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Le Symbolisme du langage alchimique
Roger Guasco

La lecture d’ouvrages traitant de l’alchimie n’est pas aisée au non-initié. La poétique du langage alchimique, les mythes et les symboles utilisés sont là pour tisser entre l’œuvre et le lecteur un voile qu’il faut soulever pour retrouver, par-delà le signifiant, le signifié.

Il nous revient de préciser le sens de quelques termes usuels de quelques symboles qui, une fois dévoilés, surprendront par leur simplicité et guideront le néophyte sur le chemin de la connaissance.

CRUCIFIER signifie mettre dans le creuset, mettre en œuvre une matière qui va mourir pour donner naissance à un nouvel élément, un nouveau Roi. La représentation de la croix est signe d’action, de travail. Tout métal mis en croix, crucifié, symbolise sa mise en œuvre dans le creuset où il doit nécessairement mourir pour ressuciter sous une autre forme.

CLOUER c’est fixer un corps, le rendre non volatil, c’est-à-dire empêcher la matière de s’évaporer. Pour ce faire, on peut utiliser le clou, la flèche ou le signe de Mars.

PRENDRE LA QUINTESSENCE ou l’âme d’une matière, c’est l’ouvrir, lui percer les flancs pour recueillir son sang, sa couleur. C’est aussi la rendre volatile et la transformer en sel. Trois façons sont possibles :
- Par calcination et le travail des cendres
- Par putréfaction et lavage des résidus
- Par séchage et distillation.

LES QUATRES ÉLÉMENTS :

peuvent être représentés par le sceau de Salomon barré.

Inscrit dans un cercle, c’est la figuration du globe terrestre.

La pointe du triangle supérieur indiquant le pôle nord et celle du triangle inférieur le pôle sud, la barre ou diamètre figurant l’équateur ; la terre étant le résultat du travail des quatre éléments qui, alternativement, la composent et la structurent.

La représentation des quatre éléments peut se faire par d’autres symboles :

Le cercle peut représenter l’infini ou l’eau, O (compte tenu de la phonétique).

— la croix,

désigne le feu contrôlé ou l’air, R.
— le triangle,

symbolise Dieu ou l’Alpha, A, commencement de l’œuvre ou le feu.
- la croix grecque,

représente la fin de l’œuvre ou le tau, T, la terre.

Ces quatres signes forment le carré suivant :

On peut y lire en tournant :

ORATOTAR

RATOTARO

ATORAROT

TORAROTA

En diagonale, d’Oméga à Alpha ou inversement, de la croix latine à la croix grecque, de R à T : du commencement à la fin.

L’ensemble des quatre signes peut être représenté par le symbole suivant : une croix inscrite dans un cercle, lui-même inscrit dans un triangle et recouvrant la croix grecque.

Par la suite, l’ignorance et l’oubli en ont fait le triangle Delta agrémenté d’un œil.

Voici les symboles usuels des métaux et de leurs planètes :

Le cercle avec un point central représente l’or.

Le soleil et la croix dirigée vers le bas le cuivre.

Le soleil et la croix dirigée vers le haut le fer et terminée par une flèche.

Ce sont les trois métaux rouges et les planètes correspondantes.

En ce qui concerne les métaux blancs, nous avons :

Le croissant de lune

Le croissant et une croix en bas

Le croissant et une croix en haut

La lune coiffant le soleil agrémenté d’une croix vers le bas désigne le métal unique qui peut s’allier avec les métaux rouges et blancs : le Mercure.

Le soleil barré, surmonté d’une croix, représente la terre :

Le soleil barré horizontalement désigne le sel philosophique :

Le soleil barré verticalement désigne le sel de terre ou nitre :

La lune coiffant le soleil barré horizontalement, l’alcali :

Le soleil surmonté d’une croix, l’antimoine :

La croix inscrite dans le soleil, le verdet ou vert de gris :

Un rectangle surmontant la croix, le tartre :

Le soleil barré verticalement et prolongé d’une croix couchée : le vitriol bleu sulfate de Cu :

Le soleil barré verticalement et prolongé d’une flèche barrée : le vitriol vert sulfate de Fe :

LES MÉTAUX ENTRANT DANS LA COMPOSITION DU GRAND OEUVRE sont représentés de la manière qui suit :

LE SOUFRE PHILOSOPHIQUE, résultat du “travail” du réalgar, du cuivre et du fer, est symbolisé par le triangle des métaux rouges (Sol, Vénus, Mars) que prolonge la croix dirigée vers le bas.

