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Département Île-de-France

Paris (75)

Colonne Médicis [PA00085839]

Paris (2 rue de Viarmes), 1574, colonne dorique

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► Attenante à la Bourse de commerce de Paris, cette colonne est le seul vestige de l’Hôtel d’Albret où Catherine de Médicis emménagea après son départ du Palais des Tuileries et qui devint alors l’Hôtel de la Reine. L’aménagement de l’hôtel revint à Jean Bullant qui fit construire la colonne dans la grande cour en 1574 certainement afin de servir d’observatoire à l’astrologue de la reine, le florentin Côme Ruggieri. L’hôtel alors Hôtel de Soissons, fut détruit en 1748, mais la colonne fut vendue séparément puis donnée à la ville de Paris. Lorsqu’on construit la halle aux blés, future Bourse de commerce à la f.XIX, à la place de l’hôtel en 1763 1767 on pensa placer la colonne au centre, mais on décida finalement de se contenter de l’y coller.

► La colonne dorique cannelée pourvue du monogramme d’Henri II et de Catherine de Médicis, probablement inspirée de la Colonne Trajane, est creuse, haute de 31 m. et large de 3, à son sommet que l’on atteint via 147 marches on trouve une plate-forme de 4m2 indiquant les points cardinaux. Elle est enfin coiffée d’une structure métallique sphérique qui supportait certainement une verrière. On trouvait une fontaine à ses pieds dès 1806, dont il ne reste de nos jours qu’un simple robinet dans la colonne, ainsi qu’un cadran solaire en 1764 qui disparaît quant à lui en 1888.

◆ La tour, que l’on nomme aussi la Colonne de Soissons ou encore la Colonne de l’Horoscope, communiquait avec les appartements de la reine au niveau du premier étage. Outre son utilité astrologique, on évoque un hypothétique usage commémoratif ou militaire. De nos jours, la colonne n’est pas ouverte au public.

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Église Saint-Merri [PA00086259]

Paris (76 Rue de la Verrerie), 1515 1759, église paroissiale catholique gothique flamboyant

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D’abord lieu de culte celte, il fut érigé sur place une chapelle en l’honneur de Médéricus, abbé de l’Abbaye Saint-Martin d’Autun qui mourut sur place en 700. Il devient en 884 le saint patron de la rive droite de Paris et la chapelle est agrandie en collégiale en 1010 puis en église paroissiale en 1200. Enfin, sous la pression démographique, on reconstruit l’édifice entre 1515 et 1612, puis à partir de 1759 on le remanie au niveau du chœur, des vitraux et du mobilier.

► L’église est particulièrement célèbre pour porter sa statuette androgyne du Baphomet 🗎⮵. Composée de trois calcaires différents, rouge, jaune et blanc les historiens l’associent volontiers à l’Ordre du Temple qui possédait une commanderie non loin de l’église : la Maison du Temple. Cette iconographie n’est du reste pas isolée, on trouve par exemple un autre Baphomet figuré sur l’ancienne commanderie templière de Saint-Bris-le-Vineux (Yonne), mais aussi dans les églises Saint-Aubin de Sommereux (Oise), Sainte-Croix de Provins (Seine-et-Marne) ou plus allusivement à la Porte Miègeville de la Basilique Saint-Sernin de Toulouse. Si certains affirment que la statuette a été installée lors de la restauration de 1841 1843, l’historien et fondateur de L’École du Louvre Louis de Ronchaud pense pour sa part que l’installation est antérieure, plus probablement du XVI.

L’église à la réputation de contenir un symbolisme alchimique tant dans son statuaire extérieur que dans certains bas-reliefs et vitraux à l’intérieur, mais nous n’avons pas eu l’opportunité de l’inspecter plus avant. Nous corrigerons cela dès que possible.

► L’église est surnommée Notre-Dame la Petite, car elle est l’une des quatre et dernière "filles de Notre-Dame" encore debout. On consultera en complément, la monographie de Huysmans Trois Églises dont l’une concerne Saint-Merri.

𝕍 la page dédiée sur le site de Painton Cowen.

