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Personnalités collectives (XVI)

Floruit (pays actuels) :

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Cortese Isabella 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Library of Congress
Alchimiste 🞄 Christianisme (Catholicisme) 🞄 Royaume d’Italie | XVI

Auteur d’un I secreti della signora Isabella Cortese (1561) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur Internet Archive, ouvrage de vulgarisation alchimique dit "de recettes", dont une bonne moitié concerne la cosmétique. L’auteur se prévaut d’une méthode empirique. L’ouvrage a eu une dizaine d’éditions italiennes et une traduction allemande.

𝕍 La Littérature des "secrets" et I secreti d’Isabella Cortese in Chroniques Italiennes (Les) (36), Claire Lesage, 1993. Lien vers le document

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Guidon de Montanor
Alchimiste, Médecin 🞄 Christianisme (Catholicisme) 🞄 Royaume de France | XVI

On lui attribue plusieurs ouvrages dont une Scala philosophorum qu’on trouve dans la Méthodique bibliothèque chimique.

► Cité par Caro dans sa Legenda des Frères Aînés de la Rose Croix (1970) comme templier, maître de Gaston de la Pierre et troisième imperator des F.A.R+C. Markale évoque également cette appartenance dans son Gisors et l’énigme des Templiers (1986).

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Ireneus Agnostus🔗 pertinentsEntrée Library of Congress
Auteur 🞄 Christianisme, Rosicrucisme 🞄 fl. Saint-Empire romain Germanique | XVI pm.XVII

? Gotthardus Arthusius, vice-recteur du Gymnase de Francfort-sur-le-Main ou bien Friedrich Grick, précepteur d’Altdorf(1). Publie plusieurs ouvrages entre 1617 et 1620 reprenant d’une part les propos des manifestes de la Fraternité rosicrucienne (Fons Gratiae, 1619) et assurant leur apologie d’autre part (Speculum Constantiae, 1618).



1. Également et notamment Menapius, pseudonyme notoirement critique envers la Rose-Croix.

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Hoff (von) Caspar Hartung 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf
Alchimiste 🞄 Christianisme (Protestantisme) 🞄 Saint-Empire romain germanique (Archiduché d’Autriche) | XVI XVII

► Obscur alchimiste (ou plus certainement compilateur) paracelsien autrichien de Bad Hofgastein à qui on attribue un Von der Bereitung des gebenedeyten Philosophischen Steins (Impr. 1603), ouvrage contenant la première mention de l’acronyme "v.i.t.r.i.o.l". On lui donne aussi les deux recueils suivants : Kunstbüchlein {Le Petit livre de l’art} (1549, 4° Ms. chem. 95 Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre bs. Bibliothèque universitaire de Cassel) et le Vade-mecum (1557).

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Burggrav Johann 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Library of Congress
Alchimiste, Médecin 🞄 Christianisme 🞄 Saint-Empire romain germanique (Comté palatin du Rhin) | XVI XVII

► Paracelsien actif pq.XVII, à la cour de Frédéric V du Palatinat, et qui s’attache à rapprocher alchimie et qabale dans un cadre vitaliste. Son Biolychnium seu lucerna (1611) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque d’État de Bavière apparaît comme son ouvrage le plus édité.

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Grosparmy (De) Nicolas
Alchimiste 🞄 Christianisme (Catholicisme) 🞄 Royaume de France | XVI 1541

Membre d’un supposé trio d’alchimistes avec Nicolas Valois et Pierre de Vitecoq dont on a retrouvé plusieurs manuscrits. Valois qui décrit cette association, affirme qu’ils auraient mis au point la pierre. Propriétaire du Château de Flers qu’il reconstruit, dit la légende, grâce à l’or alchimique. 𝕍 Les alchimistes de Flers, Didier Kahn, 1990.

► Auteur des Abrégé de Théorique, Secret des Secrets et Cinq Livres. A également traduit la Clavis majoris sapientiœ {Clef majeure de sapience} d’Artéphius. 𝕍 Du traité alchimique d’Artéphius in Journal des Savants (1867, 1868), Michel-Eugène Chevreul, 1867-1868.


🙟 1500   

Marcolini da Forlì Francesco 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie
Éditeur 🞄 Christianisme (Catholicisme) 🞄 République de Venise | d.XVI 1559

► Peu de choses sont connues sur sa biographie. Il se fixe à Venise, ? en 1527, où il exerce dans les métiers du livre (éditeur, imprimeur, typographe, relieur). Il fréquente le cercle littéraire de Pierre l’Arétin et devient secrétaire de l’Accademia dei Pellegrini di Venezia. Nous intéresse pour ses imposants autant que magnifiques Sorti (1540) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur Internet Archive, qui, composé avec le poète Lodovico Dolce et le graveur Joseph Garfagnino, est sans doute le plus célèbre ouvrage traitant de cartomancie. On y trouve cent gravures de haute qualité, quatre-mille-cinq-cents cartes à jouer et deux-mille-deux-cent-cinquante tercets figurant les sentences des philosophes sur les combinaisons de cartes.

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Molkho Salomon [Pires Diogo]🔗 pertinentsEntrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Mystique 🞄 Christianisme (Catholicisme), Judaïsme 🞄 n. Royaume de Portugal, fl. États pontificaux | 1500 1532

► Probablement marrane, Pires se converti au judaïsme et devient Salomon Molkho après avoir subi l’influence de l’aventurier mystique Reubeni. Il étudie la qabale en Turquie auprès de Ṭaiṭazaḳ, rencontre Caro et Alkabeẓ qu’il influence vraisemblablement. Il prêche ensuite la venue du royaume messianique (pour 1535 or 1540) en Turquie et en Italie, rédige en 1529 un Derashot (renommé Sefer ha-Mefo’ar) contenant des sermons et homélies et obtient finalement une puissante notoriété malgré des réticences.

► Après avoir rencontré Clément VII qui lui offre ses faveurs, il se proclame Messie. Il voyage en 1532 à Ratisbonne pour rencontrer Charles Quint qui y tenait une diète dans le but de lui proposer de former une armée afin de reprendre la Terre Sainte. L’empereur le fait arrêter et expédier à Mantoue où il est condamné hérétique et, refusant de s’apostasier, il est brûlé vif.

𝕍 Un poème messianique de Salomon Molkho in Revue des études juives (34, 76 pp. 121-125), David Kaufmann, 1897. Lien vers le document sur Persée

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Camerarius [Liebhard Joachim (L’ancien)] 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Théologien 🞄 Christianisme (Protestisme), Humanisme 🞄 Saint-Empire romain germanique (n. Principauté épiscopale de Bamberg, fl. Cercle de Haute-Saxe) | 1500 1574

► Proche de Melanchton qu’il aide à rédiger la Confession d’Augsbourg, c’est une figure importante de la réforme.

Traducteur du grc. vers lat. d’Homère, Hérodote, Euclide et Ptolémée dont il publie une édition bilingue de la Tétrabible en 1535. Il diffuse aussi Dürer qu’il traduit également en latin.

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Mattioli Pietro🔗 pertinentsEntrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Médecin, Botaniste 🞄 Christianisme (Catholicisme), Humanisme 🞄 n. République de Sienne, fl. Saint-Empire romain Germanique | 1501 1577

► Médecin des empereurs Ferdinand II et Maximilien II. Commentateur et augmentateur de Dioscoride dans son Commentarii, in libros sex Pedacii Dioscoridis Anazarbei (1565)(1).

◆ Insistant sur l’observation morphologique, l’ouvrage phytologique dispose d’illustrations issues d’observations directes(2) et fera autorité en pharmacologie jusqu’au XVIII. Son Compendium de Plantis Omnibus (1571) fut également très estimé et, nous concernant plus précisément, notez que l’Epistolarum medicinalium contient quelques passages sur l’alchimie ou encore le magnétisme.



1. Trad. fra. Les commentaires de M.P. André Matthiole, medecin siennois, sur les six livres de la matiere medecinale.

2. 𝕍 d’ailleurs le somptueux Add.22332 Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre bs. Bibliothèque Britannique illustré par Gherardo Cibo.

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Alkabeẓ Salomon🔗 pertinentsEntrée Deutsche Biographie
Qabaliste, Mystique, Poète 🞄 Judaïsme 🞄 Empire Ottoman (Pachalik de Roumélie) | 1505 1584

► On connaît fort peu sa vie. Né à Thessalonique, il décide de se fixer en Israël en 1529, passe par Adrianople et un groupe de qabaliste lui demande de rédiger ses connaissances. C’est ainsi, dans cette ville, qu’il écrit ses œuvres les plus importantes. Il arrive finalement à Safed en 1535 et réuni un groupe de disciple. Abondant commentateur du Tanakh(1), il écrit également plusieurs textes qabalistiques, quoique une bonne partie soient perdus. Auteur de plusieurs piyyoutim, il est notablement le compositeur du très célèbre piyyout shabbatique Lekha dodi {Viens, mon bien-aimé} : […] לכה דודי לקראת כלה / פני שבת נקבלה {Viens, mon bien-aimé, au-devant de ta fiancée / Le Sabbat paraît, allons le recevoir ! […]}.

◆ Avec ses disciples et afin de percer les secrets du Zohar et d’imiter l’errance de la שְׁכִינָה (shekhinah) exilée, il allait pratiquer une technique contemplative spontanée, le gerushin {banissement}, sur les tombes des ṣadīqīm {justes}. Disciple de Ṭaiṭazaḳ, influencé par Eléazar de Worms (stt. Sha’are Binah), ami de Karo(2) et enfin, maître et beau-frère de Cordovero.



1. Son Chorech Yichaï de 1552 commentant Ruth et appréhendant ses aspects ésotériques est le plus connu.

2. Qu’il rencontre à Adrianople.

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Frisius Gemma 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Mathématicien, astrologue-astronome, cartographe-cosmographe, médecin 🞄 Christianisme (Catholicisme) 🞄 n. Saint-Empire romain Germanique (Frise), fl. Pays-Bas espagnols | 1508 1555

► Il est le premier à exposer les principes de la triangulation dans son De locorum describendorum ratione (1537). Ses globes(1) et instruments astronomiques étaient fort reconnus. Père de Cornelis Gemma-Frisius, a formé Mercator, Dee, Stadius et Vesalius. Paraplégique.



1. Qu’il réalise avec la collaboration du graveur et orfèvre Gaspar Van der Heyden.

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Postel Guillaume 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Orientaliste, Linguiste, Théosophe 🞄 Christianisme (Catholicisme), Judaïsme, Humanisme 🞄 Royaume de France | 1510 1581
Elias Pandocheus, Rorisperge, Le Gaulois cosmopolite

I. Histoire

► Né dans une famille pauvre de timoniers d’un hameau normand du bourg de Barenton, Postel aura cependant une vie sinueuse et romanesque. Ses parents meurent de la peste alors qu’il n’a que huit ans. Très précoce, il est maître d’école à 14 ans et, animé par une puissante volonté d’obtenir une instruction plus approfondie, il se rend à Paris. Incroyablement doué pour les langues, il apprend le grec, l’hébreu et l’arabe, essentiellement en autodidacte mais aussi en suivant des cours au Collège Sainte-Barbe (Vème arr.) fréquentant vraisemblablement l’entourage de Lefèvre d’Étaples puis en 1530, auprès de François Vatable. Il exerce d’abord précepteur et par l’intermédiaire de relations, parvient à se faire remarquer par la Cour. Postel effectue son premier voyage en Orient en 1535-1537 alors que, grâce à l’intercession de Marguerite de Valois, il est désigné pour accompagner l’ambassadeur du roi François Ier à Constantinople(1). Suite à la publication de son Alphabetum XII linguarum, il est ensuite lecteur royal pour les mathématiques et les langues orientales en 1538-1543 au tout jeune Collège royal ou Collège des Trois-Langues de Paris (ajd. Collège de France). Dès 1540 cependant, se manifestent des crises mystiques qui deviennent de plus en plus pressantes et devront définir sa vocation spirituelle. Il expose son projet de concorde universelle dans sa première grande œuvre, le De Orbis terrae concordia (1543-44) mais, perdant ses soutiens pour des raisons circonstancielles et ne parvenant à convaincre François Ier de la nécessité de ses réformes(2), il se résout, en 1544, à quitter cette position avantageuse afin de se rendre à Rome, à pieds. Il y rejoint finalement les premiers disciples réunis autour d’Ignace de Loyola. Il est ordonné en 1544 mais il ne sera pas admis dans la naissante Compagnie de Jésus(3).

↪ En 1545-1555, menant une existence pauvre et pérégrine, il voyage à la recherche de manuscrits rares et d’écrits prophétiques. Il est à Venise en 1547, où aumônier de l’Hôpital Saint-Jean-et-Paul, il rencontre le linguiste Élie Lévita et devient ami avec le premier éditeur goy à s’occuper d’imprimer des judaïca : Daniel Bomberg. Il y fait surtout la connaissance de Jeanne(4), une femme âgée qui s’occupe de la fondation d’hospices. Cette mystique et stigmatisée s’estimait missionnée par le Saint-Esprit afin de régénérer l’humanité et Postel, qui partageait avec cette visionnaire plusieurs idées et devint son confesseur, conçu pour elle une vive admiration et la perçoit comme une incarnation substantielle de la Sophia. En 1549-1551, grâce à Bomberg il visite Jérusalem, Constantinople et l’Égypte et à son retour, son inspiratrice n’est plus(5). Reprenant les routes européennes, il va à Paris, où il enseigne au collège des Lombards puis à Bâle où il rencontre Schwenckfeld von Ossig. Il Postel défend la mémoire de Servet dans un Apologia pro Serveto. En 1554-1555 et sur invitation de Ferdinand Ier (reg. 1556-1564), il est enseignant à Vienne. En 1555, Postel est de retour à Venise car ses œuvres sont mises à l’Index et souhaitant se défendre, il y fait l’objet d’un procès et est finalement considéré comme amens à cause de ses prédications hétérodoxes et ses affirmations extravagantes concernant son immortalité. Les chrétiens hébraïsants comme Postel étant peu appréciés, il est ensuite arrêté à Ravenne et incarcéré à Rome avec les hérétiques. Il n’est libéré de sa prison qu’en 1559, à la faveur d’un soulèvement populaire consécutif à la mort de Paul IV (reg. 1555-1559). Il reprend alors ses errances puis revient à Paris en 1562 où il poursuit ses activités éditoriales(6). Il termine ses jours, semble-t-il en reclus, au prieuré parisien de Saint-Martin-des-Champs, sur assignation du Parlement de Paris inquiet de ses débordements eschatologiques.

II. Pensée

Humaniste, esprit universel et cosmopolite, polyglotte, pionnier de la tolérance religieuse et des religions comparées, Postel, était tenant d’un christianisme rationaliste et de son vivant, il a déjà une réputation d’érudit. Il s’est en effet penché sur un grand nombre de sujets et devra produire une vaste œuvre écrite touchant aux langues, à la politique, à la morale et la religion, à la géographie et à l’histoire. Mais, visionnaire, exalté et promoteur d’une utopie universaliste de nature politico-religieuse, il est également considéré comme un excentrique par ses contemporains, docte et fol à la fois. Se sentant appelé par Dieu à unir — par la raison ou par l’épée — tous les Hommes dans un seul pays et une seule religion universelle, Postel, estimant les religions abrahamiques reliées par des fondements communs, souhaite la conversion des païens, des juifs et des musulmans autour d’un christianisme épuré. Sa nouvelle monarchie verrait le Roi de France et le Pape comme dirigeants suprêmes du civil et du religieux, la prérogative sur cet empire universel caractérisé par une paix définitive, devant, selon lui, revenir à la Gaule, qui doit succéder à la Galilée. Influencé par De Cues, Ficin et Zorzi, Postel s’intéresse encore à l’astrologie et au platonisme, ainsi qu’à la littérature rabbinique et qabbalistique, notamment à son aspect cosmographique. Postel est d’ailleurs un éminent représentant de la qabbale chrétienne(7) mais dont il utilise ressors afin de servir son messianisme personnel à caractère hermétique. Dans ses recherches, en congruence avec son projet politique, il est en outre, à la recherche du langage universel et, dans le cadre d’une harmonie cosmique préétablie mais momentanément déformée par l’intervention satanique, il use principalement du concept qabbalistique de la revolutio animarum {gilgul} {métempsychose} et des notions de mens messiæ et anima Christi qui y sont corrélatifs et explicatifs.

On doit à Postel plusieurs traductions lat. de classiques de la littérature juive religieuse, comme la Genèse. D’autres traductions encore, de textes qabbalistiques dont des sections du Zohar, le Bahir et le Perush ‘al ha-Torah {Commentaire du Pentateuque} de Recanati — qu’il débute alors qu’il est à Venise — ainsi que le Sepher Yetsirah (1552), qu’il augmente également de ses commentaires, avant même d’ailleurs, sa première édition en hébreu. Concernant ses œuvres originales, Postel est d’abord l’auteur d’un fameux Or Nerot ha-Menorah (1547)(8), d’un Clavis absconditorum (1547) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France, bien connu des néo-occultistes, du De Nativitate mediatoris ultima (1547) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque d’État de Bavière et du Panthenōsia (1550) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque d’État de Bavière. Toutes ces œuvres présentent un intérêt ésotérique mais la majorité de ses ouvrages, parfois très prolixes et abscons, ne furent jamais imprimés et certains sont perdues. Postel est encore et notablement l’éditeur de la première grammaire arabe, premier traducteur et éditeur, en 1552, de l’apocryphe pseudépigraphique qu’il nomme Protévangile de Jacques (sm.II) et il collabore, en 1555, avec Johann Albrecht von Widmanstetter à l’édition du Nouveau Testament en syriaque (1555). On lui doit aussi notablement, avec sa Polo aptata nova charta universi (1578), la première carte du monde en projection équidistante azimutale qu’il composa afin de situer le paradis terrestre.

➽ Son influence est aussi profonde que discrète. Anticipe Böhme. Influence Blaise de Vigenère, Fèvre de La Boderie, certains cercles rosicruciens, Von Franckenberg et Levi.

𝕍 les travaux de Secret tels les 1⬝ Notes sur Guillaume Postel in Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance (21,22,23,25,26,,28,39), 1959-1977. Son 2⬝ Guillaume Postel et son interprétation du candélabre de Moyse, 1966. Et enfin sa traduction 3⬝ Vie et caractère de Guillaume Postel du Georges Weill en 1987. | puis 4⬝ La Connaissance et sa réparation dans le commentaire du Bahir fait par Guillaume Postel à Venise in Revue d’Histoire et de Philosophie religieuses (63, 3 pp. 247-266), Jacques Simonnet, 1983. Lien vers le document sur Persée | 5⬝ Les Métamorphoses mystiques de la sexualité dans la pensée de Guillaume Postel in Études françaises (4, 2 pp. 171-207), Claude-Gilbert Dubois, 1967. Lien vers le document Notez aussi plusieurs papiers de Brach, la plupart en anglais.



1. Ce voyage lui permet de raffermir sa maîtrise de l’arabe et du turc, de prendre contact avec la civilisation islamique, de ramener plusieurs manuscrits arabes pour la bibliothèque royale et l’oriente dans l’idée de convertir les musulmans à l’aide d’une traduction arabe du Nouveau Testament.

2. Dont on sait pourtant l’intérêt pour les sujets mystico-ésotériques, il a d’ailleurs déjà commandé une Introduction à la Cabale à Thenaud des années auparavant.

