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Département Basse-Normandie

Calvados (14)

Dolmen de la Pierre Tourneresse [PA00111200]

Cairon, -3900 -3750 , dolmen à couloir

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► Dolmen à couloir compris dans un cairn circulaire de 25 mètres de diamètre qui est l’un des plus grand de Normandie, il est mentionné pour la première fois en 1869 dans les Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie. Le site à l’instar de très grand nombre de mégalithes tire son nom d’une légende locale qui affirme que la pierre était capable de tourner sur elle-même. Il ressemblait à une simple bute d’où dépassait une grande dalle de calcaire jusqu’à ce que des sondages mandatées par le gouvernement en 1992 invitent la commune voisine de Cairon à en faire l’acquisition et à organiser des fouilles de 1996 à 1999. Le dolmen restitué, le site est désormais mis en valeur et entretenu par ses propriétaires à des fins pédagogiques.

► Le site était vraisemblablement pourvu de palissades légères et est orienté est-ouest. Il se compose d’un couloir de 10m. de long puis de deux chambres funéraires, l’une étant l’aboutissement du couloir et l’autre disposant de sa propre entrée à l’opposée du cairn. On a mis à jour un mobilier essentiellement composé d’une centaine de poteries céramiques et d’un peu plus de cinq cent outils lithiques ainsi que de les restes d’une dizaine d’individus dans la première chambre. Dans la seconde, fait rare, les restes d’une seule personne, un enfant, paré d’un collier orné d’une dent de chien percée.

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Tumulus de Colombiers-sur-Seulles

Colombiers-sur-Seulles (D176), -4200 -4000, tumulus

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Témoin du passage du nomadisme à la sédentarisation de l’Homme, ce tumulus est la plus ancienne sépulture néolithique conservée en Normandie. Orienté est-ouest, de grande dimension, il mesure environ 60m. de longueur pour 9 à 17m. de largeur d’ouest en est et le tumulus qui est donc en forme de sarcophage, dispose d’une surface d’environ 117 fois celle de la chambre funéraire en elle-même. La partie est était à l’origine divisée en plusieurs petits espace, sans que les chercheurs aient pu en déterminer si la raison était d’ordre pratique ou théologique.

► Il fut découvert en 1825 par le fondateur de la Société des antiquaires de Normandie, Arcisse de Caumont, qui mis à jour un grand nombre d’ossements humains appartenant à douze corps tous en position fœtale. Des fouilles sont entreprises en 1969, puis de 1989 à 1997. En 1999, le site est racheté par le département du Calvados qui le restaure, le met en valeur et le laisse dès 2005 à disposition du public.

Manche (50)

Mausolée Letenneur (Le)

Roncey, 1898 1906, tombeau

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► Auguste Letenneur, le commanditaire de l’édifice, est un marchand Roncyais né le 27 Septembre 1832 d’une famille paysanne. D’abord ambulant, il investit ensuite dans différents magasins dont le plus important se trouve à Saint-Lô, l’expansion du chemin de fer se révèle favorable à son activité et le rend riche. Comme en témoigne sa bibliothèque, il est intéressé par les questions d’ordre spirituelles et il lance la construction du mausolée sur sa propriété de la Rousserie en 1900, la mairie ayant rejeté son projet de fixer la bâtisse dans le cimetière communal. Il le destinait à être la dernière demeure de son épouse et lui-même ainsi que celle de tout ses descendants qui en exprimeraient le souhait, hormis ceux de mauvaises mœurs. Il meurt d’un accident agricole le 28 Novembre 1916 et y sera inhumé jusqu’en 1972 où on le déplace au cimetière communal. Faute d’entretien le mausolée sera vendu en 1993 par les descendants d’Auguste à la commune de Roncey qui l’a depuis ouvert au public.

► L’édifice que l’on doit à l’architecte Eugène Lecouteur, est composé d’une crypte où l’on trouve les tombeaux d’Auguste, de sa femme et de deux de leur sept enfants morts en bas-âge. A l’étage, il dispose également d’une salle à manger (transformée en musée) et de deux chambres équipées de cheminées destinées à ses descendants qui devaient selon ses volontés, s’y réunir une fois l’an. Enfin, le mausolée est pourvu d’une tour de vingt-trois mètres surmontée d’une terrasse, elle ne fut d’ailleurs jamais terminée afin de ne pas avoir à payer de taxes foncières.

◆ Cette construction en granit, à cheval entre un château et le tombeau se veut le symbole de l’élévation spirituelle. On trouve encore non loin, la fontaine en béton dite Le Pucelage dédiée à Vénus, qui est construite entre 1885 et 1887 sur une source naturelle et des mains d’Auguste. Elle est quant à elle, sous la forme d’un coquillage évoquant le sexe féminin, le symbole de la femme en tant que source de vie, symbole de vie qui est renforcé par l’arrière de la sculpture représentant un saule pleureur et dont la forme évoque les artères d’un cœur. La sculpture est enfin surmontée de deux vases tenus par deux bébés folâtres, l’un ouvragé et antique et l’autre moderne et en terre, afin de signifier l’inégalité des hommes à la naissance. Letenneur ajoute qu’ils semblent dire : Aux braves gens vertueux, ah immuable amour / La vie jeune et vieux, c’est l’image d’un jour ; / Profitez de l’Hymen, mais craignez jusqu’au soir / de mettre à néant votre nom, votre gloire.