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Louise Eugénie Alexandrine Marie David
Alexandra David-Néel, Alexandra Myrial, Yshé Tömé

Données générales

PériodeLieu
GénéralXIX XXFrance
Naissance24 octobre 1868, 5h10 Saint-Mandé, France
Décès8 septembre 1969 (100 ans)Digne, France
Cause
Inhumation
Cendres immergée dans le Gange

DomaineCourantOrdre
Vajrayana
Orientalisme
Exploration
Vajrayana Rite Écossais ancien et accepté 🎓
Société Théosophique 🎓

RelationsNom
Entourage
Fils adoptifAphur Yongden
AmiArthur Avalon
RencontreFranz Bardon
Thubten Chökyi Nyima
Thubten Gyatso
Influence
MaîtreBhaskarananda Saraswati
SurEkai Kawaguchi

Repères biographiques

► Son père était instituteur et journaliste, protestant anti-clérical, anarchiste et franc-maçon, intime d’Hugo. Sa mère est d’origine scandinave et catholique. David-Néel vit dans un milieu dépourvu d’amour. Elle est déjà toute jeune empreinte d’une grande curiosité : elle tentera de nombreuses fois de fuguer et s’infligera dès quinze ans des austérités ascétiques qu’elle trouve dans les livres des saints de la bibliothèque de ses parents. Elle s’instruit en autodidacte sur la culture orientale.

↪ Majeure, elle s’installe à Paris, s’investit dans des causes féministes, dans la maçonnerie écossaise rectifiée ou encore dans la Société Théosophique, mais c’est à l’orient et au bouddhisme qu’elle s’intéresse le plus. Ayant fait des études au conservatoire, elle gagne d’abord sa vie comme chanteuse lyrique. À la suite d’un héritage, elle à l’opportunité de partir en Inde où elle se lie avec la Société Théosophique sur place. Elle voyage ensuite au Maghreb où elle rencontre son époux.

► Elle à 36 ans lorsque elle se marie, mais la vie de couple ne lui convient pas plus que son travail. Subventionnée par l’état, elle part en Inde, pour un voyage qui d’une durée initiale de 18 mois, durera 14 ans, ne gardant contact que par écrit avec son époux. Elle rencontrera Thubten Gyatso alors 13e Dalaï-lama à 44 ans puis Thubten Chökyi Nyima alors 9e panchen-lama, 4 ans plus tard. Elle est en outre initiée au lamaïsme dans des conditions difficiles.

↪ Durant son voyage, elle passe par le Népal, le Tibet et le Sikkim. Là, elle se lie d’amitié avec le souverain qui met à sa disposition un interprète et un moine de 14 ans, Aphur Yongden qui ne la quittera plus et qu’elle adoptera. Expulsée du Sikkim, elle voyage ensuite au Japon et en Chine, rencontrant divers théologiens asiatiques et étudiant les doctrines orientales. Inspirée par le récit de Ekai Kawaguchi qu’elle rencontre, elle réussit à pénétrer à Lhassa à 56 ans en se faisant passer pour un mendiant ce qui lui permet d’atteindre la notoriété.

► Devenue populaire en occident pour l’exploit d’avoir été la première femme d’origine européenne à pénétrer dans la ville sainte, elle s’installe ensuite en France dans une maison qu’elle baptisera Samten Dzong {Maison de la solitude} et qui deviendra après sa mort un musée lui étant dédié. Elle se met à écrire et donner des conférences puis voyage de nouveau en Chine alors en proie à la guerre ; Elle à déjà 69 ans, elle ne revient qu’à 78 ans. Elle continue ses rédactions aidée d’une secrétaire et meurt à un âge avancé.

■ Elle écrivit au total une vingtaine de livres, sur la tradition bouddhique et orientale surtout, on trouve également ses récits de voyage, quelques traductions puisqu’elle parlait sanskrit et trois romans. Elle tenait en plus haute estime le bouddhisme vis à vis de l’hindouisme qu’elle estimait extravagant et si elle fut favorable à la Société Théosophique dans ses jeunes années, elle ne tarira pas de critique à son égard par la suite. Bien que le nom de son mari se prononce [neɛl], elle l’écrivait sans accent et le prononçait [nɛl].

Site de l’association et du musée consacré à Alexandra David-Néel.

Œuvres choisies

  • Le Bouddhisme du Bouddha, 1921.
  • Voyage d’une Parisienne à Lhassa, 1927.
  • Mystiques et magiciens du Tibet, 1929.
  • Magie d’amour et magie noire, 1938.
  • Les Enseignements secrets des bouddhistes tibétains, 1951.
  • La connaissance transcendante, 1958.

Citations

Choisissez une étoile, ne la quittez pas des yeux. Elle vous fera avancer loin, sans fatigue et sans peine.
Tout est vain sauf la bonté.
Dès que la moindre parcelle de sagesse est entrée dans l’esprit d’un homme il aspire à la solitude.
Pourquoi priez-vous si vous doutez d’être entendu ?
Nul médecin ne fera du choléra un état agréable et nul politicien ou sociologue ne bannira la lutte et la souffrance du monde.
Le mystère ne doit pas être approché, si l’on veut que son sortilège subsiste.
À l’origine de toute connaissance, nous rencontrons la curiosité ! Elle est une condition essentielle du progrès.
Intellectuel n’est pas toujours synonyme d’intelligent.
Tous les maîtres ont été trahis par leurs soi-disant disciples ; faute de pouvoir s’élever à la hauteur du maître, ils l’ont fait descendre à leur niveau.
Ne cours jamais te prodiguer au-dehors avant de t’être donner audience à toi-même. Comment voudrais-tu que les autres s’intéressent à une créature qui ne trouve pas en elle de quoi jouir de sa propre société ?
Il fait froid et triste quand on demande aux êtres de vous être un soutient, de vous réchauffer, d’alléger le fardeau de misère inhérente à toute existence. Nul d’eux n’a réellement le souci de le faire, nul d’eux ne le peut vraiment. C’est en soi qu’il faut cultiver la flamme qui réchauffe, c’est sur soi qu’il faut s’appuyer.
Il faut être bien fort et bien maître de soi, pour pénétrer dans tous les coins de la pensée humaine.
La vérité apprise d’autrui est sans valeur. Seule compte, seule est efficace la vérité que nous découvrons nous-mêmes.
Il n’est pas déshonorant de mourir en poursuivant un but, même futile ; ce qui l’est, c’est de se laisser vaincre et d’accepter sa défaite.
Parmi la foule de ceux qui prétendent croire en Dieu, combien cherchent vraiment à l’imiter ?
La trilogie : examiner, méditer, comprendre, que j’ai déjà indiquée, prend une force particulière chez les véritables adeptes du "chemin direct", et l’activité intellectuelle du disciple est tout entière dirigée vers ces buts. […] J’ai entendu un lama dire que le rôle d’un maître de la "voie directe" consiste en premier lieu, à diriger un défrichement. Il doit inciter son élève à se débarrasser des croyances, des idées, des habitudes acquises et des tendances innées, de tout ce qui a crû dans son esprit par l’effet des causes dont l’origine se perd dans la nuit des temps.
Mystiques et magiciens du Tibet