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Chêne d’Allouville
Le gros chêne, Le chêne-chapelle

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Historique

IX : Siècle auquel les botanistes fixent la naissance de l’arbre dans la commune alors nommée "Alouf".

911 : Légendairement, le chêne aurait été planté à cette date par une fée, date à laquelle le danois Rollon accompagné de fermiers irlandais et écossais se voit céder des terres qui un siècle plus tard deviendrons le duché de Normandie.

1696 : Depuis des siècles, on attribue au chêne déjà ancien, des pouvoirs magiques. Devant la vénération dont la population fait preuve envers l’arbre, l’abbé du Détroit, curé de la paroisse d’Allouville, décide de le sanctifier et d’y appliquer quelques aménagements.

1710 : Le père Du Cerceau s’installe dans la cavité supérieure de l’arbre.

1793 : La chêne faillit être brûlé à la révolution, néanmoins il fut sauvé par l’instituteur du village qui décréta l’arbre temple de raison.

1853 : L’arbre est restauré, on reconstruit la chapelle du rez-de-chaussé en gothique et l’impératrice Eugénie fait don d’une Vierge en bois doré pour l’autel, statue que l’on retrouve nos jours à l’Église Saint-Quentin d’Allouville afin de la préserver.

1887 : On restaure l’arbre de nouveau, consolidant l’intérieur et lui rajoutant une armature d’écailles de bois pour le protéger des intempéries.

1988 : Après avoir été frappé par la foudre en 1912, ce qui l’ampute de moitié, puis classé en 1932, son état général de dégradation fait qu’on ajoute enfin une structure métallique afin de le soutenir. De nos jours le menuisier de la commune à toujours la charge de l’entretient du très Vénérable.

► Ce chêne est réputé comme étant le plus ancien de France, son espèce permettant en effet une durée de vie considérable. On estime son âge d’environ 1200 ans et il aurait ainsi vraisemblablement été contemporain de Charlemagne. Il grandit dans le jardin du presbytère alors entre l’église et le cimetière, accompagné d’autres arbres qui formaient jadis une limite naturelle entre le cimetière et le village.

Spatialité

■ Chêne pédonculé millénaire | Allouville-Bellefosse, Rue du Dr Patenotre (Seine-Maritime)

■ Circ. : 15m à la base et 10 environ en son milieu, Haut. : 18m.

► Lorsque l’abbé décide d’aménager le chêne, il recouvre de bardeaux les parties fragiles, y installe deux pièces superposées dans les cavités qui se sont creusées de manière naturelle dans l’arbre au fil du temps et ajoute enfin un clocher, toujours en bardeau et surmonté d’une croix. Beaucoup d’arbres ont des cavités permettant d’y loger des statuettes, comme les chênes de la forêt de Chaux, le cas de ce chêne est quant à lui, remarquable.

► Les deux pièces installées dans l’arbre, sont pour la plus basse, une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-la-Paix et au dessus, l’ermitage, petite cellule contenant un lit, une table et une chaise. Cette cellule deviendra plus tard la chapelle dite Du Calvaire.

EnlumGRInformations complémentairesEnlumDR

◆ La légende de l’arbre, raconte qu’une fée aurait planté l’arbre ici afin de se protéger du mauvais temps. Elle confia la garde de l’arbre à un écureuil d’argent fort gourmand qui lui demanda s’il pouvait creuser un trou dans l’arbre afin d’y stocker sa nourriture. Elle y consent à condition que sa réserve ne fasse que deux fois sa taille afin de pouvoir non seulement y stocker sa nourriture mais aussi s’en faire un abris pour l’hiver. Néanmoins, à chaque automne, l’écureuil mange tellement et stocke tellement de nourriture qu’il ne peut plus entrer dans sa réserve et doit en vider une partie. Chaque printemps il creuse une cavité de plus en plus grande atteignant l’écorce de l’arbre et bientôt, il ne peut plus agrandir sa tanière. Il demande alors à la fée de faire une seconde cavité. Elle y consent de nouveau, à condition qu’il en creuse aussi une troisième plus en auteur, destiné à la fée qui le surveillera afin qu’il ne mange pas trop. L’hiver venu, elle invitât l’écureuil à venir avec elle dans sa cavité et le lendemain, un garçon aux cheveux d’argents et une jeune fille aux cheveux d’or furent trouvés tout deux endormis au pied de l’arbre. La troisième cavité elle, disparu mystérieusement.

Pour plus de détails de tout ordres, 𝕍 deux intéressantes notices, l’une de 1822 Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France et l’autre de 1856 Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France bs. de la Bibliothèque Nationale de France.

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