Le réalgar qui remplace l’or, est représenté par le soleil coiffé de l’aigle.

Il est à remarquer que le symbole chrétien de la croix, la crucifixion du Christ, n’est que la représentation du soufre alchimique : le Christ, Apollon ou le réalgar, crucifié est mis dans le creuset, fixé par le fer d’Arès (les clous), sur le tau de cuivre de Vénus (la croix).

LE MERCURE PHILOSOPHIQUE est représenté par le signe du mercure vulgaire modifié : la lune coiffant le soleil a été remplacé par l’aigle.

LE SEL OBTENU DANS LE CREUSET est figuré par le soleil barré d’un trait horizontal.

L’UNION DU SEL, DU SOUFRE, DU MERCURE PHILOSOPH QUE est représentée par la croix dressée sur le soleil horizontalement et verticalement, dans sa partie supérieure.

LE GRAND OEUVRE est symbolisé par le triangle dirigé vers le bas et surmonté de la croix.

LA MATIÈRE FINALE, enfin, s’exprime par le carré, symbole des quatre éléments réduits en un seul, surmontant la croix.

Si l’on veut “clouer” un corps volatil, c’est-à-dire le fixer ou, au con-traire, rendre volatil un solide, on peut schématiser le travail ainsi :

Les quatre éléments travaillent par la croix selon le principe suivant : deux en haut, dont l’un à gauche de l’axe vertical, deux en bas, dont l’un à droite de l’axe vertical.

APHRODITE - VENUS

Le signe de VENUS peut se décomposer ainsi : le soleil et la croix fichée vers le bas.

S’il désigne le métal rouge qu’est le cuivre, il symbolise aussi la lumière.

Primitivement c’était le chrisme qui représentait VENUS : le chrisme ou tau de la vie supportant le soleil.

Porteur de lumière, LUCIFER (LUX : lumière et FERO : je porte), était aussi l’étoile de VENUS.

On sait que les différentes croix ont été formées à partir d’un schéma initial qui est représenté par deux traits perpendiculaires, notre signe + et qui signifie travail en puissance.

Quand une modification apparaît dans le tracé, c’est l’amorce d’un travail effectif et cette variation apparaît avec le déplacement du trait horizontal soit vers le haut, soit vers le bas. Vers le haut, c’est dû au feu, vers le bas, c’est dû à l’eau (fig. 1).

Quand un élément entre dans le travail, on le désigne par un trait horizontal supplémentaire, en haut ou en bas, ou vertical, à droite ou à gauche de l’axe (fig. 2).

Des traits peuvent apparaître en bout de branche, dirigés vers le haut, c’est-à-dire que l’on travaille l’air et la terre avec le feu, ou bien, tournées à angle droit, à l’extrémité de chaque segment, dans un sens donné, pour annoncer le “feu de roue” des quatre éléments (fig. 3 et 4).

À partir du schéma initial de la croix, on peut représenter d’autres symboles alchimiques : ainsi la croix papale représente les quatre éléments de l’univers en marche. C’est aussi la 15e lettre de l’alphabet primitif des Hébreux, le SAMESCH, figuration du serpent OUROBOROS.

Si l’on travaille les quatre éléments, simultanément et dans le même sens, on obtient la swastika ou croix gammée, la sauvastika tournant en sens contraire de la précédente (fig. 5).

Le tau ou croix ansée peut être représenté parfois avec l’ALPHA et l'OMEGA, agrémenté d’un serpent (fig. 6).

Le cercle que coiffe le tau, est en réalité la lettre grecque majuscule RO et, dans ce symbole se trouvent rassemblées les lettres suivantes : A.O.S.T.R. Nous pouvons lire alors, indifféremment, ROTAS (les roues) ou SATOR (le laboureur).

Le “laboureur” en alchimie, désigne l’adepte et ce graphisme signifie que l’adepte travaille avec un “feu de roue”.

