Le Livre de la Genèse🔗 catalogues
סֶפֶר בְּרֵאשִׁית (Sefer Bereshit)ⁱ
| Auteurs | Dates | Type | Lieu | Thèmes | Statut |
|---|---|---|---|---|---|
| 𝔏 ecr. Moïse | ecr. 𝔏 -XII ecr. ? II | Littérature | ecr. ? Israël | Théosophie Religion Alchimie፧ Magie | ✓ ☄ ✑ |
► Il s’agit du premier des cinq livres de la Torah et d’un des passages les plus connus de l’Ancien Testament qui, comme son nom l’indique, parle de la création de l’univers, ainsi que du destin des premiers Hommes pris entre Dieu et le mal.
► La Genèse à été utilisée en de nombreuses fois par des auteurs divers : alchimistes፧, magiciens, théologiens, poètes et mystiques y trouvent une source d’inspiration et d’interprétation.
■ Nous ne reproduisons la Genèse que jusqu’au chapitre dix, chapitre auquel s’est arrêté Fabre d’Olivet dans sa traduction et portant le récit jusqu’aux évènements après le déluge lorsque les enfants de Noé repeuplent la terre.
☩ Traduction 1 : Augustin Crampon, 1904, PSI. Cette traduction est basée sur une comparaison de l’hébreu, du grec et du latin. Elle fait autorité dans les milieux catholiques (Avec La Sainte Bible des moines de l’Abbaye de Maredsous publiée en 1950).
☩ Traduction 2 : Louis Segond, 1910, PSI. Cette traduction est basée sur l’hébreu. Elle fait autorité dans les milieux protestants.
☩ Traduction 3 : Fabre d’Olivet in La Langue Hébraïque restituée, 1815. Cette traduction est basée sur l’hébreu. Elle fait autorité dans les milieux ésotériques.
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Traduction 1 : Augustin Crampon, 1904

Chapitre 1
Au commencement Dieu créa le ciel et la terre.
La terre était informe et vide ; les ténèbres couvraient l’abîme, et l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.
Dieu dit : « Que la lumière soit ! » et la lumière fut.
Et Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière et les ténèbres.
Dieu appela la lumière jour, et les ténèbres Nuit. Et il y eut un soir, et il y eut un matin ; ce fut le premier jour.
Dieu dit : « Qu’il y ait un firmament entre les eaux, et qu’il sépare les eaux d’avec les eaux. »
Et Dieu fit le firmament, et il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament d’avec les eaux qui sont au-dessus du firmament. Et cela fut ainsi.
Dieu appela le firmament Ciel. Et il y eut un soir et il y eut un matin ; ce fut le second jour.
Dieu dit : « Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse. » Et cela fut ainsi.
Dieu appela le sec Terre, et il appela Mer l’amas des eaux. Et Dieu vit que cela était bon.
Puis Dieu dit : « Que la terre fasse pousser du gazon des herbes portant semence, des arbres a fruit produisant, selon leur espèce, du fruit ayant en soi sa semence, sur la terre. » Et cela fut ainsi.
Et la terre fit sortir du gazon, des herbes portant semence selon leur espèce, et des arbres produisant, selon leur espèce, du fruit ayant en soi sa semence. Et Dieu vit que cela était bon.
Et il y eut un soir, et il y eut un matin ; ce fut le troisième jour.
Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires dans le firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit ; qu’ils soient des signes, qu’ils marquent les époques, les jours et les années,
et qu’ils servent de luminaires dans le firmament du ciel pour éclairer la terre. » Et cela fut ainsi.
Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, le plus petit luminaire pour présider à la nuit ; il fit aussi les étoiles.
Dieu les plaça dans le firmament du ciel pour éclairer la terre, pour présider au jour et à la nuit,
et pour séparer la lumière et les ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon.
Et il y eut un soir, et il y eut un matin ce fut le quatrième jour.
Dieu dit : « Que les eaux foisonnent d’une multitude d’êtres vivants, et que les oiseaux volent sur la terre, sur la face du firmament du ciel. »
Et Dieu créa les grands animaux aquatiques, et tout être vivant qui se meut, foisonnant dans les eaux, selon leur espèce, et tout volatile ailé selon son espèce.
Et Dieu vit que cela était bon. Et Dieu les bénit, en disant : « Soyez féconds et multipliez, et remplissez les eaux de la mer, et que les oiseaux multiplient sur la terre. »
Et il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le cinquième jour.
Dieu dit : « Que la terre fasse sortir des êtres animés selon leur espèce, des animaux domestiques, des reptiles et des bêtes de la terre selon leur espèce. »
Et cela fut ainsi. Dieu fit les bêtes de la terre selon leur espèce, les animaux domestiques selon leur espèce, et tout ce qui rampe sur la terre selon son espèce. Et Dieu vit que cela était bon.
Puis Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur les animaux domestiques et sur toute la terre, et sur les reptiles qui rampent sur la terre. »
Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu : il les créa mâle et femelle.
Et Dieu les bénit, et il leur dit : « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la, et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se meut sur la terre. »
Et Dieu dit : « Voici que je vous donne toute herbe portant semence à la surface de toute la terre, et tout arbre qui porte un fruit d’arbre ayant semence ; ce sera pour votre nourriture.
Et à tout animal de la terre, et à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. » Et cela fut ainsi.
Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici cela était très bon. Et il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le sixième jour.
Chapitre 2
Ainsi furent achevés le ciel et la terre, et toute leur armée.Et Dieu eut achevé le septième jour son œuvre qu’il avait faite, et il se reposa le septième jour de toute son œuvre qu’il avait faite.
Et Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, parce qu’en ce jour-là il s’était reposé de toute l’œuvre qu’il avait créée en la faisant,
- Voici l’histoire du ciel et de la terre quand ils furent créés, lorsque Yahweh Dieu eut fait une terre et un ciel.
Il n’y avait encore sur la terre aucun arbrisseau des champs, et aucune herbe des champs n’avait encore germé ; car Yahweh Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait pas d’homme pour cultiver le sol.
Mais une vapeur montait de la terre et arrosait toute la surface du sol.
Yahweh Dieu forma l’homme de la poussière du sol, et il souffla dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant.
Puis Yahweh Dieu planta un jardin en Eden du côté de l’Orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé.
Et Yahweh Dieu fit pousser du sol toute espèce d’arbres agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Un fleuve sortait d’Eden pour arroser le jardin, et de là il se partageait en quatre bras.
Le nom du premier est Phison ; c’est celui qui entoure tout le pays d’Hévilath, où se trouve l’or.
Et l’or de ce pays est bon ; là aussi se trouvent le bdellium et la pierre d’onyx.
Le nom du second fleuve est Géhon ; c’est celui qui entoure toute la terre de Cousch.
Le nom du troisième est le Tigre ; c’est celui qui coule à l’orient d’Assur. Le quatrième fleuve est l’Euphrate.
Yahweh Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour le garder.
Et Yahweh Dieu donna à l’homme cet ordre :
« Tu peux manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement. »
Yahweh Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. »
Et Yahweh Dieu, qui avait formé du sol tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, les fit venir vers l’homme pour voir comment il les appellerait, et pour que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme.
Et l’homme donna des noms à tous les animaux domestiques, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais il ne trouva pas pour l’homme une aide semblable à lui.
Alors Yahweh Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit, et il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place.
De la côte qu’il avait prise de l’homme, Yahweh Dieu forma une femme, et il l’amena à l’homme.
Et l’homme dit : « Celle-ci cette fois est os de mes os et chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. »
C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.
Ils étaient nus tous deux, l’homme et sa femme, sans en avoir honte.
Chapitre 3
Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que Yahweh Dieu ait faits. Il dit à la femme : « Est-ce que Dieu aurait dit : « Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin ? »La femme répondit au serpent : « Nous mangeons du fruit des arbres du jardin.
Mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. »
Le serpent dit à la femme : « Non, vous ne mourrez point ;
mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal. »
La femme vit que le fruit de l’arbre était bon à manger, agréable à la vue et désirable pour acquérir l’intelligence ; elle prit de son fruit et en mangea ; elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea.
Leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils connurent qu’ils étaient nus ; et, ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures.
Alors ils entendirent la voix de Yahweh Dieu passant dans le jardin à la brise du jour, et l’homme et sa femme se cachèrent de devant Yahweh Dieu au milieu des arbres du jardin.
Mais Yahweh Dieu appela l’homme et lui dit : « Où es-tu ? » Il répondit : «
J’ai entendu ta voix, dans le jardin, et j’ai eu peur, car je suis nu ; et je me suis caché. »
Et Yahweh Dieu dit : « Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ? »
L’homme répondit : « La femme que vous avez mise avec moi m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé. » Yahweh Dieu dit à la femme :
« Pourquoi as-tu fait cela ? » La femme répondit : « Le serpent m’a trompée, et j’en ai mangé. »
Yahweh Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu es maudit entre tous les animaux domestiques et toutes les bêtes des champs ; tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras la poussière tous les jours de ta vie.
Et je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité ; celle-ci te meurtrira à la tête, et tu la meurtriras au talon. »
À la femme il dit : « je multiplierai tes souffrances, et spécialement celles de ta grossesse ; tu enfanteras des fils dans la douleur ; ton désir se portera vers ton mari, et il dominera sur toi. »
Il dit à l’homme : « Parce que tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras pas, le sol est maudit à cause de toi. C’est par un travail pénible que tu en tireras, ta nourriture, tous les jours de ta vie ;
il te produira des épines et des chardons, et tu mangeras l’herbe des champs.
C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes à la terre, parce que c’est d’elle que tu as été pris ; car tu es poussière et tu retourneras en poussière. »
Adam donna à sa femme le nom d’Eve, parce qu’elle a été la mère de tous les vivants.
Yahweh Dieu fit à Adam et à sa femme des tuniques de peau et les en revêtit.
Et Yahweh Dieu dit : « Voici que l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Maintenant, qu’il n’avance pas sa main, qu’il ne prenne pas aussi de l’arbre de vie, pour en marger et vivre éternellement. »
Et Yahweh Dieu le fit sortir du jardin d’Éden, pour qu’il cultivât la terre d’où il avait été pris.
Et il chassa l’homme, et il mit à l’orient du jardin d’Éden les Chérubins et la flamme de l’épée tournoyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie.
Chapitre 4
Adam connut Eve, sa femme ; elle conçut et enfanta Caïn, et elle dit « j’ai acquis un homme avec le secours de Yahweh ! »Elle enfanta encore Abel, son frère. Abel fut pasteur de brebis, et Caïn était laboureur.
Au bout de quelque temps, Caïn offrit des produits de la terre en oblation à Yahweh ;
Abel, de son côté, offrit des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse.
Yahweh regarda Abel et son offrande ; mais il ne regarda pas Caïn et son offrande.
Caïn en fut très irrité et son visage fut abattu.
Yahweh dit à Caïn : « Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ? Si tu fais bien, ne seras-tu pas agréé ? Et si tu ne fais pas bien, le péché ne se couche-t-il pas à ta porte ? Son désir se tourne vers toi ; mais toi, tu dois dominer sur lui. »
Caïn dit à Abel, son frère : « Allons aux champs. » Et, comme ils étaient dans les champs, Caïn s’éleva contre Abel, son frère, et le tua.
Et Yahweh dit à Caïn : « Où est Abel, ton frère ? » Il répondit : « Je ne sais pas ; suis-je le gardien de mon frère ? »
Yahweh dit « Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi.
Maintenant tu es maudit de la terre, qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère.
Quand tu cultiveras la terre, elle ne donnera plus ses fruits ; tu seras errant et fugitif sur la terre. »
Caïn dit à Yahweh : « Ma peine est trop grande pour que je la puisse supporter.
Voici que vous me chassez aujourd’hui de cette terre, et je serai caché loin de votre face ; je serai errant et fugitif sur la terre, et quiconque me trouvera me tuera. »
Yahweh lui dit « Eh bien, si quelqu’un tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois. » Et Yahweh mit un signe sur Caïn, afin que quiconque le rencontrerait ne le tuât pas.
Puis Caïn s’éloigna de devant Yahweh, et il habita dans le pays de Nod, à l’orient d’Eden.
Caïn connut sa femme ; elle conçut et enfanta Hénoch. Et il se mit à bâtir une ville qu’il appela Hénoch, du nom de son fils.
Irad naquit à Hénoch, et il engendra Maviaël ; Maviaël engendra Mathusaël, et Mathusaël engendra Lamech.
Lamech prit deux femmes ; le nom de l’une était Ada, et celui de la seconde Sella.
Ada enfanta Jabel : il a été le père de ceux qui habitent sous des tentes et au milieu de troupeaux.
Le nom de son frère était Jubal : il a été le père de tous ceux qui jouent de la harpe et du chalumeau.
Sella, de son côté, enfanta Tubal-Caïn, qui forgeait toute espèce d’instruments tranchants d’airain et de fer. La sœur de Tubal-Caïn était Noéma.
Lamech dit à ses femmes : Ada et Sella, entendez ma voix, femmes de Lamech, écoutez ma parole. J’ai tué un homme pour ma blessure, et un jeune homme pour ma meurtrissure.
Caïn sera vengé sept fois, et Lamech soixante-dix-sept fois.
Adam connut encore sa femme ; elle enfanta un fils et l’appela Seth, car, dit-elle, « Dieu m’a donné une postérité à la place d’Abel, que Caïn a tué. »
Seth eut aussi un fils, qu’il appela Enos. Ce fut alors que l’on commença à invoquer le nom de Yahweh.
Chapitre 5
Voici le livre de l’histoire d’Adam. Lorsque Dieu créa Adam, il le fit à la ressemblance de Dieu.Il les créa mâle et femelle, et il les bénit, et il leur donna le nom d’Homme, lorsqu’ils furent créés.
Adam vécut cent trente ans, et il engendra un fils à sa ressemblance, selon son image, et il lui donna le nom de Seth.
Les jours d’Adam, après qu’il eut engendré Seth, furent de huit cents ans, et il engendra des fils et des filles.
Tout le temps qu’Adam vécut fut de neuf cent trente ans, et il mourut.
Seth vécut cent cinq ans, et il engendra Enos.
Après qu’il eut engendré Enos, Seth vécut huit cent sept ans, et il engendra des fils et des filles.
Tout le temps que Seth vécut fut de neuf cent douze ans, et il mourut.
Enos vécut quatre-vingt-dix ans, et il engendra Caïnan.
Après qu’il eut engendré Caïnan, Enos vécut huit cent quinze ans, et il engendra des fils et des filles.
Tout le temps qu’Enos vécut fut de neuf cent cinq ans, et il mourut.
Caïnan vécut soixante-dix ans, et il engendra Malaléel.
Après qu’il eut engendré Malaléel, Caïnan vécut huit cent quarante ans, et il engendra des fils et des filles.
Tout le temps que Caïnan vécut fut de neuf cent dix ans, et il mourut.
