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Cathédrale Saint-Maurice d’Angers

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Historique

470 : Première mention de l’église d’Angers alors dédiée à la Vierge lors de son incendie causé par les francs.

VIII : Saint Martin vient offrir à Angers des fioles contenant le sang de martyrs de la légion thébaine, parmi lesquels on trouve saint Maurice. L’église est alors reconstruite et dédiée à ce dernier.

IX : Un incendie brûle l’édifice et on doit le reconstruire entièrement. On décide alors de fonder une cathédrale romane à nef unique.

16 août 1025 : Consécration de la cathédrale.

1032 : L’édifice prend feu de nouveau, ruinant la cathédrale ! On recommence la majeure partie des travaux avec un plan de masse identique.

1096 : La nouvelle cathédrale est consacrée.

1140 1153 : Reconstruction de la nef inspirée de l’abbaye de Fontevraud. En 1149 on achève les voûtes et en 1150 le portail, inspiré quant à lui de Chartres : le tympan représente le Christ en majesté accompagné des Évangélistes sous leur forme animale.

1190 1236 : Reconstruction du chœur et du transept que l’on agrandit, on y adjoint des vitraux.

1250 1274 : On achève enfin l’intérieur de la cathédrale par l’abside et un agrandissement du chœur.

1518 et 1532 : Achèvement de la flèche nord et sud.

1480 : La cathédrale reçoit en cadeau de René d’Anjou un trésor, dont la fameuse Tenture de l’Apocalypse.

1533 : Un incendie au clocher pousse à la construction de la tour centrale. La galerie représentant saint Maurice ainsi que sept membres de la légion thébaine date de 1537, les statues furent remplacées en 1909.

1562 : La cathédrale subit des déprédations de la part des huguenots.

1745 : Le trumeau est détruit et les statues d’apôtres qui ornaient le linteau sont remplacés par un arc en granit. Les révolutionnaires font main basse sur le trésor de la cathédrale.

1793 : A la Révolution, la cathédrale devient comme de nombreux édifices, temple de la Raison. Des reliques disparaissent. Dans une large mesure et d’un point de vu architectural, il est néanmoins épargné par cette période souvent très néfaste aux autres bâtiments religieux.

1806 : On détruit le porche médiéval monumental qui était situé face au parvis, devant la façade de la cathédrale.

XIX XX : Plusieurs restaurations sont entreprises dont la reconstruction des flèches.

Spatialité

■ Cathédrale catholique romane et gothique angevin | Angers, Rue Saint-Christophe (Maine-et-Loire)



Largeur intérieureLargeur extérieureLongueur intérieureLongueur extérieureHauteur intérieureHauteur extérieure
48 90,5 75

► Située au sommet du rocher de schiste sur lequel la ville a pris naissance, la cathédrale possède trois grandes voûtes bombées achevée en 1149 et qui sont la marque distinctive principale du gothique angevin. Ces voûtes demeurent les premières représentantes de ce style.

► La Chapelle Notre-Dame-de-Pitié 🗎⮵ qui est la seconde chapelle de l’édifice, a la particularité de posséder deux nefs. Agrandie au fil du temps, elle a servi d’église paroissiale pendant plusieurs siècles.

► Les vitraux sont aussi une part importante du patrimoine visible dans la cathédrale. Le vitrail de l’Enfance du Christ 🗎⮵ est le plus ancien vitrail de l’édifice et date d’environ 1160. Il comporte quatre scènes dans des médaillons : trois relatent l’enfance du Christ (Annonciation, Nativité, Adoration des mages) et la dernière la Vocation de saint Pierre et saint André. Le Vitrail de la Vierge à l’Enfant 🗎⮵ date quant à lui de la fin du XII et est proche de la Belle Verrière de Chartres, représentant tout comme lui une Vierge romane. De part ses spécificités, il s’agit d’un exemple intéressant de la peinture sur verre de cette époque, témoin de la vitalité artistique angevine.

► Les rosaces sud et nord du transept sont également intéressantes 🗎⮵. Datant de 1451 et réalisés par André Robin, leur symbolisme est très riche et complémentaire. Pour la première il s’agit d’un Christ en majesté entouré dans la partie supérieure des signes du zodiaque et dans la partie inférieure des métiers Humains correspondants. Aux extrémités, des anges sont munis d’attributs symboliques dont des instruments. Les rayons sont remplis de lys et de chardons. La rosace nord quant à elle, représente le Christ aux plaies entouré de divers états de la Nature. Aux extrémités, sont représentées symboliquement plusieurs opérations, les rayons sont eux remplis des Armes du Christ.

EnlumGRInformations complémentairesEnlumDR

◆ Le trésor de la cathédrale est l’un des plus riches de France, composé de près de trois mille pièces dont une partie est exposée à la Chapelle Saint-Anne. On peut entre autre y observer une statue d’argent de saint Louis et une autre de saint Maurice, des crosses d’évêques ouvragées ainsi que des croix et des calices d’orfèvrerie rehaussées de pierreries. Les pièces maîtresses toutes deux données par René d’Anjou, sont la baignoire gallo-romaine qui servit de fonds baptismaux jusqu’en 1699 ainsi qu’une urne de porphyre rouge également gallo-romaine qui fut présenté comme étant l’urne de Cana.

◆ Le trésor est aussi composé d’une centaine de tapisseries significatives de la production française et flamande du XV au XVIII qui en font le plus important trésor de tapisseries d’Europe. La Tenture de l’Apocalypse est incontestablement sa pièce principale. La nef expose ces tapisseries durant les périodes de fêtes depuis le moyen-âge.

◆ Une pièce du mobilier est aussi remarquable. Il s’agit de la chaire à prêcher néogothique de l’abbé Choyer 🗎⮵ datant du milieu du XIX et ayant demandé trois ans de travail. Du côté gauche on observe l’ancienne Loi et les Prophètes, au coté droit, une allégorie des passages du Nouveau Testament, de haut en bas une église militante et matérielle et en haut, une église triomphante et spirituelle représentée par la Jérusalem Céleste. Détail intéressant, on remarque à l’intérieur de la sculpture des abat-son de la forme des voûtes caractéristiques de la cathédrale.

EnlumGVPhotographies additionnellesEnlumDV

Intérieur

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Extérieur

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