3. Reconnu comme humble et pieux, il fut finalement écarté d’abord en raison de ses convictions politico-religieuses, qu’il n’hésitait pas, source d’embarras, à partager en public sur un ton oraculaire, ainsi qu’à cause de sa prétention messianique à être l’immutation de Balaam, Élie et du pape angélique annoncé dans certaines visions eschatologiques des suivants de Joachim de Flore.

4. "Mère du monde", "vierge vénitienne" et "nouvelle Ève" selon les termes de Postel.

5. En 1552, suite à une maladie et une expérience mystique, il s’estima son "premier-né", incorporant son corps céleste.

6. Notamment autour du miracle de Laon, événement pour lequel il rédige des tracts à teneur apocalyptique. Il devra aussi trouver en la personne de Marie Villeneuse — qui prétendait avoir été mise enceinte par le Saint-Esprit — une nouvelle figure féminine à adorer.

7. Il s’estime lui-même converti [au judaïsme] par amour pour Israël.

8. Aussi en latin : Candelabri typici in Mosis Tabernaculo (1548).

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Pegius Martin 🔗 pertinentsEntrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Juriste, Astrologue 🞄 Christianisme 🞄 Saint-Empire romain Germanique (Duché de Carniole) | 1510 1592

Auteur d’un influent Geburtsstundenbuch {Livre d’horoscopes} (1570), premier ouvrage d’astrologie publié en allemand et intéressant au regard de l’histoire de l’astrologie médicale. Contient un horoscope du Christ(1). Attaché aux sciences occultes, lui et son épouse furent accusés de sorcellerie et le couple fut emprisonné à vie dès 1582.



1. La question fut controversée depuis la première tentative de Pierre d’Ailly.

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Servet Michel 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Théologien, Médecin, Polymathe 🞄 Christianisme (Catholicisme, Protestantisme), Humanisme 🞄 n. Royaume de Navarre, fl. Royaume de France | 1511 1553

► Né catholique, il quitte l’Espagne en 1526, se converti au protestantisme en Allemagne, puis se fixe à Lyon en 1534 où il est l’élève de Champier. Influencé par le néoplatonisme, critique de la scolastique, les conceptions religieuses de Servet sont étroitement liées à ses théories médicales. Il fait notablement éditer La Géographie de Ptolémée en 1535 alors qu’il travaille comme correcteur d’imprimerie.

↪ À Paris de 1536 à 1538 où il étudie la médecine, il rédige une Explication universelle des sirops (1537) qui lui donnera la reconnaissance de ses pairs mais aussi une Discussion apologétique pour l’astrologie qui, défendant de façon véhémente l’astrologie et la divination, suscite la polémique à la Faculté de médecine de Paris et l’oblige à quitter la capitale. En 1542 il est invité par l’archevêque de Vienne (Isère), Pierre Palmier à faire carrière auprès de lui.

↪ Cependant, dans ses ouvrages, notamment Des Erreurs de la Trinité (1531) et La Restitution du christianisme (1553)(1), Servet met en cause le dogme de la Trinité(2), celui de la divinité du Christ et la doctrine du péché originel, avec un style tranchant, il rejette également le baptême des enfants. S’il parvient à apaiser les tensions avec l’Église, Calvin, avec qui il correspond un temps, parvient à le faire brûler comme hérétique à Genève. Sa théologie sera réceptionnée favorablement par Swedenborg.



1. Ouvrage théologique dans lequel il est le premier européen à décrire la circulation pulmonaire.

2. Il est persuadé que cette réforme pourrait convaincre plus sûrement les juifs et les musulmans de se convertir.

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Ferrier Auger 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Médecin, Astrologue 🞄 Christianisme (Catholicisme), Humanisme 🞄 Royaume de France | 1513 1588

► Étudiant la médecine, le droit et les mathématiques, il obtient son doctorat de médecine à Montpellier en 1540 puis se fixe à Paris. Médecin de Catherine de Médicis par l’intermédiaire du cardinal Pierre Bertrand. Proche de Scaliger.

Auteur des Jugements astronomiques Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France (1550) et d’un De Somniis (1549) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France oniromantique qui tous deux eurent à l’époque un grand succès. Cette influence s’étend jusque Pitois qui dans sa préface à L’Homme Rouge des Tuileries (1863) indique à propos des Jugements : Or, puisque très-illustre Madame Catherine de Médicis, Royne de France, avait fait bon accueil à l’œuvre d’Auger Ferrier, je ne pouvais, moi chétif, affecter un dédain mal séant. Je dévorai le volume, c’est le seul mot qui puisse peindre mon avidité, et je ne sais si le diable s’en mêla, mais, depuis ces vingt ans bien sonnés, je n’ai cessé de rechercher tout ce qui, sous un titre sérieux et sous un nom d’auteur recommandable, pouvait ajouter quelque chose à mon érudition en cette obscure science. Vers la fin de sa vie, Ferrier poursuit une vive dispute avec Bodin à propos du IV ses Livres de la République (1576).

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Beuther David🔗 pertinentsEntrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Alchimiste 🞄 Christianisme (Protestantisme) 🞄 fl. Saint-Empire romain (Royaume de Bohême) | 1514 1582

► Employé au Goldhaus de Dresde de 1575 à 1582 sur ordre d’Auguste Ier de Saxe. Il parvint, dit-on, à transmuter l’argent en or. Il fut alors emprisonné, sommé de révéler ses secrets sous la menace et se suicida finalement en détention. Herr Kunkel, secrétaire de l’électeur fut sommé de détruire le travail de l’alchimiste mais récupéra des manuscrits, si bien qu’un recueil Universal und vollkommener (1631) puis un Universal und Particularia (1718) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur Internet Archive virent le jour(1), contenant ces manuscrits ainsi que d’autres travaux (𝕍 aussi Lien vers le catalogue).



1. Trad. ang. The Transmutation of base metals into gold and silver.

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Piemontese Alessio [Ruscelli Girolamo] 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress Entrée Library of Congress
Alchimiste, Érudit 🞄 Christianisme (Catholicisme), Humanisme 🞄 n. États pontificaux, fl. République de Venise | 1518 1566

Auteur du fameux recueil de recettes De’ Secreti del R.D. Alessio Piemontese (1555)(1), publié sous le nom d’Alessio Piemontese. L’ouvrage, précurseur dans son sujet et représentatif de l’évolution des mentalités de son époque est le prototype de la littérature des secrets. Il présente, à destination de la classe moyenne et aisée, des listes de méthodes pour confectionner des remèdes, parfums, confitures, cosmétiques, pigments ainsi que des procédés d’orfèvrerie; méthodes parfois dangereuses ou coûteuses à mettre en œuvre et aux résultats épisodiquement merveilleux. L’héritage des procédés en vigueur dans l’alchimie est évidente comme avec l’utilisation de la distillation et du bain-marie.

↪ L’ouvrage connaîtra un immense succès dans toute l’Europe durant le XVI-XVIII, bénéficiera d’un nombre impressionnant d’éditions (plus de cent) et sera traduit dans de nombreuses langues. À sa suite, un nombre important d’ouvrages du genre seront publiés. Dans une lettre au lecteur introduite en tête de l’ouvrage, Piemontese se présente comme un vieil aristocrate érudit polyglotte, voyageur infatigable et chasseur des secrets de la nature, dont la date de naissance serait aux environs de 1471. À l’appui de ses propres aveux en tête du Secreti nuovi di maravigliosa virtù (1567) publié post-mortem à partir d’un ms., on peut penser qu’il s’agit de Girolamo Ruscelli et s’il n’en est pas l’auteur, il a pu être fortement impliqué dans la fabrication du texte et/ou de l’ouvrage à la façon d’un Andreæ. Quoiqu’il en soit, traducteur en italien de la Géographie de Ptolémée, amateur d’alchimie, de minéralogie et de médecine, créateur vers 1540 d’une Académie des Secrets composée d’humanistes et aristocrates napolitains, Ruscelli inspirera indéniablement Della Porta dans la création de son Académie des Secrets.



1. Trad. fra. Les Secrets de reverend signeur Alexis piémontois, 1557. Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France

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Digges Leonard 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Library of Congress
Mathématicien, Astronome-astrologue 🞄 Christianisme (Anglicanisme) 🞄 Royaume d’Angleterre | 1520 1550

► Intellectuel atypique, pionnier de la lunette astronomique, il est précurseur en matière d’optique. Ami et disciple de Dee, il est un défenseur de la mathématique céleste de ce dernier. Auteur d’un almanach perpétuel : A Prognostication Everlasting encore tributaire du modèle ptoléméen. Son fils Thomas, formé par Dee, publiera justement en 1576 la première exposition anglophone du modèle héliocentrique copernicien dans une nouvelle édition de l’almanach de son père.

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Tyard (De) Pontus 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Poète, Ecclésiastique (Évêque) 🞄 Christianisme (Catholicisme), Humanisme 🞄 Royaume de France | 1521 1605

Nul n’ignore — outre le pétrarquisme et le Délie de Scève — l’influence qu’ont eu le néoplatonisme, la prisca theologia(1) et, d’une façon plus générale, la mythologie, sur le célèbre traducteur des Dialogues d’Amour et membre fondateur de la Pléiade, initiatrice des mouvements littéraires français. Également producteur de Discours philosophiques (1552-1557) parus anonymement. Évêque de Chalon-sur-Saône en 1578.

𝕍 d’abord et tout simplement ses hermétiques Erreurs amoureuses (1549) : Celle qui tient en la claire lumière / De tes doux yeux le trait, qui fit ma playe, / Ne sorna point de verd, verd couleur gaye, / Comme elle estoit en ce Moys coustumiere : // Pour ne donner à l’ame prisonniere / Aucun esproit (non quelque mal que i’aye, / Qu’à la loger en autre lieu iessaye) / De retourner en liberté premiere. // Elle peult bien la terre en verdeur voir, Verdeur qui donne aux laboureurs espoir / De leurs trauaux recueillir les fruits meurs. // Et ne voulut quelque verde esperance, Me faire voir, comme pour assuerance, De voir finir les travaux, ou ia meurs.

Pour un commentaire 𝕍 d’abord Vom Leidenden Ixion Zum Getrosteten Narziss (trad. fra. Le Mythe antique dans l’œuvre de Pontus de Tyard), Heidi Marek, 1996 (publ. 1999).



1. Ainsi que naturellement, le pythagorisme, l’orphisme, le gnosticisme ou la qabbale.

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Chemnitz Martin 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Théologien 🞄 Christianisme (Protestantisme:Luthérien) 🞄 Saint-Empire romain Germanique (n. Marche de Brandebourg, fl. Principauté de Brunswick-Wolfenbüttel) | 1522 1586

► Théologien réformateur luthérien héritier de la loci theologici de Mélanchthon. Central dans la pensée de la réforme, il est dit Alter Martinus. Critique influent des conclusions du Concile de Trente dans son Examen Concilii Tridentini (1565).

➽ Sa pensée influence Johann Arndt.

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Pénot du Port Bernard-Gabriel 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Alchimiste, Médecin 🞄 Paracelsisme 🞄 Royaume de France | 1522 1620

► Paracelsien ami de Barnaud. En contact épistolaire avec plusieurs alchimistes comme Zwinger et Libavius, il est notoirement connu pour avoir dépensé sa fortune dans la recherche de la pierre et sa promotion éditoriale des idées de Paracelse.

𝕍 Bernard Gilles Penot (Du Port), médecin et alchimiste (1519–1617) in Chrysopoeia (5, pp. 571-668), Eugène Olivier, 1992–1996.

🕮 Jouin, ref.173 (Traités divers) : Bernard-Georges Pénot, né à Port-Sainte-Marie dans la Guienne a écrit un certain nombre d’ouvrages hermétiques. Il se ruina, comme Bernard le Trévisan, à chercher la pierre philosophal, et il mourut à l’hôpital "aussi bien, ajoute Lenglet Du Fresnoy (I,321) que beaucoup d’autres de ses confrères en Chimie" Les Tractatus varii de vera praeparatione et usu Medicamentorum Chemicorum se trouvent dans le Theatrum Chemicum (I, 592-682).

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Hotman François 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Jurisconsulte, Écrivain 🞄 Christianisme (Protestantisme:Calviniste) 🞄 Royaume de France | 1524 1590

► Favorable à l’alchimie, ami de Du Chesne. Auteur d’un De Jure artis Alchemiae (1576) sous le pseudonyme d’Arfoncinus d’abord publié avec la défense de Fanianus ; on retrouvera ces textes dans le Théâtre Chimique. Le texte de Hotman, avec la plus tardive Quæstio política (1702) de Buddeus sera un classique de l’apologétique alchimique.

𝕍 Un document oublié sur François Hotman et l’alchimie in Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance (42, 2 pp. 435-446), François Secret, 1980.

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Duclos Gaston [Le Doux, De Claves] 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Library of Congress
Juriste, Alchimiste 🞄 Paracelsisme 🞄 Royaume de France | 1530 1592

► On ne sait guère de lui que ce que Lenglet Du Fresnoy veut bien nous apprendre. Avocat puis lieutenant général au présidial de Nevers. Influencé par Geber et sa théorie corpusculaire. Auteur de plusieurs traités(1) dont un De Triplici praeparatione argenti et auri (1592)(2). Notez que Brunet (2 p.25) lui attribue aussi le fameux Filet d’Ariadne (1695) à la défaveur de Reibhand, mais nous ne comprenons pas pour quelle raison.



1. 𝕍 les trois contenus dans le Théâtre chimique.

2. Lenglet Du Fresnoy commente (III, 154) : […] Les préparations qu’il enseigne sont assez simples, c’est un des plus clairs des auteurs de la Chimie métallique ; supposé néanmoins qu’il dise vrai […]. On le retrouve avec le De Recta et vera ratione progignendi aussi après le Dictionnaire hermétique de Salmon.

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Chavigny (de) Jean-Aimé 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Library of Congress
Hermétiste, Astrologue 🞄 Christianisme (Catholicisme) 🞄 Royaume de France | ? 1524 ? 1604

► Premier commentateur de Nostradamus. 𝕍 d’une part son Sur la vie de Michel de Nostredame (1594) et d’autre part ses Commentaires sur les Centuries (1596). Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France


🙟 1525   

FitzGerald Gerald (11e comte de Kildare) 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Library of Congress
Alchimiste, Politique (Aristocrate) 🞄 Christianisme (Catholicisme, Anglicanisme) 🞄 n. Seigneurie d’Irlande, fl. Royaume d’Irlande | 1525 1585

► Surnommé le Wizard Earl comme Percy de Northumberland. Tout comme son père le fameux 8e comte de Kildare, il avait une réputation d’occultiste. Intellectuel de la renaissance, cette réputation fut entretenue par son intérêt pour l’alchimie et l’astrologie. On raconte que son fantôme, monté sur un destrier ferré d’argent, revient hanter le Kilkea Castle tous les sept ans.

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Hájek Tadeáš [Taddaeus Hagecius] 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Astronome, Médecin, Alchimiste 🞄 Paracelsien 🞄 Saint-Empire romain Germanique (Royaume de Bohême) | 1525 1600

► Obtient son doctorat de médecine à Bologne en 1554. Il est également professeur de mathématiques et d’astronomie-astrologie(1) au Carolinum. Naturaliste, il traduit et complète Mattioli en 1562. Premier médecin de Maximilien II et de Rodolphe II dont il est aussi le conseiller et responsable en matière d’alchimie. Correspondant et ami de Brahe, c’est par l’intermédiaire d’Hájek qu’il est convié à Prague.

◆ A écrit un Aphorismorum Metoposcopicorum (1561) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur Internet Archive(2) ainsi que le premier traité consacré entièrement à la zythologie. Il réceptionne Paracelse, mais contrairement à Rodovský, il s’intéresse à l’aspect plus scientifico-pratique qu’hermétique.



1. Il rédige un commentaire du Centiloque.

2. Trad. fra. de Mizauld : Nouvelle invention pour incontinent juger du naturel de chacun (1565).

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Mennens Guillaume
Alchimiste, Poète 🞄 Paracelsisme 🞄 Saint-Empire romain Germanique (Pays-Bas habsbourgeois) | 1525 1608

► Né à Anvers, influencé par Zorzi et Paracelse. Très peu d’informations sont disponibles sur lui. Écrit un Aurei Velleris (1604) qui traite de l’herméneutique alchimique de Jason et Gédéon et que l’on retrouvera dans le 5 du Theatrum chemicum.

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Imperato Ferrante🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Apothicaire, Naturaliste 🞄 Christianisme (Catholicisme) 🞄 Royaume de Naples | 1525 1620

Napolitain adepte de la médecine hermétique.

◆ Publie notablement un Dell’Historia Naturale Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur Internet Archive (1599) contenant la première représentation imprimée d’un cabinet de curiosités, celui-là même d’Imperato qui, fameux et alors situé au Palazzo Orsini di Gravina, était bien sûr orienté vers les naturalia. L’ouvrage est un catalogue de ce cabinet et on y trouve : cinq livres sur la métallurgie, neuf concernant l’alchimie et quatorze enfin, à propos des règnes animal et végétal.

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Auguste Ier de Saxe🔗 pertinentsEntrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Politique (Souverain) 🞄 Christianisme (Protestantisme:Luthérien) 🞄 Saint-Empire romain Germanique (Électorat de Saxe) | 1526 1586

Électeur de Saxe dès 1553 et alchimiste selon Von Löwenstern-Kunckel. Le Musée des arts décoratifs de Dresde possède effectivement un fourneau philosophique en laiton et acier de 450 litres lui ayant appartenu(1).



1. L’outil fut montré au public au Musée d’Art Métropolitain durant l’exposition Making Marvels: Science and Splendor at the Courts of Europe. Lien vers le site

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Rodovský Bavor🔗 pertinentsEntrée Library of Congress
Alchimiste 🞄 Saint-Empire romain germanique (Royaume de Bohême) | 1526 1591

Noble issu d’une lignée d’alchimistes et intellectuel de la renaissance autodidacte. Présent dans l’entourage de Guillaume de Rosenberg puis de Rodolphe II, il s’est ruiné dans la pratique alchimique et fut incarcéré lorsqu’il n’a pu rembourser ses dettes. Intéressé par l’art culinaire, il est notablement l’auteur d’un des premiers manuel de cuisine tchèque. Il a laissé des traductions vers le tchèque et plusieurs ouvrages dont notablement son Alchimie česká {Alchimie tchèque} et son Kniha o dokonalém umění chymickém {Livre de la voie chimique parfaite}.

𝕍 Bohemian Nobility and Alchemy in Cauda Pavonis (15, pp. 14–18), Vladimír Karpenko, 1996.

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Stadius Joannes 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie
Astrologue, Mathématicien 🞄 Saint-Empire romain Germanique (Duché de Brabant) | 1527 1579

► Étudiant à l’Université de Louvain, il est élève de Frisius.

◆ Outre les mathématiques, il se penche sur l’histoire et la géographie. Connu pour son amélioration des Tables Alphonsines, ses Éphémérides (1554) sont utilisées comme références avant celles de Kepler en 1627. Une version de 1556 de ses Éphémérides contient de façon fort notable une traduction latine anonyme de l’Hermetica Iatromathematica ad Ammonem Aegyptium qui est basée sur la même version grecque que celle de Höschel en 1555.

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Wecker Johannes🔗 pertinentsEntrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Médecin, Philosophe naturel 🞄 Saint-Empire romain Germanique (n. Grand-Bailliage d’Alsace, fl. Confédération des XIII cantons) | 1528 1586

Connu pour son Antidotarium generale et speciale Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque d’État de Bavière où la pharmacopée côtoie la chimie et l’alchimie et ses De Secretis libri XVII (1582) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre, encyclopédie dans la mouvance de la littérature des secrets dont le contenu déborde sur l’hermétisme et l’occultisme et qui sera réédité de nombreuses fois et traduit dans plusieurs langues. Peut-être sous accusation de sorcellerie il quitte Colmar pour Bâle. Là-bas, il enseigne la logique et le latin.