Malaléel vécut soixante-cinq ans, et il engendra Jared.
Après qu’il eut engendré Jared, Malaléel vécut huit cent trente ans, et il engendra des fils et des filles.
Tout le temps que Malaléel vécut fut de huit cent quatre-vingt-quinze ans, et il mourut.
Jared vécut cent soixante-deux ans, et il engendra Hénoch.
Après qu’il eut engendré Hénoch, Jared vécut huit cents ans, et il engendra des fils et des filles.
Tout le temps que Jared vécut fut de neuf cent soixante-deux ans, et il mourut.
Hénoch vécut soixante-cinq ans, et il engendra Mathusalem.
Après qu’il eut engendré Mathusalem, Hénoch marcha avec Dieu trois cents ans, et il engendra des fils et des filles.
Tout le temps qu’Hénoch vécut fut de trois cent soixante-cinq ans.
Hénoch marcha avec Dieu, et on ne le vit plus,car Dieu l’avait pris.
Mathusalem vécut cent quatre-vingt-sept ans, et il engendra Lamech.
Après qu’il eut engendré Lamech, Mathusalem vécut sept cent quatre-vingt-deux ans, et il engendra des fils et des filles.
Tout le temps que Mathusalem vécut fut de neuf cent soixante-neuf ans, et il mourut.
Lamech vécut cent quatre-vingt-deux ans, et il engendra un fils.
Il lui donna le nom de Noé, en disant : « Celui-ci nous soulagera de nos fatigues et du travail pénible de nos mains, provenant de ce sol qu’a maudit Yahweh. »
Après qu’il eut engendré Noé, Lamech vécut cinq cent quatre-vingt-quinze ans, et il engendra des fils et des filles.
Tout le temps que Lamech vécut fut de sept cent soixante-dix-sept ans, et il mourut.
Noé, âgé de cinq cents ans, engendra Sem, Cham et Japheth.
Chapitre 6
Lorsque les hommes eurent commencé à être nombreux sur la surface de la terre, et qu’il leur fut né des filles,les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qui leur plurent.
Et Yahweh dit : « Mon esprit ne demeurera pas toujours dans l’homme, car l’homme n’est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans. »
Or, les géants étaient sur la terre en ces jours-là, et cela après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu’elles leur eurent donné des enfants : ce sont là les héros renommés dès les temps anciens.
Yahweh vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal.
Et Yahweh se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il fut affligé dans son cœur,
et il dit : « J’exterminerai de dessus la terre l’homme que j’ai créé, depuis l’homme jusqu’aux animaux domestiques, aux reptiles et aux oiseaux du ciel, car je me repens de les avoir faits. »
Mais Noé trouva grâce aux yeux de Yahweh.
Voici l’histoire de Noé. Noé était un homme juste, intègre parmi les hommes de son temps ;
Noé marchait avec Dieu. Noé engendra trois fils, Sem, Cham et Japheth.
Or la terre se corrompit devant Dieu et se remplit de violence.
Dieu regarda la terre, et voici qu’elle était corrompue, car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre.
Alors Dieu dit à Noé : « La fin de toute chair est venue devant moi, car la terre est pleine de violence à cause d’eux ; je vais les détruire, ainsi que la terre.
Fais-toi une arche de bois résineux ; tu la feras composée de cellules et tu l’enduiras de bitume en dedans et en dehors.
Voici comment tu la feras : la longueur de l’arche sera de trois cents coudées, sa largeur de cinquante coudées et sa hauteur de trente.
Tu feras à l’arche une ouverture, à laquelle tu donneras une coudée depuis le toit ; tu établiras une porte sur le côté de l’arche, et tu feras un premier, un second et un troisième étage de cellules.
Et moi, je vais faire venir le déluge, une inondation de la terre, pour détruire de dessous le ciel toute chair ayant en soi souffle de vie ; tout ce qui est sur la terre périra.
Mais j’établirai mon alliance avec toi ; et tu entreras dans l’arche, toi et tes fils, ta femme et les femmes de tes fils avec toi.
De tout ce qui vit, de toute chair, tu feras entrer dans l’arche deux de chaque espèce, pour les conserver en vie avec toi ; ce sera un mâle et une femelle.
Des oiseaux des diverses espèces, des animaux domestiques des diverses espèces, et de toutes les espèces d’animaux qui rampent sur le sol, deux de toute espèce viendront vers toi, pour que tu leur conserves la vie.
Et toi, prends de tous les aliments que l’on mange et fais-en provision près de toi, afin qu’ils te servent de nourriture, ainsi qu’à eux. »
Noé se mit à l’œuvre ; il fit tout ce que Dieu lui avait ordonné.
Chapitre 7
Yahweh dit à Noé : « Entre dans l’arche, toi et toute ta maison, car je t’ai vu juste devant moi au milieu de cette génération.De tous les animaux purs, tu en prendras avec toi sept paires, des mâles et leurs femelles, et de tous les animaux qui ne sont pas purs, tu en prendras deux, un mâle et sa femelle ;
sept paires aussi des oiseaux du ciel, des mâles et leurs femelles, pour conserver en vie leur race sur la face de toute la terre.
Car, encore sept jours et je ferai pleuvoir sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits, et j’exterminerai de la face de la terre tous les êtres que j’ai faits. »
Noé fit tout ce que Yahweh lui avait ordonné.
Il avait six cents ans quand eut lieu le déluge, une inondation de la terre.
Noé entra dans l’arche avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils pour échapper aux eaux du déluge.
Des animaux purs et de ceux qui ne sont pas purs, des oiseaux et de tout ce qui rampe sur le sol,
chaque paire, mâle et femelle, vint vers Noé dans l’arche, comme Dieu l’avait ordonné à Noé.
Et, au bout de sept jours, les eaux du déluge se répandirent sur la terre.
L’an six cent de la vie de Noé, au deuxième mois, le dix-septième jour du mois, en ce jour-là, toutes les sources du grand abîme jaillirent et les écluses du ciel s’ouvrirent,
et la pluie tomba sur la terre durant quarante jours et quarante nuits.
Ce même jour, Noé entra dans l’arche, avec Sem, Cham et Japhet, fils de Noé, la femme de Noé et les trois femmes de ses fils avec eux,
eux et toutes les bêtes des diverses espèces, tous les animaux domestiques des diverses espèces, tous les reptiles des diverses espèces qui rampent sur la terre, et tous les oiseaux des diverses espèces, tous les petits oiseaux, tout ce qui a des ailes.
Ils vinrent vers Noé dans l’arche, deux à deux, de toute chair ayant souffle de vie.
Ils arrivaient mâle et femelle, de toute chair, comme Dieu l’avait ordonné à Noé. Et Yahweh ferma la porte sur lui.
Le déluge fut quarante jours sur la terre ; les eaux grossirent et soulevèrent l’arche, et elle s’éleva au-dessus de la terre.
Les eaux crûrent et devinrent extrêmement grosses sur la terre, et l’arche flotta sur les eaux.
Les eaux, ayant grossi de plus en plus, couvrirent toutes les hautes montagnes qui sont sous le ciel tout entier.
Les eaux s’élevèrent de quinze coudées au-dessus des montagnes qu’elles recouvraient.
Toute chair qui se meut sur la terre périt : oiseaux, animaux domestiques, bêtes sauvages, tout ce qui rampe sur la terre, ainsi que tous les hommes.
De tout ce qui existe sur la terre sèche, tout ce qui a souffle de vie dans les narines mourut.
Tout être qui se trouve sur la face du sol fut détruit, depuis l’homme jusqu’à l’animal domestique, jusqu’aux reptiles et jusqu’aux oiseaux du ciel ; ils furent exterminés de la terre, et il ne resta que Noé et ce qui était avec lui dans l’arche.
Les eaux furent hautes sur la terre pendant cent cinquante jours.
Chapitre 8
Dieu se souvint de Noé, de toutes les bêtes et de tous les animaux domestiques qui étaient avec lui dans l’arche, et Dieu fit passer un vent sur la terre, et les eaux baissèrent ;les sources de l’abîme et les écluses du ciel se fermèrent, et la pluie cessa de tomber du ciel.
Les eaux se retirèrent de dessus la terre, allant et revenant, et elles s’abaissèrent au bout de cent cinquante jours.
Au septième mois, le dix-septième jour du mois, l’arche s’arrêta sur les montagnes d’Ararat.
Les eaux allèrent se retirant jusqu’au dixième mois ; et, au dixième mois, le premier jour du mois, apparurent les sommets des montagnes.
Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre qu’il avait faite à l’arche,
et lâcha le corbeau, qui sortit, allant et revenant, jusqu’à ce que les eaux fussent séchées au-dessus de la terre.
Il lâcha ensuite la colombe d’auprès de lui, pour voir si les eaux avaient diminué de la surface de la terre.
Mais la colombe, n’ayant pas trouvé où poser la plante de son pied, revint vers lui dans l’arche ; parce qu’il y avait encore des eaux à la surface de toute la terre. Il étendit la main et, l’ayant prise, il la fit rentrer auprès de lui dans l’arche.
Il attendit encore sept autres jours, et il lâcha de nouveau la colombe hors de l’arche,
et la colombe revint vers lui sur le soir, et voici, une feuille d’olivier toute fraîche était dans son bec ; et Noé reconnut que les eaux ne couvraient plus la terre.
Il attendit encore sept autres jours, et il lâcha la colombe ; et elle ne revint plus vers lui.
L’an six cent un, au premier mois, le premier jour du mois, les eaux avaient séché sur la terre. Noé ôta la couverture de l’arche et regarda, et voici, la surface du sol avait séché.
Au second mois, le vingt-septième jour du mois, la terre fut sèche.
Alors Dieu parla à Noé, en disant :
« Sors de l’arche, toi et ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi.
Toutes les bêtes de toute chair, qui sont avec toi, oiseaux, animaux domestiques, et tous les reptiles qui rampent sur la terre, fais-les sortir avec toi ; qu’ils se répandent sur la terre, qu’ils soient féconds et multiplient sur la terre. »
Noé sortit, lui et ses fils, sa femme et les femmes de ses fils.
Toutes les bêtes, tous les reptiles et tous les oiseaux, tous les êtres qui se meuvent sur la terre, selon leurs espèces, sortirent de l’arche.
Noé construisit un autel à Yahweh et, ayant pris de tous les animaux purs et de tous les oiseaux purs, il offrit des holocaustes sur l’autel.
Yahweh sentit une odeur agréable, et Yahweh dit en son cœur : « Je ne maudirai plus désormais la terre à cause de l’homme, parce que les pensées du cœur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse, et je ne frapperai plus tout être vivant, comme je l’ai fait.
Désormais, tant que la terre durera, les semailles et la moisson, le froid et le chaud, l’été et l’hiver, le jour et la nuit ne cesseront point. »
Chapitre 9
Dieu bénit Noé et ses fils et leur dit « Soyez féconds, multipliez et remplissez la terre.Vous serez craints et redoutés de toute bête de la terre, de tout oiseau du ciel, de tout ce qui se meut sur la terre et de tous les poissons de la mer ils sont livrés entre vos, mains.
Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture ; je vous donne tout cela, comme je vous avais donné l’herbe verte.
Seulement vous ne mangerez point de chair avec son âme, c’est-à-dire avec son sang.
Et votre sang à vous, j’en demanderai compte à cause de vos âmes, j’en demanderai compte à toute bête ; de la main de l’homme, de la main de l’homme qui est son frère, je redemanderai l’âme de l’homme.
Quiconque aura versé le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé, car Dieu a fait l’homme à son image.
Vous, soyez féconds et multipliez ; répandez-vous sur la terre et vous y multipliez. »
Dieu dit encore à Noé et à ses fils avec lui :
« Et moi, je vais établir mon alliance avec vous et avec votre postérité après vous,
avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, oiseaux, animaux domestiques et toutes les bêtes de la terre avec vous, depuis tous ceux qui sont sortis de l’arche Jusqu’à toute bête de la terre.
J’établis mon alliance avec vous : aucune chair ne sera plus détruite par les eaux du déluge, et il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre. »
Et Dieu dit : « Voici le signe de l’alliance que je mets entre moi et vous, et tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour toutes les générations à venir.
J’ai mis mon arc dans la nue, et il deviendra signe d’alliance entre moi et la terre.
Quand j’assemblerai des nuées au-dessus de la terre, l’arc apparaîtra dans la nue,
et je me souviendrai de mon alliance entre moi et vous et tout être vivant, de toute chair, et les eaux ne deviendront plus un déluge détruisant toute chair.
L’arc sera dans la nue et, en le regardant, je me souviendrai de l’alliance éternelle qui existe entre Dieu et tous les êtres vivants, de toute chair, qui sont sur la terre. »
Et Dieu dit à Noé : « Tel est le signe de l’alliance que j’ai établie entre moi et toute chair qui est sur la terre. »
Les fils de Noé qui sortirent de l’arche étaient Sem, Chan et Japheth ; et Cham était père de Chanaan.
Ces trois sont les fils de Noé, et c’est par eux que fut peuplée toute la terre.
Noé, qui était cultivateur, commença à planter de la vigne.
Ayant bu du vin, il s’enivra, et il se découvrit au milieu de sa tente.
Cham, père de Chanaan, vit la nudité de son père, et il alla le rapporter dehors à ses deux frères.
Alors Sem avec Japheth prit le manteau de Noé et, l’ayant mis sur leurs épaules, ils marchèrent à reculons et couvrirent la nudité de leur père.
Comme leur visage était tourné en arrière, ils ne virent pas la nudité de leur père. Lorsque Noé se réveilla de son ivresse, il apprit ce que lui avait fait son plus jeune fils, et il dit :
Maudit soit Chanaan ! Il sera pour ses frères le serviteur des serviteurs !
Puis il dit : Béni soit Yahweh, Dieu de Sem, et que Chanaan soit son serviteur !
Que Dieu donne de l’espace à Japheth, qu’il habite dans les tentes de Sem, et que Chanaan soit son serviteur !
Noé vécut après le déluge trois cent cinquante ans.
Tous les jours de Noé furent de neuf cent cinquante ans, et il mourut.
Chapitre 10
Voici la postérité des fils de Noé, Seul, Cham et Japheth. Il leur naquit des fils après le déluge.Fils de Japheth : Gomer,Magog, Madaï, Javan, Thubal, Mosoch et Tiras.
Fils de Gomer : Ascénez, Riphath et Thogorma.
Fils de Javan : Elisa et Tharsis, Cetthim et Dodanim.
C’est d’eux que viennent les peuples dispersés dans les îles des nations, dans leurs divers pays, chacun selon sa langue, selon leurs familles, selon leurs nations.
Fils de Cham : Chus, Mesraïm, Phuth et Chanaan.
Fils de Chus : Saba, Hévila, Sabatha, Regma et Sabathaca. Fils de Regma : Saba et Dadan.
