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Eyrénée Philalèthe
Eirenaeus Philalethes, M. Carnobe, Dr Zeil

Portrait inexistant

Données générales

PériodeLieu
GénéralXVIIAngleterre
Naissance XVIIAngleterre
Décès XVII
Cause
Inhumation

DomaineCourantOrdre
AlchimieAlchimie opérative

RelationsNom
Entourage
Identité réelle John Winthrop II
? George Starkey
? Robert Child
RencontreHelvetius
? Van Helmont
Influence
ParGeorge Ripley
SurEugène Canseliet
Isaac Newton
Robert Boyle ( amitié)

Repères biographiques

► Il est l’un des auteurs alchimique les plus populaires en Europe, on prêtait à sa poudre de projection une puissance étonnante. Son identité n’a jamais été élucidée. Tout ce que l’on sait de lui, c’est qu’il est anglais et issu d’une famille noble du Pays de Galles et que ses écrits furent révélés par George Starkey. Son nom grec signifie "Le pacifique ami de la vérité".

■ On dit qu’il aurait rencontré Helvetius à La Haye, qu’il aura entretenu une correspondance avec Robert Boyle. On dit encore qu’il est l’alchimiste qui aurait convaincu Van Helmont de s’intéresser à l’alchimie. Il aura beaucoup commenté l’œuvre de Ripley.

■ On ne doit pas le confondre avec Eugène Philalèthe, alchimiste de la même époque.

🕮 Bosc, ref. "Observation" p.62 : Philalethe a laissé également de très nombreux manuscrits en anglais et en latin ; mais il est bien difficile de savoir au juste s'ils sont écrits par lui, ou de sa main, ou par des copistes […]

🕮 Caillet, ref.10354 (Enarratio methodica trium Gebri medicinarum) : Starkey (George), fils d’un apothicaire anglo-américain et philosophe Hermétique, né en Amérique, ami et disciple de Thomas Vaughan le Philalèthe. En souvenir de son maître, il a malheureusement adopté le même pseudonyme de Philalethes en changeant seulement le prénom de Eugenius qui appartient à Vaughan, en celui de Irenus ou de Aireneus, qui a été traduit quelquefois Yrénée ou Cyrénée. De sorte qu’il existe deux Philalèthe différents : le Maître et le disciple. Starkey a aussi joint à son prénom d’Irenæus le second prénom de Philopone et a signé alors : Irenæus Philoponus Philalethes.

🕮 Jouin, ref.271 (Commentaire de l’anonyme Philalèthe sur la lettre de Georges Ripley), 652 (La Fama et la Confession des Rose-Croix), 751 (Trois beaux petits traités choisis du très savant Philalèthe sur la Transmutation des métaux) :

1. […] Eyrenée Philalèthe, grand alchimiste anglais, né en 1612 et probablement sous le nom de Thomas de Vagan (Lenglet Du Fresnoy, I, 402-410) laissa un grand nombre d’ouvrages hermétiques (Lenglet III, 395). Lenglet du Fresnoy dans son second volume de son Histoire de la philosophie hermétique donne la traduction de son principal ouvrage Le véritable Philalèthe ou l’Entrée au Palais fermé du Roi suivi de l’Epître de Georges Ripley à Edouard IV, roi d’Angleterre expliquée par Eyrenée Philalèthe. Le Philalèthe a encore écrit sur les œuvres de Ripley : Expositio in XII portas Riplæi ; Expositio in recapitulalionem Riplæi ; Expositio in visionen Riplæi ; Expositio in Rotam Riplæi ; Experimenta erronea Riplæi.

2. M. Arthur E. WAITE, qui a étudié à fond et d’après les textes l’histoire des Rose-Croix, a consacré à Thomas Vaughan un chapitre spécial dans son ouvrage intitulé The real History of the Rosicrucians. (L’histoire vraie des Rose-Croix, Londres, in-12°, p. 308 et suivantes). Nous ne saurions mieux faire que d’y puiser tout ce qui n’a pas été déjà dit dans les articles 162 et 271. Cette étude est d’ailleurs une bibliographie autant qu’une biographie. Eugenius Philalèthes, l’auteur du célèbre traité « Introitus apertus ad occlusum Regis Palatium » (La porte ouverte du palais fermé du Roi) se rattache aux Rose-Croix par la traduction qu’il donna de la Fama et de la Confessio, et en ce que ses doctrines particulières se rapprochent beaucoup de celles de la mystérieuse Fraternité, dont il ne fit point partie, quoi qu’on ait dit malgré ses dénégations réitérées et formelles. Comme eux, il attendait la venue, de l’Elio artiste prédit par Paracelse ; il donne son ouvrage alchimique le plus important comme le précurseur de ce réformateur, et affirme que ce personnage problématique est déjà né. Tout l’univers sera modifié et transfiguré par la science de cet artiste, en l’or pur et mystique de la Cité Spirituelle de Dieu, lorsque toutes les choses passagères auront été détruites.