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Daneau Lambert 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Théologien 🞄 Christianisme (Protestantisme:Calviniste), Humanisme 🞄 Royaume de France | 1530 1590

Nous intéresse pour son Physica Christiana, siue De Rerum oreatarum cogniiione (1576) qui, incorporant la physique dans la théologie, préfigure la naturphilosophie. Tycho-Brahé fera les éloges de l’ouvrage et Thomas Twyne, médecin et ami de Dee, passera l’ouvrage en anglais.

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Garcaeus Johannes 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Théologien, Mathématicien, Astronome-astrologue, Météorologiste 🞄 Christianisme (Protestantisme:Luthérien) 🞄 Saint-Empire romain Germanique (Électorat de Saxe) | 1530 1574

► Proche de Melanchthon. Connu pour son Astrologiae methodus Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur Internet Archive (1570), vaste collection encyclopédique de plus de 400 horoscopes où il examine ainsi de façon empirique la validité de l’astrologie à la façon de Cardan, Gaurico ou plus tard Goclenius (Le Jeune).

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Dorn Gérard 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Médecin, Alchimiste 🞄 Paracelsien 🞄 Saint-Empire romain Germanique (n. Duché de Brabant, fl. Confédération des XIII cantons) | 1530 1586

I. Histoire et activité — Un admirateur de l’œuvre paracelsienne

► On connaît fort peu de choses sur Dorn. Né à Malines, il étudie la médecine à Tübingen en 1559 où il a ? rencontré Eisenmenger et obtenu son doctorat. Il séjourne ensuite en France : Besançon en 1565 où il rédige une première version de la Clavis totius(1), puis Lyon en 1566-1567 où il rencontre Adam von Bodenstein. Il exerce ensuite comme médecin à Francfort-sur-le-Main, Strasbourg et enfin Bâle où il débute ses éditions et publications.

Traducteur (vers le lat.), éditeur, défenseur, commentateur et continuateur de l’œuvre de Paracelse, il est considéré comme l’un de ses disciples les plus zélés et est également l’un des plus influents. L’admiration est telle, que plusieurs ouvrages, manifestement de Dorn lui-même, furent laissés au nom du Christ de la Médecine tels l’Aurora Philosophorum et les Archidoxis magicæ. Dorn, comme Severinus, Von Bodenstein et bien sûr Gohory, contribue largement à la diffusion de la pensée paracelsienne chez les intellectuels non germanophones.

II. Pensée et influence — Une alchimie "spirituelle"

► Chez Dorn comme chez son maître, Bible et nature se complètent, il méprise la médecine galéniste de son temps, l’aristotélisme et la scolastique et estime enfin avoir trouvé chez Paracelse une philosophie naturelle à la hauteur de sa conception du christianisme et de la thérapeutique. Également influencé par Trithème, Ficin, Panteo et Jean de Roquetaillade, peu convaincu par la réalité matérielle de la chrysopée et moins attaché à la pratique en laboratoire, Dorn est le premier alchimiste, dans sa Clavis totius philosophiae chymisticae Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur Internet Archive (1567), à explicitement appliquer une vision mystico-théosophique à l’alchimie en interprétant les mécanismes décrits dans les opérations comme étant de nature psycho-spirituelles et devant concourir à l’édification des vertus, clef de voûte indispensable au succès de l’œuvre. Il combine en outre dans cet ouvrage, alchimie, symbolique numérique et considérations paracelsiennes. Par le truchement de ses interprétations dans son Colloquium quo Titan Paterfamilias (1568) et poursuivant ainsi Augurelli et Bracesco, on trouve d’ailleurs dans ses conceptions les prémisses du courant mytho-hermétique.

◆ Le 1 du Théâtre Chimique propose treize de ses textes. Il est notablement à l’origine de commentaires sur la Genèse et d’un lexicographique Dictionarium obscuriorum Theophrasti vocabulorum {Dictionnaire des termes obscurs de Théophraste} Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre (1583). Ses travaux et spécialement son Artificii chymistici Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre (1569), annoncent la théosophie moderne(2) de Khunrath, Fludd et Böhme.

Son influence sur Jung, qui liera l’alchimie de Dorn aux métamorphose psychiques opérant durant le processus d’individuation est remarquable. Ce dernier s’intéressera également au concept d’Unus mundus élaboré par Dorn, mysterium conjunctionis, état abolissant la dualité entre l’âme individuelle et l’âme universelle, rédimant ainsi dans la fusion les fractures générées par leur séparation. Peuckert se révélera également sensible aux idées de Dorn.



1. Qu’il offre au cardinal Antoine Perrenot de Granvelle lui-même intéressé par l’alchimie.

2. Et même le rosicrucisme.

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Dasypodius Conrad [Rauchfuss Conrad] 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Mathématicien, Astronome-astrologue 🞄 Christianisme (Protestantisme) 🞄 Saint-Empire romain Germanique (n. Confédération des XIII cantons, fl. Cercle du Haut-Rhin) | 1530 1600

Concepteur de la deuxième horloge astronomique de la Cathédrale de Strasbourg 🗎⮵ dont il donne une description détaillée dans son Warhafftige Auszlegung des Astronomischen Uhrwercks zu Straβburg en 1578 (éd. lat. Heron mechanicus, 1580). Éditeur, entre autres, d’Euclide et de commentaires gréco-arabes de la Tétrabible.

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Ruland Martin (Le vieux) 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Alchimiste 🞄 Paracelsisme 🞄 n. Saint-Empire romain Germanique (Principauté épiscopale de Frisingue) | 1532 1602

► Médecin de Philippe-Louis de Neubourg et de Rodolphe II. Surtout connu pour son Lexicon Alchemiae Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur Internet Archive, utile pour définir des termes anciens. Père de Martin Ruland dit "Le jeune".

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Porta (della) Giambattista 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of CongressEntrée Stanford Encyclopedia of Philosophy Entrée Treccani (sélectionnée)
Polymathe, Occultiste, Dramaturge 🞄 Hermésisme, Christianisme (Catholicisme:Jésuite) 🞄 Royaume de Naples | 1535 1615
Le Professeur de secrets

I. Histoire

► Della Porta est issu d’une famille de la petite noblesse napolitaine aisée. Son père, armateur et propriétaire foncier ayant servi auprès de Charles Quint, est soucieux de cultiver l’idéal de l’humanisme renaissant dans son domaine. Éduqué comme un gentilhomme, Della Porta est fort tôt initié aux convenances et aux beaux-arts, aux arts martiaux et aux sciences pures comme appliquées et ce, par l’intermédiaire de précepteurs et de son oncle qui supervise son éducation. Vraisemblablement autodidacte, il se forme ainsi de façon plus ou moins formelle par le truchement des visites régulières d’invités cultivés et renommés qui animent le domaine familial. Son frère aîné, collectionneur d’objets d’art, l’initie à l’astrologie, tandis que son petit frère lui transmet son intérêt pour les cristaux et la géologie. Les trois frères étaient tous particulièrement intéressés par la musique et furent acceptés à la prestigieuse académie musicale de la Scuola di Pitagora. Ayant le loisir de se consacrer entièrement à ses études, Della Porta a également beaucoup voyagé en Italie, en France et en Espagne entre 1563 et 1566. Il est ami avec Paolo Sarpi, fréquenta Campanella et rencontre Croll, Fabri de Peiresc et sans doute Bruno avant son incarcération. Toute la démarche de Della Porta est influencée par Paracelse et le paracelsisme.

Fondateur de l’Accademia dei segreti {Académie des secrets}(1) en 1560 à Naples, sans doute influencée par Ruscelli, fondée sur le modèle des premières académies littéraires et l’une des premières sociétés scientifiques d’Europe. Ses membres, qui se réunissait chez Della Porta, se faisaient appeler les otiosi {oisifs} et étaient autant intéressés autant par les observations scientifiques que par l’exercice théorique et pratique de la magie(2). Suspectée de pratiquer la sorcellerie et la divination, l’organisation fit l’objet d’une enquête ecclésiastique qui aboutit à sa dissolution en 1578 sur ordre de Grégoire XIII (reg. 1572 1585)(3). Della Porta était néanmoins proche du cardinal Luigi d’Este, ce dernier l’invite en 1579 à Rome où auprès du Tasse, écrit des pièces pour son mécène. Puis il se rend à Venise où il effectue des recherches chimiques notamment sur des remèdes, des cosmétiques, l’émail et la poudre à canon.

↪ En 1585, Della Porta entre également dans la Compagnie de Jésus en tant que frère laïc où il se distingue par son zèle et ses actions caritatives. En 1592 pourtant, toute publication de ses œuvres fut interdite et cette censure ne fut levée qu’en 1598. En 1610, il s’implique avec Federico Cesi dans la création de l’Académie des Lyncéens, semble-t-il, inspirée de son Accademia dei segreti et dont il devient le quatrième membre, juste avant Galilée. Les modèles théoriques de ce dernier devront supplanter la vision du monde de Della Porta et influencer de façon déterminante l’avènement de la rationalité scientifique. Della Porta est en outre, impliqué dans la formation de l’Accademia degli Oziosi l’année suivante. Il est enfin, fondateur d’un musée privé d’histoire naturelle, l’un des premiers du genre, qui devra inspirer Kircher et dans lequel il présentait ses spécimens rares et ses plantes exotiques.

II. Pensées et œuvres

Polymathe, Della Porta est actif à une époque charnière qui évolue entre les spéculations occultes de nature hermético-néoplatoniciennes encore actives à la renaissance tardive, la contre-réforme, et le renouveau des mathématiques et de la mécanique impliqués par la révolution scientifique. Il s’intéresse donc à plusieurs domaines des sciences naturelles et pour lesquels il est attaché à effectuer des recherches expérimentales. Il se captive pour les mathématiques et la géométrie (comme avec la quadrature du cercle), la physique et l’optique, la pharmacologie et la physiologie, et pareillement pour les innovations technologiques comme les machines hydrauliques et à vapeur ainsi que pour l’ingénierie militaire(4). Pour lui, la nature est ordonnée de façon rationnelle et, englobée par l’âme du monde, traversée par des nœuds complexes et dynamiques de forces vitales. Le magiste, autant poète et mystique philosophe que scientifique expérimentateur, studieux et vertueux, usant à la fois de l’intellect et de l’imagination, est le prototype le plus élevé du philosophe naturel car la magie est naturalis philosophiae consummatio. Il peut en effet accéder aux arcanes et à la puissance de la nature par le biais de spéculations théoriques et d’expériences pratiques — écartant ainsi autant la superstition que le démonisme — afin d’opérer des réalisations naturelles quoique "merveilleuses" mais que le vulgaire considérera comme des miracles. Pour Della Porta Il le magicien doit être un ouvrier habile, tant par ses dons naturels que par l’exercice de ses propres mains ; car la connaissance sans pratique et sans ouvrage, et la pratique sans connaissance ne valent rien ; ceux-ci sont tellement liés entre eux, que l’un sans l’autre n’est est vain et inutile. Poussant plus a fond ses investigations sur les secrets de la nature, il marque ainsi un intérêt pour l’occultisme et les phénomènes merveilleux.

Sa Magie Naturelle, son ouvrage le plus important et qui lui vaudra un succès à l’échelle européenne, est un travail de nature anthologique relatif à la littérature des secrets qui combine les données de l’occultisme et de la science de son temps et qui tente de ménager un espace de respectabilité pour la magie en tant que philosophie naturelle savante entre la science et la religion. On y voit ex. abordés les sujets du magnétisme et de la démonologie, des considérations sur l’herboristerie et la minéralogie et, intéressé par le phénomène de la réfraction, Della Porta y livre notablement la description de la camera obscura(5) et de la lanterne magique, faisant de lui un précurseur dans l’utilisation de la lentille optique(6). L’ouvrage, qui connu un large succès, fut largement augmenté par l’auteur : 4 à la première éd. de 1558, 20 à la seconde et dernière de 1589(7). Dès 1604, il travaille sur un Taumatologia, censé être un développement plus occulte encore de sa Magia et impliquant la conception de la pierre philosophale(8), mais, toujours en bute aux censures, elle ne survécu que sous forme fragmentaire.

Prolifique et pionnier dans un grand nombre de domaines, on doit encore à Della Porta, un remarquable De Furtivis literarum notis (1563) où il succède à Alberti dans le domaine cryptographique et un Arte del ricordare (1566) où, inspiré par Bruno, il aborde l’art de mémoire et les techniques mnémotechniques. Son Villae (1583-92) est une encyclopédie agricole où il est aussi question d’horticulture, et dans son De Aeris transmutanionbus (1609) il précise ses idées sur la météorologie. Dans son Pneumaticorum (1601), il aborde des expériences pneumatiques(9). Cherchant à appréhender les relations établies entre les forces animiques véhiculées par la nature éternelle et ses diverses manifestations extérieures au travers des forces élémentaires et des formes, il aborde la question de physiognomonie dans son De Humana physiognomonia (1586), de la chirologie dans son Della chirofisonomia (publ. 1677)(10) et, dans son Coelestis Physiogranonia (1603), il tente une approche critique de l’astrologie basée sur l’expérimentation tout en soutenant la discipline(11). Plus tôt, dans son Phytognomonica (1588) il s’appuie d’ailleurs sur la doctrine des signatures pour établir que la forme physionomique des plantes trahi leur correspondances et ainsi leurs propriétés médicinales(12). Il est enfin l’auteur d’environ trente comédies (et quelques tragédies) pré-baroques de la tradition de la commedia erudita, dont nous il ne nous reste qu’une partie et qui influencèrent Browne.

𝕍 1⬝ La Ricezione della "Magia naturalis" di Giovan Battista Della Porta. Cultura e scienza dall’Italia all’Europa in Bruniana & Campanelliana (5, 2 pp. 277-303), Laura Balbiani, 1999. | 2⬝ I fratelli Della Porta e la cultura magica e astrologica a Napoli nel ’500 in Studi Storici (1, 4 pp. 677-715), Nicola Badaloni, 1999.



1. Ou Academia secretorum naturae.

2. Pour devenir membre du groupe, tout postulant devait présenter une nouvelle découverte dans le domaine des sciences naturelles.

3. Et à la réputation de sorcier que Bodin colportera en 1580 en s’appuyant sur un passage de la Magia à propos de l’onguent des sorcières..

4. Notamment les fortifications avec son De Munitione (1608).

5. Il fait parti des personnalités auxquelles on attribue l’invention du procédé avec Christian Huygens et Drebbel. Il lui a au moins ajouté une lentille concave à l’ouverture. D’ailleurs, en 1593, il élabore aussi le premier système de classification des couleurs et on lui accorde aussi l’identification de l’effet calorifique du rayonnement solaire.

6. On en fait aussi un précurseur du télescope puisqu’il parvient à mettre au point une lunette d’approche vers 1586, quoiqu’il n’est pas douteux qu’il fut devancé en cela par Digges. Lui-même, soutenu en cela par plusieurs de ses contemporains comme Kepler, affirmait avoir devancé Galilée, utilisant son De Telescopio (longtemps resté manuscrit) et son De Refractione (1593) comme justification.

7. Notez que son De Refractione (1593) développe la partie optique de sa Magia, tout comme son De Distillatione (1609) amplifie celui sur l’alchimie.

8. Il était réputé connaître le procédé. Rodolphe II l’invita à plusieurs reprises à Prague, dès 1597, mais il refusera toujours. Du reste, Della Porta est connu pour sa découverte de l’oxyde d’étain.

9. Dans l’édition italienne augmentée de 1609, De’ Spiritali, il y aborde la question de l’élasticité de la vapeur d’eau et décrit pour la première fois un prototype de machine à vapeur, machine qui après plusieurs tentatives ne trouvera son première modèle fonctionnel qu’avec Thomas Savery qui déposera le brevet en 1698.

10. Où, observant les mains des prisonniers napolitains, il devient un précurseur de la physionomie criminelle.

11. En 1605, il publie d’ailleurs une traduction du livre I de l’Almageste de Ptolémée avec le commentaire de Théon d’Alexandrie.

12. On trouve encore dans cet ouvrage, où il répertorie les plantes selon leur situation géographique, la première observation de spores fongiques, faisant de lui un devancier de la mycologie.

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Della Riviera Cesare🔗 pertinentsEntrée Library of Congress
Auteur 🞄 Hermésisme 🞄 ? Saint-Empire romain Germanique (Duché de Milan) | 1538 1625

Auteur d’un Mondo magico degli eroi Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur Internet Archive (1603), somme de l’ésotérisme médicéen et poursuivant la route tracée par Dorn et Gohory vers une alchimie intérieure. Influencé par Ficin, Trithème, Paracelse et la littérature antique.

𝕍 « Il secondo albero della vita » : l’esaurirsi del pensiero rinascimentale nel "mondo magico degli eroi" di Cesare Della Riviera in Bruniana & Campanelliana (7, 1 pp. 107-125), Armando Maggi, 2001.

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Siôn Llywelyn
Poète, Copiste 🞄 Royaume d’Angleterre | 1540 1616

Important copiste gallois(1) de son époque, connu pour avoir consigné des poésies, des proses et des chants de Noël principalement issus du comté de Glamorgan et du Pays de Galles en général. Son travail, dont une partie est perdu, est un maillon important dans la préservation des traditions populaires locales. Il rapporte par exemple l’Hanes Taliesin {Histoire de Taliesin}, 𝕍 A fragment of the Hanes Taliesin by Llywelyn Siôn in Études celtiques (14, 2 pp. 451-460), Patrick Ford, 1975 Lien vers le document sur Persée.

◆ Llywelyn est également connu pour être la source réelle ou imaginaire de Morganwg. Ce dernier affirma avoir récupéré les traditions bardiques du Pays de Galles via des manuscrits de Llywelyn que l’on n’a pas pu retrouver.



1. La Principauté de Galles disparaît en 1536 après les Laws in Wales Acts qui intègrent totalement son système juridique dans le droit du Royaume d’Angleterre.

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Sperber Julius [Julianus de Campis] 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Alchimiste, Qabaliste, Ésotériste 🞄 Christianisme (Protestantisme), Paracelsisme, Rosicrucisme 🞄 Saint-Empire romain Germanique (n. Électorat de Saxe, fl. Duché d’Anhalt-Dessau) | 1540 1616

► Médecin et conseiller de Christian Ier d’Anhalt-Bernbourg. Il est surtout connu pour son Echo der von gott hocherleuchten fraternitet (1615)(1) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre qui est un des premiers écrits rosicruciens important et dans lequel il affirme l’antiquité adamique de l’ordre(2), accentue le lien entre rosicrucisme et christianisme et élabore une structure morale autour du mouvement. Aussi auteur d’un Kabalisticæ precationes (1600) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre.



1. D’abord Von der höchsten allerbesten unnd thewresten Schätze en 1597.

2. Et, reprenant Ficin, sa transmission de la prisca theologia par l’intermédiaire d’une chaîne d’initiés.

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Gans David🔗 pertinentsEntrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Astrologue 🞄 Judaïsme 🞄 Saint-Empire romain Germanique (n. Comté de Lippe, fl. Royaume de Bohême) | 1541 1613

Élève du Maharal. Acquis au système de Ptolémée et flatteur à l’égard des avancées de Copernic, il est assistant de Brahe puis de Kepler. Auteur de plusieurs ouvrages dont le plus connu porte sur des annales historiques, les premières du genre pour un juif allemand : le Tzemach David (1592).