Chus engendra Nemrod : celui-ci fut le premier un homme puissant sur la terre.
Ce fut un vaillant chasseur devant Yahweh ; c’est pourquoi l’on dit : « Comme Nemrod, vaillant chasseur devant Yahweh. »
Le commencement de son empire fut Babel, Arach, Achad et Chalanné au pays de Sennaar.
De ce pays il alla en Assur, et bâtit Ninive, Rechoboth-ir, Chalé,
et Résen, entre Ninive et Chalé ; c’est la grande ville.
Mesraïm engendra les Ludim, les Anamim, les Laabim, les Nephthuim,
les Phétrusim, les Chasluim, d’où sont sortis les Philistins, et les Caphtorim.
Chanaan engendra Sidon, son premier-né, et Heth,
ainsi que les Jébuséens, les Amorrhéens, les Gergéséens, les Hévéens,
les Aracéens, les Sinéens, les Aradiens, les Samaréens
et les Hamathéens. Ensuite les familles des Chananéens se répandirent dans le pays,
et le territoire des Chananéens alla depuis Sidon, dans la direction de Gérare, jusqu’à Gaza ; et, dans la direction de Sodome, Gomorrhe, Adama, et Séboïm, jusqu’à Lésa.
Tels sont les fils de Cham selon leurs familles, selon leurs langues, dans leurs divers pays, dans leurs nations.
Des fils naquirent aussi à Sem, qui est le père de tous les fils d’Héber et le frère aîné de Japheth.
Fils de Sem : Elam, Assur, Arphaxad, Lud et Aram.
Fils d’Aram : Us, Hul, Géther et Mes.
Arphaxad engendra Salé, et Salé engendra Héber.
Et il naquit à Héber deux fils : le nom de l’un était Phaleg, parce que de son temps la terre était partagée, et le nom de son frère était Jectan.
Jectan engendra Elmodad, Saleph, Asarmoth,
Jaré, Aduram, Uzal, Décla, Ebal,
Abimaël, Saba, Ophir, Hévila et Jobab.
Tous ceux-là sont fils de Jectan.
Le pays qu’ils habitèrent fut la montagne d’Orient, à partir de Mésa, dans la direction de Séphar.
Tels sont les fils de Sem, selon leurs familles, selon leurs langues, dans leurs divers pays, selon leurs nations.
Telles sont les familles des fils de Noé selon leurs générations, dans leurs nations. C’est d’eux que sont sorties les nations qui se sont répandues sur la terre après le déluge.
Traduction 2 : Louis Segond, 1910

Genèse 1
Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.
Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres.
Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le premier jour.
Dieu dit : Qu’il y ait une étendue entre les eaux, et qu’elle sépare les eaux d’avec les eaux.
Et Dieu fit l’étendue, et il sépara les eaux qui sont au-dessous de l’étendue d’avec les eaux qui sont au-dessus de l’étendue. Et cela fut ainsi.
Dieu appela l’étendue ciel. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le second jour.
Dieu dit : Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse. Et cela fut ainsi.
Dieu appela le sec terre, et il appela l’amas des eaux mers. Dieu vit que cela était bon.
Puis Dieu dit : Que la terre produise de la verdure, de l’herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi.
La terre produisit de la verdure, de l’herbe portant de la semence selon son espèce, et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.
Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le troisième jour.
Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue du ciel, pour séparer le jour d’avec la nuit ; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années ;
et qu’ils servent de luminaires dans l’étendue du ciel, pour éclairer la terre. Et cela fut ainsi.
Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, et le plus petit luminaire pour présider à la nuit ; il fit aussi les étoiles.
Dieu les plaça dans l’étendue du ciel, pour éclairer la terre,
pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière d’avec les ténèbres. Dieu vit que cela était bon.
Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le quatrième jour.
Dieu dit : Que les eaux produisent en abondance des animaux vivants, et que des oiseaux volent sur la terre vers l’étendue du ciel.
Dieu créa les grands poissons et tous les animaux vivants qui se meuvent, et que les eaux produisirent en abondance selon leur espèce ; il créa aussi tout oiseau ailé selon son espèce. Dieu vit que cela était bon.
Dieu les bénit, en disant : Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers ; et que les oiseaux multiplient sur la terre.
Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le cinquième jour.
Dieu dit : Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce, du bétail, des reptiles et des animaux terrestres, selon leur espèce. Et cela fut ainsi.
Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.
Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.
Dieu créa l’homme à son image,
il le créa à l’image de Dieu,
il créa l’homme et la femme.
Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre.
Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture.
Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi.
Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le sixième jour.
Genèse 2
Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée.Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite.
Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu’en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu’il avait créée en la faisant.
Voici les origines des cieux et de la terre, quand ils furent créés.
Lorsque l’Éternel Dieu fit une terre et des cieux, aucun arbuste des champs n’était encore sur la terre, et aucune herbe des champs ne germait encore : car l’Éternel Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait point d’homme pour cultiver le sol.
Mais une vapeur s’éleva de la terre, et arrosa toute la surface du sol.
L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant.
Puis l’Éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé.
L’Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Un fleuve sortait d’Éden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras.
Le nom du premier est Pischon ; c’est celui qui entoure tout le pays de Havila, où se trouve l’or.
L’or de ce pays est pur ; on y trouve aussi le bdellium et la pierre d’onyx.
Le nom du second fleuve est Guihon ; c’est celui qui entoure tout le pays de Cusch.
Le nom du troisième est Hiddékel ; c’est celui qui coule à l’orient de l’Assyrie. Le quatrième fleuve, c’est l’Euphrate.
L’Éternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder.
L’Éternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ;
mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.
L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui.
L’Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme.
Et l’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais, pour l’homme, il ne trouva point d’aide semblable à lui.
Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place.
L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme.
Et l’homme dit :
Voici cette fois celle qui est os de mes os
et chair de ma chair !
On l’appellera femme,
parce qu’elle a été prise de l’homme.
C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.
L’homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n’en avaient point honte.
Genèse 3
Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin.
Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez.
Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point ;
mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.
La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea.
Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures.
Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l’homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l’Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin.
Mais l’Éternel Dieu appela l’homme, et lui dit : Où es-tu ?
Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché.
Et l’Éternel Dieu dit : Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ?
L’homme répondit : La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé.
Et l’Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit : Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé.
L’Éternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela,
tu seras maudit entre tout le bétail
et entre tous les animaux des champs.
Tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière
tous les jours de ta vie.
Je mettrai inimitié entre toi et la femme,
entre ta postérité et sa postérité :
celle-ci t’écrasera la tête,
et tu lui blesseras le talon.
Il dit à la femme :
J’augmenterai la souffrance de tes grossesses,
tu enfanteras avec douleur,
et tes désirs se porteront vers ton mari,
mais il dominera sur toi.
Il dit à l’homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point !
le sol sera maudit à cause de toi.
C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture
tous les jours de ta vie.
Il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs.
C’est à la sueur de ton visage
que tu mangeras du pain,
jusqu’à ce que tu retournes dans la terre,
d’où tu as été pris ;
car tu es poussière,
et tu retourneras dans la poussière.
Adam donna à sa femme le nom d’Ève : car elle a été la mère de tous les vivants.
L’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et il les en revêtit.
L’Éternel Dieu dit : Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement.
Et l’Éternel Dieu le chassa du jardin d’Éden, pour qu’il cultivât la terre, d’où il avait été pris.
C’est ainsi qu’il chassa Adam ; et il mit à l’orient du jardin d’Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie.
Genèse 4
Adam connut Ève, sa femme ; elle conçut, et enfanta Caïn et elle dit : J’ai formé un homme avec l’aide de l’Éternel.Elle enfanta encore son frère Abel. Abel fut berger, et Caïn fut laboureur.
Au bout de quelque temps, Caïn fit à l’Éternel une offrande des fruits de la terre ;
et Abel, de son côté, en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L’Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ;
mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu.
Et l’Éternel dit à Caïn : Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ?
Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui.
Cependant, Caïn adressa la parole à son frère Abel ; mais, comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua.
L’Éternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit : Je ne sais pas ; suis-je le gardien de mon frère ?
Et Dieu dit : Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi.
Maintenant, tu seras maudit de la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère.
Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus sa richesse. Tu seras errant et vagabond sur la terre.
Caïn dit à l’Éternel : Mon châtiment est trop grand pour être supporté.
Voici, tu me chasses aujourd’hui de cette terre ; je serai caché loin de ta face, je serai errant et vagabond sur la terre, et quiconque me trouvera me tuera.
L’Éternel lui dit : Si quelqu’un tuait Caïn, Caïn serait vengé sept fois. Et l’Éternel mit un signe sur Caïn pour que quiconque le trouverait ne le tuât point.
Puis, Caïn s’éloigna de la face de l’Éternel, et habita dans la terre de Nod, à l’orient d’Éden.
Caïn connut sa femme ; elle conçut, et enfanta Hénoc. Il bâtit ensuite une ville, et il donna à cette ville le nom de son fils Hénoc.
Hénoc engendra Irad, Irad engendra Mehujaël, Mehujaël engendra Metuschaël, et Metuschaël engendra Lémec.
Lémec prit deux femmes : le nom de l’une était Ada, et le nom de l’autre Tsilla.
Ada enfanta Jabal : il fut le père de ceux qui habitent sous des tentes et près des troupeaux.
Le nom de son frère était Jubal : il fut le père de tous ceux qui jouent de la harpe et du chalumeau.
Tsilla, de son côté, enfanta Tubal-Caïn, qui forgeait tous les instruments d’airain et de fer. La sœur de Tubal-Caïn était Naama.
Lémec dit à ses femmes :
Ada et Tsilla, écoutez ma voix !
Femmes de Lémec, écoutez ma parole !
J’ai tué un homme pour ma blessure,
et un jeune homme pour ma meurtrissure.
Caïn sera vengé sept fois,
et Lémec soixante-dix-sept fois.
Adam connut encore sa femme ; elle enfanta un fils, et l’appela du nom de Seth, car, dit-elle, Dieu m’a donné un autre fils à la place d’Abel, que Caïn a tué.
Seth eut aussi un fils, et il l’appela du nom d’Énosch. C’est alors que l’on commença à invoquer le nom de l’Éternel.
Genèse 5
Voici le livre de la postérité d’Adam. Lorsque Dieu créa l’homme, il le fit à la ressemblance de Dieu.Il créa l’homme et la femme, il les bénit, et il les appela du nom d’homme, lorsqu’ils furent créés.
Adam, âgé de cent trente ans, engendra un fils à sa ressemblance, selon son image, et il lui donna le nom de Seth.
Les jours d’Adam, après la naissance de Seth, furent de huit cents ans ; et il engendra des fils et des filles.
Tous les jours qu’Adam vécut furent de neuf cent trente ans ; puis il mourut.
Seth, âgé de cent cinq ans, engendra Énosch.
Seth vécut, après la naissance d’Énosch, huit cent sept ans ; et il engendra des fils et des filles.
Tous les jours de Seth furent de neuf cent douze ans ; puis il mourut.
Énosch, âgé de quatre-vingt-dix ans, engendra Kénan.
Énosch vécut, après la naissance de Kénan, huit cent quinze ans ; et il engendra des fils et des filles.
Tous les jours d’Énosch furent de neuf cent cinq ans ; puis il mourut.
Kénan, âgé de soixante-dix ans, engendra Mahalaleel.
Kénan vécut, après la naissance de Mahalaleel, huit cent quarante ans ; et il engendra des fils et des filles.
Tous les jours de Kénan furent de neuf cent dix ans ; puis il mourut.
Mahalaleel, âgé de soixante-cinq ans, engendra Jéred.
Mahalaleel vécut, après la naissance de Jéred, huit cent trente ans ; et il engendra des fils et des filles.
Tous les jours de Mahalaleel furent de huit cent quatre-vingt-quinze ans ; puis il mourut.
Jéred, âgé de cent soixante-deux ans, engendra Hénoc.
Jéred vécut, après la naissance d’Hénoc, huit cents ans ; et il engendra des fils et des filles.
Tous les jours de Jéred furent de neuf cent soixante-deux ans ; puis il mourut.
Hénoc, âgé de soixante-cinq ans, engendra Metuschélah.
Hénoc, après la naissance de Metuschélah, marcha avec Dieu trois cents ans ; et il engendra des fils et des filles.
Tous les jours d’Hénoc furent de trois cent soixante-cinq ans.
Hénoc marcha avec Dieu ; puis il ne fut plus, parce que Dieu le prit.
Metuschélah, âgé de cent quatre-vingt-sept ans, engendra Lémec.
Metuschélah vécut, après la naissance de Lémec, sept cent quatre-vingt deux ans ; et il engendra des fils et des filles.
Tous les jours de Metuschélah furent de neuf cent soixante-neuf ans ; puis il mourut.
Lémec, âgé de cent quatre-vingt-deux ans, engendra un fils.
Il lui donna le nom de Noé, en disant : Celui-ci nous consolera de nos fatigues et du travail pénible de nos mains, provenant de cette terre que l’Éternel a maudite.
Lémec vécut, après la naissance de Noé, cinq cent quatre-vingt-quinze ans ; et il engendra des fils et des filles.
Tous les jours de Lémec furent de sept cent soixante-dix sept ans ; puis il mourut.
Noé, âgé de cinq cents ans, engendra Sem, Cham et Japhet.
Genèse 6
Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier sur la face de la terre, et que des filles leur furent nées,les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu’ils choisirent.
Alors l’Éternel dit : Mon esprit ne restera pas à toujours dans l’homme, car l’homme n’est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans.
Les géants étaient sur la terre en ces temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu’elles leur eurent donné des enfants : ce sont ces héros qui furent fameux dans l’antiquité.
L’Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal.
L’Éternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il fut affligé en son cœur.
Et l’Éternel dit : J’exterminerai de la face de la terre l’homme que j’ai créé, depuis l’homme jusqu’au bétail, aux reptiles, et aux oiseaux du ciel ; car je me repens de les avoir faits.
Mais Noé trouva grâce aux yeux de l’Éternel.
Voici la postérité de Noé. Noé était un homme juste et intègre dans son temps ; Noé marchait avec Dieu.
Noé engendra trois fils : Sem, Cham et Japhet.
La terre était corrompue devant Dieu, la terre était pleine de violence.
Dieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue ; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre.
Alors Dieu dit à Noé : La fin de toute chair est arrêtée par devers moi ; car ils ont rempli la terre de violence ; voici, je vais les détruire avec la terre.
Fais-toi une arche de bois de gopher ; tu disposeras cette arche en cellules, et tu l’enduiras de poix en dedans et en dehors.
Voici comment tu la feras : l’arche aura trois cents coudées de longueur, cinquante coudées de largeur et trente coudées de hauteur.
Tu feras à l’arche une fenêtre, que tu réduiras à une coudée en haut ; tu établiras une porte sur le côté de l’arche ; et tu construiras un étage inférieur, un second et un troisième.