La croix dite de Lorraine est à la fois mantra optique au pouvoir que l’on connaît et symbole alchimique : 4 éléments plus un dirigé vers le haut, vers le feu. La croix latine désigne la lettre R et le trait supplémentaire annonçant la lettre A, c’est la représentation du mantra RA.

Symbole de la beauté et de l’amour, VENUS, née de l’écume, reçoit la pomme d’or des mains d’un mortel, et sa beauté toujours diverse éclate dans les toiles ou dans le marbre.

À la plus belles des déesses revenait, de droit, la plus belles des planètes, confondue longtemps avec SIRIVS, l’étoile dont émane la lumière divine.

Mais paradoxalement, le métal qui la représente, le cuivre, est rouge, mâle et s’unit avec le fer dans le creuset à l’aide du feu. Et la vraie nature de Vénus apparaît dans l’opération alchimique.

APOLLON - LE LION ROUGE

De réalgar, sulfure naturel d’arsenic.

Le signe de cette planète est composé de deux symboles : le soleil et l’aigle.

Si l’on ajoute une croix vers le bas, il devient signe de MERCURE PHILOSOPHIQUE.

En réalité, APOLLON désigne la pierre du soleil, la pierre rouge, la pierre d’Adam, mâle, issue du feu et volatile.

Ce sont les traits caractéristiques du réalgar dont la planète a disparu. Des astéroïdes situent la place qu’elle occupait dans le ciel. Ils annoncent les “Saints de glace” et CERES dispersée, en fait partie.

Le pouvoir de cette planète, même disparue, est très grand et son influence retentit plus profondément sur les hommes que celle des autres planètes existantes.

ARTEMIS

Le signe de la Vierge que symbolisent ISIS ou, plus près de nous, VIRGO MARIA (maria signifiant aussi les mers, les eaux) occupe la 13e place qui est dédiée à la reine du ciel ARTEMIS.

Il est aussi la valeur numérique de l’unité, de l’un : ECHAD, en hébreu, à partir du bas.

C’est aussi la 13e lettre de l’alphabet sacré, MEM, dont la valeur numérique est 40, nombre qui symbolise la transition vers un nouveau commencement mais également vers la mort.

L’arcane XIII du tarot annonce la dissolution et la fin de la figuration de l’homme mortel dont l’esprit survivra.

SELEN - LA LUNE - ARTEMIS - DIANE

La LUNE a pour emblème le croissant.

Comme le SOLEIL, la LUNE n’intervient pas dans le jeu des Dieux.

Satellite de la terre, sans elle, la vie humaine est impossible. C’est elle la mère des hommes, ISIS, déesse chtonienne, déesse-mère.

La femme est soumise à son influence occulte. Toute vie dépend de cet astre. La LUNE est la déesse qui préside à la fécondité.

L’explosion démographique qui secoue notre planète et amènera l’homme à se détruire lui-même, est due à la LUNE, car ses effets sont constants et sans cesse renouvelés. L’homme est pour elle un jouet docile.

La conquête de la LUNE par les hommes est un exploit lourd de symbole : il annonce la fin prochaine de la suprématie de l’astre des nuits sur le comportement humain.

Croire aux influences maléfiques de la LUNE et du SOLEIL est absurde. Elle est bien au-dessus de ses contingences et l’astrologie devrait faire abstraction de ses effets autres que ceux qu’elle peut exercer à la naissance.

MARS - ARES

L’emblème de Mars est constitué de trois signes : le cercle solaire, la croix du travail plantée en haut, vers la droite et, au sommet de la croix, une figure représentant un clou ou une pointe de flèche.

MARS, Dieu de la Guerre, apparaît toujours avec une épée ou un glaive, pour clouer ou fixer les corps volatils. Son métal est le fer.

C’est avec des clous, symbole de MARS, que l’on a crucifié tous les martyrs, depuis ORPHEUS BAKKEIOS jusqu’à JESUS. Et ces Dieux, mis en croix, étaient signes de lumière.

Sur le Thau de VENUS, le cuivre, fixé par les clous d’ARES le fer, resplendit la lumière portée et rivée : le métal volatil ADAM pétri dans l’argile, APOLLON d’or, le LION ROUGE, le CHRIST, tous symboles de la MATERIA PRIMA.