𝕍 David Gans in Revue d’Histoire et de Philosophie religieuses (52, 4 pp. 407-413), André Neher, 1972. Lien vers le document sur Persée

◆ Il est notable que sa tombe, située au Vieux cimetière juif de Prague, figure une étoile de David, hors c’est la première utilisation connue de ce signe afin de figurer symboliquement un juif.

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Jean de la Croix [Yepes Álvarez (de) Juan]🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of CongressEntrée Catholic Encyclopedia
Mystique, Poète, Ascète 🞄 Christianisme (Catholicisme:Carmélite) 🞄 n. Couronne de Castille, fl. Royaume catholique espagnol | 1543 1591
Doctor mysticus, Le Saint du Carmel | Docteur de l’Église catholique romaine (1926), Saint de l’Église catholique romaine (1726), Saint patron des contemplatifs et des mystiques ainsi que des poètes espagnols

I. Histoire

► Orphelin de père alors qu’il est encore jeune, Jean est issu d’une famille très pauvre. Il va à l’école des enfants pauvres et on lui demande de s’exercer à plusieurs métiers manuels mais c’est dans les œuvres religieuses qu’il se distingue. À 17 ans, il est infirmer assistant à l’hôpital de Medina del Campo (Castille-et-León). Se révélant excellent élève, il est recommandé pour fréquenter simultanément le collège des Jésuites avant d’entrer au Carmel de Santa Ana de cette même ville en 1563. Il prend alors le nom de Juan de San Matías. Après son noviciat, ses supérieurs l’envoient étudier les arts, la philosophie et la théologie à l’Université de Salamanque de 1564 à 1568 où il suit des cours de Luis de León(1). Ordonné prêtre en 1567, il cherche cependant une vie spirituelle plus sévère et envisage de devenir chartreux. Cependant, il rencontre Thérèse d’Ávila, réformatrice de l’Ordre du Carmel et, devenu son fils spirituel(2), il se décide à suivre son exemple : restaurer à son tour l’ordre vers son austérité originelle en revenant vers un état antérieur de la règle de saint Albert(3) dans la branche masculine. En 1568, il professe alors la règle primitive et toute sa vie, s’engagera énergiquement dans la réforme de son ordre.

↪ La même année, il rejoint le premier couvent de carmélites déchaussées à Duruelo avec deux compagnons où, prenant le nom de Juan de la Cruz, il est sous-prieur et en charge des novices. Devant faire face à des controverses, hostilités et persécutions, il étend néanmoins sa réforme à plusieurs couvents dont il prend pour certains, la place de supérieur. En 1570, il est à Pastrana puis à Mancera où il fonde des communautés et dirige de nouveau des novices jusqu’en 1572. De même, il fonde et dirige ensuite le collège carmélitain d’Alcalá de Henares en 1571. Il resta par la suite à Ávila de 1572 à 1577, en tant que directeur spirituel et confesseur du Couvent de l’Incarnation dont Thérèse était la prieure. Dès 1575, les dissensions au sein de l’ordre à propos de la réforme prennent plus d’ampleur. En 1577, en raison de différends d’ordre religieux et politiques, il est retenu captif par les carmélites de l’ancienne observance au couvent de Tolède d’où, maltraité, il s’échappa en 1578. Il est ensuite prieur à Beas, à Baeza puis à Grenade en 1582. Entre temps, Grégoire XIII signé un décret (Pia Consideratione), qui autorise la séparation des anciens et des carmes réformés. En 1585, Jean parvient à devenir le vicaire général d’Andalousie de l’ordre, il voyage beaucoup de fonde un grande nombre de monastères. Mais, opposé à son supérieur et voulant défendre Thérèse, il fut déchu de toutes ses fonctions et charges lors du chapitre de 1591. Il se retire dans la solitude et, abandonné par la plupart de ses disciples et malade, mourut oublié de tous.

II. Œuvres et pensée

◆ Influencé par la poésie humaniste espagnole — Garcilaso de la Vega surtout — la culture classique et la poésie lyrique italienne, mais aussi par Denys et la mystique rhénane(4), Jean entend combiner dans ses chants, la sensibilité de l’amour profane et les nuances des processus contemplatifs. Il les accompagne d’élans lyriques puissants, équilibrés et ductiles, attachés à la transmutation littéraire des passions terrestres ainsi que d’une netteté théologique et philosophique guidée par son étude d’Aquin. Malgré leur petite taille, ces œuvres, à la fois didactiques, à la symbolique sibylline et synthétisant la tradition spirituelle chrétienne antérieure, font de lui le plus grand poète mystique de la littérature espagnole et l’un des plus grands mystiques chrétiens en général. Jean est principalement connu pour ses fameux Subida del Monte Carmelo {Montée du Carmel} ( 1584, publ. 1618), Noche oscura del alma {Nuit obscure de l’âme} (1578, publ. 1618) puis ses Llama de amor viva {Vive Flamme d’amour} ( 1584, publ. 1618 in Obras espirituales) et enfin ses Cántico espiritual {Cantique spirituel} ( 1584, publ. 1627 et 1703 pour les version A et B)(5) églogue inspiré du Cantique des Cantiques(6). En outre, il commente lui-même librement ses chants en prose, produisant ainsi des traités de théologie et de vie mystique.

↪ Dans ces textes contemplatifs faisant la part belle au processus d’introversion, il aborde les thématiques de la rencontre de l’âme avec Dieu, de l’expérience d’amour et de communion intense avec lui, ou encore celle de l’extase de la sublime vision béatifique. Il y schématise le cheminement mystique de l’âme au travers de différentes stations allant de l’ignorance et de ses vaines aspirations, au dépouillement et à la mortification du moi, jusqu’à la purification, puis l’illumination et enfin l’union à Dieu, respectant ainsi la division traditionnelle de la vie spirituelle(7). L’âme, défaite des désirs, des appétits et des apparences terrestres inharmonieuses et contraires à l’amour de Dieu, engagée dans la nuit des sens et dans la nuit de l’esprit, s’abandonne et laisse place en elle à un vide(8), dans lequel vient progressivement s’installer Dieu, convertissant les facultés spirituelles sous l’égide des colonnes que sont les vertus théologales. Aussi, pour Jean, le véritable amour pour Dieu ne consiste pas, à ressentir de grandes choses et à s’immerger dans sa gloire, mais à avoir une grande nudité et à souffrir pour lui afin de créer l’espace nécessaire à sa venue. Afin de décrire ce processus, il emploie des métaphores poétiques comme celle, célèbre, de l’ascension d’une montagne. L’image de la passive nuit obscure de l’âme décrivant la phase préliminaire au cheminement vers Dieu suivant le premier rayon illuminatif, est aussi particulièrement saluée et pour l’époque, originale. Dans ces ténèbres spirituelles, l’âme est misérable et crucifiée, elle n’a plus ses repères habituels ni ses consolations et, en phase de purgation, elle doit faire preuve de courage et de foi afin de se tourner entièrement vers Dieu et de focaliser ses facultés sensorielles et imaginatives dans l’imitation du Christ : c’est la nuit active. Et, usant des motifs du lyrisme amoureux, il parle d’abord de la recherche anxieuse du Bien-Aimé, puis d’accord de volontés, de simple visite et fiançailles spirituelles, qui finissent par s’accomplir dans un mariage spirituel, faisant de Dieu un résidant permanent, uni totalement à l’âme du mystique, fondant leurs volontés en une(9).

➽ L’influence de Jean est considérable, et il est, avec Aquin, Augustin et Denys, le théologien le plus influent du christianisme. Ses textes ont grandement influencé les développements ultérieurs de la théologie spirituelle et eurent un écho chez les alchimistes chrétiens qui comparèrent les étapes du cheminement mystique à celles de l’obtention de la pierre philosophale. Influence notablement Thérèse de Lisieux et Bataille.



1. Il y est sans doute et entre autres influencé par la pensée d’Aquin, Duns Scot et Guillaume Durand car on sait que l’université avait des chaires qui leur étaient dédiés.

2. Elle le nomme affectueusement "petit Sénèque" et le désigne comme le "père de son âme".

3. Écrite en 1209 à destination des ermitages et adaptée pour les couvents 1247. Elle est assouplie par Eugène IV en 1432. Elle comportait entre autres, des périodes de jeunes et de silence, l’obligation de ne pas porter de chaussures, de consommer de la viande, un devoir d’évangélisation…

4. Le problème concernant les sources exactes ayant influencé Jean est encore débattue et plusieurs pistes plus ou moins vraisemblables ont été proposées.

5. Il faut consulter les ouvrages dans cet ordre.

6. Rappelons qu’à cette époque, il était interdit de traduire le texte de la Bible dans la langue vernaculaire.

7. Il importe de comprendre que ces successions ne sont pas appréhendées comme étant linéaires et définitives mais cycliques, ou mieux, fractales. À chaque cycle, la purification augmentant, le niveau mystique s’élève.

8. Où le psychisme se voit vidé de la pensée discursive et des images mentales.

9. Point de vu contraire à l’orthodoxie théiste.

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Dyer Edward🔗 pertinentsEntrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Poète 🞄 Christianisme (Anglicanisme) 🞄 Royaume d’Angleterre | 1543 1607

Fait parti des ésotéristes anglais influencés par Dee. Ami de Sidney, a fréquenté Kelley et travaillé avec lui en laboratoire.

► Membre de l’Aréopage où l’on retrouve les poètes élisabéthains de cette mouvance. Sa poésie, dont My Mind To Me A Kingdom Is est la page la plus célèbre, avait une excellente réputation à la cour d’alors.

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Le Tasse [Tasso Torquato] 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Poète 🞄 Christianisme (Catholicisme), Humanisme 🞄 n. Royaume de Naples, fl. États pontificaux | 1544 1595

► Le Tasse est un poète prébaroque qui écrit de façon précoce(1) et, fidèle à la tradition des auteurs renaissants, avec plusieurs genres littéraires. Connu avant tout pour être l’auteur d’un très célèbre et célébré poème épique en 20 chants La Gerusalemme liberata {La Jérusalem délivrée} (1581) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France qui, premier du genre en langue vernaculaire et sur fond de chevalerie et de merveilleux(2), se déroule durant la première croisade.

► Le Tasse, durement frappé par certaines critiques et en proie à un désespoir amoureux se voit victime de la mélancolie et devient psychologiquement instable à partir de 1575 ce qui ne l’empêche cependant pas d’écrire. Il était tout empli d’anxiétés et de scrupules de nature spirituelles vis à vis de son œuvre et crée même une — bien inférieure — Jérusalem conquise en 1593 afin de la substituer à son œuvre précédente. Il vagabonde, est régulièrement interné et demeure persuadé d’avoir à ses cotés un esprit familier. Il meurt alors qu’il allait recevoir les honneurs de Clément VIII. Compose aussi un inachevé Del Mondo creato (publ. 1607) œuvre cosmogonique aux accents contre-réformistes résumant toute sa conception de la démarche poétique.



1. Déjà un Rinaldo en 1562.

2. L’épisode bien connu avec Armide est d’ailleurs tiré du folklore, 𝕍 De Lancre.

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Chesne (Du) Joseph [Quercetanus] 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Médecin, Poète, Alchimiste 🞄 Christianisme (Protestantisme:Calviniste), Paracelsisme 🞄 Royaume de France | 1544 1595

► Dit "Sieur de la Violette", ami de Libavius et médecin ordinaire d’Henri IV. Fait ses études à Montpellier où il a Guillaume Rondelet pour professeur. Il est diplômé docteur à Bâle en 1573 où il fréquente le cercle de Zwinger et entre au Conseil des Deux-Cents. En 1574, il se marie à Anne Trye, petite-fille de Budé et se converti au calvinisme. Médecin voyageur, il va compléter sa formation en Allemagne auprès notamment, des médecins du landgrave de Hesse, fief de la médecine hermétique. Il est également influencé par Sørensen et son appoint néoplatoniste du paracelsisme.

► Auteur du poème philosophico-alchimique le Grand miroir du monde (1587) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France où il versifie en alexandrin sur tous les aspects de la création ainsi que du traité spagyrique la Pharmacopoea dogmaticorum {Pharmacopée des dogmatiques} (1607) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France qui livre nombre de préparations des trois règnes. Auteur enfin du De Priscorum Philosophorum (1603) dédié à la médecine chimique et d’un hermétique Ad veritatem hermeticæ medicinæ (1604).

À propos de ses œuvres et de sa pensée, 𝕍 1⬝ Paracelsisme, néoplatonisme et médecine hermétique dans la théorie de la matière de Joseph Du Chesne à travers son Ad veritatem hermeticae medicinae in Archives internationales d’histoire des sciences, (51, pp.9-37), Hiro Hirai, 2001. | Ainsi que 2⬝ L’interprétation alchimique de la Genèse chez Joseph Du Chesne dans le contexte de ses doctrines alchimiques et cosmologiques, in Scientiæ et artes (38, pp.641-692), Didier Kahn, 2004. Lien vers le document sur Hyper articles en ligne

S’il est paracelsien, c’est vis à vis de ses préparations médicales et chimiques et non pas au niveau de la théologie de Paracelse ou des sciences occultes, il écrit en effet : Quant à Paracelse, mon intention n’est pas d’entreprendre la défense de sa théologie, aussi n’ay je oncques pensé à le favoriser en toutes choses comme si je m’estois obligé par serment à tenir et suivre tout ce qu’il peut avoir dict. Mais outre le témoignage qu’Erasme lui rend en quelques épistres, j’oseray bien dire et soustenir que plusieurs des remèdes qu’il a prescrits sont presques divins et tels que la postérité non mecognoissante ne les pourra jamais assez admirer et publier. Dans un contexte de tension entre les galénistes de la Faculté de médecine de Paris et les médecins protestants de la cour d’Henri IV, le médecin Jacques Aubert assigne de violentes attaques contre le paracelsisme dans son De Metallorum ortu et causis contra chemistas (1574). Quercetanus défend alors la médecine iatrochimique mais se veut conciliateur avec la médecine galénique dans son De Ortu et causis metallorum (1575).

𝕍 Quelques aspects de la médecine et de la pharmacie au XVIe siècle à travers la « Pharmacopée des Dogmatiques » de Joseph du Chesne in Revue d’Histoire de la Pharmacie (57, 100 pp. 71-284), Guy Devaux, 1969. Lien vers le document sur Persée

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Stigliola Nicola🔗 pertinentsEntrée Library of Congress
Philosophe 🞄 Hermétisme, Néopythagorisme 🞄 Royaume de Naples | 1546 1623

► Ami de Campanella et de Bruno. Stigliola, copernicien ardent, adhère par ailleurs à la vision hermético-pythagoricienne professée par le Nolain. Médecin de formation, membre de l’Académie des Lyncéens, il s’intéresse en outre à l’architecture et aura une activité d’enseignant et d’imprimeur.

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Stanihurst Richard 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Alchimiste 🞄 Christianisme (Protestantisme, Catholicisme) 🞄 n. Royaume d’Irlande, fl. Empire espagnol | 1547 1618

► Né en Irlande, il est d’abord chroniqueur de l’histoire de l’Irlande et précepteur des enfants de FitzGerald Gerald (11e comte de Kildare). Il publie en outre un commentaire de Porphyre (1570) et traduit et édite l’Énéide. Converti au catholicisme, il émigre à Liège en 1581 où il entre en contact avec l’alchimie via l’entourage de Ernest de Bavière. Il émigre par la suite en Espagne sur l’invitation de Philippe II vers 1590. On lui attribue un ouvrage d’apologie alchimique qui est le seul que nous ayons pu conserver de lui : l’El Toque de Alquimia (1593), bs. Bibliothèque nationale d’Espagne (ms. 2058). Il s’appuie sur Paracelse, Lulle, Ripley ou encore Mattioli. Il devient aumônier bénédictin à Bruxelles après la mort de sa seconde femme en 1602 et publie plusieurs ouvrages de dévotion mariale.

Que les hispanophones 𝕍 Richard Stanihurst y su “El toque de alquimia” in Magallánica (2, 4), Juan Bubello, 2016. Lien vers le document

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Duplessis-Mornay Philippe 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Library of Congress
Théologien, Philosophe 🞄 Christianisme (Protestantisme:Huguenot) 🞄 Royaume de France | 1549 1623

Érudit et polémiste irénique, ami d’Henri IV pour qui il effectua des missions diplomatiques avant sa conversion au catholicisme, Duplessis-Mornay est surnommé le "Pape des Hughenots". Il forme la première académie protestante à Saumur en 1599. Nous intéresse pour son ouvrage apologétique De la Vérité de la religion chrétienne (1581) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre où, attaché à la figure de Mercure Trismégiste comme source du monisme, il rapproche la Genèse et le Pimandre par le truchement de l’orphisme.

𝕍 Duplessis-Mornay, Foix-Candale and the hermetic religion of the world in Renaissance Quarterly (31, 4, pp. 499-514) Jeanne Harrie, 1978.


🙟 1550   

Chamisso Joannis
Médecin, Alchimiste 🞄 Christianisme (Catholicisme) 🞄 fl. Royaume de Portugal | sm.XVI 1630

Magister artium en 1589 et docteur en médecine à l’Université de Coimbra en 1594 où il enseigne par la suite l’anatomie. Médecin à l’Hôpital royal de Coimbra jusque 1624.

◆ Nous intéresse pour son De Medendis corporis malis per manualem operationem (1605) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre qui combine chirurgie et alchimie.

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Paulinus Fabius 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Library of Congress
Philosophe 🞄 Christianisme (Catholicisme), Humanisme 🞄 République de Venise | 1550 1604

► Médecin arabisant, ami de Zarlino, qui nous intéresse pour son Hebdomades suve septem de septenario libri habiti in uranicorum academia in unius Vergilii versus explicatione. Dans cet ouvrage en sept livres de sept chapitres, il interprète le vers 646 de l’ÉnéideVirgile chante : Nec non Threicius longa cum veste sacerdos / obloquitur numeris septem discrimina vocum, / jamque eadem digitis, jam pectine pulsat eburno. {Et même voici le prêtre de Thrace, revêtu d’une longue robe, / qui chante en cadence, faisant vibrer les sept notes de sa lyre, / tantôt sous ses doigts, tantôt avec son plectre d’ivoire.} (Énéide VI, 646) en s’appuyant sur l’Idea del Theatro de Camillo et le Settenario dell’ humana riduttione d’Allessandro Farra. Il y est naturellement question d’Orphée et du nombre sept mais aussi de théorie musicale à la lumière, non seulement des anciens grecs, mais surtout de Ficin. Enfin, ces développement sont prétextes à une exposition des théories néoplatoniciennes qui en constituent la charpente et finalement à une présentation de la magia renaissante.

Pour plus de détails 𝕍 ex. chez Walker in La Magie spirituelle et angélique (1958) pp.108-120.

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Béguin Jean 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Chimiste-alchimiste 🞄 Paracelsisme 🞄 Royaume de France | 1550 1620

► Chimiste protégé de Henri IV, exerçant à une période intermédiaire entre la chimie et l’alchimie. Auteur du Tyrocinium chymicum (trad. fra. Elemens de chymie, 1615) dans lequel il décrit la synthèse de l’acétone (esprit ardent de Saturne). Même si on peut le considérer comme paracelsien, il fait parti de ces praticiens qui s’orientent plus volontiers vers la spagyrie qui mènera à l’apothicairerie, dégageant les considérations théosophiques du Christ de la Médecine. Comme Libavius, il tente prudemment de concilier la pratique de Paracelse avec celle de Galien.

