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Carlos César Salvador Arahna Castaneda

Données générales

PériodeLieu
GénéralXXÉtats-Unis d’Amérique
Naissance25 décembre 1925, 9h Cajamarca, Pérou
Décès 27 avril 1998 (72 ans)Los Angeles, États-Unis d’Amérique
Cause
Inhumation
Cancer du foieIncinération et dispersion
dans le désert Mexicain

DomaineCourantOrdre
NéochamanismeNéochamanisme mexicain
Nouvelles spiritualités
Cleargreen Incorporated 🎓

RelationsNom
Influence
Par? Friedrich Nietzsche
? Georges Gurdjieff

Repères biographiques

► Issu d’une famille modeste, celui dont le nom civil était peut-être Arana, Carlos était fils d’un joaillier Péruvien. Il émigre aux États-Unis d’Amérique à 26 ans puis est naturalisé à 32 ans. C’est à 34 ans qu’il entreprend des études d’anthropologie et il obtiendra son doctorat à 48 ans. Mais c’est à 43 ans qu’il publie son premier ouvrage édité par l’Université de Californie, L’Herbe du diable et la petite fumée {The Teachings of Don Juan} qui fort de son succès dans la contre-culture des années 60 sera le début de sa notoriété. Il écrira par la suite de nombreux ouvrages, pour la plupart des livre à succès, d’abord présentés comme des études anthropologiques puis comme des biographies.

► Il affirma avoir rencontré à 35 ans, un chamane yaqui, Don Juan Matus, alors qu’il était étudiant. Ce dernier l’aurait pris comme disciple, l’initiant aux pratiques chamaniques par l’adjuvant de drogues hallucinogènes : le peyolt, sorte de cactus mexicain contenant de la mescaline, la datura meteloides dite trompette des anges et une variété mexicaine de psilocybe. C’est sur la base sur ses enseignements qu’il aurait écrit ses ouvrages, principalement axés sur la magie, le voyage astral puis au travers de son organisation sur un système de passes magiques : la tenségrité. Il se réclamait en outre d’une philosophie : la voie du guerrier. On reconnaît d’ordinaire ses talents d’écrivain et certains évoquent la justesse et la cohésion de son enseignement.

► Néanmoins, malgré son succès littéraire, il avait aussi la réputation d’être un sulfureux manipulateur avant tout intéressé par l’argent et le pouvoir. Il est critiqué tant par ses confrères anthropologues (notablement La Barre) qui le considèrent pour la plupart comme un imposteur, l’accusant de plagiat voir d’invention en relevant les contradictions contenues dans ses récits. Il est également critiqué par un certain nombre d’ésotéristes pour qui le contenu spirituel de ses ouvrages, estimés par trop syncrétistes, sont associés au New-age. D’un point de vu plus personnel, Castaneda à cultivé le mystère sur son passé, il s’avérait assez difficile à contacter et d’une façon générale, son organisation véhiculait des caractéristiques sectaire. Il épousait de plus des mœurs tendancieuses, mêlé qu’il fut à des scandales libertins et son décès fut entouré de troubles affaires de disparitions.

𝕍 Carlos Castaneda, la vérité du mensonge, Christophe Bourseiller, 2005.

Œuvres choisies

  • L’Herbe du diable et la Petite Fumée {The teachings of Don Juan}, 1968.
  • Le Voyage à Ixtlan {Journey to Ixtlan}, 1972.
  • L’Art de rêver {The Art of Dreaming}, 1993.
  • Passes magiques {Magical Passes}, 1998.

Citations

Ce Chemin possède-t-il un cœur ? S’il en a un le chemin est bon. Sinon, à quoi bon ? Les chemins conduisent nulle part, mais celui-ci a du cœur, et celui-là n’en a pas. Sur celui-ci, le voyage sera joyeux, et tout au long du voyage, vous ne formerez qu’un. L’autre vous fera maudire l’existence. Le premier vous rendra fort, l’autre faible.
L’Herbe du diable et la Petite Fumée
Un homme va à la connaissance comme il va à la guerre : bien réveillé, avec de la crainte, du respect, et une assurance absolue.
L’Herbe du diable et la Petite Fumée
Ne-pas-faire est très simple mais excessivement difficile. Le point n’est pas de le comprendre mais de le maîtriser. Voir est bien sûr le couronnement final d’un homme de connaissance, et voir ne s’obtient que lorsqu’on a stoppé le monde par la technique du ne-pas-faire.
Le voyage à Ixtlan
Lorsque tu t’impatientes, tourne-toi simplement vers ta gauche et demande conseil à ta mort. Tout ce qui n’est que mesquineries s’oublie à l’instant où la mort s’avance vers toi, ou quand tu l’aperçois d’un coup d’œil, ou seulement quand tu as l’impression que ce compagnon est là, t’observant sans cesse.
Le voyage à Ixtlan
Aux yeux des sorciers modernes, me dit un jour Don Juan, la seule circonstance admissible pour recourir au pouvoir de cette force vibratoire agglutinante, c’est lorsqu’ils se consument de l’intérieur, quand vient pour eux le moment de quitter ce monde. Il n’y a alors rien de plus simple pour un sorcier que de placer sa conscience totale et absolue sur cette force d’union avec l’intention de se consumer, et ils s’en vont, comme un souffle d’air.
Passes magiques