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Fontaine Saint-Michel [PA00088520]

Paris (Place Saint-Michel), 1860, Fontaine éclectique

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► Placée sur un mur pignon, la fontaine est un ensemble de plusieurs sculptures. Outre Saint Michel terrassant le démon, on trouve à la base deux chimères latérales et au sommet, les armes de Paris soutenues par La Puissance et la Modération, ainsi que des statues des vertus cardinales : Prudence, Force, Justice et Tempérance.

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Maison de Nicolas Flamel [PA00086213]

Paris (51 rue de Montmorency), 1407, maison

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Le Haut-pignon qui est aujourd’hui un restaurant, a la réputation d’être la plus ancienne maison de Paris. Cette construction à deux étages percée chacun de deux fenêtres rectangulaires pourvue de trois portes menant à deux grandes salles, fut construite avec d’autres, par Nicolas Flamel à la mort de Pernelle afin d’abriter les pauvres. Il s’agit de la seule de ces maisons richement décorées ayant survécu au passage du temps, le pignon flanqué de cheminées ajoutant un étage et deux fenêtres à néanmoins disparu de nos jours.

► On peut lire en lettres gothiques le long de la façade : Nous homes et femes laboureurs demourans ou porche de ceste maison qui fut faite en l’an de grâce mil quatre cens et sept somes tenus chascun en droit soy dire tous les jours une paternostre et un ave maria en priant Dieu que sa grâce face pardon aus povres pescheurs trespasses Amen. On distingue encore sur les piliers des anges musiciens et initiales de Flamel dans des médaillons ainsi que les inscriptions "Ora" et "Labora", à l’origine ces inscriptions étaient sûrement peintes voir émaillées.

◆ Plusieurs éléments ont néanmoins disparu. A l’origine, on pouvait voir au dessus de l’inscription sus-citée et au niveau de la porte centrale, un linteau sculpté représentant l’Adoration des Mages et au dessus au niveau du premier étage, plusieurs sculptures du plus populaire des alchimistes entouré de personnages barbus aux bonnets pointus portant des phylactères.

◆ A 500 mètres, rue Saint-Martin, on trouve la Fontaine du Vert bois que l’hermétiste ne manquera également pas d’interpréter comme un vase chimique qui transportant la pierre, vogue sur la mer mercurielle.

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Tour Saint-Jacques [PA00086479]

Paris (Square de la Tour Saint-Jacques), 1509 1523, Tour gothique flamboyant

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► Cette tour de 57 mètres (son élévation égale Notre-Dame de Paris), symbole du Paris mystérieux, seul vestige restant de l’Église Saint-Jacques-la-Boucherie qui date au moins du XI (agrandie au XIII et XIV) et qu’on dit remonter à Charlemagne, est bâtie entre 1509 et 1522. L’église, qui a été rasée en 1797 était à proximité de la puissante corporation des bouchers et en était devenu la paroisse. C’est pour elle que Nicolas Flamel qui possédait son échoppe à ses pieds fit bâtir le portail nord de la Rue des Écrivains (ajd. Rue de Rivoli), comme tout les donateurs d’importance, il y fut par ailleurs enterré. La tour survécut comme tour à plomb puis fut au centre du premier jardin public de Paris : le Square de la tour Saint-Jacques. Notons par ailleurs que ce square remplaça plusieurs ruelles et que c’est dans l’une d’elles que Nerval fut retrouvé pendu ainsi qu’en témoigne un monument où l’on trouve gravé les deux premières strophes du fameux El Desdichado. Pour de plus amples informations 𝕍 Notice historique sur la tour Saint-Jacques-la-Boucherie de François Rittiez ainsi que Notice sur la tour Saint-Jacques de Louis-Charles Durand.

Point de départ possible du pèlerinage de saint-Jacques de Compostelle, cette tour qui est occupée par les services météorologiques et ne se visitait pas jusqu’en 2013, date à laquelle des travaux de restauration furent achevés. Elle est surplombée de quatre statues représentant les évangélistes ainsi que d’une statue de saint Jacques le majeur. La tour Saint Jacques est aussi le nom de la célèbre revue d’occultisme dirigée par Robert Amadou de 1955 à 1958.