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Le Loyer Pierre 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Library of Congress
Démonographe 🞄 Christianisme (Catholicisme), Humanisme 🞄 Royaume de France | 1550 1634

► Cet humaniste passionné de langues orientales(1) et précurseur de Plancy nous intéresse pour son ouvrage de démonographie Discours et histoires des spectres, visions et apparitions des esprits, anges, démons et âmes se montrant visibles aux hommes Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France (1605) où le mot "spectre" paraît pour la première fois en français. Il tente dans cet ouvrage, de produire une pensée raisonnée sur les phénomènes de cet ordre, tout en se bornant au cadre théologique de son époque.

𝕍 Étude sur l’œuvre démonologique de Pierre Le Loyer in Réforme, Humanisme, Renaissance (41 pp. 143-146), Patrick Demougin, 1995. Lien vers le document sur Persée



1. Il estimait que l’hébreu était à la racine de toutes les langues.

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Aubry (d’) Jean 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Library of Congress
Médecin, Ecclésiastique (Prêtre), Alchimiste, Spagyriste 🞄 Christianisme (Catholicisme) 🞄 Royaume de France | m.XVI 1667

► Peu d’informations biographiques sont disponibles. Né à Montpellier, il est abbé de Notre-Dame de l’Assomption et effectue plusieurs missions évangéliques en Afrique. Compagnon chirurgien, moine puis défroqué, il demeure prêtre séculier si on croit Guy Patin, dont on peut cependant légitimement douter de la probité à l’endroit de d’Aubry. Il exerce la médecine à Paris et conseiller et médecin de Louis XIV. Fortement influencé par Lulle(1) aussi bien en alchimie qu’en matière théologique et dont il fait l’éloge, mais aussi par Paracelse(2), dont il s’étonne qu’il soit si critiqué des médecins alors qu’il constate qu’on ignore tout de ses théories. Il est aussi en relation épistolaire avec Van Helmont et est l’auteur de plusieurs ouvrages(3) édités à son propre compte.

↪ Peu apprécié par certains de ses confrères médecins de Paris qui ne goûtaient point sa "médecine universelle lulliste", il est accusé d’escroquerie et de magie et est emprisonné quinze mois, accusations qu’il estime injustes, ineptes et calomnieuses. 𝕍 à ce propos son Apologie de l’abbé Aubry contre certains docteurs en médecine (1638) Lien vers le catalogue Lien vers le catalogue où il divise sommairement la médecine en quinze méthodes : théurgique, mathématique, harmonique, fantastique, magique, passique, courtique, caractérique, empirique, diétaire, adamique, talismanique, philtrique, chirurgique et galénique.



1. Dont l’influence est déclinante.

2. Il est intéressé par sa notion d’Archée.

3. Ntm. Triomphe de l’archée et la merveille du monde Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France où la iatrochimie rencontre l’alchimie.

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Delrío Martín 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Ecclésiastique (Prêtre), Démonographe 🞄 Christianisme (Catholicisme:Jésuite) 🞄 Saint-Empire romain Germanique (Pays-Bas habsbourgeois) | 1551 1608

► Diplômé en droit et polyglotte, admirateur de Socrate, il se hisse, malgré son jeune âge, à la dignité de vice-chancelier des Pays-Bas (1578). Il se détourne cependant de la politique, entre dans la Compagnie de Jésus en 1580 à Valladolid, est envoyé étudier la théologie à Louvain où il est ordonné prêtre en 1589. Il enseigne finalement la littérature sacrée, la philosophie et la théologie morale dans les établissements jésuites de Douai et Louvain, centres de la contre-réforme.

► En dehors de ses travaux philologiques(1), nous intéresse pour son très populaire (une vingtaine d’éditions) ouvrage d’érudition démonographique devenu un classique de la littérature inquisitoriale, le Disquisitionum magicarum (1599) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France(2). Dans cet ouvrage, réunissant les matériaux déjà édifiés par ses prédécesseurs et faisant preuve d’un esprit critique peu affûté en ces matières, il aborde, tout d’abord, les questions de la sorcellerie et de magie, dont il condamne fermement toutes les formes. Il prend en effet soin de les différencier des miracles et estime que leur opérativité provient de pactes tissés avec les forces démoniaques. Il y traite encore d’alchimie et de divination, de démons et d’apparitions comme de superstitions et considérations folkloriques. Dans ce riche ouvrage, il donne en outre des indications sur la façon qu’il convient de juger les procès en sorcellerie, dans la ligne du Malleus Maleficarum (1486).

◆ Notablement cousin de Montaigne, ami du père du néostoïcisme Lipse et adversaire de Scaliger qui le trouvait plus savant qu’intelligent.



1. Notamment autour de Sénèque.

2. Trad. fra. abrégée Les Controverses et recherches magiques, 1611. Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre

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Spenser Edmund 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Poète 🞄 Christianisme (Anglicanisme), Élisabéthain 🞄 Royaume d’Angleterre | 1552 1599

Poète d’une importance capitale pour la langue anglaise moderne(1), considéré comme le "Dante anglais". Étudiant au Pembroke College de Cambridge, Spenser est un prodige en matière de métrique, capable d’une exquise musicalité et d’une utilisation somptueuse du vocabulaire. Influencé par Virgile, il traduit aussi Pétrarque et Du Bellay et est également intéressé par Platon et les interprétations médicéennes du corpus platonicien. En outre, proche de Sidney qui l’influence également, ami de Gabriel Harvey et de Raleigh qui soutient son travail. Poète patriote, protestant teinté de mysticisme platonicien, il fait naturellement parti de l’Aréopage.

Connu pour son poème épique allégorique The Faerie queene {La Reine des fées} Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur Internet Archive Lien vers l’œuvre sur Internet Archive Lien vers l’œuvre sur Internet Archive Lien vers l’œuvre sur Internet Archive Lien vers l’œuvre sur Internet Archive Lien vers l’œuvre sur Internet Archive en 6 (2), premier grand poème du genre écrit en anglais et aussi dans l’absolu un des plus longs. Exaltant la figure du chevalier et ayant pour but de former le gentilhomme, fer de lance de l’idéalisme élisabéthain inspiré par Orlando furioso(3) et La Gerusalemme liberata, cette œuvre, usant du merveilleux féerique est enfin notablement traversée de motifs propres à la philosophie occulte.

➽ Son œuvre influencera Byron, Shelley ou encore Milton.

𝕍 d’abord The Occult philosophy in the elizabethan age(4), Frances Yates, 1979.



1. Avec Chaucer, Shakespeare et Milton.

2. Il aurait du y en avoir 12 !

3. Qu’il voulait parvenir à surpasser.

4. 9 : Spenser’s neoplatonism and the occult philosophy, pp.111-127; trad. fra. Le Néoplatonisme de Spenser et la philosophie occulte : John Dee et La Reine des Fées in Po&sie (35), Marie-Françoise Dumand, 1985.

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Forman Simon 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Library of Congress
Médecin, Astrologue, Occultiste 🞄 Royaume d’Angleterre | 1552 1611

I. Histoire

Médecin, astrologue et occultiste autodidacte, empiriste et opiniâtre, particulièrement avide de savoir comme des plaisirs charnels. Après s’être familiarisé à l’herboristerie lors de son apprentissage chez un commerçant, un passage chaotique à Oxford, être devenu instituteur et effectué plusieurs voyages à l’étranger, il se fixe à Londres vers ses 37 ans. Il jouissait d’une excellente réputation à Londres de son vivant, Forman exerçait en effet son art médical, aussi bien auprès des notables que de la population et l’on sait qu’il n’hésitait pas à soigner gracieusement les nécessiteux. Au contraire de la plupart des médecins, il demeura en outre auprès des londoniens lors de la peste de 1592-1593, il prétendit même s’être soigné lui-même de l’affliction. Cependant, exerçant sans licence de médecine mais populaire, il fit régulièrement l’objet de convocations, d’amendes et de peines d’emprisonnement de la part du Collège des médecins de Londres, punitions qui devinrent de moins en moins contraignantes à mesure qu’il gagna en capacité financière et en relations. Nonobstant, il reçut enfin une licence de l’Université de Cambridge en 1603 mais, malgré cela et bien qu’il fut manifestement tenu en haute estime par sa nombreuse clientèle, son inimitié avec le Collège des médecins durera toute sa vie durant.

◆ Forman était également très consulté pour ses compétences en astrologie horaire qu’il appliquait ntm. à la recherche de personnes ou d’objets perdus, de question de mariage, de voyages ou de procès, et même de sorcellerie. Il est aussi connu, par l’intermédiaire d’une anecdote rapportée par Lilly, pour avoir prédit avec exactitude le moment de sa mort.

Sur Forman, 𝕍 d’abord Medicine and Magic in Elizabethan London: Simon Forman, Astrologer, Alchemist, and Physician, Lauren Kassell, 2005.

II. Héritage posthume, renom malheureux et manuscrits

► Après sa mort, Forman est suspecté d’avoir été indirectement (par l’intermédiaire d’Anne Turner) complice, par voie de magie noire et d’empoisonnement, dans le procès concernant le prétendu complot du meurtre du poète Thomas Overbury. A l’appui de plusieurs objets compromettants retrouvés à son domicile, on l’accusa d’avoir fourni à Frances Howard, comtesse d’Essex, des artifices magiques afin non seulement d’éloigner son mari, Robert Devereux, et de gagner l’affection Robert Carr, ami d’Overbury. Dès lors et pendant plusieurs siècles, il a été considéré comme un charlatan, un suppôt de Satan voir un fou, cette réputation étant entretenue ntm. dans les pièces de théâtre.

◆ Forman a en outre, laissé une large documentation(1), qui, après avoir été en possession de Napier qui fut son ami dès 1597, a été réunie par Ashmole. Cette documentation est précieuse, autant pour l’historien que pour l’ésotériste, car elle contient d’une part, des sources de première main sur la vie de l’époque, des descriptions fort précises de plus de 8000 de ses patients(2), les épidémies de peste, les pièces de Shakespeare(3) et de nombreuses notes sur des sujets divers. Puisqu’il a également beaucoup écrit sur sa vie personnelle(4), il est aussi un des élisabéthain les mieux connus. D’autre part, on sait par le biais de cette documentation qu’il a pratiqué la magie évocatoire puisqu’il laisse de nombreuses pages consacrées aux sciences occultes(5) tant du point de vu théorique qu’expérimental. On sait d’ailleurs qu’il fut en possession de l’exemplaire du Picatrix actuellement bs. Bibliothèque Britannique.



1. La plupart sont dans les manuscrits Ashmole. Lien vers le catalogue

2. Santé, carrière, mode de vie, évènements marquants, 𝕍 le Casebooks Project Lien vers le site.

3. Dont il est un témoin oculaire.

4. Ses conquêtes amoureuses comme ses rêves.

5. Magie, astrologie et alchimie.

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Raleigh Walter 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Politique (Courtisan), Écrivain, Explorateur 🞄 Christianisme (Anglicanisme) 🞄 Royaume d’Angleterre | 1552 1618

► Membre de L’École de la nuit, ami de Chapman et Spenser, influencé par l’impérialisme anglais de Dee. Mentionne les enseignements de Trismégiste dans son History of the world (1609).

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Cosmopolite (le) [Sendivogius Michael] 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Alchimiste, Médecin, Politique (Diplomate) 🞄 Christianisme (Catholicisme) 🞄 n. Royaume de Pologne, fl. République des Deux Nations | 1566 1636

I. Histoire

► Ou Sensophax, l’un des alchimistes les plus célèbres. Sendivogius est né dans une famille noble(1) et aisée. Il effectue ses études dans les grands centres européens, d’abord intéressé par la philosophie et la théologie, il se penche finalement sur les mathématiques et les sciences naturelles. Il ira notamment à l’Université Jagellon, celle de Leipzig (1590) puis Vienne (1591), il visite encore l’Italie et ? l’Angleterre. Il commence à se pencher sur l’alchimie après avoir été mis en contact avec l’œuvre d’Arnaud de Villeneuve. En 1593 il est au service de Rodolphe II (reg. 1576–1612) en qualité de messager et travaille dans son laboratoire alchimique, en parallèle il est aussi diplomate pour le Sigismund III (reg. 1587–1632) dès 1594 (les deux souverains sont amis). Riche propriétaire terrien, il rachète notablement, en 1597, le domaine de Fumberg, près de Prague, à la veuve de Kelley. Mais, impliqué en 1599 dans un procès à propos de la mort de l’alchimiste et riche commerçant Ludvik Koralek, il retourne finalement résider en Pologne auprès de Sigismund III avec qui il mène des expériences alchimiques. En 1604 il publie son ouvrage le plus populaire et qui connut rapidement un grand succès, le De Lapide philosophorum tractatus duodecim (ou Novem lumen chymicum)(2), puis en 1616, son paracelsien Tractatus de sulphure(3). Il s’installe à Cracovie en 1612 et se lie ensuite à Ferdinand II (reg. 1620–1637) vers 1619, pour qui il effectue des missions diplomatiques et installe des fonderies en Silésie; il devient son conseiller en 1626.

II. Pensée

Pionnier de la chimie, ntm. dans le domaine de la métallurgie : il fut actif dans l’exploitation minière et les fonderies polonaises dont il a supervisé le fonctionnement. Connu pour sa théorie du nitre philosophique, principe de vie contenu dans l’air (i.e. l’oxygène) et qui s’obtenait, effectivement, par la combustion du salpêtre (nitrate de potassium). Central dans son système, ce concept est dérivé de l’ignis naturæ de Paracelse et du spiritus vitæ de Von Suchten, et créera le courant sendivogien. Ses textes jouiront d’une grande renommée au XVII-XVIII.

➽ Il influence Glauber (avec qui il correspondait), Maier(4), Vaughan et Newton. Les auteurs alchimiques postérieurs le font graviter autour des confréries rosicruciennes, Sibly aura à cet effet trouvé des lettres que l’on peut consulter fra. in Traitez du Cosmopolite nouvellement decouverts (1691) et qui auront une influence sur Tschudy.

𝕍 1⬝ The Alchemy of Michael Sendivogius: his central nitre theory in Ambix (40, pp. 129-146), Zbigniew Szydło, 1993. | 2⬝ Michael Sendivogius and Christian Rosenkreutz. The Unexpected Possibilities in The Hermetic Journal (47, pp. 72-98), Rafal Prinke, 1990. Lien vers le document

III. Les deux "Cosmopolite"

Sendivogius partage son pseudonyme de "Cosmopolite" avec Alexandre Seton, dont la biographie est beaucoup plus obscure. La légende raconte que, dans le but de lui arracher le secret de la pierre philosophale, il fut incarcéré et torturé à Dresde par le prince électeur Christian II en 1603. Sendivogius l’aida à se libérer de prison et en échange, Seton lui aurait offert de la poudre de transmutation, sans pour autant lui révéler le secret de sa fabrication. S’étant rapproché des gardes, il aurait pris soin de les saouler, porta l’alchimiste blessé jusqu’à un carrosse et l’amena, ainsi que son épouse, jusque Cracovie où Seton périt des suites de ses blessures. Sendivogius aurait ensuite épousé la veuve de Seton et, ne parvenant point à devenir un véritable adepte et ayant épuisé la poudre qu’on lui avait offerte, devint un charlatan. Cette poudre lui aurait permis de réaliser une transmutation devant Rodolph II en 1604, ce dernier fera d’ailleurs graver une plaque de marbre sur laquelle fut inscrite : Faciat hoc quispiam alius quod fecit Sendivogius polonus {Qu’un autre fasse ce que le polonais Sendivogius à fait}.

↪ Quoiqu’il en soit, aucune preuve matérielle ne vient cependant corroborer le fait que Seton fit un passage en Saxe mais cette relation sans doute légendaire entre les deux auteurs vient d’une part, souligner une parenté de conceptions ou même une filiation directe ou indirecte de maître-disciple et d’autre part, chose récurrente dans le folklore alchimique, donner un exemplum à partir de personnes ou d’évènements ayant réellement existé et illustrant, en l’occurrence, la différence entre un adepte et un souffleur. En 1605, Sendivogius fut en revanche bien écroué par le duc Frédéric de Wurtemberg mais grâce à l’intervention de ses protecteurs, il put être libéré.



1. Il descend du prestigieux Clan des Ostoja.

2. Sous le pseudonyme de "Divi Leschi Genus Amo" {J’aime le peuple divin de Pologne} et anagramme de Michael Sendivogius.

3. Cette fois sous le pseudonyme de "Angelus doce mihi jus" {Ange, apprends-moi la Loi} anagramme de même.

4. Qu’il rencontre en 1616 et qui le fera figurer dans ses Symbola aureae 🗎⮵.

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Sidney Philip 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Politique (Gentilhomme), Poète 🞄 Christianisme (Protestantisme) 🞄 Royaume d’Angleterre | 1554 1586

Membre de la cour d’Elisabeth II, centre de gravitation du Cercle Sidney où on trouve Raleigh, Dyer, Spenser et même momentanément Bruno. Là, poètes et philosophes sont encouragés à cultiver l’esprit de la renaissance sous l’influence de l’ésotérisme de Dee. Sidney est également le traducteur anglais du De la Vérité de la religion chrestienne de Plessis-Mornay où l’influence ficinienne est manifeste.

◆ Dans sa Defence of Poesy (1580) Sidney écrit que : The poet never makes any circles about your imagination, to conjure you to believe for true what he writes et que by the reason of his sweet charming force, it can do more hurt than any other army of words. 𝕍 son chef d’œuvre pétrarquien au rayonnement national, Astrophil et Stella où au sonnet 108, inspiré d’allégories alchimiques il nous chante : When Sorrow (vsing mine owne fiers might) / Melts downe his lead into my boyling brest / Through that darke furnace to my hart opprest, / There shines a ioy from thee my only light : / But soone as thought of thee breeds my delight, / And my yong soule flutters to thee his nest, / Most rude Despaire, my daily vnbidden guest, / Clips streight my wings, streight wraps me in his night, / And makes me then bow downe my heade, and say, / Ah, what doth Phoebus gold that wretch auaile / Whom Iron doores doe keepe from vse of day? / So strangely (alas) thy works on me preuaile, / That in my woes for thee thou art my ioy, / And in my ioyes for thee my onely annoy. Pour Bruno, cette œuvre n’est pas seulement une œuvre amoureuse mais aussi l’expression d’un enthousiasme héroïque envers la religion de contemplation naturelle.

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Harvey Gabriel 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Poète, Érudit 🞄 Élisabéthain 🞄 Christianisme (Protestantisme) 🞄 Royaume d’Angleterre | 1552 1631

► Ami de Spenser. Nous intéresse pour sa bibliothèque Lien vers le document actuellement conservée à la Bibliothèque Britannique, en particulier le grimoire qu’il a annoté : Add. MS 36674 (Transcription de la partie *HvG 21 Lien vers l’œuvre). Apporte son soutien à Reginald Scot lors de la publication de son célèbre Discovery of Witchcraft (1584)

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Ernest de Bavière 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Politique (Prince-évêque de Liège), Ecclésiastique (Archevêque) 🞄 Christianisme (Catholicisme) 🞄 Saint-Empire romain Germanique (n. Duché de Bavière, fl. Principauté épiscopale de Liège) | 1554 1602

► Personnage important pour le Saint-Empire romain germanique, il est prince-évêque de Liège en 1581 et archevêque de Cologne en 1583. Amoureux des arts, des sciences et des femmes, on sait son intérêt pour la philosophie occulte et l’alchimie en particulier. Grasshoff était d’ailleurs l’un de ses médecins(1) et, admirateur du "Christ de la médecine", il a reçu Paracelse à sa cour en 1541(2).