SATURNE - CHRONOS

Cette planète est symbolisée par le double signe de la croix et du croissant de lune.

Dieu premier des hommes “il préside aux choses du temps”. La lune suspendue à la branche verticale de la croix figure l’eau. Et c’est dans le travail de l’eau que SATURNE trouve sa puissance. C’est le Dieu porteur d’eau, de l’eau essentielle. URNIFER, Dieu de vie, il représente l’ère du VERSEAU (verse-eau).

Zodiacalement, il représente les portes du ciel. Il est comparable au Dieu OSIRIS, découpé en morceaux par SETH et destitué pour règner aux Enfers, c’est-à-dire l’au-delà. C’était l’astre de la Justice et du Droit.

En réalité, SATURNE règnera à nouveau, quand ses débris épars seront rassemblés comme le furent ceux d’OSIRIS et la reconstitution de son corps conduira l’homme à sa vérité première, celle de Dieu.

Mais SATURNE ne peut réapparaître que dans son ère, la nouvelle ère du VERSEAU. Le cycle saturnien a duré depuis ADAM jusqu’à ce jour et finira avec l’ère du VERSEAU.

SATURNE est la planète des mystiques et des philosophes qui reconnaissent en lui le DIEU PREMIER et sa puissance spirituelle.

SATURNE est considéré comme planète maléfique pour les matérialistes que nous sommes, parce qu’indifférent aux choses terrestres et tourné, essentiellement vers le divin, il n’intervient pas en faveur des hommes.

SOLEIL - RA - HELIOS

Le SOLEIL n’a qu’un seul symbole, le cercle.

Il plane au-dessus des Dieux. C’est lui le père de notre système planétaire, serti au centre du ciel, et cœur du monde.

Demeure de PURUSHA ou de BRAHMA pour le Védisme qui confond le Dieu de la terre avec le Dieu cosmique.

Le SOLEIL a, pour les uns, la valeur de l’Absolu, alors qu’il n’est, en réalité, qu’un pion sur l’échiquier du COSMOS.

C’est le symbole de l’or-métal. Cet or qui dirige en maître notre globe et qui donne la vie mais aussi la mort tout comme le SOLEIL.

C’est du SOLEIL que la terre est née et c’est au SOLEIL qu’elle retournera. Il n’est qu’un relais entre le Dieu des hommes et le Dieu du COSMOS. Le SOLEIL est l’étape finale, définitive.

Comme sur le chemin de Compostelle, ce réseau tellurique qui part de l’extrême nord pour finir en Ibérie.

L’adepte sait que c’est au long du chemin que le pèlerin doit trouver la guérison ou la vérité... Pour ceux qui n’ont pas compris, c’est l’ultime étape où ils vont mourir, définitivement.

Seuls ceux qui ont la connaissance, ne retourneront pas au SOLEIL. Ils iront vers des étapes supérieures.

MERCURE - HERMES

MERCURE a un triple symbole : soleil coiffé de lune et que prolonge la croix.

MERCURE est le Dieu des voleurs, le dieu voleur et enchanteur. C’est le Dieu volant, aux talons ailés, messager habile qui sait tout et compose avec tous.

Ses affinités pour tous les métaux blancs ou rouges, mâles et femelles, en font le symbole de l’Androgyne.

Quand on décompose son signe, l’emblème du bas l’apparente à VENUS et celui du haut, c’est le principe de l’alkali (sel et eau).

Au sein du sceau des métaux, il servira d’intermédiaire entre tous, il volera à l’un sa volatilité, à l’autre sa fixité, à l’un sa couleur et à l’autre son sel !

C’est lui l’ARGO, le bateau magique, parti à sa conquête de la Toison d’OR.

MERCURE dit aussi HERMES, est l’assassin d’ARGUS, l’homme aux cent yeux de la légende grecque. Celui que les Egyptiens appelaient OUSIR : je vois.

HERMES l’a tué pour s’approprier sa peau qui lui permettra de tout voir.

MERCURE donnera son nom au composé qui lui ressemble, ce sera le plomb des Sages, avec le symbole suivant :

Mercure, Hermès, Anubis, sont les différents noms d’OPHIEL, d’OPHELES l’égal de MEGIOT c’est-à-dire MEPHISTOPHELES.

