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George Gordon Noel Byron
Lord Byron

Données générales

PériodeLieu
GénéralXVIII XIXAngleterre
Naissance22 janvier 1788 Londres, Angleterre
Décès19 avril 1824 (36 ans)Missolonghi, Grèce
Cause
Inhumation
Fièvre des maraisÉglise de Hucknoll (Angleterre)

DomaineCourantOrdre
Poésie lyrique
Poésie épique
Poésie dramatique
Romantisme
Noblesse 🎓

RelationsNom
Entourage
AmiPercy Bysshe Shelley
Influence
ParJohn Milton
SurGérard de Nerval

Repères biographiques

► Byron est issu famille descendante des Stuarts par sa mère et d’un père capitaine de la garde. Ce dernier dilapida la fortune de sa femme, courrait les jupons et mourut en duel alors que Byron n’avait que trois ans. Il a vécu sa jeunesse en Écosse où sa mère, parfois rude avec lui, l’accable de reproches. Déjà jeune, il lit beaucoup, en particulier l’histoire Turque, qui lui donne une fascination pour le proche Orient.

À 10 ans, il hérite titres et terres de son grand oncle, celui-là même qui avait tué son père. C’est ainsi qu’il obtient le domaine de Newstead Abbey, ancien prieuré Augustin dans la forêt de Sherwood. Envoyé au collège de Harrow, il s’y fait remarquer pour son indiscipline, sa passion et son intelligence. Il poursuit ses études au Trinity College où aidé par sa fortune, il mène une vie extravagante et dissolue : il flirte avec des femmes, fréquente des prostituées, pratique aussi beaucoup de sport et s’achète même un ours. Il s’éprend durant toute sa jeunesse de nombreuses femmes, passions déçues qui éveillent son sens artistique. Il publie également ses premiers textes où l’on perçoit déjà sa misanthropie et son scepticisme.

► Son diplôme obtenu, il entre à la chambre de Lords à 21 ans puis entame un voyage en Europe. Il passe par l’Espagne, l’Italie et la Grèce, son objectif premier. Il rentre en Angleterre à 23 ans, toujours aussi triste du manque de satisfaction que lui donne la vie. Il continue sa carrière politique dans le camp de l’opposition, publie divers textes qui lui valent le succès. Pour tenter de mettre un terme à sa vie dissolue il se marie avec une femme pieuse, d’une vertu hautaine, d’un verbe sec et attachée aux conventions sociales. Lui même se montre désagréable avec son épouse, provocateur et colérique, alcoolique à ses heures. Volage et criblé de problèmes financiers, leurs rapports s’enlisent d’autant qu’il entretient une relation incestueuse avec sa demi-sœur. Ils divorcent à l’amiable, néanmoins Byron doit quitter l’Angleterre pour fuir ses dettes et sa réputation devenue trop sulfureuse et que la presse relaye avec emphase.

► Il se rend en Suisse près du Lac Léman où il se lie d’amitié avec le couple Shelley avec qui il se trouve des accointances. Il s’installe ensuite en Italie, à Venise puis à Ravenne. C’est à Pise qu’il achève son Don Juan. Il finance le mouvement Carbonariste. Il s’investit ensuite tant économiquement qu’humainement dans la cause indépendantiste grecque mais meurt prématurément de la fièvre des marais. Son corps fut rapatrié en Angleterre.

◆ Personnage plein de contradictions, passionnée par les femmes, la liberté et méprisant l’hypocrisie, il reste l’un de poètes les plus acclamés de la littérature anglaise. Populaire en France, les grecs le révèrent toujours comme un héros de l’indépendance. Sa vie inspirera de nombreux artistes.

■ Byron est né avec un pied bot droit, ainsi il doit porter une chaussure orthopédique toute sa vie et gardera un léger boitement.

𝕍 éventuellement cette œuvre inspirée en partie par Lord Byron (et constituant la première formalisation du vampire romantique) d’abord publiée à son nom : Le vampire, John William Polidori, 1817. | bs. Bibliothèque Nationale de France. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France

Œuvres choisies

  • Le Pèlerinage de Childe Harold {Childe Harold’s Pilgrimage}, 1812 1818. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • Manfred, 1817. [Théâtre] Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • Sardanapale, 1821. [Théâtre] Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • Don Juan, 1819 1824.
  • Caïn, 1821. [Théâtre] Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • La prophétie de Dante, 1821.

Citations

Cède doucement, quand la pression est trop forte ; pour ce qui est de ta conscience, apprends seulement à l’aguerrir ; car, comme un cheval de course, ou un boxeur.
Don Juan
C’est étrange, mais vrai ; car la vérité est toujours étrange, - Plus étrange que la fiction.
Don Juan
Il y a de la musique dans le soupir du roseau ; - Il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau ; - Il y a de la musique en toutes choses, si les hommes pouvaient l’entendre. - Leur terre n’est qu’un écho des astres.
Don Juan
Le cyprès ! C’est un arbre sombre qui semble porter le deuil de ce qu’il ombrage.
Quand nous enlevons la vie aux hommes, nous ne savons ni ce que nous leur enlevons, ni ce que nous leur donnons.
Sardanapale
Montagnes, flots et ciel, n’est-ce point une partie de moi-même, une partie de mon âme ? Ne suis-je point, moi aussi, une partie de tout cela ?
Le pèlerinage de Childe Harold
Où s’éprouve le cœur, bien peu montrent constance !
Le pèlerinage de Childe Harold
Les épines que j’ai recueillies viennent de l’arbre que j’ai planté.
Le pèlerinage de Childe Harold
Je n’ai pas aimé le monde et le monde ne m’a pas aimé ; je n’ai jamais loué son haleine fétide, ni fléchi patiemment le genou devant ses idoles - ni ridé mes joues à lui sourire - ni fatigué ma voix en criant à ses échos.
Le pèlerinage de Childe Harold
Dès ma jeunesse, mon âme se tenait à l’écart des autres âmes. Je ne voyais pas la terre avec les yeux des hommes.
Manfred