1. Son premier médecin, Thomas Fienus, lui dédicace un De Viribus imaginationis.

2. L’alchimiste meurt la même année.

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Kelley Edward [Talbot Edward] 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Voyant, Alchimiste 🞄 Paracelsisme 🞄 Royaume d’Angleterre | 1555 1597

► Sa biographie est obscure, émaillée d’approximations et d’inventions, d’exagérations et de dénigrements plus ou moins arbitraires menant les biographes à observer des positions variées à son endroit. La plupart des informations de première main proviennent de Dee, que Kelley rencontre en 1582 et dont il est l’ami et le collaborateur jusque 1589; Dee cherchait en effet activement un scryer afin d’établir une communication avec les réalités angéliques. Leurs investigations médiumniques aboutiront à l’élaboration du langage "énochien", utilisé pour communiquer avec ces entités. Kelley a étudié à Oxford, maîtrisait le latin et aurait exercé comme apothicaire et comme notaire à Londres. Il prétend connaître le secret de la pierre philosophale et pouvoir fabriquer de l’or alchimique et, selon Dee, il aurait opéré une transmutation le 19 Décembre 1586. La relation entre les deux hommes était par certains abords sulfureuse, en témoigne leur célèbre échange ponctuel d’épouses en 1587 par l’intermédiaire d’une directive transmise par l’esprit "Uriel" avec qui ils étaient en contact.

En 1583, Dee et Kelley (et leurs familles respectives) voyagent en Europe, invités par Łaski à Cracovie. Par l’intermédiaire de Hájek, ils rencontrent Rudolph II en 1586, mais ce dernier ne se montre pas intéressé, suspectant ? une opération d’espionnage. Ils attirent ensuite l’attention de Rosenberg fixé à Třeboň, avec qui il pratiquent des expérimentations. Dee et Kelley se séparent à Třeboň en 1589 : Dee rentre à Londres et Kelley accède finalement à la cour Prague, toujours soutenu intellectuellement et financièrement par Rosenberg qui le fait travailler avec le paracelsien Widemann. Fait chevalier par l’empereur en 1590, il devient conseiller royal et mène bon train, habitant dans le palais Mladotov sur la Place Charles. Il est cependant incarcéré d’abord de 1591 à 1593, officiellement à cause d’un meurtre commis par Kelley et aussi ? par manque de résultats quant à la fabrication de l’or. Il est de nouveau emprisonné en 1596, car multiplement endetté. Sa détention est tout relative, puisqu’il pouvait se déplacer, conduire des expériences et recevoir des visiteurs, comme Croll. Il décède dans ces conditions alors qu’il tente de s’évader ou bien, s’y empoisonne. Il a laissé plusieurs textes : il est notamment l’auteur d’un Théâtre de l’astronomie terrestre (1594) rédigé durant sa détention; le Théâtre Chimique Britannique contient deux de ses poèmes et le Deutsches Theatrum Chemicum contient quant à lui trois textes. On l’a proposé comme auteur du Manuscrit de Voynich. Le Cosmopolite (Sendivogius) rachètera sa demeure.

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Magini Giovanni [Spontini Ciro] 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Astrologue, Mathématicien, Cartographe 🞄 Christianisme (Catholicisme) 🞄 États pontificaux | 1555 1617

► Formé à l’Université de Bologne, il y devient, en 1588, détendeur de la chaire de mathématiques et d’astronomie au détriment de son rival Galilée. Auteur d’éphémérides(1), commente Regiomontanus. Également auteur d’une édition commentée et richement illustrée de la Géographie (Geografia, cioè Descrittione universale della terra Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France) de Ptolémée en 1596 et d’une synthèse d’astrologie médicale De Astrologica ratione (1607) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre. Il devient l’astrologue de Vincent Ier de Mantoue en 1599 a qui il fourni d’ailleurs des textes de magie naturelle et d’alchimie médicale.

↪ Prudent dans son utilisation publique de l’astrologie, il n’est guère inquiété par l’inquisition après la publication de la bulle Coeli et terrae (1586) de Sixte V. Correspond avec ses confrères astronomes, mathématiciens et géographes, tant italiens qu’étrangers, ntm. Kepler. Jusqu’au XIX ses prévisions annuelles et almanachs étaient publiés en France, en Allemagne et aux Pays-Bas.

■ A utilisé le pseudonyme de Ciro Spontini pour écrire La Metoposcopia (1626).



1. Son Ephemerides coelestium motuum de 1582, contient aussi un introductif Isagoge in astrologiam.

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DePaul Vincent 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Ecclésiastique (Prêtre) 🞄 Christianisme (Catholicisme:Lazariste) 🞄 Royaume de France | 1558 1660

► Prêtre et saint catholique connu pour ses œuvres caritatives.

Certains auteurs, partant sans doute de Fulcanelli, prétendent qu’il se serait intéressé à l’alchimie. Il évoque en effet lui-même dans sa lettre À Monsieur de Comet, sa mise en captivité en 1605 par des Barbaresques alors qu’il revient de Marseille. L’un des maîtres à qui il est vendu est un médecin spagirique turc capable de fabriquer de l’or et de l’argent qu’il donne aux pauvres et pour qui il entretenait douze fourneaux (la seconde lettre au même destinataire évoque un détail sur son maître d’alors capable d’utiliser le miroir d’Archimède et de faire parler une tête de mort). Il ajoute que : Il m’aimait fort et se plaisait fort de me discourir de l’alchimie et plus de sa loi, à laquelle il faisait tous ses efforts de m’attirer, me promettant force richesses et tout son savoir. Il poursuit ensuite en évoquant des connaissances alchimiques qu’il aurait transmis à Pierre-François Montorio : Il a promis […] de me faire pourvoir de quelque bon bénéfice. Il me fait cet honneur de me fort aimer et caresser, pour quelques secrets d’alchimie que je lui ai appris, desquels il fait plus d’état, dit-il, que "si io li avesse datto un monte di oro" {si je lui avais donné une montagne d’or}, parce qu’il y a travaillé tout le temps de sa vie et qu’il ne respire autre contentement.

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Hess Tobias🔗 pertinentsEntrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Théosophe, Juriste, Médecin 🞄 Christianisme (Protestantisme) 🞄 Saint-Empire romain Germanique (n. Ville impériale de Nuremberg, fl. Duché de Wurtemberg) | 1558 1614

► Docteur en droit canon et civil en 1592, doué en langues et en mécanique, il s’intéresse au paracelsisme et exerce la médecine(1) puis développe une pensée millénariste sous l’influence de l’ouvrage de chiliasme prophétique et d’interprétation biblico-qabbalistique de Studion : Naometria (1604). Personnalité centrale du Cercle de Tübingen, groupe aux idées réformatrices d’où émergèrent les manifestes rosicruciens de la Confession et de la Fraternité, et qui comprenait notamment Besold, Welling et Andreae. Sur ce dernier, Hess, proche du père d’Andreae(2), aura eu une influence décisive. Vilipendé par l’opinion publique à la fin de sa vie qui voyait en lui le promoteur de chimères, il est défendu et loué par Andreae qui le qualifie "d’Hercule chrétien".



1. Avec un certain succès : les galénistes se plaignent de son succès et Croll le félicite dans sa Royale Chimie.

2. Avec qui il pratiqua des expériences alchimiques.

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Casaubon Isaac 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Philologue 🞄 Christianisme (Calvinisme), Humanisme 🞄 Saint-Empire romain Germanique (Confédération des XIII cantons) | 1559 1614

► Formé à la théologie et aux lettres, Casaubon, issu d’une famille genevoise huguenote, est doué d’une grande érudition. Considéré avec Joseph Scaliger comme le plus grand érudit de son époque, il est surnommé le "Phénix des érudits". Il a commenté Laërce et Strabon et édité Aristote, Théophraste et Suétone.

◆ Bibliothécaire de Henri IV, il est, au décès de ce dernier, invité par Jacques Ier à venir en Angleterre étudier les Annales Ecclesiastici de Cesare Baronio. Monument classique en douze volumes de la Contre-Réforme cette œuvre expose l’histoire du christianisme de ses débuts jusque en 1198. Dans cet ensemble était évoqué le lieu commun de l’époque : Hermès Trismégiste, antérieur à l’ère chrétienne, annonce la venue du Christ.

Or, Casaubon réfute cette affirmation dans son De Rebus sacris (1614), expose les anachronismes, fait remarquer le manque de sources antique vis à vis des Hermetica et conclue donc à une datation plus récente des œuvres du Trismégiste. Il estime que le corpus est un mélange de doctrines platonicienne et des Écritures et qu’on y trouve des inspirations de la Genèse, de l’évangile johannique et de l’Épître aux romains de Paul de Tarse. Il pousse même la réflexion jusqu’à estimer qu’il pourrait s’agir de textes provenant de sources chrétiennes ayant pour but de convertir les païens. Bien que les écrits de Trismégiste perdent en prestige et que les commentaires se font moins nombreux, cela n’entrave pas pourtant l’intérêt de tous les ésotéristes à leur sujet et ces textes continueront d’être étudiés, soit qu’ils ignorent ou écartent le travail de Casaubon, soit qu’ils l’acceptent mais en surplombent les conclusions, ex. au milieu du même siècle, les Platoniciens de Cambridge.

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Napier Richard 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Library of Congress
Astrologue 🞄 Christianisme (Anglicanisme) 🞄 Royaume d’Angleterre | 1559 1634

► Théologien de formation, il s’attache aux différentes pratiques hermétiques et devient un proche et un disciple de Forman qui à sa mort, lui lègue ses documents. Devenu célèbre pour son exercice de l’astrologie médicale, on a pu conserver ses archives médico-astrologiques aujourd’hui disponibles à la Bibliothèque de Bodley et consultables sous forme numérique via le Casebooks Project. Lien vers le site

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Brotoffer Ratichs [Barbarossa Christoph]🔗 pertinentsEntrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Théologien, Alchimiste 🞄 Christianisme (Protestantisme), Rosicrucisme 🞄 Saint-Empire romain Germanique (n. Seigneurie de Jever, fl. Pays de Hadeln) | 1562 1623

► Superintendant de Hadeln, connu pour ses Elucidarius chimicus (1616) et Elucidarius Major (1617), plusieurs fois réimprimés, où il commente la Fama, la Confessio et les Noces Chymiques selon une interprétation allégorique voilant les opérations alchimiques.

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Espagnet (d’) Jean 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Library of Congress
Alchimiste, Politique, Magistrat 🞄 Paracelsisme 🞄 Royaume de France | 1564 1630

I. Histoire

► Polymathe, bibliophile et féru d’antiquités, ami de François Viette et proche de Montaigne, il est un alchimiste important dont la réputation égale le Cosmopolite mais cependant, hormis les grandes lignes, peu de choses sont connues sur sa vie. Fils d’un médecin proche d’Henri IV, il est d’abord avocat à Bordeaux dès 1590 et acquière rapidement une charge de conseiller au Grand Conseil (1592). Ensuite, Président à mortier de la chambre criminelle du Parlement de Bordeaux (1601-1615) et conseiller d’État dès 1602. Dans le cadre de son exercice juridique, il dirige la commission d’enquête, diligentée par Henri IV, relative aux enquêtes pour sorcellerie dans le Labourd (ouest des Pyrénées-Atlantiques) et à laquelle participe De Lancre; D’Espagnet a d’ailleurs rédigé la préface du Tableau de l’inconstance des mauvais anges et démons Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France. Président (catholique) ensuite, de la Chambre de l’Edit de Guyenne(1) à Nérac ( 1610-1615). En 1620, il est enfin président honoraire, semble-t-il du Parlement de Bordeaux et se consacre dès lors seulement aux lettres et à la philosophie naturelle.

↪ Sa date de décès, qui survient dans les ans. 1630 demeure incertaine. Il laisse également, à Bordeaux, un bas-relief Trinité et Tétramorphe qui ornaient son habitation 4 rue des Bahutiers 🗎⮵, qui, après avoir été présent au jardin de l’Hôtel de Ville de Bordeaux est en réserve au Musée d’Aquitaine. Il eut également une seconde maison Rue du Hâ et dans laquelle une légende bordelaise raconte qu’il effectua une transmutation de mercure en or en présence de De Lancre et d’un avocat. Notez que Marie de Gournay, proche d’Espagnet et inspirée par ses échanges avec lui, expose son propre portrait moral en vers, qu’elle lui dédie, dans ses fragments biographiques : Peincture de mœurs (1626)(2).

II. Œuvre

Connu pour se voir attribuer deux ouvrages alchimiques d’excellente réputation influencés par le paracelsisme et le néoplatonisme : Enchiridion physicae restitutae {La Philosophie naturelle restituée} et, ce qui peut être considéré comme son développement et son pendant pratique, l’Arcanum hermeticae philosophiae opus {L’Œuvre secret de la philosophie d’Hermès} (1623), œuvres seulement signées "Spes mea in Agno" {Mon espoir est dans l’agneau} et "Penes nos unda Tagi" {Nous commandons l’onde du Tage}. Rééditées de nombreuses fois, on retrouve ces œuvres les recueils : Bibliotheca chymica contracta (1653) et la Bibliotheca chemica curiosa (1702). On lui attribue également un compendium alchimique dans le goût de l’époque, le Miroir des alchimistes (1609) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France d’un "Chevalier Impérial" mais il n’en est ? que l’éditeur(3).

Influencé par Le Trévisan et Lulle, influence à son tour Philalèthe, Newton, Pernety(4) ou encore Fulcanelli.

◆ Dans l’Œuvre Secret, il introduit de façon juste que : […] Le commencement de cette Science divine, c’est la crainte et le respect de Dieu ; sa fin, c’est la charité et l’amour du prochain. […] La connaissance et la lumière de cette science sont un don de Dieu, qu’il révèle par une grâce spéciale à qui lui plaît. Que personne donc n’embrasse cette étude s’il n’a le cœur pur, et si, dégagé de l’attachement aux choses de ce monde et de tout désir coupable, il ne s’est entièrement voué à Dieu. […] La Science de faire la Pierre philosophale réclame une connaissance parfaite des opérations de la Nature et de l’Art concernant les métaux : sa pratique consiste à chercher les principes des métaux par résolution, et, une fois ces principes rendus beaucoup plus parfaits qu’ils ne l’étaient auparavant, à les rassembler derechef, afin qu’il en résulte une médecine universelle, (à la fois) très propre et très efficace à perfectionner les métaux imparfaits, et à rendre la santé au corps indisposé de quelque sorte de maladie que ce soit.

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1. Il s’agit d’une institution judiciaire dépendante du Parlement de Bordeaux, composée de magistrats catholiques et protestants et dont la fonction est de juger des procès impliquant des réformés.

2. Espaignet façonné sur le siecle plus sage / Ie veux peindre mes mœurs et t’offrir leur image: / Tu la peux à bon droict approuver ou casser, / Puis qu’en te practiquant vingt ans i’ay veu passer. […]

3. Il édite d’ailleurs, en 1616, Le Rozier des guerres de Pierre Choinet dont il trouve un manuscrit au château de Nérac. Du reste, il est amplement question du "Chevalier Impérial" dans Le Trompette François (1609) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre du Comte de Bombaste, "neveu de Paracelse".

4. Qui le cite de nombreuses fois dans ses Fables Égyptiennes et Grecques.

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Percy Henry (9e comte de Northumberland)🔗 pertinentsEntrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Ésotériste, Politique (Aristocrate) 🞄 Humanisme 🞄 Royaume d’Angleterre | 1564 1632

► Surnommé le Wizard Earl comme FitzGerald de Kildare. En intellectuel de la renaissance il est intéressé par les sciences, principalement par la chimie et l’alchimie, les mathématiques et l’astrologie ainsi que par l’horlogerie. Ami de Dee, il possédait en Angleterre, une des plus vastes bibliothèques sur ces sujets.

◆ Sympathisant catholique, il est impliqué, au moins intellectuellement dans de la conspiration des poudres. Il est envoyé à la Tour de Londres en 1605 et est emprisonné durant 17 années et où il échange régulièrement avec Raleigh, emprisonné pour le même motif.

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Acarie Barbe [Incarnation (l’) Marie (de)] 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Mystique 🞄 Christianisme (Catholicisme:Carmélite) 🞄 Royaume de France | 1566 1618

I. Histoire

► Baptisée Avrillot, fille d’un riche aristocrate catholique et royaliste, mariée Acarie au vicomte de Villemare en 1584, heureuse en ménage et mère de six enfants, veuve en 1614. Figure fondamentale de l’école française de spiritualité, bienheureuse en 1791 (fêtée le 18 Avril), elle est en outre, la première stigmatisée française officiellement reconnue par l’Église. Éduquée au couvent de Longchamps, pieuse depuis son plus jeune âge et se destinant originellement au cloître, elle est rapidement sujette à des expériences mystiques et extases qui s’intensifie vers 1590; elle pu contrôler ses pulsions spirituelles et finalement déclencher cet état à volonté. Toute sa vue durant cependant, elle est sujette à des douleurs chroniques dus à des fractures répétées aux jambes(1) qui l’obligent à se déplacer avec des béquilles.

↪ Acarie entre en contact avec l’œuvre de Thérèse d’Avila en 1601(2) et, suite à des visions de la sainte, se détermine à introduire l’Ordre des Carmélites déchaussées en France, ordre qu’elle fonde finalement en 1604, appuyée par son cousin Bérulle, en usant de son influence à la cour d’Henri IV. Elle rejoint elle-même cet ordre à la mort de son époux et devient sœur laïque en tant que Marie de l’Incarnation : elle est ainsi carmélite à Amiens (1614-1616) où avec elles sont ses trois filles, puis Pontoise (1616-1618). Acarie aide également Madame de Sainte-Beuve à fonder les Ursulines de Paris en 1607, à fonder la Société de l’Oratoire de Jésus de Bérulle en 1611, ainsi qu’à la réforme des couvents des bénédictins français.

II. Influence

➽ Dans son appartement parisien de l’Hôtel Acarie (ajd. disparu), "La Belle Acarie", tenait dès 1599, un salon spirituel qui devint le lieu de rencontre de l’intelligentsia religieuse parisienne, permissive à la mystique rhéno-flamande et hispanique et attachée à la réforme du catholicisme français. On pouvait ainsi y rencontrer des mystiques tels François de Sales, Bérulle(3), Vincent DePaul ou Benoît de Canfield, qui l’encouragea dans sa vocation mystique. Fort versée dans l’art épistolaire, elle ne laisse cependant que très peu d’écrits (𝕍 ses Vrays exercices, 1622) mais la force de sa clairvoyance mystique et de son discernement furent tels que son influence sur les personnalités de son époque(4) est remarquable. Elle possédait en effet le don d’incliner son entourage à s’abîmer dans la recherche mystique. Par sa personnalité emprunte de simplicité et de générosité(5), populaire et respectée dans la société de la capitale française où elle est vue comme une sainte, elle fut l’inspiratrice du renouveau spirituel français du XVII.



1. Une violente chute de cheval la fragilise d’abord.

2. Dans la trad. de Jean de Brétigny.

3. Dont la mystique dionysienne le destinera cependant à rompre avec Acarie.

4. Époque où le mysticisme est affaibli et raillé.

5. Notamment envers les malades et les nécessiteux.

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Bureus Johannes [Bure Johan]🔗 pertinentsEntrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Hermésiste, Bibliothécaire 🞄 Christianisme (Protestantisme:Luthérien), Gothiciste 🞄 Royaume de Suède | 1568 1652

► Fils de pasteur luthérien, il étudie à Uppsala. Polymathe, polyglotte et érudit d’une stature considérable pour la Suède, il est conseiller de Gustave II Adolphe. Premier archiviste (1609) et également premier antiquaire national (1630) de la Suède. Premier généalogiste et premier également à documenter les runes(1) et à publier un abécédaire suédois : Runa ABC (1611)(2). Charles IX lui demande en effet de répertorier, étudier et protéger toutes les pierres runiques du pays en 1599, première initiative gouvernementale dont l’objet est la préservation du patrimoine; certaines de ces pierres sont ajd. disparues.