MEPHISTOPHIEL, un des sept princes de l’Enfer. Esprit de la planète Mercure. Dans la Gnose, les OPHITES adoraient le serpent que l’on retrouve dans le caducée.

TRI MEGISTOS. Symbolisme, le pentagramme.

Vénus, Aphrodite, Hathor ayant pour emblème l’ankhus de cuivre, le chrisme donnant la vie aux pharaons et dont se servaient les dieux égyptiens. Symbolisme : l’étoile à cinq pointes.

Il est remarquable que les forgerons du Sinaï, pendant la troisième dynastie, travaillant dans les mines de cuivre et de turquoise, pour le compte du pharaon, aient porté le nom de kaïnites, venant du KAJN, KATNIM, BENIN, KENIN ou KENITES. KAJU signifie forgeron, littéralement celui qui souffle. TUBAL-KATMITES étaient les forgerons spécialisés comme fondeurs de cuivre. Les Caïnites, dans la gnose, formaient une secte au 2e siècle, qui vénérait, en général, tous les personnages de l’ancien testament : CAÏN etc... secte luciférienne des gnostiques OBSITES, et avait comme déesse HATHOR, suzeraine du temple du sinaï.

Le rapport entre les sectes OPHITES et CAÏNITES est indéniable et l'origine de leur nom est singulièrement révélatrice, quand on sait qu’OPHIEL vient de HERMES, MERCURE, c’est-à-dire le métal du même nom et que KAÏNITE est le nom du sel double hydraté naturel du chlorure de potassium, symbole Κ., et qu’enfin, le chrisme d’Aphrodite, le cuivre, a été à l’origine du mot CHRIST et du tau où a été supplicié le Sauveur. Le tau a été transformé en croix par la suite. Le Christ en croix a perpétué le tau égyptien jusqu’à nos jours.

Le symbolisme du Christ en croix sur un tau est l’image du soufre alchimique :

Le tau étant Aphrodite (le cuivre)

Le Christ, le réalgar = Apollon

Le fer qui le cloue et le transperce = Mars ou Arès.

Les trois A : Aphrodite, Apollon, Arès, du triangle inférieur du sceau de Salomon.

Le tau d’Hermès représente, avec les serpents entrelacés, le soufre et le mercure. La personne qui le tient est le sel qui va les unir, sel de potassium appelé kaïnite et identifié à Caïn, meurtrier d’Abel : Apollon.

On voit alors l’origine de l’homme et son évolution :

D’abord le Sel (sal), la conjonction.

Ensuite le mercure : Hermès, Anubis, Ophiel.

Enfin le Christ représentant le soufre (sil, adama).

Ces éléments sont nés avant l’ère du Verseau.

Maintenant, il faut réaliser la conjonction spirituelle de ces trois éléments pour faire le Grand-Oeuvre : l’œuf philosophique. Ce sera le travail de l’ère du Verseau, le dernier pour ce cycle.

JUPITER - ZEUS

JUPITER est représenté par le double symbole : la croix du travail et, à gauche, la lune en équilibre à l’extrémité de la branche transversale.

Dieu tonnant, c’est le fils de SATURNE - CHRONOS et il appartient à la même lignée.

Son attribut le plus connu est la foudre, sans oublier la roue car, en alchimie, c’est lui qui alimente le feu de roue.

Il est devenu Dieu des hommes, mais après avoir détrôné son père, le Dieu initial qu’était SATURNE. Comparable à SETH qui éparpilla les morceaux d'OSIRIS, JUPITER démembra l’autorité de SATURNE et les Hommes-Dieux cédèrent la place aux hommes conditionnés, asservis, structurés et dont l’égrégore, à l’image de JUPITER, fit oublier SATURNE.

En astrologie, la planète JUPITER est considérée comme bénéfique pour les hommes matérialistes que nous sommes mais elle n’exerce aucune influence spirituelle.

En réalité, c’est une planète-mirage, pleine d’artifices, conditionnante.

Elle symbolise le veau d’or, tout ce qui brille et non les vraies richesse.

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Notes

Roger Guasco, extrait : « Le symbolisme du langage alchimique », in La Rosée brûle le sel (1978), pp. 39-62 .