Et moi, je vais faire venir le déluge d’eaux sur la terre, pour détruire toute chair ayant souffle de vie sous le ciel ; tout ce qui est sur la terre périra.
Mais j’établis mon alliance avec toi ; tu entreras dans l’arche, toi et tes fils, ta femme et les femmes de tes fils avec toi.
De tout ce qui vit, de toute chair, tu feras entrer dans l’arche deux de chaque espèce, pour les conserver en vie avec toi : il y aura un mâle et une femelle.
Des oiseaux selon leur espèce, du bétail selon son espèce, et de tous les reptiles de la terre selon leur espèce, deux de chaque espèce viendront vers toi, pour que tu leur conserves la vie.
Et toi, prends de tous les aliments que l’on mange, et fais-en une provision auprès de toi, afin qu’ils te servent de nourriture ainsi qu’à eux.
C’est ce que fit Noé : il exécuta tout ce que Dieu lui avait ordonné.
Genèse 7
L’Éternel dit à Noé : Entre dans l’arche, toi et toute ta maison ; car je t’ai vu juste devant moi parmi cette génération.Tu prendras auprès de toi sept couples de tous les animaux purs, le mâle et sa femelle ; une paire des animaux qui ne sont pas purs, le mâle et sa femelle ;
sept couples aussi des oiseaux du ciel, mâle et femelle, afin de conserver leur race en vie sur la face de toute la terre.
Car, encore sept jours, et je ferai pleuvoir sur la terre quarante jours et quarante nuits, et j’exterminerai de la face de la terre tous les êtres que j’ai faits.
Noé exécuta tout ce que l’Éternel lui avait ordonné.
Noé avait six cents ans, lorsque le déluge d’eaux fut sur la terre.
Et Noé entra dans l’arche avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils, pour échapper aux eaux du déluge.
D’entre les animaux purs et les animaux qui ne sont pas purs, les oiseaux et tout ce qui se meut sur la terre,
il entra dans l’arche auprès de Noé, deux à deux, un mâle et une femelle, comme Dieu l’avait ordonné à Noé.
Sept jours après, les eaux du déluge furent sur la terre.
L’an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, en ce jour-là toutes les sources du grand abîme jaillirent, et les écluses des cieux s’ouvrirent.
La pluie tomba sur la terre quarante jours et quarante nuits.
Ce même jour entrèrent dans l’arche Noé, Sem, Cham et Japhet, fils de Noé, la femme de Noé et les trois femmes de ses fils avec eux :
eux, et tous les animaux selon leur espèce, tout le bétail selon son espèce, tous les reptiles qui rampent sur la terre selon leur espèce, tous les oiseaux selon leur espèce, tous les petits oiseaux, tout ce qui a des ailes.
Ils entrèrent dans l’arche auprès de Noé, deux à deux, de toute chair ayant souffle de vie.
Il en entra, mâle et femelle, de toute chair, comme Dieu l’avait ordonné à Noé. Puis l’Éternel ferma la porte sur lui.
Le déluge fut quarante jours sur la terre. Les eaux crûrent et soulevèrent l’arche, et elle s’éleva au-dessus de la terre.
Les eaux grossirent et s’accrurent beaucoup sur la terre, et l’arche flotta sur la surface des eaux.
Les eaux grossirent de plus en plus, et toutes les hautes montagnes qui sont sous le ciel entier furent couvertes.
Les eaux s’élevèrent de quinze coudées au-dessus des montagnes, qui furent couvertes.
Tout ce qui se mouvait sur la terre périt, tant les oiseaux que le bétail et les animaux, tout ce qui rampait sur la terre, et tous les hommes.
Tout ce qui avait respiration, souffle de vie dans ses narines, et qui était sur la terre sèche, mourut.
Tous les êtres qui étaient sur la face de la terre furent exterminés, depuis l’homme jusqu’au bétail, aux reptiles et aux oiseaux du ciel : ils furent exterminés de la terre. Il ne resta que Noé, et ce qui était avec lui dans l’arche.
Les eaux furent grosses sur la terre pendant cent cinquante jours.
Genèse 8
Dieu se souvint de Noé, de tous les animaux et de tout le bétail qui étaient avec lui dans l’arche ; et Dieu fit passer un vent sur la terre, et les eaux s’apaisèrent.Les sources de l’abîme et les écluses des cieux furent fermées, et la pluie ne tomba plus du ciel.
Les eaux se retirèrent de dessus la terre, s’en allant et s’éloignant, et les eaux diminuèrent au bout de cent cinquante jours.
Le septième mois, le dix-septième jour du mois, l’arche s’arrêta sur les montagnes d’Ararat.
Les eaux allèrent en diminuant jusqu’au dixième mois. Le dixième mois, le premier jour du mois, apparurent les sommets des montagnes.
Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre qu’il avait faite à l’arche.
Il lâcha le corbeau, qui sortit, partant et revenant, jusqu’à ce que les eaux eussent séché sur la terre.
Il lâcha aussi la colombe, pour voir si les eaux avaient diminué à la surface de la terre.
Mais la colombe ne trouva aucun lieu pour poser la plante de son pied, et elle revint à lui dans l’arche, car il y avait des eaux à la surface de toute la terre. Il avança la main, la prit, et la fit rentrer auprès de lui dans l’arche.
Il attendit encore sept autres jours, et il lâcha de nouveau la colombe hors de l’arche.
La colombe revint à lui sur le soir ; et voici, une feuille d’olivier arrachée était dans son bec. Noé connut ainsi que les eaux avaient diminué sur la terre.
Il attendit encore sept autres jours ; et il lâcha la colombe. Mais elle ne revint plus à lui.
L’an six cent un, le premier mois, le premier jour du mois, les eaux avaient séché sur la terre. Noé ôta la couverture de l’arche : il regarda, et voici, la surface de la terre avait séché.
Le second mois, le vingt-septième jour du mois, la terre fut sèche.
Alors Dieu parla à Noé, en disant :
Sors de l’arche, toi et ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi.
Fais sortir avec toi tous les animaux de toute chair qui sont avec toi, tant les oiseaux que le bétail et tous les reptiles qui rampent sur la terre : qu’ils se répandent sur la terre, qu’ils soient féconds et multiplient sur la terre.
Et Noé sortit, avec ses fils, sa femme, et les femmes de ses fils.
Tous les animaux, tous les reptiles, tous les oiseaux, tout ce qui se meut sur la terre, selon leurs espèces, sortirent de l’arche.
Noé bâtit un autel à l’Éternel ; il prit de toutes les bêtes pures et de tous les oiseaux purs, et il offrit des holocaustes sur l’autel.
L’Éternel sentit une odeur agréable, et l’Éternel dit en son cœur : Je ne maudirai plus la terre, à cause de l’homme, parce que les pensées du cœur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse ; et je ne frapperai plus tout ce qui est vivant, comme je l’ai fait.
Tant que la terre subsistera,
les semailles et la moisson,
le froid et la chaleur,
l’été et l’hiver,
le jour et la nuit
ne cesseront point.
Genèse 9
Dieu bénit Noé et ses fils, et leur dit : Soyez féconds, multipliez, et remplissez la terre.Vous serez un sujet de crainte et d’effroi pour tout animal de la terre, pour tout oiseau du ciel, pour tout ce qui se meut sur la terre, et pour tous les poissons de la mer : ils sont livrés entre vos mains.
Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture : je vous donne tout cela comme l’herbe verte.
Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang.
Sachez-le aussi, je redemanderai le sang de vos âmes, je le redemanderai à tout animal ; et je redemanderai l’âme de l’homme à l’homme, à l’homme qui est son frère.
Si quelqu’un verse le sang de l’homme,
par l’homme son sang sera versé ;
car Dieu a fait l’homme à son image.
Et vous, soyez féconds et multipliez, répandez-vous sur la terre et multipliez sur elle.
Dieu parla encore à Noé et à ses fils avec lui, en disant :
Voici, j’établis mon alliance avec vous et avec votre postérité après vous ;
avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, tant les oiseaux que le bétail et tous les animaux de la terre, soit avec tous ceux qui sont sortis de l’arche, soit avec tous les animaux de la terre.
J’établis mon alliance avec vous : aucune chair ne sera plus exterminée par les eaux du déluge, et il n’y aura plus de déluge pour détruire la terre.
Et Dieu dit : C’est ici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous, et tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à toujours :
j’ai placé mon arc dans la nue, et il servira de signe d’alliance entre moi et la terre.
Quand j’aurai rassemblé des nuages au-dessus de la terre, l’arc paraîtra dans la nue ;
et je me souviendrai de mon alliance entre moi et vous, et tous les êtres vivants, de toute chair, et les eaux ne deviendront plus un déluge pour détruire toute chair.
L’arc sera dans la nue ; et je le regarderai, pour me souvenir de l’alliance perpétuelle entre Dieu et tous les êtres vivants, de toute chair qui est sur la terre.
Et Dieu dit à Noé : Tel est le signe de l’alliance que j’établis entre moi et toute chair qui est sur la terre.
Les fils de Noé, qui sortirent de l’arche, étaient Sem, Cham et Japhet. Cham fut le père de Canaan.
Ce sont là les trois fils de Noé, et c’est leur postérité qui peupla toute la terre.
Noé commença à cultiver la terre, et planta de la vigne.
Il but du vin, s’enivra, et se découvrit au milieu de sa tente.
Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le rapporta dehors à ses deux frères.
Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père ; comme leur visage était détourné, ils ne virent point la nudité de leur père.
Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet.
Et il dit :
Maudit soit Canaan !
qu’il soit l’esclave des esclaves
de ses frères !
Il dit encore :
Béni soit l’Éternel, Dieu de Sem,
et que Canaan soit leur esclave !
Que Dieu étende les possessions de Japhet,
qu’il habite dans les tentes de Sem,
et que Canaan soit leur esclave !
Noé vécut, après le déluge, trois cent cinquante ans.
Tous les jours de Noé furent de neuf cent cinquante ans ; puis il mourut.
Genèse 10
Voici la postérité des fils de Noé, Sem, Cham et Japhet. Il leur naquit des fils après le déluge.Les fils de Japhet furent : Gomer, Magog, Madaï, Javan, Tubal, Méschec et Tiras.
Les fils de Gomer : Aschkenaz, Riphat et Togarma.
Les fils de Javan : Élischa, Tarsis, Kittim et Dodanim.
C’est par eux qu’ont été peuplées les îles des nations selon leurs terres, selon la langue de chacun, selon leurs familles, selon leurs nations.
Les fils de Cham furent : Cusch, Mitsraïm, Puth et Canaan.
Les fils de Cusch : Saba, Havila, Sabta, Raema et Sabteca. Les fils de Raema : Séba et Dedan.
Cusch engendra aussi Nimrod ; c’est lui qui commença à être puissant sur la terre.
Il fut un vaillant chasseur devant l’Éternel ; c’est pourquoi l’on dit : Comme Nimrod, vaillant chasseur devant l’Éternel
Il régna d’abord sur Babel, Érec, Accad et Calné, au pays de Schinear.
De ce pays-là sortit Assur ; il bâtit Ninive, Rehoboth Hir, Calach,
et Résen entre Ninive et Calach ; c’est la grande ville.
Mitsraïm engendra les Ludim, les Anamim, les Lehabim, les Naphtuhim,
les Patrusim, les Casluhim, d’où sont sortis les Philistins, et les Caphtorim.
Canaan engendra Sidon, son premier-né, et Heth ;
et les Jébusiens, les Amoréens, les Guirgasiens,
les Héviens, les Arkiens, les Siniens,
les Arvadiens, les Tsemariens, les Hamathiens. Ensuite, les familles des Cananéens se dispersèrent.
Les limites des Cananéens allèrent depuis Sidon, du côté de Guérar, jusqu’à Gaza, et du côté de Sodome, de Gomorrhe, d’Adma et de Tseboïm, jusqu’à Léscha.
Ce sont là les fils de Cham, selon leurs familles, selon leurs langues, selon leurs pays, selon leurs nations.
Il naquit aussi des fils à Sem, père de tous les fils d’Héber, et frère de Japhet l’aîné.
Les fils de Sem furent : Élam, Assur, Arpacschad, Lud et Aram.
Les fils d’Aram : Uts, Hul, Guéter et Masch.
Arpacschad engendra Schélach ; et Schélach engendra Héber.
Il naquit à Héber deux fils : le nom de l’un était Péleg, parce que de son temps la terre fut partagée, et le nom de son frère était Jokthan.
Jokthan engendra Almodad, Schéleph, Hatsarmaveth, Jérach,
Hadoram, Uzal, Dikla,
Obal, Abimaël, Séba,
Ophir, Havila et Jobab. Tous ceux-là furent fils de Jokthan.
Ils habitèrent depuis Méscha, du côté de Sephar, jusqu’à la montagne de l’orient.
Ce sont là les fils de Sem, selon leurs familles, selon leurs langues, selon leurs pays, selon leurs nations.
Telles sont les familles des fils de Noé, selon leurs générations, selon leurs nations. Et c’est d’eux que sont sorties les nations qui se sont répandues sur la terre après le déluge.
Traduction 3 : Fabre d’Olivet

Chapitre I – La principiation
1. Dans le Principe, Ælohîm, LUI-les-Dieux, l’Être des êtres, avait créé en principe ce qui constitue l’existence des Cieux et de la Terre.2. Mais la Terre n’était qu’une puissance contingente d’être dans une puissance d’être ; l’Obscurité, force astringente et compressive, enveloppait l’Abîme, source infinie de l’existence potentielle ; et l’Esprit divin, souffle expansif et vivifiant, exerçait encore son action génératrice au-dessus des Eaux, image de l’universelle passivité des choses.
3. Or, il avait dit, LUI-les-Dieux ; la Lumière sera, et la Lumière avait été.
4. Et, considérant cette essence lumineuse comme bonne, il avait déterminé un moyen de séparation entre la Lumière et l’Obscurité.
5. Désignant, LUI-les-Dieux, cette Lumière, élémentisation intelligible, sous le nom de Jour, manifestation phénoménique universelle, et cette Obscurité, existence sensible et matérielle, sous le nom de Nuit, manifestation négative et nutation des choses : et tel avait été l’occident, et tel avait été l’orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la première manifestation phénoménique.
6. Déclarant ensuite sa volonté, il avait dit, LUI-les-Dieux : il y aura une expansion éthérée au centre des eaux ; il y aura une force raréfiante opérant le partage de leurs facultés opposées.
7. Et LUI, l’Être des êtres, avait fait cette Expansion éthérée ; il avait excité ce mouvement de séparation entre les facultés inférieures des eaux, et leurs facultés supérieures ; et cela s’était fait ainsi.
8. Désignant, LUI-les-Dieux, cette expansion éthérée du nom de Cieux, les eaux exaltées : et tel avait été l’occident, et tel avait été l’orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la seconde manifestation phénoménique.