« Encore quelques courtes années, s’écrie-t-il en prenant le ton d’un prophète, et j’espère qu’on ne fera pas plus de cas de l’argent que des balayures, et que nous assisterons à la destruction de cette vile invention, si opposée à l’esprit de Jésus-Christ… Je prévois que mes écrits seront aussi estimés que l’or et l’argent le plus purs le sont présentement, et que, grâce à mes œuvres, on méprisera ces métaux à l’égal du fumier ». II naquit en 1612. On l’a supposé originaire d’Ecosse ; mais, outre qu’il a orné d’une devise en langue galloise le titre d’un de ses ouvrages, son nom de Vaughan a un caractère nettement gallois. Il prit plusieurs pseudonymes dans les différents pays qu’il parcourut, en qualité de propagandiste de l’alchimie ; ainsi, en Amérique, il s’appela le Docteur Zheil, en Hollande, Carnobius. Hertholdt dit que son vrai nom était Childe, Lenglet Du Fresnoy l’appelle Vagan, et le pseudonyme d’Eugenius Philalèthes fut celui qu’il adopta comme auteur. Celui d’Irenius Philalèthes, que L. Figuier lui a donné, appartient à Georges Starkey, son disciple américain. La vie de cet adepte est enveloppée d’une obscurité vraiment rosicrucienne : elle était un mystère même pour les éditeurs qui publiaient ses ouvrages : ils les recevaient d’« une personne inconnue ». Presque tout ce qui a été dit de lui et de ses merveilleuses transmutations ne repose que sur les assertions d’Urbiger, dont l’inexactitude a été prouvée plus d’une fois. Son séjour en Amérique est certain, selon L. Figuier, et les projections qu’il accomplit dans le laboratoire de l’apothicaire Georges Starkey, furent publiées plus tard par ce dernier à Londres. D’après ses écrits, on doit le tenir pour un adepte le consommé dans l’alchimie spirituelle, et cet or qu’il se prétendait capable de fabriquer, il le méprisait. Il attribue en partie ses continuels voyages à des dangers dont il était menacé, à raison du terrible secret qu’il possédait ; il prétend que ses labeurs ne lui rapportaient rien. Mais on discerne dans tout cela un fond d’honnêteté et de noblesse intellectuelle, de hautes aspirations religieuses. […]

C’est seulement dans l’introduction à la Fama et Confessio que Philalèthe fait des allusions importantes à la R.C. Voici ce qu’il en dit : « Je suis en mesure d’affirmer ’existence et la réalité de cette chimère admirée, la Fraternité des R.C. Et maintenant, Messieurs, je vous remercie, j’ai assez d’air et de place ; il me semble que vous me dénoncez et me volez, comme si la poste et cette Croix-Rose étaient inséparables. Que le Seigneur ait pitié de vous, car, pour moi, j’ai pitié de vos cerveaux malades, et certes, en votre état présent, cette épithète n’est point hors de saison. Mais au lieu de cela, certains d’entre vous peuvent me conseiller de me rappeler une assertion des Capreols de Del Phæbo, ou le catalogue de la bibliothèque de ce discret gentilhomme de la Manche, car, à vous en croire, ces Chevaliers-ci et ces Frères-là sont pareillement invisibles. C’est en user bien durement, mais je n’insisterai pas pour vous contredire. S’il en est parmi vous qui partagent toute ma foi dans les livres, ce sont les gens auxquels je voudrais parler ».

Dans la préface, il discourt sur le dédain qu’a rencontré la Magie au cours de tous les siècles, puis il nie avoir jamais été en relation personnelle avec la Société Rosicrucienne : « Quant à cette Fraternité, dont je me suis hasardé à publier l’histoire et la Confession, je n’ai, pour ma part, aucune relation avec ces gens, et je ne désire guère faire leur connaissance. Je sais qu’ils sont maîtres en de grands mystères, et je sais, en outre, que la nature est assez ample pour qu’ils puissent recevoir aussi bien que donner. Je n’ai jamais été prodigue de mon admiration pour eux au point de les préférer tous à l’œuvre, car il peut se faire, et il est peut-être vrai, qu’un simple particulier ait en sa possession des choses qu’ils ignorent. Ce qui me porte à les recommander, ce n’est point leur titre, et le bruit qu’il a causé. L’attention que je leur donne fut d’abord éveillée par leurs livres, car je les y ai reconnus pour de vrais philosophes, et ce ne sont point des chimères, comme certains le croient, mais des hommes. Leurs principes sont en tout d’accord avec l’antique et primitive sagesse ; oui, ils sont même conformes à notre propre religion, et en confirment tous les points. Je ne conteste pas que la plupart de leurs propositions ne puisse paraître irrégulières à des intelligences ordinaires, mais, pour qui confiait les prérogatives et la puissance de la Nature, (les difficultés) ne tarderont pas à s’aplanir, car ces gens ne manquent ni d’ordre ni de mesure. On s’attendra peut-être à ce que je dise quelques mots de leur personne et du lieu qu’ils habitent ; mais on m’excusera sur ce que je suis en termes assez froids avec eux, et si j’avais quelque familiarité avec eux, sans doute j’en userais avec plus de discrétion. Quant à leur existence (si l’on me permet d’employer le langage de l’Ecole), il y a grande raison d’y croire, et je ne vois pas comment nous pouvons la nier, à moins de dire que la Nature est étudiée, que des livres sont aussi composés et publiés par quelques créatures autres que des hommes. Il est vrai, sans doute, que leur science ne fut d’abord point acquise au prix de leurs propres recherches, car ils la reçurent des Arabes, parmi lesquels elle s’était conservée comme le monument et le legs des enfants d’Orient. Et cela n’a rien d’improbable, car les pays orientaux ont toujours été fameux pour leurs sociétés magiques et secrètes ».

