🔍
×

Accueil
Personnalités
Médias
Lieux
Symboles
Astral
Nature
Lexique
Mémentos
Artistiques
Intellectuelles
Sites
Mouseîons
Sommaires
Bibliographie
Index
Épopée
Gildi
Contact
Dons
Notice
Bouton_Accueil

Département Centre-Val de Loire

Eure-et-Loir (28)

Église Saint-Orien-et-Saint-Blaise [PA00097150]

Meslay-le-Grenet (Place de l’église), XII 1540, Église catholique

👁

► L’église du XII est dédiée à Saint-Orien et à Saint-Blaise qu’on venait prier pour guérir les infirmités tant des hommes que du bétail. Fort de ses nombreux pèlerins, on ajoute un collatéral à l’édifice en 1540 et subséquemment, une nouvelle charpente.

► L’église abrite sur ses murs nord et ouest des peintures murales de la f.XV dans un état de conservation remarquable, notamment le registre inférieur présentant une Danse macabre. Cette dernière est la plus complète d’Europe mais a aussi vu le jour au siècle même de la création de la Danse macabre sous forme visuelle : la première que l’on connaisse, détruite en 1669, se situait sur le mur sud du cloître du Cimetière des Innocents de Paris et fut datée de 1424. Celles présentées ici sont probablement inspirées d’une gravure sur bois de 1492 exécutée par Antoine Vérard reproduisant celle du cimetière Parisien.

► Dans l’abside, on voit six scènes de la Passion, puis dans la nef, une Danse macabre dans le registre inférieur. Puis, plusieurs dicts dans le supérieur : celui des Trois morts et des trois vifs (auquel on intercale la symbolique de l’ermite au lieu de la croix), des Femmes bavardes à la messe et du Roi mort. Ces derniers sont des légendes récurrentes accompagnant les Danses macabres, les thèmes y étant tout à fait adaptés pour renforcer son propos.

Découvertes sous le badigeon de chaux en 1864, les peintures furent restaurée (ou plutôt "retouchée") en 1865 1867, puis en 1942 et enfin en 1979. Le poème d’accompagnement sous la frise que l’on retrouve systématiquement dans les danses macabres du XV illustre l’interpellation de la mort à chaque classe sociale. Il est quant à lui précisément daté de 1376. Le temps l’ayant fortement altéré en de nombreux endroits, nous ne serons à priori pas en mesure de vous en proposer une retranscription et une traduction en français moderne (𝕍 tout de même la partie tout à gauche, fort lisible).

● Pour une copie de la gravure d’Antoine Vérard, 𝕍 La danse macabre de Guyot Marchand in Paris et ses historiens aux XIVe et XVe siècles, Antoine Le Roux de Lincy, 1867. | bs. Bibliothèque Nationale de France. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France

séparateur

Maison Picassiette (La) [PA00097013]

Chartres (22 Rue du Repos), 1930 1964, Maison brute

👁 👁 👁 👁 👁

Réalisée par Raymond Isidore de 1930 à 1964 (jusqu’à la mort de ce dernier), la maison Picassiette est une zone d’habitation, maison et jardin, toute recouverte de mosaïques de verre et de faïences fixées dans le ciment. Chartrain d’origine modeste né en 1900, cet employé municipal se marie en 1924 et s’achète une parcelle en 1929 afin de construire une maison pour lui et sa famille. Comme il réunissait et triait depuis un certain temps les débris de verre et de porcelaine qu’il trouvait ça et là, il lui vint l’idée en 1938 de faire une mosaïque pour décorer les murs de l’habitation. Pris d’inspiration, ses décorations envahissent finalement peu à peu tout l’espace disponible, sol, plafond et meubles compris. Il agrandit sa maison en 1956 et continue son travail jusqu’à sa mort le 6 septembre 1964. On estime qu’il aura manipulé durant 29 000 heures, 4 millions de débris soit 15 tonnes de matériaux divers. La ville de Chartres se fait l’acquéreur de la maison en 1981 et l’ouvre au public, le site est classé en 1883.

◆ Dans la dernière partie de sa vie, il reçoit plusieurs visiteurs, attirés par son œuvre atypique qui lui apportent même de nouveaux matériaux. On lui donne alors un surnom évoquant le fait qu’il récupère la vaisselle : "Pique-assiette", le surnom se transformant au fil du temps en "Picassiette", allusion plutôt au fait qu’il est un "Picasso de l’assiette". A l’instar du Palais idéal du Facteur Cheval, il s’agit d’une œuvre majeure de l’art brut.

Mue par une intention mystique et inspiré par ses rêves, l’artiste autodidacte à la fois architecte et décorateur donna à son jardin une thématique religieuse et baptisa les parties de son œuvre de noms évocateurs : le Tombeau de l’esprit, le Parvis de Jérusalem ou encore le Reposoir de la Vierge.

Loir-et-Cher (41)

Église Saint-Vincent-de-Paul de Blois [PA00098345]

Blois (19 Rue Gallois), 1626 1677, Église catholique baroque

👁

► L’église fut construite à partir de l’ancienne Chapelle Saint-Louis du Collège royal de Blois que Henri III fonda en 1541. Louis XIII confia l’édifice aux jésuites le 16 Novembre 1622 et ces derniers décident dès l’année suivante d’édifier une structure plus importante. Les travaux démarrent alors en 1625 mais ne commencent vraiment qu’en 1634 pour finir en 1677. Lorsqu’en 1765 les jésuites sont expulsés, l’église fut fermée. Désaffectée en 1791, saccagée en 1793, elle devient ensuite une écurie jusqu’à être rendue au culte en 1826. Elle devient église paroissiale en 1847 puis subit des séries de travaux afin de la sauver de la destruction : en 1848 d’abord, puis le chœur en 1860 1866 et enfin les tympans des chapelles ainsi que le remplacement des voûtes du lambris à la pierre de 1870 à 1878.

◆ La construction se fait en parallèle de l’agrandissement du Château de Blois situé juste en face. Quelques années avant sa mort Gaston d’Orléans participera d’ailleurs financièrement à la construction de l’église. Sa fille, qui continuera d’aider à l’achèvement du bâtiment, fera conserver son cœur dans l’édifice jusqu’à ce que les révolutionnaires brisent l’urne le contenant. Ces deux bienfaiteurs ont leurs mausolées dans le chœur.

► Dédiée à l’Immaculée conception, l’église, qui est est orientée nord-sud à été bâtie conformément aux directives de la Contre-Réforme. Ainsi, le monument propose des dimensions courtes : les chapelles sont peu longues et le chœur n’a qu’une travée, la nef n’est pas pourvue de collatéraux, ceci dans le but de rapprocher les fidèles. La façade jésuite présente trois étages dont les pilastres sont d’ordre différent : dorique, ionique et corinthien.