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Basilique Saint-Martin de Tours

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Historique

437 : Construction d’une structure en bois pour abriter le tombeau de Saint-Martin inhumé le 11 novembre 397 ainsi que son manteau.

482 : Le lieu jouissant déjà d’un grand rayonnement, on construit une basilique afin de remplacer la petite chapelle.

818 : Conséquence de la réforme de l’Église sous Pépin le Bref en 743, le monastère devient une collégiale.

848 et 903-918 : L’édifice est incendié par les Normands qui à de nombreuses reprises attaquent la ville. On construit une enceinte autour de la basilique réédifiée en roman et devançant les cathédrales, avec une abside et un déambulatoire.

994-1014 : Pris dans le conflit entre le comte d’Anjou et la maison de Blois, un incendie à lieu, forçant une reconstruction qui s’étale de 1003 à 1014 et finissant par l’ajout de deux tours aux extrémités du transept.

1096, 1122 et 1203 : Trois incendies font reconstruire une bonne partie de l’édifice.

XIII-XV : Plusieurs chantiers d’agrandissement ont lieu. Chœur, chevet et chapelles latérales sont ajoutées dans un style gothique.

1562 : Saccage des huguenots qui font brûler le tombeau de saint-martin.

1793 : Du au manque d’entretien l’édifice, qui était l’un des plus imposants édifice religieux de l’occident (Il y avait pas moins de 140 piliers ornés), est dans un état lamentable. Il sert d’écurie pour l’armée. Lorsque l’on ôte le chaînage en 1797 pour en récupérer le fer, la majeure partie de l’édifice s’écroule ! On démolit les ruines en 1802 et on trace à cet endroit, routes et édifices. Ne reste de cette époque que la Tour Charlemagne 🗎⮵ et la Tour de l’Horloge.

1886 1902 : Reconstruction de la basilique suite à la redécouverte du tombeau de saint Martin en 1860, les plans sont bien plus modestes que l’édifice original dans la mesure où il aurait fallu démolir un axe important pour le commerce de Tours.

Centre de la Gaule Mérovingienne (Clovis Ier y reçoit les tablettes consulaires d’Anastase Ier), lieu de pèlerinage principal des chrétiens du V et considéré comme d’égale importance vis à vis du pèlerinage de Rome par le Concile de Chalons en 813, l’édifice fait ensuite parti des cinq églises de pèlerinage majeures sur la route de Compostelle à partir du XII.

► L’édifice contient dans la crypte qui se trouve sous le chœur surélevé, une reconstitution du tombeau de Saint-Martin 🗎⮵ placé au dessus du lieu où furent conservés les reliques du saint. Elles ne sont aujourd’hui plus composées que d’un morceau du crâne et un os du bras suite aux saccages protestants. En 2014, on déplace la statue monumentale de Saint-Martin afin de la restaurer. On trouve dans cette dernière, conformément aux traditions orales, une caisse en bois contenant d’autres reliques du Saint.

Spatialité

■ Basilique catholique néobyzantine | Tours, Rue Baleschoux (Indre-et-Loire)



Largeur intérieureLargeur extérieureLongueur intérieureLongueur extérieureHauteur intérieureHauteur extérieure

► Outre son style néo-byzantin, la basilique moderne se caractérise par sa nef à la voûte charpentée 🗎⮵, sa coupole peinte à l’effigie de Saint-Martin 🗎⮵, ainsi que sa verrière historiée. Deux autels dédiés l’un à la Vierge 🗎⮵ et l’autre à Saint Joseph 🗎⮵ sont placés dans les chapelles de chaque coté du chœur.

EnlumGRInformations complémentairesEnlumDR

◆ Le mot "chapelle" désignant une église non pourvue des pleins droits paroissiaux, prend son origine du lat.vulg. "capella" attesté depuis 679 et désignant la relique de la chape de Saint Martin de Tours. Par extension elle finit par désigner l’endroit où, lorsqu’on ne l’emmenait pas comme étendard à la bataille, on la gardait en sécurité. En l’occurrence on la gardait à l’époque à la Chapelle palatine d’Aix-la-Chapelle qui était la chapelle privée de Charlemagne. "Capella" est en outre à l’origine du nom "Capet" qui servit à désigner les Capétiens.

EnlumGVPhotographies additionnellesEnlumDV

Intérieur

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Lieu connexe

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