9. Il avait dit encore, LUI-les-Dieux : les ondes inférieures et gravitantes des cieux tendront irrésistiblement ensemble vers un lieu déterminé, unique ; et l’Aridité paraîtra : et cela s’était fait ainsi.
10. Et il avait désigné l’aridité sous le nom de Terre, élément terminant et final, et le lieu vers lequel devaient tendre les eaux, il l’avait appelé Mers, immensité aqueuse : et considérant ces choses, LUI l’Être des êtres, il avait vu qu’elles seraient bonnes.
11. Continuant à déclarer sa volonté, il avait dit, LUI-les-Dieux : la Terre fera végéter une herbe végétante, et germant d’un germe inné, une substance fructueuse portant son fruit propre, selon son espèce, et possédant en soi sa puissance sémentielle : et cela s’était fait ainsi.
12. La Terre avait fait pousser de son sein une herbe végétante et germant d’un germe inné, selon son espèce, une substance fructueuse possédant en soi sa puissance sérnentielle selon la sienne : et LUI, l’Être des êtres, considérant ces choses, avait vu qu’elles seraient bonnes.
13. Et tel avait été l’occident, et tel avait été l’orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la troisième manifestation phénoménique.
14. Déclarant encore sa volonté, il avait dit, LUI-les-Dieux : il y aura dans l’Expansion éthérée des cieux, des Centres de lumière, destinés à opérer le mouvement de séparation entre le jour et la nuit, et à servir de signes à venir, et pour les divisions temporelles, et pour les manifestations phénoméniques universelles, et pour les mutations ontologiques des êtres.
15. Et ils seront, ces Centres de lumière, comme des foyers sensibles chargés de faire éclater la Lumière intelligible sur la terre : et cela s’était fait ainsi.
16. Il avait déterminé, LUI, l’Être des êtres, l’existence potentielle de cette Dyade de grands foyers lumineux ; destinant le plus grand à la représentation du jour, et le plus petit à celle de la nuit ; et il avait déterminé aussi l’existence des facultés virtuelles de l’Univers, les étoiles.
17. Les préposant dans l’expansion éthérée des cieux, ces foyers sensibles, pour faire éclater la Lumière intelligible sur la terre.
18. Pour représenter dans le jour et dans la nuit, et pour opérer le mouvement de séparation entre la lumière et l’obscurité : et considérant ces choses, LUI, l’Être des êtres, il avait vu qu’elles seraient bonnes.
19. Et tel avait été l’occident, et tel avait été l’orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la quatrième manifestation phénoménique.
20. Ensuite, il avait dit, LUI-les-Dieux : les Eaux émettront à foison les principes vermiformes et volatiles d’une âme de Vie, mouvante sur la terre, et voltigeante dans l’expansion éthérée des cieux.
21. Et LUI, l’Être des êtres, avait créé l’existence potentielle de ces immensités corporelles, légions de monstres marins, et celle de toute âme de Vie, animée d’un mouvement reptiforme, dont les eaux émettaient à foison les principes, selon leur espèce, et celle de tout oiseau à l’aile forte et rapide, selon son espèce : et considérant ces choses, LUI-les-Dieux, il avait vu qu’elles seraient bonnes.
22. Il avait béni ces êtres, et leur avait déclaré sa volonté, disant : propagez-vous et multipliez-vous, et remplissez les eaux des mers ; afin que l’espèce volatile se multiplie sur la terre.
23. Et tel avait été l’occident, et tel avait été l’orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la cinquième manifestation phénoménique.
24. Et LUI-les-Dieux avait dit encore, la Terre émettra de son sein un souffle de vie selon son espèce, animé d’un mouvement progressif, quadrupède et reptile, Animalité terrestre, selon son espèce, et cela s’était fait ainsi.
25. Il avait donc déterminé, LUI, l’Être des êtres, l’existence potentielle de cette Animalité terrestre, selon son espèce, et celle du Genre quadrupède, selon son espèce ; et considérant ces choses, il avait jugé quelles seraient bonnes.
26. Continuant ensuite à déclarer sa volonté, il avait dit, LUI-les-Dieux : nous ferons Adam, l’Homme universel, en notre ombre réfléchie, suivant les lois de notre action assimilante ; afin que, puissance collective, il tienne universellement l’empire, et domine à la fois, et dans le poisson des mers, et dans l’oiseau des cieux, et dans le quadrupède, et dans toute l’animalité, et dans toute vie reptiforme se mouvant sur la terre.
27. Et LUI, l’Être des êtres, avait créé l’existence potentielle d’Adam, l’Homme universel, en son ombre réfléchie ; en son ombre divine il l’avait créé ; et puissance collective, l’avait identifié ensemble mâle et femelle.
28. Il avait béni son existence collective, et lui avait déclaré collectivement sa volonté, disant : propagez-vous et multipliez-vous ; remplissez la Terre et subjuguez-la ; tenez universellement l’empire et dominez dans le poisson des mers, et dans l’oiseau des cieux, et dans toute chose jouissant du mouvement vital sur la Terre.
29. Et il lui avait également déclaré, LUI-les-Dieux, voici : je vous ai donné, sans exception, toute herbe germant d’un germe inné, sur la face de la Terre entière, ainsi que toute substance portant son fruit propre, et possédant en soi sa puissance sémentielle, pour vous servir d’aliment.
30. Et à toute animalité terrestre, à toute espèce de volatile, d’être reptiforme se mouvant sur la terre, et possédant en soi le principe inné d’un souffle animé de vie, j’ai donné en totalité l’herbe verdoyante pour aliment. Et cela s’était fait ainsi.
31. Alors considérant toutes ces choses qu’il avait faites en puissance, comme présentes devant lui, il avait vu, LUI-les-Dieux, qu’elles seraient bonnes selon leur mesure. Et tel avait été l’occident, et tel avait été l’orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la sixième manifestation phénoménique.
Chapitre II – La distinction
1. Ainsi, devant s’accomplir en acte, s’accomplirent en puissance et les Cieux et la Terre, et la Loi régulatrice qui devait présider à leurs développements.2. Et l’Être des êtres ayant terminé à la septième manifestation phénoménique, l’acte souverain qu’il avait conçu, revint à son état primitif dans cette septième période, après l’entier accomplissement de l’œuvre divine qu’il avait effectuée.
3. C’est pourquoi il bénit, LUI-les-Dieux, cette septième manifestation phénoménique, et en sanctifia à jamais l’existence symbolique comme étant l’époque de son retour à son état primitif, après l’entier accomplissement de l’acte souverain dont il avait créé le dessein selon sa puissance efficiente.
4. Tel est le type des générations des Cieux et de la Terre, suivant le mode de leur création, au jour où IHÔAH, LUI-les-Dieux, déployant sa puissance créatrice, fit en principe les Cieux et la Terre.
5. Et la conception entière de la Nature, avant que la Nature existât sur la Terre, et sa force végétative, avant qu’elle eût végété : car IHÔAH, l’Être des êtres, ne faisait point pleuvoir sur la Terre, et l’universel Adam n’existait point encore en substance actuelle, pour élaborer et servir l’Élément adamique.
6. Mais une émanation virtuelle, s’élevant avec énergie du sein de la Terre, abreuvait toute l’étendue de ce même élément.
7. Or, IHÔAH, l’Être des êtres, ayant formé la substance d’Adam, de la sublimation des parties les plus subtiles de l’Élément adamique, inspira dans son entendement une essence exhalée des Vies, et dès lors Adam, l’Homme universel, devint une similitude de l’Ame vivante, universelle.
8. Ensuite il traça, IHÔAH, LUI-les-Dieux, une enceinte organique dans la sphère de la sensibilité temporelle, extraite de l’antériorité universelle des temps ; et il y plaça ce même Adam, qu’il avait formé pour l’éternité.
9. Ordonnant à l’Élément adamique de faire croître toute espèce de substance végétative, aussi belle à la vue, selon sa nature, que bonne au goût ; et voulant en même temps que le principe substantiel des Vies se développât au centre de l’enceinte organique avec la substance propre du bien ou du mal.
10. Cependant une émanation lumineuse, telle qu’un vaste fleuve, coulait de la sphère sensible pour la vivification de l’enceinte organique ; s’y divisait, et paraissait au dehors selon la puissance quaternaire multiplicatrice, en quatre principes.
11. Le nom du premier de ces principes émanés était Phîshôn, c’est-à-dire, la réalité physique, l’être apparent : il enveloppait toute la terre de Ħawilah, l’énergie virtuelle, lieu natal de l’or.
12. Et l’or de cette terre-là, emblème de la réflexion lumineuse, était bon. C’était encore le lieu natal du Bedolla, division mystérieuse, et de la pierre Shohâm, sublimation universelle.
13. Le nom du second de ces principes émanés était Gîhôn, le mouvement formatif : il enveloppait toute la terre de Choush, le principe igné.
14. Le nom du troisième de ces principes émanés était Hiddekel, le rapide propagateur, servant de véhicule au principe de la félicité. Le quatrième, enfin, recevait le nom de Phrath, à cause de la fécondité dont il était la source.
15. Ainsi donc, IHÔAH, l’Être des êtres, ayant pris Adam, l’Homme universel, le plaça dans l’enceinte organique de la sensibilité temporelle, pour qu’il l’élaborât et la gardât avec soin.
16. Et il lui recommanda fortement, IHÔAH, LUI-les-Dieux, en lui déclarant ainsi sa volonté : "de toute la substance végétative de l’enceinte organique, tu peux t’alimenter sans Crainte :
17. Mais de la substance propre de la connaissance du bien et du mal garde-toi de faire aucune consommation car au jour même où tu t’en alimenteras, tu deviendras muable ; et tu mourras".
18. Ensuite il dit, IHÔAH, l’Être des êtres, il n’est pas bon qu’Adam soit dans la solitude de lui-même : je lui ferai une compagne, une aide élémentaire, émanée de lui-même, et formée dans la réflexion de sa lumière.
19. Or, il avait formé hors de l’Élément adamique, toute l’animalité de la nature terrestre, et toute l’espèce volatile des cieux, il les fit venir vers Adam pour voir quel nom relatif à lui-même, cet Homme universel assignerait à chaque espèce ; et tous les noms qu’il assigna à ces espèces, dans leurs rapports avec lui, furent l’expression de leurs rapports avec l’Ame vivante universelle.
20. Ainsi donc, Adam assigna des noms à l’espèce entière des quadrupèdes, à celle des oiseaux, et généralement à toute l’animalité de la nature ; mais il fut loin d’y trouver cette compagne, cette aide élémentaire, qui, émanée de lui-même, et formée dans la réflexion de sa lumière, devait lui présenter son image réfléchie.
21. Alors IHÔAH, l’Être des êtres, laissa tomber un sommeil profond et sympathique sur cet Homme universel, qui s’endormit soudain ; et rompant l’unité de ses enveloppes extérieures, il prit l’une d’elles, et revêtit de forme et de beauté corporelle, sa faiblesse originelle.
22. Ensuite il rétablit cette enveloppe qu’il avait extraite de la substance même d’Adam, pour la faire servir de base à celle d’Aîshah, sa compagne intellectuelle ; et il l’amena vers lui.
23. Et Adam, déclarant sa pensée, dit : celle-ci est véritablement substance de ma substance, et forme de ma forme ; et il l’appela Aîshah, faculté volitive efficiente, à cause du principe volitif intellectuel Aîsh, dont elle avait été tirée en substance.
24. Voilà pourquoi l’homme intellectuel, Aîsh, doit quitter son père et sa mère, et se réunir à sa compagne intellectuelle, Aîshah, sa faculté volitive ; afin de ne faire avec elle qu’un seul être sous une même forme.
25. Or, ils étaient l’un et l’autre entièrement découverts, sans aucun voile corporel qui déguisât leurs conceptions mentales, l’universel Adam, et sa faculté volitive Aîshah ; et ils ne se causaient entre eux aucune honte.
Chapitre III – L’extraction
1. Cependant, Naħash, l’attract originel, la Cupidité, cette ardeur interne, appétante, était la passion entraînante de la vie élémentaire, le principe intérieur de la Nature, ouvrage de IHÔAH. Or, cette Passion insidieuse dit à Aîshah, la faculté volitive d’Adam, pourquoi vous a-t-il recommandé, LUI-les-Dieux, de ne pas vous alimenter de toute la substance de la sphère organique ?2. Et la Faculté volitive répondit à cette Ardeur cupide : nous pouvons sans crainte nous alimenter du fruit substantiel de l’enceinte organique.
3. Mais quant au fruit de la substance même qui est au centre de cette enceinte, il nous a dit, LUI-les-Dieux, vous n’en ferez pas aliment ; vous n’y aspirerez pas votre âme, de peur que vous ne vous fassiez inévitablement mourir.
4. Alors Naħash, l’attract originel, reprit : non, ce n’est pas de mort que vous vous ferez inévitablement mourir.
5. Car, sachant bien, LUI-les-Dieux, que dans le jour où vous vous alimenterez de cette substance, vos yeux seront ouverts à la lumière, il redoute que vous ne deveniez tels que LUI, connaissant le bien et le mal.
6. Aîshah, la faculté volitive, ayant considéré qu’en effet cette substance, mutuellement désirée par le sens du goût, et par celui de la vue, paraissait bonne, et la flattait agréablement de l’espoir d’universaliser son intelligence, détacha de son fruit, s’en nourrit ; et en donna aussi avec intention à son principe intellectuel, Aîsh, auquel elle était étroitement unie ; et il s’en nourrit.
7. Et soudain leurs yeux s’ouvrirent également, et ils connurent qu’ils étaient dénués de vertu, de lumière propre, stériles, révélés dans leur obscur principe. Ils firent alors naître au-dessus d’eux une élévation ombreuse, voile de tristesse mutuelle et de deuil ; et se firent de vêtements passagers.
8. Cependant ils entendirent la voix même de IHÔAH, l’Être des êtres, se portant en tous sens dans l’enceinte organique, selon le souffle spiritueux de la lumière du jour. L’universel Adam se cacha de la vue de IHÔAH, avec sa faculté volitive, au centre de la substance même de l’enceinte organique.
9. Mais IHÔAH, l’Être des êtres, se fit entendre à Adam, et lui dit : où t’a porté ta volonté ?
10. Et Adam répondit : j’ai entendu ta voix dans cette enceinte ; et voyant que j’étais dénué de vertu, stérile, révélé dans mon obscur principe, je me suis caché.
11. Et l’Être des êtres reprit : qui t’a donc enseigné que tu étais ainsi dénué, si ce n’est l’usage de cette même substance dont je t’avais expressément recommandé de ne t’alimenter nullement ?
12. Et Adam répondit encore : Aîshah, la faculté volitive que tu m’as donnée pour être ma compagne, c’est elle qui m’a offert de cette substance, et je m’en suis alimenté.
13. Alors, IHÔAH, l’Être des êtres, dit à la Faculté volitive, pourquoi as-tu fait cela ? et Aîshah répondit : Naħash, cette passion insidieuse, a causé mon délire, et je me suis alimentée.