► Premier également à utiliser le mot "qabale" en suédois, il est le qabaliste chrétien le plus important de la Suède. Son intérêt pour l’ésotérisme provient de son beau-père, qui est exécuté en 1603 pour sorcellerie. La même année, il lit l’Arbatel, s’attise pour la qabale et les textes rosicruciens, les œuvres d’Agrippa, Reuchlin et Paracelse. Ses intérêts pour l’ésotérisme, la recherche linguistique et le gothicisme, aboutissent à la création de son propre système runique ésotérique, une qabale gothique, qabale uppsalique ou notarique suédoise : le "Adulruna " (Adulruna rediviva, 1605 Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre); travail qu’il estimait comme étant le plus important qu’il ait accompli et dont il prétendait que la pratique pouvait conduire aux réalités transcendantes.

À son propos, 𝕍 les travaux de Karlsson, Flowers et de Susanna Åkerman.



1. Il est donc le premier runologue — rival de Ole Worm —, répertoriant 663 pierres, soit un quart des connues de nos jours.

2. Ce qui en fait le premier linguiste suédois et le père de la grammaire suédoise.

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Marino Giambattista [Marin Cavalier] 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Poète 🞄 Baroque 🞄 n. Royaume de Naples, fl. Royaume de France | 1569 1625

► Voulant échapper aux études de droit choisies par son père, Marino quitte son foyer et voyage en Italie, fréquentant les cours et les milieux littéraires des villes qu’il visite. Cependant, il ne tarde pas à se trouver des mécènes à Naples. En 1598, il est incarcéré pour le motif d’avoir porté assistance à un ami qui avait pour projet d’enlever l’élue de son cœur. En 1608, il attire l’attention de Charles Emmanuel Ier qui le fait chevalier de l’Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare (d’où son surnom de "Cavalier Marin"). Il séjourne en France de 1616 à 1623 sur l’invitation de Marie de Médicis et produit la plupart de ses meilleures œuvres, influencé par Le Tasse. A cette occasion, il rencontre Poussin 👁 en 1623 et devient son ami. Charmé par son talent, il lui demande d’illustrer ses poésies : La poésie est une peinture qui parle, la peinture une poésie muette affirmait-t-il.

↪ Marino est le fondateur de la poésie baroque, un poète aux puissantes métaphores, aux concepts élaborés et avec un goût prononcé pour l’hyperbole, la réunion du sacré et du profane et le merveilleux. Il est principalement connu pour son lascif et lyrique autant qu’imposant(1) Adone Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France (1623), focalisé sur Adonis et Vénus et qui signe son style, le marinisme, qui influencera la poésie italienne durant le XVII et plus généralement, la poésie européenne(2). Cependant, l’ouvrage sera condamné par Urbain VIII dès 1624 et finalement mis à l’Index en 1627. Ses Dicerie Sacre {Discours sacrés} Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre (1614) trouvent un écho dans les sciences occultes, la qabbale chrétienne de Zorzi en tête.

𝕍 déjà 1⬝ L’image merveille. Figurer et dire selon le Cavalier Marin in Littératures (87 pp. 24-30), Françoise Graziani, 1992 Lien vers le document sur Persée | Puis 2⬝ La Poésie scientifique du Cavalier Marin in La Naissance de la science dans l’Italie antique et moderne (pp. 229-250), Marie France Tristan, 2004. Lien vers le document



1. Les digressions sont nombreuses.

2. La préciosité française, le cultéranisme espagnol et l’euphuisme anglais sont ses avatars.

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Drebbel Cornelis 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Inventeur, Alchimiste 🞄 Humanisme, Aristotélisme 🞄 n. Pays-Bas espagnols, fl. Royaume d’Angleterre | 1572 1633

► Né dans une famille anabaptiste, il reçoit seulement l’éducation élémentaire et est d’abord graveur et verrier en Hollande. Il est le disciple de Goltzius(1) dont il épouse la sœur cadette. Il est aussi l’ami de Constantijn Huygens. Dès 1604 il se fixe à Londres, au service de Jacques Ier. En 1607, il est invité à Prague par Rudolf II et il s’y rend avec sa famille en 1610. Fait prisonnier durant la guerre de trente ans, il est libéré par l’intervention de son mécène Jacques Ier et retourne à Londres. En 1619, il est conseiller et précepteur des fils de l’empereur Ferdinand II.

Étudiant de la philosophia naturalis, ingénieur et inventeur empirique, influencé par Héron d’Alexandrie et Vitruve, il pratique l’alchimie(2), la mécanique et l’optique. Parmi les nombreuses inventions qui lui sont créditées(3), il est, en 1598, le concepteur d’une horloge dont le mouvement "perpétuel" est actionné par les changements de pression atmosphérique et de température. En 1620, grâce à Sendivogius, il conçoit le premier sous-marin navigable, le "bateau divin" qui traverse la Tamise en 1624 et sous quatre mètres de profondeur, de Westminster à Greenwich. Il est en outre l’inventeur d’un thermomètre à air en 1621. Il passait pour un magicien, certainement du à ses nombreuses inventions aux mécanismes spectaculaires qui émerveillèrent ses contemporains et aux représentations de fantasmagories qu’il pu mettre en place. Proche des milieux rosicruciens.

◆ Drebbel à composé trois ouvrages : un Wonder-vondt van de eeuwighe bewegingh {Miracle du mouvement éternel} (1607)(4), un Een kort Tractaet van de natuere der elementen (1621) qui est sans doute son ouvrage le plus connu et un sibyllin De Quinta essentia (1621). Les deux derniers trad. fra. Traités de la nature des Éléments et Traité de la Quintessence en 1672. Pour certains chercheurs, il est celui derrière le pseudonyme de Julianus de Campis(5).

𝕍 cet excellent site Lien vers le site consacré à Drebbel.



1. Tant au niveau artistique qu’alchimique.

2. Avec une métaphysique aristotélicienne.

3. Thermostats, incubateurs, télescopes et microscopes…

4. Contient d’ailleurs la première traduction néerlandaise du Corpus Hermeticum.

5. Christoph Welling ou, plus opportunément, Sperber furent également proposés.

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Hepburn Bonaventure🔗 pertinentsEntrée Library of Congress
Linguiste, Traducteur, Qabaliste (chrétien) 🞄 Christianisme (Protestantisme, Catholicisme:Minime) 🞄 n. Royaume d’Écosse, fl. États pontificaux | 1573 1620

► D’abord protestant, il se converti catholique, étudie avec succès les langues orientales et rejoint l’Ordre des Minimes. Après plusieurs voyages, il se fixe au Couvent de la Sainte-Trinité de Rome et devient bibliothécaire à la Bibliothèque apostolique vaticane en charge des ouvrages et manuscrits orientaux. Auteur d’un bien connu Virgo Aurea septuaginta duobus encomiis cœlata (1616). Traducteur de heb. vers lat., ntm. du Sepher Yetsirah, du Sefer hekhalot, du Keter Malkhout attribué à Gabirol ou encore d’Ibn Ezra.


🙟 1575   

Besold Christopher 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Juriste, Théosophe 🞄 Christianisme (Protestantisme, Catholicisme) 🞄 Saint-Empire romain Germanique (Duché de Wurtemberg) | 1577 1638

► Né protestant, converti catholique en 1635. Polyglotte, docteur en droit en 1598(1) et conseiller du duc Jean Ier de Wurtemberg. Ami de Kepler, il est intéressé par le mysticisme médiéval(2), Campanella et le stoïcisme. Membre du Cercle de Tübingen, il a participé à la formation de l’idée rosicrucienne. Auteur d’un Axiomata philosophico-theologica Lien vers l’œuvre (1616).



1. Enseigne cette matière à l’Université de Tübingen en 1610.

2. Eckhart, De Cues.

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Burton Robert 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Auteur, Savant 🞄 Humanisme 🞄 Royaume d’Angleterre | 1577 1640

► Savant humaniste d’Oxford, intéressé par l’astrologie, auteur de L’Anatomie de la mélancolie (1621), œuvre érudite et atypique hantée par le néoplatonisme médicéen, dans lequel l’auteur se donne pour projet de définir les causes et remèdes de la mélancolie(1). Pour ce faire, il approche le phénomène au prisme des théories médicales de son époque qui lui servent de cadre, tout en y ajoutant des éléments de philosophie morale et de théologie.

𝕍 ex. Exhilarating the Spirits : Burtonian Study as a Cure for Scholarly Melancholy in Studies in Philology (111, 3 pp. 486-520), Stephanie Shirilan, 2014.



1. 𝕍 ex. Robert Burton et l’Astrologie. Lien vers le document

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Sandaeus Maximilianus [Sandt (Van der) Maximilian] 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Théologien, Mystique 🞄 Christianisme (Catholicisme:Jésuite) 🞄 n. Pays-Bas espagnols, fl. Saint-Empire romain Germanique (Principauté épiscopale de Wurtzbourg) | 1578 1656

► Entré dans la Compagnie de Jésus en 1597, enseignant en philosophie et théologie en Allemagne. Influencé par Bonaventure et le Pseudo-Denys. Important théoricien de la mystique, auteur d’une œuvre vaste comprenant des ouvrages dévotionnels(1), théologiques et sur l’emblématique. Nous intéresse pour sa Theologia mystica (1627) puis stt. son dictionnaire tentant de relier la mystique à l’ars symbolica : Theologia mystica clavis Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre (1640).

➽ Influence Silésius.

𝕍 Maximilianus Sandaeus, théoricien de l’image mystique et symbolique in Emblematic images and religious texts, Ralph Dekoninck, 2010.



1. Consacrés principalement à la Vierge.

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Helmont (van) Jean-Baptiste🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of CongressEntrée Encyclopedia (sélectionnée)
Médecin, Alchimiste, Chimiste 🞄 Christianisme (Catholicisme), Paracelsisme 🞄 Pays-Bas espagnols | 1579 1644

I. Histoire

► Né dans une riche famille brabançonne de la noblesse terrienne, il étudie à l’Université de Louvain mais, déçu par les enseignements qu’il reçoit, il effectue plusieurs cursus, ne sachant trouver une voie qui lui convienne. Il entreprend d’abord des humanités, se tourne vers la philosophie(1) puis aussi les mathématiques et l’astronomie ainsi que le droit. Il s’intéresse également, à titre personnel, au mysticisme de Tauler et de Kempis et aussi au travaux de Dioscoride et Mattioli, auteurs qui furent décisifs dans son parcours intérieur. C’est vraisemblablement durant cette époque qu’il entre en contact avec le corpus paracelsien et, voué alors à la philosophie naturelle, il décide de se dédier à la médecine, tout en faisant le vœu de servir les pauvres. Rompu aux théories médicales d’Hippocrate, pour qui il conçoit un immense respect, d’Avicenne et Galien, il obtient rapidement un doctorat en médecine, en 1599.

Dédaignant les carrières comme les honneurs, critique des milieux universitaires et poussé en ce sens par une vision, il décide ensuite de voyager en Europe de l’Ouest de 1600 à 1605, afin d’éprouver les connaissances qu’il avait obtenues et qui lui semblaient trop abstraites, théoriques et dogmatiques. Suite à ce voyage, il conclue un mariage avantageux en 1609 et, la même année, se retire à Vilvorde dans l’étude et l’expérimentation, non sans acquérir la célébrité au niveau européen pour son érudition dans le domaine médical ce qui lui vaut de prestigieuses sollicitations d’Ernest de Bavière et de Rodolphe II, qu’il décline. Lui-même pratiquait l’art de la "pyrotechnia" et se désignait comme "philosophus per ignem", souhaitant découvrir les propriétés cachées et la source commune des éléments de la nature par l’intermédiaire de la lumière intérieure.

II. Pensée

► Van Helmont est avant tout un néoplatonicien, un hermésiste chrétien et un paracelsien critique. Il est porté d’une part au mysticisme, place sa confiance dans l’imagination et les visions et est un critique radical de la raison telle qu’elle est scolastiquement conçue par ses contemporains. Il est ainsi résolu dans le fait que le véritable savoir ne saurait s’acquérir qu’au travers de l’illumination divine. Cependant, guidé par cette faculté illuminative, il est également particulièrement attaché à établir la médecine et la chimie sur une méthodologie artistotélicienne et expérimentale. Étant l’un des plus célèbres iatrochimistes, sa bonne réputation et le fait qu’il ait témoigné avoir eu entre ses mains une panacée et assisté à des transmutations métalliques(2), le fait en outre passer pour avoir obtenu la pierre philosophale.

↪ D’autre part, du point de vu de l’histoire des sciences, il fait parti des systématiseurs de la pensée paracelsienne qui établirent l’étape iatrochimique, jalon important dans la transition de l’alchimie à la chimie et dans la constitution progressive de ce qui deviendra la médecine contemporaine. Dans ces domaines, Helmont, s’attache, entre autres, à observer la dissolution des métaux dans les acides, les processus d’oxydation et de fermentation ainsi que l’extraction des sels. Il est le précurseur de la chimie pneumatique et, étudiant les fluides aériens, c’est le découvreur d’une dizaine de gaz dont le dioxyde de carbone(3), l’acide sulfhydrique et chlorhydrique. Il est, en fait, l’inventeur du terme même de "gaz"(4) dont il sépare les représentants de l’air commun.

Père encore de la biochimie, il s’intéresse aux fonctions de l’estomac et est le premier à établir un parallèle entre les réactions chimiques et les mécanismes afférents à la nutrition et la digestion(5); comme Severinus, la théorie paracelsienne de l’archée, qu’il développera dans son propre système de vitalisme corpusculaire, lui fera en effet forte impression. Toujours dans le cadre de sa philosophie naturelle, il élabore également le concept des blas(6), tiré de l’ἐνορμῶν (enormon) hippocratique, et qui désignent les principes généraux des forces présidant aux changements, visibles au travers du mouvement et trouvant leur racine dans l’astral.

◆ Malgré le fait qu’il soit producteur d’une pensée dense, il aura peu publié de son vivant. Néanmoins, son De Magnetica vulnerum curatione (1621), critiquant à la fois Goclenius et le jésuite Roberti, alors en pleine polémique à propos de l’onguent armaire des Archidoxis magica, devra notablement lui poser quelque ennuis(7). Dans cet ouvrage, il estime d’ailleurs que les effets curatifs des reliques des saints sont dus au magnétisme. En ce sens, ses considération sur le magnétisme anticipent les travaux de Mesmer. Ses œuvres complètes seront éditées par son fils, François-Mercure Van Helmont (Ortus medicinæ, 1648) et rapidement traduites.

𝕍 1⬝ Gnose et expérience dans la philosophie chimique de Jean-Baptiste Van Helmont in Bulletins de l’Académie Royale de Belgique (65 pp. 217-227), Robert Halleux, 1979 Lien vers le document sur Persée ainsi que 2⬝ Quelques points de la doctrine chimique de Jean-Baptiste Van Helmont toujours in Bulletins de l’Académie Royale de Belgique (65 pp. 52-58), Albert Bruylants, 1979 Lien vers le document sur Persée. | Plus de détails dans le mémoire 3⬝ Études sur J.B. van Helmont, Willem Rommelaere, 1868 Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur Internet Archive | Puis, plus précis sur les concepts, les thèses 4⬝ Jean-Baptiste van Helmont: philosophe par le feu, Paul Nève de Mévergnies, 1935 et enfin 5⬝ Medical alchemy and christian thought in the work of Jan Baptista Van Helmont, Delia Georgiana Hedesan, 2012.

➽ Influence Boyle, Eyrénée Philalèthe et Goethe.



1. Il suit des cours de Delrío mais se passionne finalement pour le stoïcisme.

2. Il y avait un certain Irlandais, dont le nom était Butler, qui était quelquefois grand avec le roi Jacques d’Angleterre, qui était détenu dans la prison du château de Vilvord […] faute de nom, j’ai appelé la petite pierre de Butler, et un remède potestatif et fermentaire de ce genre, d’après notre langue maternelle, "Drif" […] (Ortus medicinæ, pp. 584-596) et Je suis forcé de croire qu’il existe la pierre qui fait l’or et celle qui fait l’argent, car j’ai, à différents moments, fait une projection avec ma main d’un grain de poudre sur quelques milliers de grains d’argent-vif chaud; et l’entreprise a réussi dans le feu, comme le promettent les livres ; […] (Ortus medicinæ, pp. 793-800).

3. "Gaz sylvestre" qu’il obtient par l’action de l’acide sur des cendres de plantes.

4. Formé à partir de "χάος".

5. Pour Van Helmont, l’estomac est, pour résumer, le siège de l’âme ou plus précisément de l’archeus, avec la rate, formant un duumvirate.

6. du hollandais "blazen" {souffler}.

7. Le papier, qui contenait d’ailleurs quelques animadversions à l’attention des jésuites, attira l’attention de l’Inquisition espagnole qui l’accusera d’hérésie, blasphème, impiété et magie. Mais l’affaire, malgré des déconvenues, comme une assignation à résidence, restera finalement sans suite. 𝕍 Le Procès d’inquisition du chimiste Jean-Baptiste Van Helmont in Bulletins de l’Académie Royale de Belgique (148, 2 pp. 1059-1086), Robert Halleux, 2004 Lien vers le document sur Persée.

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Dee Arthur🔗 pertinentsEntrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Alchimiste 🞄 Christianisme (Anglicanisme) 🞄 Royaume d’Angleterre | 1579 1651

Fils aîné de John Dee. Il fut scryer dès l’âge de huit ans et accompagna son père lors de ses voyages en Europe de l’est. Médecin du tsar Michel Ier à partir de 1627 puis du roi Charles Ier d’Angleterre dès 1637. Ami de Thomas Browne.

Compile une anthologie alchimique, le Fasciculus Chemicus Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur Internet Archive, en 1631 qui est ensuite traduite du lat. vers ang. par Ashmole. Cela ne sera guère goûté par Dee, qui estime que l’art ne saurait être accessible aux non lettrés : the art is vilified so much already by scholars […] How then can it any way be advanced by the vulgar ? lui écrit-il en 1649.

𝕍 The Sources of Arthur Dee’s Fasciculus Chemicus in Ambix (41, 3, pp. 135-141), Lyndy Abraham, 1994.

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Faulhaber Johann 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Mathématicien 🞄 Rosicrucisme 🞄 Saint-Empire romain Germanique (Ville impériale de Nuremberg) | 1580 1635

► Mathématicien, géomètre et enseignant en ces matières de la ville d’Ulm, il est également ingénieur civil, travaillant sur l’élaboration de fortifications. Intéressé par les spéculations qabbalistiques(1), il s’inscrit dans le mouvement rosicrucien et se penche l’astrologie et l’alchimie. Ami de Mögling, a collaboré avec Kepler et Van Ceulen, ses travaux influencèrent également le jeune Descartes(2). Auteur d’un Fama Syderea Nova (1619) contenant des prédictions relatives à la Grande Comète de 1618 (C/1618 W1) et au début de la Guerre de Trente Ans.



1. Qui, soutenues par ses vues hétérodoxes en matière de théologie, lui valent plusieurs réprimandes juridiques dans sa ville natale.

