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Moïse ben Jacob Cordovero
RaMaQ

Portrait inexistant

Données générales

PériodeLieu
GénéralXVIIsraël
Naissance1522? Safed, Israël
Décès1570 ( 48 ans)Safed, Israël
Cause
Inhumation

DomaineCourantOrdre
Kabbale
Philosophie
JudaïsmeÉcole de Safed 🎓

RelationsNom
Entourage
Beau-frèreSalomon Alkabetz (Maître)
AmiJoseph Karo
Influence
MaîtreJoseph Karo
ParMoïse Maïmonide
DiscipleEliyahou di Vidas
Hayyim Vital
Isaac Louria
SurChristian Knorr von Rosenroth

Repères biographiques

► Son nom évoque que sa famille est issue de Cordoue. Reconnu dès son jeune âge pour son érudition, la légende raconte qu’il reçoit son ordination à 16 ans en même temps que Joseph Karo.

► À 20 ans, on dit qu’une voix céleste l’enjoint à étudier la kabbale avec Salomon Alkabetz. Déçu par le manque de précision du Zohar, il entreprend la rédaction d’un commentaire, la Lumière précieuse {Or Yakar} et peu avant, d’un traité synthétique de kabbale : le jardin de grenades {Pardes Rimonim}. Ces écrits font sa célébrité.

► À 28 ans, déjà kabbaliste très fameux, il fonde une école de kabbale à Safed qu’il dirige jusqu’à sa mort et qui se développera au travers de son disciple Isaac Louria qu’il rencontrera peu avant son décès. La tradition rapport que le prophète Élie serait venu lui rendre visite.

Œuvres choisies

  • Jardin de grenades {Pardes Rimonim, 1542.
  • Elimah Rabbati, 1552.
  • Lumière précieuse {Or Yakar}, XVI.
  • Le Palmier de Deborah {Tomer Dvora}, XVI. Lien vers l’œuvre
  • Douce lumière {Ohr Neerav}, XVI.

Citations

Il est approprié pour l’homme d’imiter son Créateur, de Lui ressembler en semblance et en image, selon le secret de la Forme Supernelle. Parce que l’image Supernelle et la semblance sont dans les actes, une ressemblance humaine confinée à l’apparence du corps et non dans les actes avilit cette Forme. De l’homme qui ressemble à cette Forme de corps seulement, il est dit : « Une belle forme dont les actes sont laids. » Car quelle valeur peut-il y avoir dans la ressemblance des membres corporels d’un homme à la Forme Supernelle si ses actes n’ont pas de ressemblances avec ceux de son Créateur ? Par conséquent, il est approprié pour l’homme d’imiter les actes de la Couronne Supernelle, qui sont les treize plus hauts attributs de la miséricorde […]
Le Palmier de Deborah
La qualité d’humilité inclut toutes les qualités, car elle appartient à la Couronne, qui est l’attribut le plus élevé. Elle ne s’élève ni se s’exalte elle-même ; au contraire, elle descend pour regarder vers le bas à tout moment. Il y a deux raisons à cela. La première est qu’elle est honteuse de regarder vers sa source, mais la Cause de son émanation la regarde continuellement pour lui donner la bonté pendant qu’elle regarde ceux en dessous. Ainsi, l’homme devrait aussi être honteux de regarder fièrement vers le haut, mais devrait toujours regarder vers le bas, de façon à s’abaisser autant que possible.
Le Palmier de Deborah
Maintenant que j’ai trouvé un remède par lequel un homme peut s’accoutumer à ces choses petit à petit, de sorte qu’il puisse être guéri du mal de l’orgueil et entrer dans les portes de l’humilité. Cette onction est faite de trois baumes. Le premier est de s’habituer à fuir l’honneur autant que possible, car s’il autorise que des honneurs lui soient rendus il deviendra habitué à ces affaires d’orgueil et sa nature y trouvera de la satisfaction et il trouvera cela difficile à guérir. Le second est qu’il devrait entraîner ses pensées à évaluer sa propre valeur, disant : "Qu’importe si les gens ne savent pas à quel point je suis méprisable, ne sais-je pas moi-même que je suis méprisable en toutes choses ?" Soit en manque de connaissance, en manque de puissance, la disgrâce de manger et d’exécrer, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il devienne méprisable à ses propres yeux. Le troisième est qu’il pense constamment à ses péchés, désirant la pureté et la réprimande et la souffrance. Et il devrait dire : "Quelles sont les meilleures souffrances au monde, qui ne me détourneront pas du service de Dieu ?" Il n’y en a pas de meilleures que d’être insulté, méprisé et raillé. Car celles-ci ne lui retireront pas sa force et il ne sera pas malade. Pas plus que sa nourriture, ses vêtements ne lui seront ôtés, ni sa vie ni la vie de ses fils.
Le Palmier de Deborah