14. Et IHÔAH, l’Être des êtres, dit à Naħash, l’attract originel : puisque tu as causé ce malheur, tu seras une passion maudite au sein de l’espèce animale et parmi tout ce qui vit dans la Nature : d’après ton inclination tortueuse tu agiras bassement, et d’exhalaisons élémentaires tu alimenteras tous les moments de ton existence.
15. Je mettrai une antipathie profonde entre toi, Passion cupide, et entre Aîshah, la faculté volitive ; entre tes productions et ses productions : les siennes comprimeront en toi le principe du mal, et les tiennes comprimeront en elle les suites de sa faute.
16. S’adressant à Aîshah, la faculté volitive, il lui dit : je multiplierai le nombre des obstacles physiques de toutes sortes, opposés à l’exécution de tes désirs, en augmentant en même temps le nombre de tes conceptions mentales et de tes enfantements. Avec travail et douleur tu donneras l’être à tes productions ; et vers ton principe intellectuel, entraînée par ton penchant, tu subiras son empire, et il se représentera en toi.
17. Et à l’Homme universel, Adam, il dit ensuite : puisque tu as prêté l’oreille à la voix de ta faculté volitive, et que tu t’es nourri de cette substance, de laquelle je t’avais expressément recommandé de ne l’alimenter nullement, maudit ! Soit l’élément adamique, homogène, et similaire à toi, relativement à toi : avec angoisse tu seras forcé d’en alimenter tous les moments de ton existence.
17. Et les productions tranchantes, et les productions incultes et désordonnées, germeront abondamment pour toi : tu te nourriras des fruits âcres et desséchés de la Nature élémentaire.
18. Tu t’en nourriras dans l’agitation continuelle de ton esprit, et jusqu’au moment de ta réintégration à l’Élément adamique, homogène et similaire à toi : car, comme tu as été tiré de cet élément, et que tu en es une émanation spiritueuse, ainsi c’est à cette émanation spiritueuse que tu dois être réintégré.
20. Alors l’universel Adam, assigna à sa faculté volitive Aîshah, le nom de Ħewah, existence élémentaire ; à cause qu’elle devenait l’origine de tout ce qui constitue cette existence.
21. Ensuite IHÔAH, l’Être des êtres, fit pour Adam et pour sa compagne intellectuelle, des sortes de corps de défense dont il les revêtit avec soin.
22. Disant, IHÔAH, LUI-les-Dieux : voici Adam, l’Homme universel, devenu semblable à l’un d’entre nous, selon la connaissance du bien et du mal. Mais alors, de peur qu’il n’étendît la main, et qu’il ne se saisît aussi du principe substantiel des Vies, qu’il ne s’en nourrit, et qu’il ne vécût en l’état où il était, durant l’immensité des temps ;
23. IHÔAH, l’Être des êtres, l’isola de la sphère organique de la sensibilité temporelle, afin qu’il élaborât et servit avec soin cet Élément adamique, hors duquel il avait été tiré.
24. Ainsi il éloigna de son poste cet Homme universel, et fit résider du principe de l’antériorité des temps, à la sphère sensible et temporelle, un être collectif appelé Cherubim, semblable à la puissance multiplicatrice universelle, armé de la flamme incandescente de l’extermination, tourbillonnant sans cesse sur elle-même, pour garder la route de la substance élémentaire des Vies.
Chapitre IV – La multiplication divisionnelle
1. Cependant, Adam, l’Homme universel, connut Ħewah, l’existence élémentaire, comme sa faculté volitive efficiente ; et elle conçut, et elle enfanta Kaîn, le fort et le puissant transformateur, celui qui centralise, saisit et assimile à soi ; et elle dit : j’ai formé, selon ma nature, un principe intellectuel de l’essence même, et semblable à IHÔAH.2. Et elle ajouta à cet enfantement celui de son frère Habel, le doux et pacifique libérateur, celui qui dégage et détend, qui évapore, qui fuit le centre. Or, Habel était destiné à diriger le développement du Monde corporel ; et Kaîn, à élaborer et servir l’Élément adamique.
3. Or, ce fut de la cime des mers, que Kaîn fit monter vers IHÔAH une oblation des fruits de ce même élément :
4. Tandis qu’Habel offrit aussi une oblation des prémices du Monde qu’il dirigeait, et des vertus les plus éminentes de ses productions : mais IHÔAH s’étant montré sauveur envers Habel et envers son offrande,
5. Ne reçut point de même Kaîn, ni son oblation ; ce qui causa un violent embrasement dans ce fort et puissant transformateur, décomposa sa physionomie, et l’abattit entièrement.
6. Alors, IHÔAH dit à Kaîn : pourquoi cet embrasement de ta part ? et d’où vient que ta physionomie s’est ainsi décomposée et abattue ?
7. N’est-ce pas que si tu fais le bien, tu en portes le signe ? et que si tu ne le fais pas, au contraire, le vice se peint sur ton front ? qu’il t’entraîne dans son penchant qui devient le tien ; et que tu te représentes sympathiquement en lui ?
8. Ensuite, Kaîn déclarant sa pensée à Habel, son frère, lui manifesta sa volonté. Or, c’était pendant qu’ils étaient ensemble dans la Nature productrice, que Kaîn, le violent centralisateur, s’éleva avec véhémence contre Habel son frère, le doux et pacifique libérateur, l’accabla de ses forces, et l’immola.
9. Et IHÔAH dit à Kaîn : où est Habel ton frère ? À quoi Kaîn répondit : je ne le sais pas. Suis-je donc son gardien, moi ?
10. Et IHÔAH lui dit encore : qu’as-tu fait ? la voix des générations plaignantes, qui devaient procéder de ton frère, et lui être homogène, s’élève jusqu’à moi de l’Élément adamique.
11. Maintenant, sois maudit ! toi-même par ce même élément, dont l’avidité a pu absorber par ta main ces générations homogènes qui devaient procéder de ton frère.
12. Lorsque tu le travailleras, il ne joindra point sa force virtuelle à tes efforts. Agité d’un mouvement d’incertitude et d’effroi, tu seras vaguant sur la Terre.
13. Alors, Kaîn dit à IHÔAH, que mon iniquité doit être grande ; d’après la purification !
14. Vois ! tu me chasses aujourd’hui de l’Élément adamique ; je dois me cacher avec soin de ta présence ; agité d’un mouvement d’incertitude et d’effroi, je dois être vaguant sur la Terre : ainsi donc ; tout être qui me trouvera pourra m’accabler.
15. Mais IHÔAH, déclarant sa volonté, lui parla ainsi tout être qui croira accabler Kaîn, le fort et puissant transformateur, sera, au contraire, celui qui l’exaltera sept fois davantage. Ensuite, IHÔAH mit à Kaîn un signe, afin que nul être qui viendrait à le trouver, ne pût lui nuire.
16. Et Kaîn se retira de la présence de IHÔAH, et il alla habiter dans la terre de l’exil, de la dissension et de l’effroi, le principe antérieur de la sensibilité temporelle.
17. Cependant Kaîn connut sa faculté volitive efficiente, et elle conçut, et elle enfanta Ħenôch, la force centrale et fondatrice ; ensuite il se mit à édifier un circuit sphérique, une enceinte fortifiée, à laquelle il donna le nom de son fils Ħenôch.
18. Et il fut accordé et ce même Ħenôch de produire l’existence de Wħirad, le mouvement excitateur, la cause motrice ; et Wħirad, produisit celle de Meħoujâel, la manifestation physique, la réalité objective ; et Meħoujâel produisit celle de Methoushâel, le gouffre appétant de la mort ; et Methoushâel produisit celle de Lamech, le nœud qui arrête la dissolution, le lien flexible des choses.
19. Or, Lamech prit pour lui, comme ses épouses corporelles, deux facultés physiques : le nom de la première était Wħadah, l’évidente ; et celui de la seconde, Tzillah, la profonde, l’obscure, la voilée.
20. Wħadah donna naissance à Jabal, principe aqueux, celui d’où découlent l’abondance et la fertilité physique, père de ceux qui habitent les demeures fixes et élevées, et qui reconnaissent la propriété.
21. Et Jabal eut pour frère Joubal, fluide universel, principe aérien, d’où découlent la joie et la prospérité morale, père de ceux qui se livrent aux conceptions lumineuses et dignes d’amour : les sciences et les arts.
22. Et Tzillah aussi donna naissance à Thoubal-Kaîn, la diffusion centrale, principe mercuriel et minéral, instructeur de ceux qui s’adonnent aux travaux mécaniques, qui fouillent les mines et forgent le fer. Et la parenté de Thoubal-Kaîn fut Nawħomah, le principe de l’agrégation et de l’association des peuples.
23. Alors Lamech, le nœud qui arrête la dissolution, dit à ses deux facultés physiques, Wħadah et Tzillah écoutez ma voix, épouses de Lamech, prêtez l’oreille à ma parole : car, de même que j’ai détruit l’intellectuel individualisé par sa faculté volitive, pour me dilater et m’étendre ; de même que j’ai détruit l’esprit de lignée pour me constituer en corps de peuple.
24. Ainsi, comme il a été dit que celui qui voudrait accabler Kaîn, le puissant transformateur, en septuplerait les forces constitutives centralisantes ; celui qui voudra accabler Lamech, le flexible lien des choses, en augmentera septante sept fois la puissance ligatrice.
25. Cependant Adam, l’Homme universel, avait encore connu sa faculté volitive efficiente ; et elle avait enfanté un fils auquel elle avait donné le nom de Sheth, la base, le fond des choses ; parce qu’elle avait dit : il a placé en moi, LUI-les-Dieux, la base d’une autre génération, émanée de l’affaissement d’Habel, au moment où il fut immolé par Kaîn.
26. Or, il fut accordé aussi à Sheth de générer un fils auquel il donna le nom d’Ænôsh, c’est-à-dire l’être muable, l’homme corporel ; et dés lors il fut permis d’espérer et d’attendre un soulagement à ses maux dans l’invocation du nom de IHÔAH.
Chapitre V – La compréhension facultative
1. Ceci est le Livre des caractéristiques générations d’Adam, l’Homme universel, dès le jour où le créant, LUI-les-Dieux, suivant les lois de son action assimilante, il en détermina l’existence potentielle :2. Le créant d’une manière collective mâle et femelle, cause et moyen ; le bénissant sous ce rapport collectif, et lui donnant le nom universel d’Adam, au jour même où il l’avait universellement créé.
3. Or, Adam existait depuis trois décuples et une centaine de mutations ontologiques temporelles, lorsqu’il lui fut accordé de générer, au moyen de sa faculté assimilatrice, en son ombre réfléchie, un être émané auquel il donna le nom de Sheth, comme étant destiné à être la base et le fond même des choses.
4. Et les périodes lumineuses d’Adam, après qu’il lui eut été accordé de produire l’existence de Sheth, furent au nombre de huit centaines de mutation ; et il produisit d’autres êtres émanés.
5. Ainsi, le nombre total des périodes lumineuses d’Adam, pendant lesquelles il exista, fut de neuf centaines entières et de trois décuples de mutation ontologique temporelle ; et il passa.
6. Cependant Sheth, la base des choses, existait depuis cinq mutations temporelles et une centaine de mutation, lorsqu’il généra Ænôsh, l’être muable, l’homme corporel.
7. Et Sheth exista encore après cette génération, sept mutations temporelles et huit centaines entières de mutation ; et il produisit d’autres êtres émanés.
8. Or, les périodes lumineuses pendant lesquelles Sheth exista, furent ensemble au nombre de deux mutations temporelles, un décuple et neuf centaines entières de mutation ; et il passa.
9. Cependant Ænôsh, l’homme corporel existait depuis neuf décuples de mutation temporelle, lorsqu’il produisit l’existence de Kaînan, c’est-à-dire celui qui s’approprie, qui envahit, qui enveloppe la généralité des choses.
10. Et Ænôsh exista encore après cette génération, cinq mutations temporelles, un décuple et huit centaines entières de mutation ; et il produisit d’autres êtres émanés.
11. Ainsi le nombre total des périodes lumineuses d’Ænôsh, s’éleva à cinq mutations temporelles, et neuf centaines entières de mutation ; et il passa.
12. Cependant Kaînan, l’envahissement général, existait depuis sept décuples de mutation temporelle lorsqu’il produisit l’existence de Mahollâel, l’exaltation puissante, la splendeur.
13. Et Kaînan exista encore, après cette génération, quatre décuples de mutation temporelle, et huit centaines entières de mutation ; et il produisit d’autres êtres émanés.
14. Or, les périodes lumineuses de Kaînan, furent ensemble au nombre de dix mutations temporelles, et de neuf centaines entières de mutation ; et il passa.
15. Cependant Mahollâel, l’exaltation puissante, la splendeur, existait depuis huit mutations et six décuples de mutation temporelle, lorsqu’il généra Ired, le mouvement persévérant en exaltation ou en dégénérescence.
16. Et Mahollâel exista encore après cette génération, trois décuples de mutation temporelle, et huit centaines entières de mutation ; et il produisit d’autres êtres émanés.
17. Ainsi le nombre total des périodes lumineuses de Mahollâel, l’exaltation glorifiée, fut de cinq mutations temporelles, de neuf décuples, et de huit centaines entières de mutation ; et il passa.
18. Cependant Ired, le mouvement persévérant, avait existé pendant deux mutations temporelles, six décuples, et une centaine entière de mutation lorsqu’il produisit l’existence de Ħenôch, le mouvement de centralisation et de contrition, qui rend stable et consolide le bien ou le mal.
19. Or, Ired exista encore après cette génération, huit centaines entières de mutation temporelle ; et il produisit d’autres êtres émanés.
20. Ainsi toutes les périodes lumineuses d’Ired, le mouvement persévérant en exaltation ou en dégénérescence, furent au nombre de deux mutations temporelles, six décuples et huit centaines entières de mutation ; et il passa.
21. Cependant Ħenôch, le mouvement de centralisation, avait déjà existé pendant cinq mutations temporelles et six décuples, lorsqu’il produisit l’existence de Methoushalê, l’émission de la mort.
22. Or, Ħenôch, mouvement de contrition et sentiment de pénitence, suivit constamment les traces d’Ælohîm, LUI-les-Dieux, après cette génération, et il produisit d’autres êtres émanés.
23. Et le nombre de ses périodes lumineuses fut de cinq mutations temporelles, six décuples, et trois centaines de mutation.
24. Comme il continua toujours à suivre les traces d’Ælohîm, LUI-les-Dieux, il cessa d’exister sans cesser d’être ; car, l’Être des êtres le retira à LUI.
25. Cependant Methoushalê, le trait de la mort, existait depuis sept mutations temporelles, huit décuples, et une centaine entière de mutation, lorsqu’il produisit l’existence de Lamech, le nœud qui lie la dissolution, et l’arrête.