2. Les chercheurs favorables au rosicrucisme de Descartes comme Charles Adam font de Faulhaber son initiateur.

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Torreblanca Francisco🔗 pertinentsEntrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Juriste, Théologien, Démonographe 🞄 Christianisme (Catholicisme) 🞄 Royaume catholique espagnol | 1580 1645

► Juriste à Cordoue. Nous intéresse pour son Daemonologia sive de magia naturali Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque d’État de Bavière (1623)(1), qui traite, selon son chapitrage, de la magie divinatoire, opératoire(2) puis des punitions juridiques et post-mortem pour son emploi. Dans cet ouvrage, il distingue la magie "licite" (i.e. catholique) de la magie "illicite" (démoniaque).



1. Le terme "démonologie" est tout neuf, d’abord Jacques VI : Dæmonologie, In Forme of a Dialogue en 1597.

2. I.e. évocatoire, qu’il mélange avec la magie naturelle.

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Rudd Thomas🔗 pertinentsEntrée Library of Congress
Ingénieur militaire, Mathématicien 🞄 Royaume d’Angleterre | 1583 1656

► Les Harley 6480-6484, de la Bibliothèque Britannique lui sont attribués. Il s’agit de mss. sur : la grammaire hébraïque (6480 Lien vers le catalogue), l’évocation salomonienne d’entités angéliques influencé par Dee et notablement étudié par la Golden Dawn (6481 et 6483), la géomancie (6482) et la talismanie (6484). Le catalogue en ligne étant fautif, 𝕍 A catalogue of the Harleian manuscripts Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur Internet Archive Lien vers l’œuvre sur Internet Archive Lien vers l’œuvre sur Internet Archive Lien vers l’œuvre sur Internet Archive (III, p.369 Lien vers l’œuvre sur Internet Archive).

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Andreae Johann Valentin 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Théologien, Mystique, Auteur 🞄 Christianisme (Protestantisme:Luthérien), Rosicrucisme 🞄 Saint-Empire romain Germanique (Duché de Wurtemberg) | 1586 1654

I. Formation, attrait pour la littérature et le protestantisme

► Petit fils de Jakob Andreae, "Luther de Wurtemberg", chancelier de l’Université de Tübingen et instigateur et signataire de la Formula Concordiae (1577), charte du luthéranisme orthodoxe. Fils de pasteur, sa mère était apothicaire. Johann étudie lui-même la philosophie et la théologie, les mathématiques et les sciences naturelles à Tübingen, il a notamment Besold pour professeur et obtient son magister artium en 1605. Il fait selon toute vraisemblance parti du Cénacle de Tübingen de Besold et déjà l’écriture l’attire : c’est durant cette période qu’il écrit déjà Esther et Hyazinthus, ainsi que, prétendra-t-il, le Chymische Hochzeit. Mais, inquiété par la publication d’un pamphlet, il ne peut cependant poursuivre ses études et est ajourné du service de l’église. Aussi, il devient précepteur, voyage de 1607 à 1614 en France puis en Suisse, où il est en contact avec le calvinisme genevois qui lui fait forte impression(1), en Italie. Puis il revient à Tübingen où il reprend ses études de théologie et obtient un diplôme; il aura finalement son doctorat en 1641.

𝕍 Histoire des années de jeunesse de Joh. Valentin Andreae in Revue de l’histoire des religions (184, 2 pp. 113-135), Richard Van Dülmen, 1973. Lien vers le document sur Persée

II. Un activiste social et religieux idéaliste

↪ Il se marie, devient pasteur luthérien à Calw (Bade-Wurtemberg) en 1620 à 1638 et, encadré par la démarche du pansophisme chrétien, parvient à convaincre des mécènes et effectue dans cette cité de œuvres de charité et d’éducation. Aussi, comme Hartlib et Comenius (qu’il influence très notablement), Andreae fait parti du mouvement protestant idéaliste. Il défend les intérêts du luthérianisme en Autriche puis, précurseur du piétisme, démarre également une activité littéraire et théologique, inspiré par Arndt avec qui il correspond mais aussi influencé par Weigel et Campanella. Il produit ainsi des textes dont l’objet est la réformation sociale et religieuse(2) ainsi que des satires, dirigeant ses critiques contre la vanité et la mollesse morale des institutions religieuses et l’érudition sophistiquée et stérile des universitaires. D’autre part, Andreae écrit des utopies chrétiennes et des textes allégoriques, notamment dans sa Reipublicae Christianopolitanae descriptio (1619) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque d’État de Bavière : son île de Caphar Salama, présente une société protestante régénérée, qui tient à la fois de la Jérusalem céleste de l’apocalypse johannite et de l’Utopia de More où la science et la foi s’allient dans l’étude de la nature et le bien commun.

𝕍 Rose-Croix et société idéale selon Johann Valentin Andreae (2 ), Roland Edighoffer, 1982-1987.

↪ Protégé du Auguste II de Brunswick-Wolfenbüttel avec qui il eut une abondance correspondance, il est également le conseiller spirituel d’Antonia de Wurtemberg qui, influencée par son Ein Geistlich Gemäld Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque d’État de Bavière (1615), le fera représenter en Isaïe dans la peinture de l’Enseignement Cabbalistique. Après les évènements meurtriers de la Guerre de trente ans, Andreae participera à la reconstruction du système scolaire dans le Wurtemberg, introduisant une pédagogie ayant pour objet de développer l’intelligence plus que l’érudition, autant pour les garçons que les filles et où la pratique de l’artisanat, l’exercice physique et l’étude de la nature tenaient bonne place. En 1645, il promulgua même un décret rendant l’enseignement obligatoire, premier décret de ce genre en Europe. Andreae participe également à la formation des théologiens dans l’Abbaye de Tübingen. En 1646, grâce à l’intervention d’Auguste II, il fait parti de la Société des fructifiants, plus importante société littéraire et philologique d’alors.

III. Personnage-clef du rosicrucisme

Pétri de culture hermétique et néoplatonicienne, il est vraisemblablement l’auteur des Chymische Hochzeit Christiani Rosencreutz {Noces Chymiques de Christian Rosenkreutz} (publ. 1616); texte alchimico-métaphorique(3) dont Andreae affirma en effet lui-même dans sa biographie être l’auteur de l’ouvrage qu’il aurait écrit en 1604, sans doute aidé ou du moins influencé par Hess et Besold. Il est aussi co-auteur des manifestes rosicruciens de la Fama Fraternitatis (publ. 1614) et de la Confessio Fraternitatis (publ. 1615). Aussi, étant impliqué dans l’élaboration des trois textes les plus importants du rosicrucisme, Andreae est considéré comme étant une figure centrale du mouvement initiateur, ou à tout le moins réformateur, du mythe d’une société secrète des frères de la Rose-Croix, société aurait été fondée, selon ces textes par un légendaire Christian Rosenkreutz, parangon de l’idéal d’Andrea, figure entre Luther et Paracelse.



1. Et où il semble avoir écrit son intéressant Turbo Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque d’État de Bavière, publ. 1616 et où il introduit la figure faustienne dans la littérature allemande.

2. À destination du protestantisme d’alors.

3. Dans la lignée de Dorn et Khunrath.

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Condren (De) Charles 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Mystique 🞄 Christianisme (Catholicisme:Oratorien) 🞄 Royaume de France | 1588 1641

► Ordonné prêtre en 1614, docteur en théologie en Sorbonne en 1615 puis membre de la Société de l’oratoire de Jésus en 1617. Il en devient le supérieur général en 1629, à la suite de Bérulle. Figure importante de l’École française de spiritualité, il fut aussi le directeur spirituel de Jean-Jacques Olier.

► Conducteur de nombreuses conférences, il n’a cependant publié aucun ouvrage et seuls subsistent les propos recueillis par ses disciples. Il a insisté sur le sacrifice personnel qu’il véhiculait par le concept d’état d’hostie.

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Spee Friedrich (von Langenfeld) 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Théologien, Poète 🞄 Christianisme (Catholicisme:Jésuite) 🞄 Saint-Empire romain Germanique (n. Duché de Berg, fl. Ville impériale de Cologne) | 1591 1635

► Fils du seigneur de Langenfeld, intendant du Prince-Électeur de Cologne, il rejoint la Compagnie de Jésus en 1610, est ordonné prêtre en 1622 et devient professeur en théologie morale à Paderbom. Participant à l’effort de la contre-réforme il faillit être assassiné à Hildesheim en 1629. Meurt de la peste à Trèves auprès des blessés et malades issus des troupes espagnoles et française qui s’affrontent pour le contrôle de la ville.

↳ D’abord, auteur de deux ouvrages de poésie, publiés après sa mort : Güldenes Tugend-Buch (Le Livre d’or de vertu), fort estimé par Leibniz, et du Trutznachtigall {Le Rossignol combatif} (1649), recueil de poèmes lyriques et bucoliques a teneur mystique(1) et à forte composante symbolique qui influenceront Silesius et le romantisme allemand. Bien que rhénan, il se distancie du mysticisme d’Eckhart et s’attache plutôt à celui d’Ignas de Loyola.

↳ Ensuite, Spee à écrit des dizaines d’hymnes religieuses et demeure toujours ajd. largement chanté par les catholiques allemands.

↳ Enfin, Spee est également connu pour son Cautio criminalis (1631 puis aug. 1632), publié anonymement(2), où, confesseur des sorciers condamnées aux procès, il met en doute l’utilisation de la torture et se scandalise de ce qui fut pour lui une série d’erreurs judiciaires(3) tant les suppliciés pouvaient exprimer n’importe quelle absurdité dans le but de mettre fin à leur supplice. Cette prise de position inédite, téméraire, souvent sarcastique(4) et rhétoriquement habile, fera, à moyen terme, évoluer les mentalité en atteignant de façon décisive la conscience des intellectuels de son époque.



1. Avec les thématiques de la louange, de l’attente de la grâce et de l’union de l’âme avec Dieu puisé au Cantique des cantiques.

2. Quoique ça n’eût pas l’air d’être un grand secret.

3. Il fut témoin du procès de quelque 200 personnes, de tout sexe, âge et qualité.

4. On ne naît pas sorcier ou sorcière, on le devient sous l’effet de la torture.

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Moriaen Johann🔗 pertinentsEntrée Library of Congress
Alchimiste 🞄 Christianisme (Protestantisme:Calviniste), Paracelsisme 🞄 Saint-Empire romain Germanique (Ville impériale de Nuremberg) | 1591 1668

► Paracelsien, pansophiste et calviniste. Membre actif du cercle de Hartlib, il est connu par ses correspondances mais ne semble pas avoir laissé d’ouvrage.

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Gassendi Pierre 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Philosophe 🞄 Épicurien 🞄 Royaume de France | 1592 1655

► Épicurien, précurseur du sensualisme. Se positionne contre Aristote et Descartes, critique de Fludd (Epistolica exercitatio, 1630). Professeur de Cyrano, Molière, La Fontaine ou encore Boileau.

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Morsius Joachim 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Polymathe, Théosophe 🞄 n. Saint-Empire romain Germanique (Ville impériale de Hambourg) | 1593 1643

► Fils d’un riche orfèvre et graveur de Hambourg, professeur à l’Université de Rostock puis directeur de la bibliothèque universitaire de 1615 à 1618, il se retire de ces charges pour sillonner l’Europe d’alors(1) où il fréquente et patronne les intellectuels intéressés par les sujets ésotérico-théosophiques(2). En effet, Morsius, en plus d’un talent naturel pour les travaux de l’esprit, élève sa pensée à faire montre d’un intérêt marqué pour l’œuvre de Böhme(3) ainsi que pour le rosicrucisme(4) dont il recherche activement les traces autant qu’il en dissémine les conceptions notamment au travers l’utopisme d’Andreae et les lois rosicruciennes du Themis Aurea (1618) de Maier. A Lübeck, il devient en 1623 le centre d’un groupe autour duquel gravitent Walther et Staritius.

► Très actif, il accumule une vaste bibliothèque dédiée à ces sujets, collectionne gravures et estampes, propage les écrits magiques et hétérodoxe(5), édite Grotius, Scaliger ou Casaubon. En conflit avec sa famille qui ne goûte par ses extravagances, il sera forcé à de quitter Lübeck, les autorités estimant qu’il faisait commerce d’ouvrages "fanatiques"(6) et sera même écroué en 1636 sur la demande de son frère, mais est libéré en 1640 semble-t-il par l’intermédiaire du roi Christian IV de Danemark. Publie(7) notablement le Nuncius Olympicus, catalogue de 228 manuscrits provenant de la bibliothèque d’Haslmayr. On trouve ses notes manuscrites dans l’Albi Morsiani (Ms.hist.8°25,1-5, 4 Entrée du catalogue inconnue Lien vers l’œuvre Lien vers l’œuvre Lien vers l’œuvre)



1. Il est ex. en Angleterre en 1618-1620 où il obtient un doctorat en philosophie et selon ses propres dires, acquière des connaissances considérables en chimie.

2. Il connaît Andreae, Fludd, Maier, Franckenberg, Bureus, correspond encore avec Arndt et Böhme lui-même en 1624.

3. Hartlib mentionne qu’il possède les ouvrages du Cordonnier.

4. Il écrit une Epistola sapientissimae fratrum rosae crucis sociatit remissa à la fraternité.

5. Comme le Der Weg zu Christo ou des prophéties pseudo-paracelsiennes.

6. La ville rachètera sa bibliothèque en 1648 pour une fortune de 1500 florins.

7. Sous le pseudonyme de "Anastasius Philarethes Cosmopolita".

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Backhouse William
Ésotériste 🞄 Rosicrucisme 🞄 Royaume d’Angleterre | 1593 1662

► Cultivant la discrétion, peu d’éléments précis de le parcours de ce gentilhomme sont connus. Issu d’une famille aristocratique, fils d’un riche marchand haut-shérif du Berkshire, il étudie au Christ Church College d’Oxford dès 1610 mais il n’obtiendra aucun diplôme. Intéressé par les antiquités, il consacre également son temps à l’étude des sciences occultes et, figure respectée des milieux ésotériques d’alors, il s’attache à encourager ces études et ceux qui s’y adonnent. Mentor d’Elias Ashmole, au moins à partir de 1651, à qui il livre la vraie matière de la pierre philosophale alors qu’il redoute de mourir en 1653. Laisse aux anglophones plusieurs traductions manuscrites de traités alchimiques français gardés dans le Ashmole 58 Lien vers le catalogue(1) et Ashmole 1395 Lien vers le catalogue(2).

𝕍 William Backhouse of Swallowfield in Ambix (4, 1-2 pp. 1-33), C.H.Josten, 1949.

Auteur du poème hermétique The Magistery (in Théâtre Chimique Britannique)

Through want of Skill and Reasons light
Men stumble at Noone day ;
Whilst buisily our Stone they seeke,
That lyeth in the way.

Who thus do seeke they know not what
Is’t likely they should finde ?
Or hitt the Marke whereat they ayme
Better then can the Blinde ?

No, Hermes Sonns for Wisdome aske
Your footesteps shee’le direct :
Shee’le Natures way and secret Cave
And Tree of lyfe detect.

Sun and Moone in Hermes Vessell
Learne how the Collours shew,
The nature of the Elements,
And how the Daisies grow.

Greate Python how Appollo flew,
Cadmus his hollow-Oake :
His new rais’d army, and Iason how
The Fiery Steeres did yoke.

The Eagle which aloft doth fly
See that thou bring to ground ;
And give unto the Snake some wings,
Which in the Earth is found.

Then in one Roome sure binde them both,
To fight till they be dead ;
And that a Prince of Kingdomes three
Of both them shalbe bred,

Which from the Cradle to his Crowne,
Is fed with his owne blood ;
And though to some it seemeth strange,
He hath no other Foode.

Into his Virgin-Mothers wombe,
Againe he enter must;
Soe shall the King by his new-byrth,
Be ten times stronger just.

And able is his foes to foile,
The dead he will revive :
Oh happy man that understands
This Medicen to atchive !

Hoc opus exigium nobis fert ire per altum.
December, 1633.
W.B



1. La Fontaine des amoureux de science, les Remonstrances de nature à l’alchymiste errant, la Réponse de l’alchimiste à la nature, le Vrai Livre.

2. La Toyson d’or.

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Kotter Christoph🔗 pertinentsEntrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Théosophe 🞄 Christianisme (Protestantisme:Luthérien) 🞄 Royaume de Bohême | 1595 1647

► Tanneur et prophète luthérien originaire de Sprottau en Silésie. Ses prophéties, qui prennent un tour apocalyptiques dès le début de la Guerre de Trente Ans, seront diffusées par son ami Comenius en 1632 avec celles de Christina Poniatowska et Miklás Drabik, dans son Lux et Tenebris. Il est également un ami de Boëhme.

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Mögling Daniel [Constantiens/Schweighardt Teophilus, Florentinus de Valentia] 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Médecin, Alchimiste 🞄 Rosicrucisme 🞄 Saint-Empire romain Germanique (n. Duché de Wurtemberg, fl. Landgraviat de Hesse) | 1596 1635

► Docteur en médecine en 1621. Médecin et astronome-astrologue de Philippe III de Hesse-Butzbach de 1621 à 1635, il est fauché par la peste qui sévit à Butzbach cette année là.

◆ Ami d’Andreae, Michelspacher, Besold ou encore Jennis, il est connu pour sa correspondance scientifique, notamment avec Kepler. Défend les Rose-Croix contre son camarade Friedrich Grick (Menapius) d’abord dans son Omnia Rosa Florescens (1617), sous pseudonyme, puis avec son Menapius, Roseae crucis (1619). Auteur d’un Pandorasextae aetatis (1617), et du Speculum Sophicum Rhodostauroticum (1618).

◆ Traduit et publie, en 1629, Arcadia, le roman pastoral de Sidney, en allemand.

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Donzelli Giuseppe 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Library of Congress
Médecin, Alchimiste 🞄 Paracelsisme 🞄 Royaume de Naples | 1596 1670

► Donzelli fut un gentilhomme napolitain, comte de Dogliola, médecin et pharmacien.

Auteur d’un Antidotario Napolitano (1640), traité de compilation médical(1) ayant trait tant à l’aspect éthique que technique et fort suivi par les apothicaires napolitains. Également à l’origine d’un pédagogique Teatro farmaceutico, dogmatico e spagirico (1667) Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur Internet Archive, compendium iatrochimique où il est question de préparations médicales, d’herboristerie, de teinte de la soie ou encore des propriétés des pierres précieuses.

◆ Participe à la révolte anti-espagnole napolitaine de 1647, du côté des insurgés.



1. Galien, Hippocrate, Aristote, Avicenne, Jean Mésué.

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Cavalieri Bonaventura 🔗 pertinentsEntrée Data.Bnf Entrée Deutsche Biographie Entrée Library of Congress
Ecclésiastique (Prêtre), Mathématicien, Astronome-astrologue, Géomètre 🞄 Christianisme (Catholicisme:Jésuite) 🞄 n. Duché de Milan, fl. États pontificaux | 1598 1647

► Professeur à l’Université de Bologne, correspondant de Galilée et favorable à la théorie héliocentrique. Nous intéresse pour ces Nuova prattica astrologica di fare le direttioni (1639) et Perpetua de planetaria de ruota de della de Trattato (1646).

separateur

Fiches individuelles (XVI)

Cosmopolite (le) (XVI 1604), Cardan Jérôme (1501 1576), Nostradamus (1503 1566), Cordovero Moïse (1522 1570), Dee John (1527 1609), Louria (de) Isaac (1534 1572), Bruno Giordano (1548 1600), Khunrath Heinrich (1560 1605), Kepler Johannes (1571 1630), Fludd Robert (1574 1637), Böhme Jakob (1575 1624)





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Maj : 28/05/2024