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La Maison Jayet
La Maison des poupons, Hôtel de ville de Paray-Le-Monial

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Historique

1525 1528 : Pierre Jayet, riche marchand drapier et fabriquant de serge, de confession protestante, se fait construire un hôtel particulier et notamment la façade, sur des fondations anciennes.

1862 : La commune de Paray-le-monial fait de la Maison Jayet son hôtel de ville.

1993 : L’hôtel de ville et notablement la façade, est restauré.

Spatialité

■ Hôtel renaissance | Paray-le-Monial, Place de l’Hôtel de Ville (Saône-et-Loire)

◆ La façade de la Maison Jayet, ornementée dans les styles flamand et italien (du fait de son métier de commerçant, Pierre Jayet avait du voyager en Italie) fourmille de symboles qui ne seront pas étranger à ceux versés dans l’iconographie alchimique. Par exemple, la femme figurant au centre de l’édifice 🗎⮵, passe pour être une allégorie de l’alchimie, en outre, une statue de poupon 🗎⮵ porte un bouclier orné d’un symbole qui combine celui du chrisme et du borax.

► Très riche et bien conservée, la façade est composée de trente huit visages : vingt-six médaillons (Un est manifestement endommagé), deux visages encadrés et dix visages. Ensuite, au moins quinze statuettes de poupons (Dont deux semblent manquantes et trois endommagées, il est possible qu’il en eut plus), leur présence expliquant l’un des noms que l’on donne à l’édifice. On y voit aussi quinze coquilles Saint-jacques soulignant au moins l’idée du pèlerinage et enfin de nombreux ornements animaux et floraux dans des attitudes révélatrices. On a cru identifier les personnages dans les médaillons comme étant des notables locaux ou des rois de France. Avec plus de certitude, on identifie les deux représentations de l’homme et de la femme se tenant en trois quart, comme au bord de fenêtres de l’édifice, qui seraient probablement Jayet et sa femme.

◆ La porte n’est pas en reste et on peut y apercevoir le Graal, l’Arche d’alliance ou encore le Sacré-Cœur, dévotion chère à la ville depuis les visions de Marguerite-Marie Alacoque et l’organisation de pèlerinages à la Basilique de Paray-le-Monial.

EnlumGRInformations complémentairesEnlumDR

◆ La plaque commémorative écrite en lettres gothiques du XVI est peu lisible. L’inscription indique : Pierre Jayet habitant à Paray, Trente-huit ans de sa nativité ; Ceste place a chepta et sans séjourner, En juing suivant comasare à besogner, Tans de massons avec d’autres houvriers, En ce battyment… francs. Et de la peyne en a eu largement. Vous qui après ey seres iouissant, Prye Dieu le Tout Puissance, Que son âme en ioye soit éternelle. Amen. Audaces fortuna juvat.. Les poupons au dessus de la porte tiennent des rubans qui indiquent : 1523, fut comace ceste maiso.

◆ La légende locale raconte que les frères Jayet, l’un catholique et l’autre protestant était en querelle. Par orgueil, le frère protestant voulut alors construire une somptueuse maison que son frère ainsi que toute la région pourrait lui envier. Son frère décida alors de bâtir en face, l’Église Saint-Nicolas, dont il ne reste aujourd’hui que l’ancienne tour du clocher et ce afin de cacher le soleil à son frère. Un acte notarié retrouvé dans les archives de la ville suggèrent néanmoins qu’en réalité en vu des dates constatés, que Jayet savait fort bien que son ouvrage serait à l’ombre de l’église…

◆ A noter que la ville possède aussi un troisième endroit d’intérêt : spécialisé dans le thème de l’eucharistie, le Musée Eucharistique du Hiéron est un projet qui fut initié par le père Jésuite Victor Drevon et par le baron Alexis de Sarachaga en 1890, faisant de ce musée le plus ancien musée d’art sacré de France. Le baron de Sarachaga, mystique fortement attaché au Sacré-Cœur, cherchait à concilier catholicisme et occultisme. Le musée propose une centaine de peintures, divers objets liturgiques et quelques sculptures. Lien vers l’œuvre

EnlumGVPhotographies additionnellesEnlumDV

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