26. Or, Methoushalê exista encore, après cette génération, deux mutations temporelles, huit décuples, et sept centaines entières de mutation ; et il produisit d’autres êtres émanés.
27. Ainsi les périodes lumineuses de Methoushalê, l’émission de la mort, furent ensemble au nombre de neuf mutations temporelles, six décuples, et neuf centaines de mutation ; et il passa.
28. Cependant Lamech, le flexible lien des choses, avait existé pendant deux mutations temporelles, huit décuples, et une centaine entière de mutation, lorsqu’il généra un fils.
29. Il lui assigna le nom même de Noé, le repos de la Nature élémentaire, en disant : celui-ci reposera notre existence, et allégera les travaux dont le poids insupportable accable nos facultés, à cause de l’Élément adamique dont IHÔAH a maudit avec force le principe.
30. Or, Lamech exista encore, après avoir donné naissance à ce fils, cinq mutations temporelles, neuf décuples, et cinq centaines entières de mutation : et il généra d’autres êtres émanés.
31. Et le nombre total des périodes lumineuses de Lamech, le flexible lien des choses, fut de sept mutations temporelles, sept décuples, et sept centaines entières de mutation ; et il passa.
32. Ainsi Noé, le repos de l’existence élémentaire, était le fils de cinq centuples de mutation temporelle ontologique, lorsqu’il produisit l’existence de Shem, ce qui est élevé et brillant, celle de Cham, ce qui est courbe et chaud, et celle de Japheth, ce qui est étendu.
Chapitre VI – La mesure proportionnelle
1. Mais c’était une suite nécessaire de la chute d’Adam et de la dissolution de cet Homme universel, que des formes sensibles et corporelles naquissent de ses divisions sur la face de la Terre, et en fussent abondamment produites.2. Or, les êtres émanés d’Ælohîm, LUI-les-Dieux, effluences spirituelles, ayant considéré ces formes sensibles, les trouvèrent agréables, et s’unirent comme à des facultés génératrices, à toutes celles qui leur plurent de préférence.
3. Cependant IHÔAH avait dit : mon souffle vivifiant ne se prodiguera plus désormais durant l’immensité des temps, chez l’Universel Adam, dont la dégénérescence est aussi rapide que générale ; puisqu’il est devenu corporel, ses périodes lumineuses ne seront plus qu’au nombre d’une centaine et de deux décuples de mutation temporelle.
4. Dans ce temps-là, les Néphiléens, les élus parmi les hommes, les Nobles, existaient sur la Terre ; ils étaient issus de la réunion des effluences spirituelles aux formes sensibles, après que les êtres émanés de LUI-les-Dieux eurent fécondé les productions corporelles de l’Universel Adam : c’étaient ces illustres Ghiboréens, ces héros, ces hyperboréens fameux, dont les noms ont été célèbres dans la profondeur des temps.
5. Alors IHÔAH, considérant que la perversité d’Adam s’augmentait de plus en plus sur la Terre, et que cet être universel ne concevait plus que des pensées mauvaises, analogues à la corruption de son cœur, et portant avec elles la contagion du vice sur toute cette période lumineuse :
6. Renonça entièrement au soin conservateur qu’il donnait à l’existence de ce même Adam, sur la Terre, et se réprimant lui-même en son cœur, il se le rendit sévère :
7. Disant : j’effacerai l’existence de cet Homme universel que j’ai créé, de dessus la face de l’Élément adamique ; je l’effacerai depuis le règne hominal jusqu’au quadrupède, depuis le reptile jusqu’à l’oiseau des cieux ; car j’ai renoncé tout à fait au soin conservateur à cause duquel je les avais faits.
8. Noé seul, le repos de la Nature élémentaire, trouva grâce aux yeux de IHÔAH.
9. Or, telles avaient été les générations caractéristiques de Noé : de Noé, principe intellectuel, manifestant la justice des vertus universelles dans les périodes de sa vie : de Noé, toujours occupé à suivre les traces d’Ælohîm, LUI-les-Dieux.
10. Noé, le repos de l’existence, avait généré une triade d’êtres émanés ; Shem, l’élévation brillante ; Cham, l’inclination obscure ; et Japheth, l’étendue absolue.
11. Ainsi donc, la Terre avilie, ravalée, se dégradait aux yeux de l’Être des êtres, en se remplissant de plus en plus d’une ardeur ténébreuse et dévorante.
12. Et considérant la Terre, LUI-les-Dieux, il vit que sa dégradation avait pour cause l’avilissement de toute corporéité vivante, dont la loi s’y était dégradée.
13. Alors manifestant sa parole, il dit à Noé : le terme de toute corporéité vivante s’approche à mes yeux : la Terre s’est comblée d’une ardeur ténébreuse et dévorante qui la dégrade et l’avilit d’une extrémité à l’autre : me voici, laissant naître de cette même dégradation, l’avilissement qu’elle entraîne et la destruction.
14. Fais-toi une Thebah, une enceinte sympathique ; fais-la d’une substance élémentaire conservatrice ; compose-la de chambres et de cavaux de communication ; et lies-en la circonférence tant intérieure qu’extérieure, avec une matière corporisante et bitumineuse.
15. C’est ainsi quel tu feras cette demeure mystérieuse, cette Thebah : tu lui donneras trois centuples de mesure-mère en longitude, cinq décuples en latitude, et trois décuples en solidité.
16. Selon la même mesure régulatrice, tu feras l’étendue orbiculaire de cette enceinte sympathique, en sa partie supérieure, accessible à la lumière et la dirigeant ; tu mettras sa dilatation en la partie opposée ; et tu feras les parties basses, doubles et triples.
17. Et me voici, moi-même, conduisant sur la Terre la grande intumescence des eaux pour y détruire et consumer entièrement toute substance corporelle possédant en soi le souffle des Vies : tout ce qui est sur la Terre, au dessous des Cieux, expirera.
18. Mais je laisserai subsister ma force créatrice auprès de toi : et tu viendras en la Thebah, toi et tes fils, les êtres émanés de toi, et ta faculté volitive efficiente, et les facultés corporelles des êtres émanés de toi, ensemble toi.
19. Et tu feras aussi venir en la Thebah, en cette demeure mystérieuse, couple à couple, les êtres de toute existence, de toute forme, afin qu’ils continuent d’exister en toi : ils seront, tout ces êtres, mâle et femelle.
20. Du genre volatile et du quadrupède, selon leur espèce, et de tout animal reptiforme provenu de l’élément adamique, les couples de chaque espèce, viendront près de toi pour y conserver l’existence.
21. Et toi, cependant, prends de tout aliment capable d’alimenter ; rassemble-le en toi, afin qu’il te serve de nourriture et pour toi-même et pour eux.
22. Et Noé, en faisant toutes ces choses, se conforma en tout à ce que lui avait sagement prescrit Ælohîm, LUI-les-Dieux.
Chapitre VII – La consommation des choses
1. Ensuite, IHÔAH dit à Noé : viens toi ! et tout l’intérieur à toi, en la Thebah, l’asile mutuel ; car ta nature s’est montrée juste à mes yeux en cet âge de perversion.2. Prends, du genre quadrupède, sept couples de chaque espèce pure, chaque couple composé du principe et de sa faculté volitive efficiente : et deux couples de chaque espèce non pure, chaque couple également composé du principe et de sa faculté volitive efficiente.
3. Prends aussi du genre volatile des cieux, sept couples de chaque espèce, mâle et femelle, afin d’en conserver l’existence sementielle sur la Terre.
4. Car, dans la septième période actuelle des manifestations phénoméniques, moi-même je vais faire mouvoir l’élément aqueux sur la Terre, quatre décuples de jour, et quatre décuples de nuit ; afin d’effacer entièrement de l’Élément adamique cette Nature substantielle et plastique que j’y ai faite.
5. Et Noé se conforma avec exactitude à tout ce que lui avait sagement recommandé IHÔAH.
6. Or, Noé était fils de six centaines entières de mutation temporelle ontologique ; c’est-à-dire, qu’il en émanait comme repos de la Nature élémentaire, lorsque la grande intumescence des eaux commença d’avoir lieu sur la Terre.
7. Et Noé, accompagné des être émanés de lui, de sa faculté volitive efficiente, et des facultés physiques dépendantes de ses productions, alla vers la Thebah, la demeure mystérieuse, afin d’éviter les eaux de la grande intumescence.
8. Du genre quadrupède pur, et du genre quadrupède non pur, et du genre volatile, et de tout ce qui est animé d’un mouvement reptiforme sur l’Élément adamique
9. Les couples de toute espèce se rendirent vers Noé, le repos de l’existence, en l’asile mutuel de la Thebah, mâle et femelle, selon ce qu’avait sagement recommandé l’Être des êtres.
10. Ainsi ce fut à la septième des manifestations phénoméniques, que les eaux de la grande intumescence furent sur la Terre.
11. Dans la mutation ontologique des six centuples de mutation des vies de Noé, en la seconde Néoménie, en la dix-septième période lumineuse de cette Néoménie, en ce jour même, furent ouvertes toutes les sources de l’abîme potentiel, furent déliées dans les Cieux les forces multiplicatrices des eaux livrées à leur propre mouvement de dilatation.
12. Et la chute de l’atmosphère aqueuse, tombant en masse et sans discontinuité sur la Terre, fut de quatre décuples de jour, et de quatre décuples de nuit.
13. Dans le principe même de cette septième manifestation phénoménique, Noé, le repos de l’existence élémentaire, s’était retiré ainsi que Shem, l’élévation brillante, et Cham, l’inclination ténébreuse, et Japheth, l’espace étendu, productions émanées de lui, sa faculté volitive efficiente, et les trois facultés physiques de ses productions, vers la Thebah ; l’enceinte mutuelle, la place de refuge.
14. Et avec eux, la Vie entière de la Nature animale, selon son espèce ; tout quadrupède, tout reptile rampant sur la terre, tout volatile ; chacun selon son espèce : tout être courant, tout être volant
15. Tous, couple à couple, s’étaient rendus auprès de Noé, en la Thebah, de quelque forme qu’ils fussent, possédant en soi le souffle des Vies :
16. S’avançant ensemble mâle et femelle, de toute figure extérieure, dociles à suivre le mouvement imprimé par l’Être des êtres, et dont IHÔAH marqua la conclusion par son éloignement.
17. Cependant la grande intumescence continuant d’avoir lieu sur la Terre, quatre décuple de jour, les eaux grossirent de plus en plus et portèrent dans leur sein la Thebah, exhaussée au dessus de la Terre.
18. Elles envahirent, elles dominèrent la Terre entière ; elles s’y multiplièrent en tout sens ; tandis que, suivant tous leurs mouvements, la Thebah flottait à la face des ondes.
19. Les eaux prévalurent enfin, selon tonte l’étendue de leurs forces, et tellement que les montagnes les plus élevées qui se trouvent sous les cieux, en furent couvertes.
20. Elles dominèrent au-dessus de leurs sommets de cinq et un décuple de mesure-mère, et couvrirent entièrement les montagnes.
21. Ainsi fut dissoute et s’évanouit, toute forme corporelle se mouvant sur la Terre, dans l’oiseau et dans le quadrupède, et dans l’existence animale, et dans la Vie originelle et vermiforme, issue de la Terre, et dans tout l’Homme universel, tout Adam !
22. Tout ce qui possédait une essence émanée de l’esprit des Vies dans sa compréhension spirituelle, atteint par le fléau destructeur, passa.
23. La trace même de la nature substantielle et plastique fut effacée de l’Élément adamique, depuis le règne hominal jusqu’au quadrupède, depuis le reptiforme jusqu’à l’oiseau des cieux : et tous ces êtres, également effacés, disparurent de la Terre. Il ne resta que Noé seul, le repos de la Nature élémentaire, et ce qui était ensemble lui dans la Thehah, la retraite sacrée.
24. Et les eaux prévalurent sur la Terre, et y dominèrent cinq décuples et une centaine de périodes lumineuses.
⟴Chapitre VIII – L’entassement des espèces
1. Mais il se souvint, LUI-les-Dieux, de l’existence de Noé, et de celle de la vie animale, et de tout le genre quadrupède, renfermés ensemble dans la Thebah, cet asile sacré ; et il fit passer de l’Orient à l’Occident, un souffle sur la Terre qui réprima la dilatation des eaux.2. Les sources de l’abîme potentiel indéfini furent fermées, les forces multiplicatrices des eaux s’arrêtèrent dans les cieux ; et l’atmosphère aqueuse tombant en masse, s’épuisa.
3. Agitées d’un mouvement périodique de flux et de reflux, les eaux balancées sur la Terre, revinrent enfin à leur premier état : elles se retirèrent en elles-mêmes au bout de cinq décuples et une centaine entière de périodes lumineuses.
4. Et dans le septième renouvellement lunaire, au dix-septième jour de ce renouvellement, la Thebah s’arrêta sur les hauteurs de l’Ararat ; C’est-à-dire, aux premières lueurs du cours réfléchi de la lumière.
5. Mais les eaux, toujours agitées d’un flux et reflux continuel, furent en proie à ce double mouvement de se porter en avant et de se retirer en elles-mêmes, jusqu’au dixième renouvellement lunaire. Ce ne fut que le premier de cette dixième Néoménie, que parurent les prémices des éléments, les principes des enfantements naturels, les sommets des montagnes.
6. Là se terminèrent les quatre décuples de jour ; et Noé, dégageant la lumière qu’il avait faite à la Thebah,
7. Lâcha l’Erebe, l’obscurité occidentale, qui, prenant un mouvement alternatif de sortie et de rentrée, suivit et suivra ce mouvement périodique jusqu’à l’entier dessèchement des eaux de dessus la Terre.
8. Ensuite, il laissa aller d’avec lui, l’Iônah, la force plastique de la Nature ; afin de reconnaître si les eaux s’allégeaient sur la face de l’Élément adamique.
9. Mais l’Iônah ne trouvant point de lieu de repos pour communiquer son action génératrice, revint vers lui, vers la Thebah, parce que les eaux occupaient encore toute la surface terrestre : il déploya donc sa puissance, et l’ayant retirée, la fit venir à lui vers la Thebah.
10. Et lorsqu’il eut attendu un septenaire d’autres périodes lumineuses, il émit de nouveau l’Iônah hors de la Thebah.
11. Mais elle ne revint à lui, cette faculté plastique de la Nature, qu’au temps même de l’Erebe, telle qu’une colombe fuyant le noir corbeau : une sublimation de l’essence ignée avait été saisie par sa faculté conceptive ; en sorte que Noé reconnut à ce signe que les eaux s’étaient allégées sur la Terre.
12. Néanmoins il attendit encore un septenaire d’autres jours, après lesquels il émit de nouveau l’Iônah ; mais cette faculté génératrice étant sortie, ne revint plus vers lui.
