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Frithjof Schuon
Frère Gall, Aïssa Nourredine Ahmad, Wambali Ohitika

Données générales

PériodeLieu
GénéralXXSuisse
Naissance18 juin 1907, 23h55 Bâle, Suisse
Décès5 mai 1998 (90 ans)Bloomington, États-Unis d’Amerique
Cause
Inhumation

DomaineCourantOrdre
Philosophie
Théologie
Pérennialisme
Soufisme
Ordre cistercien de la stricte observance 🎓

RelationsNom
Entourage
AmiRené Guénon
Titus Buckhardt
RencontreRené Guénon
CorrespondanceAnanda Coomaraswamy
René Guénon
Influence
ParBlack Elk
René Guénon

Repères biographiques

► D’un père d’origine germanique et violoniste et d’une mère alsacienne, la langue maternelle de Schuon est l’allemand. Encore jeune, il découvre grâce à sa famille les contes et textes sacrés de divers horizons. Déjà mystique, a treize ans il affirme qu’il veut écrire un poème épique hindou. La mort de son père le contraint à s’installer Mulhouse où il apprend le français. Étudiant à Bâle, il obtient la nationalité française et fait la connaissance de Titus Buckhardt. À 16 ans, il devient moine trappiste puis devant subvenir aux besoins de sa famille il exerce la profession de dessinateur sur textile. Il prend le temps de s’intéresser à la philosophie occidentale mais surtout orientale, la Bhagavad Gita ayant une forte influence sur lui. Il prend connaissance de l’œuvre de Guénon et lui écrit, ce dernier l’influencera durablement. Il s’intéresse alors à l’islam et part pour l’Algérie où il rencontre le Ahmad al-Alawi et s’initie au soufisme dont il devient un des représentants officiels. Il écrit un article pour le Voile d’Isis, commençant une collaboration d’une cinquantaine d’année. Mais poussé par les autorités française algériennes, il revient en France et s’entoure de quelques disciples.

► À 30 ans, il rencontre Guénon, il tirera de leurs entrevues un sentiment contrasté et leurs opinions divergeront plus tard sur de nombreux points. Ils restèrent néanmoins toujours en bons termes. Il est enrôlé dans l’armée lors de la seconde guerre mondiale, prisonnier puis libéré, il passe clandestinement en Suisse et s’y installe. À 35 ans, il fait une expérience mystique marquante qui dès lors, conditionne sa démarche. Il prend alors contact avec les indiens des plaines et entreprend de sauvegarder leurs rituels, démarche qui se concrétise au travers de son ouvrage Les rites secrets des Indiens Sioux. À partir de 40 ans, il écrit alors de nombreux ouvrages, se marie et se met à la peinture jusqu’à ses 80 ans. Il voyage beaucoup dans cette période, rencontrant divers tenant des religions dont Swami Ramdas et retournera parmi les sioux ainsi que dans les communautés marocaines. À 73 ans, il s’installe aux États-Unis et renoue avec la poésie. Il sera mis en terre dans les forêts indiennes.

Œuvres choisies

  • De l’unité transcendante des religions, 1948.
  • Les Stations de la sagesse, 1958.
  • Comprendre l’Islam, 1961.
  • Logique et transcendance, 1970.
  • Forme et substance dans les religions, 1975.
  • L’Ésotérisme comme principe et comme voie, 1978.
  • Résumé de métaphysique intégrale, 1985.
  • Trésors du Bouddhisme, 1997.

Citations

Il est trop évident que nous n’avons pas à demander à la logique ce qu’elle ne peut nous fournir, là ou elle ne s’applique plus, intervient le symbolisme, bien des choses que la logique ne peut exprimer d’une manière satisfaisante, le symbolisme peut les suggérer efficacement. […] L’inexprimable est ce qui peut être cerné de plus ou moins près de mille façon différentes sans jamais pouvoir être touché au centre. C’est ce que suggère la spirale à mouvement centripète qui progresse indéfiniment vers un centre jamais atteint, mais saisissable - en parlant maintenant de la réalité symbolisée - par une intellection qui, précisément, est ineffable comme son contenu.
Logique et transcendance
On ne peut créer l’intuition intellectuelle là où son absence est dans l’essence de l’individu, mais elle peut être actualisée là où son absence n’est qu’accidentelle, sans quoi il serait insensé d’en parler.
Les stations de la sagesse
La Vérité n’a pas en elle-même besoin de vertu, mais l’homme a besoin de vertu pour s’assimiler à la Vérité.
Logique et transcendance
La voie exotérique c’est : moi et Toi. La voie ésotérique c’est : je suis Toi et Tu es moi. La Connaissance ésotérique, c’est : ni moi ni Toi, mais Lui.
De l’unité transcendante des religions
La compréhension véritable et intégrale d’une idée dépasse de beaucoup le premier assentiment de l’intelligence, assentiment qui est pris le plus souvent pour la compréhension comme telle, or, s’il est vrai que l’évidence que comporte pour nous une idée est réellement, à son degré, une compréhension, il ne saurait cependant s’agir là de toute l’étendue de celle-ci ou de son achèvement, car cette évidence est surtout, pour nous, la marque d’une aptitude à comprendre intégralement cette idée. Une vérité, en effet, peut être comprise à différents degrés et selon une indéfinité de modalités qui correspondent aux aspects, également e nombre indéfini, de la vérité, c’est-à-dire à tous ses aspects possibles, cette façon d’envisager l’idée nous amène, en somme, à la question de la réalisation spirituelle dont les expressions doctrinales illustrent bien l’"indéfinité dimensionnelle" de la conception théorique.
De l’unité transcendante des religions