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Les Mystères de la Franc-maçonnerie dévoilés


AuteursDatesTypeLieuThèmesStatut
ecr. Léo Taxil
dess. Pierre Méjanel
grav. François Pannemaker
publ. 1886Littératurepubl. FranceFranc-maçonnerie

► L’ouvrage de Léo Taxil (Gabriel Jogand-Pagès), plus célèbre faux anti-maçonnique, fait parti des livres qu’il publia de 1885 à 1897 dans le cadre d’un vaste canular littéraire et journalistique. Cet exercice consistait, selon les aveux de celui qui se définissait comme un libre-penseur, d’abord à s’amuser par l’exercice de la satire, puis à railler d’une part la crédulité des religieux et d’autre part l’hystérie anti-maçonnique qui avait alors cours en France.

◆ Cet ancien maçon qui fut exclu de l’association, faussaire qui n’en fut pas à sa première escroquerie, feignit, alors probablement aussi par vengeance et sans doute par appât du grain, de se convertir au catholicisme (il était anti-clérical) et se présenta lui et un personnage de son invention, Diana Vaughan (Jeanne-Marie-Raphaëlle), en témoins visuels révélant les plus sombres secrets des loges. Il accusa la maçonnerie d’encourager les vices et en dernière analyse affirma qu’Albert Pike était en contact avec Lucifer. Le fait est que, malgré d’intéressants documents, nombre de descriptions qu’il fait des rituels sont erronées et ses allégations diffamantes (et volontairement délirantes), 𝕍 stt. Devil-Worship in France d’Arthur Waite Lien vers l’œuvre. Parmi les autres ouvrages célèbres on trouve Les Frères trois points Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France (1886), le périodique Le Diable au XIXe siècle de 1892 à 1894 ou le mensuel des Mémoires d’une Ex-Palladiste Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France à partir de 1895. Son opportunisme accordé à l’ère du temps (Éliphas Lévi avait déjà écrit Dogme et rituel de la Haute magie qui inspirera plusieurs gravures et Huysmans écrivait Là-Bas à la même période avec des thématiques proches) lui permit un certain succès commercial et encore aujourd’hui, on cite Taxil de manière plus ou moins heureuse dans certains milieux anti-maçonniques… en effet, l’affaire Taxil est toujours discutée, certains auteurs estimant qu’elle recèle des zones de trouble et que Taxil, même s’il a exagéré certains points, n’en était pas moins honnête dans le fond de ses révélations.

◆ Pour les premières divulgations sérieuses sur la maçonnerie, on consultera plutôt L’Ordre des Franc-maçons trahi de Gabriel-Louis Pérau, antérieur d’un siècle et demi.

■ Suite aux gravures, nous avons trouvé bon d’ajouter deux affiches supplémentaires, une pour les Mystères de la franc-maçonnerie et une pour Le Diable au XIXe siècle.

separateur

🕮 Caillet, ref.5506,5501 (édition abrégée) :

1. Rien de plus complet n’a été écrit sur la Franc-maçonnerie. — Tout est passé en revue, tout est exposé avec une netteté et une précision dont personne n’a approché jusqu’à ce jour. — Ce qui rend cet ouvrage parfait, c’est l’accompagnement du texte par des dessins explicatifs rendant d’une manière irréprochable la physionomie de tous les incidents mystérieux les plus saillants des Loges et Arrière-Loges. (Suit un sommaire)

2. Sous le pseudonyme de Léo Taxil, Gabriel Jogand-Pagès, ancien membre de la Loge "Les Amis de l’Honneur français" du G∴ O∴ de France, divulgue la plupart des secrets de la maçonnerie sous prétexte de la combattre. — Papus dans une brochure parue il y a quelques années a répandu la lumière sur cette fameuse mystification. — Quoi qu’il en soit, les ouvrages de Léo Taxil renferment une quantité de documents toujours intéressants à consulter.