13. Ce fut donc dans l’unité et six centaines de mutation temporelle, dans le principe principe, au premier du renouvellement lunaire, que les eaux se défirent et s’usèrent sur la Terre : alors Noé élevant le faite de la Thebah, considéra, et vit qu’en effet, les eaux s’étaient séparées et défaites à la surface de l’Élément adamique.
14. Ainsi la Terre étant séchée au second renouvellement lunaire, au vingt-septième jour de ce renouvellement,
15. Il parla, LUI-les-Dieux, à Noé, disant :
16. Sors de la Thebah, toi ! et ensemble avec toi, ta faculté volitive efficiente, tes productions émanées, et les facultés physiques de tes productions.
17. Et fais sortir ensemble toi, toute Vie animale, de toute forme corporelle, en oiseau, en quadrupède, en toute sorte de reptile serpentant sur la Terre : qu’ils y pullulent, y fructifient, y multiplient en abondance.
18. Noé sortit donc de la Thebah, lui et les productions émanées de lui, sa faculté volitive, et les facultés physiques de ses productions ; ensemble lui.
19. Toute l’espèce animale, reptiforme ou volatile, tout ce qui se meut d’un mouvement contractile sur la Terre ; ces êtres divers se produisirent hors de la Thebah, selon leurs tribus diverses.
20. Alors Noé édifia un autel à IHÔAH, et prenant de toute espèce pure de quadrupède, et de toute espèce pure d’oiseau, il fit exhaler vers les cieux une exhalaison sainte de ce lieu de sacrifice.
21. Et IHÔAH, respirait l’esprit odorant de cette suave offrande, dit au fond de son cœur ; Je ne maudirai plus désormais l’Élément adamique dans le seul rapport d’Adam ; car le cœur de cet être universel a, conçu le mal dès ses premières impulsions. Je ne frapperai pas non plus toute l’existence élémentaire aussi violemment que je l’ai fait.
22. Pendant que les périodes lumineuses se succéderont sur la Terre, la sémence et la récolte, le froid et le chaud, l’été et l’hiver, le jour et la nuit, ne cesseront point de s’entresuivre.
Chapitre IX – La restauration cimentée
1. Ensuite, il bénit, LUI-les-Dieux, l’existence de Noé, et celle des êtres émanés de lui, et il leur dit fructifiez et multipliez-vous, et remplissez entièrement l’étendue terrestre.2. Que la splendeur éblouissante, que l’éclat terrifiant qui vous entourera, frappe de respect l’animalité entière, depuis l’oiseau des régions les plus élevées jusqu’au reptile qui reçoit le mouvement originel de l’Élément adamique, et jusqu’au poisson des mers : sous votre puissance ils sont tous également mis.
3. Usez pour aliment de tout ce qui possède en soi le principe du mouvement et de la vie : je vous l’ai donné sans exception de même que l’herbe verdoyante :
4. Mais quant à la substance corporelle qui possède en son âme même le principe homogène de son assimilation sanguine, vous n’en ferez pas aliment :
5. Car je poursuivrai la vengeance de cette assimilation sanguine, dont le principe réside en vos âmes, de la main de tout être vivant ; j’en poursuivrai la vengeance et de la main de l’Homme universel, et de la main de son frère, l’homme individualisé par son principe volitif ; je leur demanderai compte à l’un et à l’autre, de cette âme adamique.
6. Celui qui répandra l’assimilation sanguine d’Adam, l’Homme universel, verra son sang répandu par le moyen même d’Adam : car c’est en son ombre universellement réfléchie, que LUI-les-Dieux a fait l’existence d’Adam, l’Homme universel.
7. Et vous, existence universelle, fructifiez et multipliez-vous, propagez-vous sur la Terre, et étendez-vous en elle.
8. Ensuite, l’Être des êtres, déclarant sa volonté à Noé et aux êtres émanés de lui, leur dit :
9. Voici que, selon ma promesse, je vais établir substantiellement ma force créatrice en vous, et en la postérité à naître de vous, après vous.
10. Je vais l’établir également en toute âme de vie qui se trouvait avec vous, tant volatile que quadrupède ; en toute l’animalité terrestre, en tous les êtres enfin issus de la Thebah, selon leur nature animale et terrestre.
11. Je la ferai exister en vous, cette Loi créatrice, dans l’ordre corporel ; en sorte que l’eau de la grande intumescence ne pourra plus, comme autrefois, briser la forme corporelle et la détruire, ni causer encore un déluge qui oppresse la Terre et la dégrade entièrement..
12. Et il ajouta, LUI-les-Dieux : voici le signe caractéristique de cette Loi créatrice que j’établis entre moi et entre vous, et entre toute âme vivante : Loi pour jamais inhérente en vous, dans les âges de l’immensité des temps.
13. Cet arc que j’ai mis dans l’espace nébuleux, sera le signe caractéristique de cette force créatrice existante entre moi et la Terre.
14. Lorsque j’obscurcirai la Terre et que je la couvrirai de nuages, cet arc paraîtra dans l’espace nébuleux.
15. Je me rappellerai cette Loi créatrice établie entre moi et entre vous, et entre toute âme vivante, en toute corporéité : et il n’y aura point une révolution nouvelle des eaux de la grande intumescence, pour la suppression entière de la substance corporelle.
16. Cet arc, paraissant dans l’espace nébuleux, je le considérerai en mémoire de la Loi créatrice établie pour l’immensité des temps entre l’Être des êtres et toute âme de vie, et toute forme corporelle existante sur la Terre.
17. Ensuite, il dit de nouveau, LUI-les-Dieux : voici le signe de la force créatrice que j’ai fait exister substantiellement entre moi et entre toute forme corporelle existante sur la Terre.
18. Or, tels avaient été les enfants de Noé, repos de la Nature élémentaire sortant de la Thebah, l’enceinte sacrée : Shem, ce qui est élevé et brillant ; Cham, ce qui est courbe, incliné, obscur et chaud ; et Japheth, ce qui est étendu : et ce fut Cham, lui-même, qui fut le père de Chanaħan, l’existence physique et matérielle.
19. Ainsi les êtres émanés de Noé, par qui la Terre fut partagée, furent donc au nombre de trois.
20. Ce fut Noé, qui, dégageant avec effort le principe volitif intellectuel, de l’Élément adamique, le rendit à la liberté, et cultiva les productions élevées de la spiritualité.
21. Mais s’étant trop abreuvé de l’esprit de cette production, il enivra sa pensée, et dans son exaltation, se révéla au centre même et dans le lieu le plus secret de son tabernacle.
22. Et Cham, père de l’existence physique et matérielle, ayant considéré les mystères secrets de son père, les divulgua à ses deux frères, et les profana à l’extérieur.
23. Alors Shem prit avec Japheth, le vêtement de gauche, et l’ayant élevé au-dessus d’eux, ils allèrent à reculons en couvrir les mystères secrets de leur père : en sorte que, comme ils avaient le visage tourné en arrière, ils ne virent pas ces mystères qui devaient leur rester cachés.
24. Cependant Noé, étant sorti de son ivresse spiritueuse, connut ce qu’avait fait le moindre de ses enfants.
25. Et il dit : maudit soit Chanaħan l’existence physique et matérielle ; il sera le serviteur des serviteurs de ses frères :
26. Et béni soit IHÔAH, LUI-les-Dieux de Shem ; et que Chanaħan soit le serviteur de son peuple.
27. Qu’il étende, LUI-les-Dieux, l’étendue de Japheth, et le fasse habiter dans les tabernacles de Shem, l’élévation brillante ; et que Chanaħan, l’existence physique et matérielle, le serve lui et son peuple.
28. Or, Noé, exista encore après la grande intumescence des eaux, trois centaines entières de mutation temporelle, ontologique, et huit décuples de mutation.
29. Ainsi les périodes lumineuses de Noé, le repos de la Nature élémentaire, furent ensemble au nombre de neuf centaines de mutation temporelle, et de huit décuples de mutation ; et il passa.
Chapitre X – La puissance agrégative et formatrice
1. Maintenant Voici quelles furent les générations caractéristiques des enfants de Noé, repos de la Nature élémentaire : Shem, Cham, et Japheth ; et les productions émanées d’eux, après la grande intumescence des eaux.2. Or, les productions émanées de Japheth, l’Étendue absolue, furent : la Cumulation élémentaire ou la force agrégative, l’Élasticité, la Divisibilité, la Ductilité générative, la Diffusibilité, la Perceptibilité, et la Modalité ou la faculté de paraître sous une forme déterminée.
3. Et les productions émanées de la Cumulation élémentaire, furent : le Feu latent ou le calorique, la Rarité ou la cause de l’expansion, et la Densité ou la cause de la corporisation universelle.
4. Et les productions émanées de la Ductilité générative, furent : la Force délayante et pétrissante, et le Principe sympathique des Répulsions et des Affinités naturelles.
5. C’est au moyen de ces deux dernières facultés, l’une répulsive, et l’autre attractive, que les centres de volonté, furent différenciés sur la Terre, dans les corps organisés tant particuliers que généraux, intelligibles ou naturels.
6. Et les productions émanées de Cham, l’inclinaison ténébreuse et chaude, furent : la Force ignée ou la combustion, les Facultés subjuguantes et captivantes, la Mofete ou l’azote, et l’Existence physique et matérielle.
7. Et les productions émanées de la Force ignée, furent : l’Humide radical, cause universelle de toute sapidité, l’Énergie naturelle, le Mouvement déterminant ou la cause, le Tonnerre, et le Mouvement déterminé ou l’effet. Le Tonnerre enfanta à son tour, la Réintégration des principes, et l’affinité élective ou l’Électricité.
8. Et la Force ignée donna aussi naissance au Principe de la Volonté désordonnée, principe de rébellion, d’anarchie, de despotisme, de toute puissance, tant particulière que générale, n’obéissant qu’à sa propre impulsion : lui qui fit de violents efforts pour être le dominateur de la Terre.
9. Lui qui, superbe adversaire aux yeux de IHÔAH, donna lieu à ce proverbe : semblable au Principe de la volonté anarchique, superbe adversaire aux yeux de IHÔAH.
10. Or, l’origine de son empire fut au sein des Révolutions civiles, la Vanité, la Mollesse ou le relâchement des moeurs, l’Isolement ou l’égoïsme, et l’Ambition ou le désir de tout posséder.
11. Mais ce fut du sein de ces mêmes Révolutions civiles, que sortit le Principe harmonique, le Principe éclairé du gouvernement, l’ordre, le bonheur résultant de ce principe ; lequel établit ce qui concerne l’accroissement extérieur, la Colonisation, l’éducation de la jeunesse ; et ce qui concerne les Institutions intérieures de la Cité ; et ce qui concerne le perfectionnement des lois, le rassemblement des vieillards, le Sénat :
12. Et ce qui concerne la Puissance législative, ou les Rênes du gouvernement, placée entre la force extérieure et intérieure, l’action et la délibération, la jeunesse et le sénat : Puissance très-grande, et boulevard de la société.
13. Cependant les Facultés subjuguantes et captivantes, nées de la Force ignée, produisirent l’existence des Propagations physiques, celle des Appesantissements matériels, celle des Exhalaisons enflammées, et celle des Cavernosités.
14. Elles produisirent aussi le principe des Brisures infinies, et celui des Épreuves expiatoires, d’où sortirent les Rejetés et les Convertis.
15. Et l’Éxistence physique et matérielle produisit l’Insidieux adversaire ou la Ruse, son premier né, et l’Affaissement moral ou l’avilissement.
16. Elle produisit aussi les Refoulements intérieurs, les Exprimations extérieures, et les Remâchemens réitérés :
17. Elle donna naissance aux Vies animales, aux Passions brutales, aux Passions haineuses :
18. Elle enfanta enfin, les Ardeurs du butin, la Soif du pouvoir, et l’Avarice insatiable : ensuite ses tribus furent dispersées.
19. Or, voici les limites générales qu’atteignirent les émanations de l’Existence physique et matérielle, depuis la naissance de l’Insidieux adversaire : à force de convulsion intestine, elles parvinrent à l’affermissement de leur empire : à force de détours obscurs, d’intrigues, de sourdes menées, de tyrannie, d’insensibilité et de guerres, elles devinrent le gouffre des richesses.
20. Voilà tous les enfants de Cham, ce qui est courbe, incliné, ténébreux et chaud ; selon leurs tribus, leurs langues, leurs régions, leurs organisations diverses.
21. Et voici quels furent ceux de Shem, l’élévation brillante, frère aîné de Japheth, l’Étendue absolue ; auquel il fut accordé d’être le père de toutes les productions ultra-terrestres.
22. Or, les productions émanées de Shem, furent donc : la Durée infinie ou l’Éternité ; le Principe du pouvoir légal, et l’ordre immuable, l’harmonie, la béatitude qui en résultent ; le Principe médiateur de la Providence, la Propagation intellectuelle, et l’Universelle Élémentisation :
23. Et les productions émanées de l’Universelle Élémentisation, furent : la Substantiation, le Travail virtuel, la Pression abondante, et la Récolte des fruits spirituels.
24. Et le Principe médiateur de la Providence donna naissance à l’émission active : et l’Émission active ou la grâce divine, produisit ce qui est Ultra-terrestre ; c’est-à-dire, ce qui passe au de là de ce Monde.
25. Or, il fut accordé à ce qui est Ultra-terrestre, de générer deux enfants. Le premier reçut le nom de Pheleg, c’est-à-dire la dialection, la classification ; à cause que ce fut à l’époque de son apparition que la Terre fut divisée en différentes classes : et le second fut appelé Jaktan, c’est-à-dire l’Atténuation ou la réduction en atomes spirituels.
26. Et la Réduction en atomes spirituels, donna l’existence à la Mensuration probatoire et divine, à l’Émission réfléchie, à la Scission opérée par la mort, à la Manifestation radieuse et fraternelle ou la Lune.
27. Cette Atténuation spirituelle produisit la Splendeur universelle, le Feu épuré et divin, la Raréfaction éthérée et sonore :
28. Elle enfanta l’Orbe infini, le Père de la Plénitude, et la Réintégration ou la Rédemption :
29. Et enfin, elle fut l’origine de la Fin Élémentaire, de la Vertu éprouvée, et de la Jubilation céleste.
30. Et tel fut le cours et le lieu de la Réintégration de ses produits, depuis l’époque de la Récolte des fruits spirituels, à force de travail d’esprit, jusqu’au principe générateur de l’Antériorité des Temps.
31. Voilà tous les enfants de Shem, ce qui est direct, élevé, sublime et brillant ; selon leurs tribus, leurs langues, leurs régions, leurs organisations diverses.
32. Voilà les tribus entières des Enfants de Noé, repos de l’Existence élémentaire, selon leurs générations caractéristiques, et leurs organisations constitutionnelles ; et c’est par leur moyen que les organisations particulières et générales ont été diversifiées sur la Terre, après la grande intumescence des eaux.
Version: 2.0
Maj : 28/11/2025









