle est consacrée le 20 octobre 1696.

1791 1806 : À la révolution, l’abbaye est vendue comme bien national. Elle est rachetée en 1796 par le chanoine François Louis Rumpler, il décède néanmoins en 1806.

1806 1853 : À partir de ce moment, pas moins de cinq propriétaires se succèdent jusqu’à arriver dans les mains de l’évêque de Strasbourg en 1853, qui donne la gestion de ces terres à des sœurs franciscaines de Reinacker.

1928 1937 : De grands travaux de rénovation sont entrepris par Robert Danis.

1988 et 2006 : Jean-Paul II visite l’édifice en 1988. L’édifice est élevé au rang de basilique pontificale en 2006.

◆ L’abbaye eut fort à faire avec les incendies, d’origine tant naturels qu’Humains. On dénombre une dizaine de feux enregistrés dans son histoire. Le sarcophage de Saint-Odile est néanmoins intact malgré toutes ces vicissitudes.

Spatialité

■ Abbaye catholique romane | Ottrott, Mont Sainte-Odile (Alsace)



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EnlumGRInformations complémentairesEnlumDR

Ancien lieu de culte celte, l’ancien nom de la montagne est Altitona c’est à dire la Montagne haute et culmine à 163 mètres.

◆ On raconte qu’Odile serait née aveugle mais que la vue lui aurait été rendue à son baptême. Son père irrité de ne pas avoir de fils voulut la tuer, mais elle fut mise à l’abri par sa famille. Atteint par sa douceur, il n’en voulut plus à sa vie mais voulut la marier. Odile refusa et fuyant, un rocher s’ouvrit, lui accordant de fuir son père, histoire fort semblable à celle de Sainte Barbe. C’est devant ce miracle que son père consentit à lui donner le château qu’elle transforma en abbaye. Sainte-Odile devient la patronne de l’Alsace en 1945.

◆ En 720, Sainte Odile fonde l’abbaye de Niedermunster dédiée à Saint-Martin en contrebas de celle de Hohenburg, afin d’y les pèlerins malades qui ne pouvaient pas gravir la montagne. On raconte que cette abbaye fut bâtie pour conserver un fragment de la Vraie croix donnée à Charlemagne par le patriarche de Jérusalem et apportée par un chameau que l’on laissa errer et qui se coucha à cet endroit. Jusqu’en 1016 les deux abbayes fonctionnaient en commun, date à laquelle les moniales purent élire leur propre abbesse. En 1545 elle est désertée puis ruinée par la foudre en 1572. On s’en servira comme carrière jusqu’au XIX et la relique, confiée à Hohenbourg disparu durant la révolution.

◆ Le Mur Païen ainsi que l’a nommé Léon IX, plus grand monument mégalithique d’Europe du Nord est une enceinte de pierre datant au maximum du VII et qui faisait le tour du plateau du mont Sainte-Odile. Longue de quatorze kilomètres, la fonction et l’origine de l’enceinte restent mystérieuses bien que l’on privilégie évidemment soit la thèse défensive, soit la thèse cultuelle. Ayant servit de carrière au moyen-âge et subit les rigueurs du temps, il n’en reste aujourd’hui que des ruines.

On trouve autour du mont, divers lieux d’intérêt. Ruines de châteaux, d’abbaye (comme celle de Sainte-Marie de Niedermunster) et de chapelles construites au cours du temps, avant et après la fondation de l’abbaye. Formations géologiques notables, flore à l’allure énigmatique, anciennes portes et voies romaines. La source Sainte Odile est aussi sur le sentier, en contrebas de l’abbaye. On raconte que la Sainte frappa le rocher pour en faire jaillir l’eau qui guérit un aveugle, on ajoute que sa vertu serait maximale les lundis de Pâques. Cette source combiné à une lignée d’abbesses compétentes rendit le monastère puissant et fait qu’encore aujourd’hui, l’abbaye demeure un lieu de pèlerinage fort important.

Illustrations : én. du Livre fleuri, 1818 | bs. Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France

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Œuvres

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Le Jardin des délices {Hortus deliciarum}