🕮 Dorbon-Aîné, ref.4790,4791 : Malgré son parti-pris, cet ouvrage de Léo Taxil, de son vrai nom Gabriel Antoine Jogand-Pagès, tour à tour anti-clérical et anti-maçon, mais jamais sincère, contient de très intéressants documents sur la Franc-Maçonnerie de tous les rites et de tous les grades et aussi sur toutes les sociétés secrètes.

🕮 Dujols, 17,19 ref.66,70 : Magnifique volume comprenant un beau frontispice et 100 gravures superbes, reproduisant les principales phases des initiations aux différents degrés, exécutées spécialement pour cet ouvrage et qui ne se rencontrent dans aucun autre. Le texte offre un intérêt indéniable. L’auteur y reproduit, avec fac-similés à l’appui, les documents les plus cachés, réservés absolument aux plus hauts dignitaires de l’Ordre. On y trouve, notamment, l’ésotérisme de tous les grades chapitraux qui vont de la Maîtrise au Rose-Croix et que les Maçons de nos jours ignorent, excepté les vrais initiés qui sont réellement passés de l’équerre au compas. Il nous est impossible d’analyser, comme il conviendrait, tous ces degrés, la plupart kabbalistiques : le 4e avec l’exégèse des mots Iod et Ivah ; le 5e avec l’allégorie mystérieuse de la quadrature du cercle. Pour suppléer au regrettable silence de l’historien sur ce point, nous dirons qu’en Maçonnerie occulte, la quadrature du cercle « est la circulaire des quatre éléments, ce qui rend ce cercle carré autant que possible à concevoir, parce que cette circulation est le concours des quatre éléments essentiels, car la volupté (lire volute) que décrit le cercle ne signifie que le mouvement imprimé par l’archet à l’instrument qui rend des sons », dit un commentateur d’Hermès ; le 9e absolument gnostique avec remarques sur le livre secret, intitulé Legenda magistralia du général et R∴ F∴ Albert Pike, Gr∴ Com∴ du Sup∴ Cons∴ des Etats-Unis ; le 12e, avec la révélation gnostique, très étendue, de la fameuse lettre G ; le 44e, avec l’explication symbolique de la pierre cubique; le 17e, avec l’analogie kabbalistique du nombre 7 et l’histoire des Johannites, les Fidèles de la Gnose et vrais disciples de St-Jean, etc. Nous devons faire remarquer que presque tous ces grades maç∴ sont moins ridicules qu’on veut bien le dire. Ainsi sait-on, par exemple, que le droit de réunion nous vient du 17e degré ; la liberté de conscience (au lieu de l’Inquisition) du 44e ; le rapprochement des peuples qui vise à la suppression des frontières, du 16e, L’Instruction laïque et obligatoire du 13e etc., etc. ? Malgré toutes les critiques dont elle est l’objet, nous sommes redevables à la Franc-Maçonnerie de certaines libertés dont nous jouissons, il faut le reconnaître, et puisque hérésie il y a, c’est peut-être le cas de répéter, avec l’apôtre, opportet hæreses esse ! Le Carbonarisme occupe une large place dans ces révélations, et plus encore la Maçonnerie féminine, dont les Rituels, à la vérité, sont fort égrillards. La Deuxième partie du volume est consacrée aux Gnostiques, Ophites, Manichéens, Albigeois, Lucifériens, Templiers, Ismaïliens, Assassins, Sociniens, Francs-Juges, Frères de la Rose-Croix, etc.

🕮 Guaita, ref.1004 : Nombreux dessins de Méjanel gravés par Pannemaker.


Illustrations : én. des Mystères de la franc-maçonnerie dévoilés, Léo Taxil, 1886. | bs. (François Goglins via Wikimédia Lien vers l’œuvre).

Affiches : numérisation des Mystères de la franc-maçonnerie dévoilés par Léo taxil, 1896 et Le Diable au XIX, 1890’. | bs. Bibliothèque Nationale de France (Paris, France). Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France

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