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Département Nord-Pas-de-Calais

Nord (57)

Pierre du diable (La) [PA00107561]

Lécluse, -2000, menhir

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► La Pierre du Diable - l’un des nombreux rochers portant ce nom -, encore nommé Borne épierre ou Pierre des pierres est un menhir trapézoïdal en grès landénien de 4000 ans et de 30 tonnes, mesurant 3,20m. de hauteur, 2m. de largeur et 80cm. d’épaisseur. Étudié par le Marquis de la Ryanderie en 1788, elle mesurait à l’origine presque 6m. de hauteur hors sol, mais les troupes allemandes dynamitèrent la pierre en 1918. Les Monuments historiques qui classèrent la pierre en 1887 réédifièrent la partie haute en 1923, la partie basse ayant été pulvérisée. La commune à depuis aménagé l’endroit pour accueillir les curieux.

Ce mégalithe est célèbre dans la vallée de la Sensée tant pour sa hauteur que pour ses caractéristiques visuelles. Dominant les marais alentours, il présente en effet la particularité de voir dessiné sur ses deux faces des formes identifiables pour les esprits les plus imaginatifs. Sur son coté sud-ouest, on aperçoit une sorte de gnome emprunt d’une bonhommie certaine portant un sac sur son épaule gauche. Il est affublé d’un chapeau et d’une ceinture. Sur son coté nord-ouest, on peut imaginer une représentation du Diable, cornu et bedonnant, un rictus diabolique sur le visage ainsi que dans les parties hautes et basses, les traces d’une main énorme et griffue ayant enserrée le rocher. D’autres détails qui disparaissant au fil du temps peuvent bien sûr encore être ajoutés sur ces deux faces selon les observateurs. Certains par exemple inversent même la place du gnome et du Diable, le plaçant alors de face et ayant des cornes de bouc alors que les auteurs du siècle dernier rapportent que les locaux le voyaient porter la dite tête : cette partie à certainement disparue durant les destructions allemandes.

◆ Plusieurs légendes se rapportent bien sûr à ce menhir. La plus mentionnée est celle d’un fermier qui désespéré par l’incendie de sa grange la veille du stockage des récoltes, demanda au Diable de lui reconstruire l’indispensable bâtiment avant le lever du soleil en échange de son âme. Aidé de ses démons il débuta la besogne dans un vacarme dont il à l’habitude. Sa femme l’ayant appris, fit chanter le coq à l’aide d’une chandelle avant le lever du soleil et le Diable du s’enfuir sans pouvoir finir l’édifice. De rage d’avoir été trompé ou empressé de fuir la lumière du jour, il jeta la pierre, futur pignon de la grange qu’il avait en main, dans les champs voisins, expliquant ainsi les traces de griffe autour de la face nord-ouest du menhir.

Pas-de-Calais (62)

Beffroi de Douai (Le) [PA00107461]

Douai (83 Rue de la Mairie), 1380 1475, beffroi gothique flamboyant

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► Fort de son développement commercial dans le textile, Douai décide en 1380 de remplacer son ancienne tour de bois par un ensemble architectural composé d’une tour de grès de 57 m. (qui abritant la caserne de la ville était destinée au guet), d’un bâtiment sur son côté ouest en 1463 et d’une chapelle sur le flanc sud en 1475. On installa un carillon de 35 cloches en 1391 et on finit la tour en 1410 mais en 1471 un incendie détruit la partie supérieure. On fait alors le choix de couronner le beffroi alors paré de 54 soleils dorés et les travaux de l’ensemble finirent alors réellement en 1475, si ce n’est le fameux lion qui est installé vers 1516 pour honorer la venue du jeune Charles Quint. Durant son histoire, la tour aura une fonction plus politique qui militaire.

► Malmenée par les révolutionnaires, la tour vit son statuaire représentant les comtes de Flandre saccagé. On décida au XIX de rénover l’ensemble et on ajouta un bâtiment identique au premier du coté est de la tour en 1860 1870, bâtiments qui abritent aujourd’hui la mairie de la ville qui durant ce siècle, voit naître Jollivet-Castellot. De nos jours, la tour abrite 62 cloches placés en 1873, ce qui en fait l’un des plus imposants des Beffrois de Belgique et de France et le plus important carillon de France.

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Place des Héros

Arras, XII -1932, Place fermée flamande et gothique

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► Jadis nommée Petit marché puis Petite Place, rectangulaire et d’une superficie de 70 ares, la Place des Héros comme elle se nomme depuis 1945, comporte l’hôtel de ville datant de 1501 1508 et son beffroi surmonté d’un lion brandissant un soleil qui le jouxte, ainsi que plusieurs façades d’immeubles recelant des éléments remarquables. Place commerciale où l’on échangeait principalement le grain et le textile, les maisons flamandes qui l’entourent sont pourvues d’arcades et de pignons espagnol. Elles forment une forêt de 345 colonnes et 155 maisons et abritaient les différentes corporations locales et conséquemment, on peut observer bon nombre de cartouches d’enseignes dignes d’intérêt.

► Le beffroi flamboyant de 75 m. de haut., couronné comme la belge d’Audenarde et à l’architecture proche de la grande tour nord de la Cathédrale Notre-Dame d’Anvers qui est de peu son aînée, a été construit en 1463 1554. Il est agrandit en 1572 et en 1658 suite au siège d’Arras durant la guerre de Trente Ans et rénové en 1839. Largement endommagé durant la première guerre mondiale, cette regrettable perte sera rectifiée de 1924 à 1932, tout comme l’hôtel de ville qui sera reconstruit en 1924. Les deux édifices seront néanmoins réédifiés d’une manière plus sobre qu’ils le furent dans le passé, perdant une part de leur esthétique ainsi que la noblesse de leur matériaux.

◆ La Chapelle de Sainte Chandelle se dressait jadis sur la place. Construite au XIII, elle fut démolie en 1791, le clocher s’étant écroulé de lui-même faute d’entretiens. L’édifice fut remplacé en 1869 1876 par l’Église Notre-Dame des Ardents. Lieu de pèlerinage important, la chapelle gardait la relique de la sainte chandelle qui avait permis selon la légende à deux ménestrels de soigner le mal des ardents en 1105 à l’aide de cette chandelle remise par la Vierge.