Il compare le séjour des Brachmanes, tel que le décrit Philostrate dans sa Vie d’Apollonius au Locus Sancti Spiritus (séjour de l’Esprit Saint), au sujet duquel il cite le curieux passage suivant d’un auteur qu’il ne nomme point : « Vidi aliquando Olympicas domos, non procul à Fluviolo et Civitate nota, quas S. Spiritus vocari imaginamur. Helicon est de quo loquor, aut biceps Parnassus, in quo Equus Pegasus fontem aperuit perennis aquæ adhue stillantem, in quo Diana se lavat, cui Venus ut Pedissequa et Saturnus ut anteambulo, conjunguntur. Intelligenti nimium, inexperto minimum hocerit dictum ». (J’ai vu un jour les demeures olympiennes, non loin d’un petit fleuve et d’une cité connue, que nous nous figurons être appelés d’après le Saint-Esprit. C’est de l’Hélicon que je parle, ou du Parnasse à la double cime, sur lequel Pégase fit jaillir une source d’eau éternelle, qui coule aujourd’hui encore, dans laquelle se baigne Diane, qui a Vénus pour suivante, et Saturne pour avant-coureur. C’est trop pour celui qui comprend, ce n’est presque rien pour celui qui ne sait pas.) Citant ensuite la description de l’Elysée des Brachmanes : « J’ai vu, dit Apollonius, les Brachmanes de l’Inde habitant sur la terre et non point sur la terre : ils étaient gardés sans murailles, et ne possédant rien, ils avaient tout à leur disposition. Voilà qui est assez clair, dit Philalèthes, et moi aussi je désire vivre sur cette cime, ne fût-ce que pour cette raison que le sophiste applique aux montagnes :

Hos primum sol salutat, ultimosque deserit ;
Quis locum non amet, dies longiores habentem
(Ce sont eux que le soleil salue les premiers, qu’il abandonne les derniers ; qui n’aimerait un lieu, où les jours sont plus longs ?)

Mais je n’en dirai pas davantage sur cet endroit, de peur que les lecteurs soient assez fous pour croire que je fais partie de l’Ordre ». Néanmoins, il tâche de montrer l’accord, qui existe entre les anciens Maîtres, et les nouveaux, c’est-à-dire entre les Rosicruciens et les initiés indiens : « Quand nous avons la preuve qu’il y a eu des magiciens, nous avons la prouve qu’il peut y en avoir. Je crois que c’est, chose digne d’être remarquée par nous, que les Mages qui vinrent au Christ étaient partis de l’Orient. Mais si nous ne pouvons prouver qu’ils étaient des Brachmanes, nous ne pouvons pas non plus prouver qu’ils ne l’étaient pas. Si quelqu’un veut soutenir la négative, il s’ensuivra que l’Orient a produit plus d’une société magique. Les savants ne nieront point que la sagesse et la lumière ne soient venues des mêmes endroits, c’est-à-dire de l’Orient. C’est à cette source vivante, orientale, que les Frères de la R. G. ont puisé leurs eaux salutaires ».

Il conclut en réitérant son assertion, qu’il n’a aucune relation avec la Fraternité, pas plus qu’avec aucune des personnes qui la composent.

3. Dans un ouvrage plus récent que la Real History of the Rosicrucians, et qui a pour titre The lives of Alchemical Philosophers (Londres, 1888, in-8°, chez G, Redway), M. Arthur Waite revient sur l’opinion qu’il avait émise d’abord au sujet des deux Philalèthes. Il avait suivi, dit-il, l’opinion de la plupart des écrivains hermétiques qui identifiaient l’auteur de l’Introitus Apertus, et celui du Lumen de Lumine, qui est Thomas Vaughan ; il en avait conclu que le dernier avait écrit indifféremment sous le pseudonyme d’Eugenius Philalethes et d’Eirenæus Philalethes. Après un examen plus approfondi de la question, il est arrivé à reconnaître que les faits établis de la vie de Vaughan ne cadrent pas avec les indications que donne l’auteur de l’Introitus Apertus, et que cette identification est impossible. Les ouvrages qui reviennent à Eugenius, c’est-à-dire à Th. Vaughan, sont Anthroposophia Magica ; Anima Magica abscondita, tous deux de 1650, — Magia Adamica, 1650 — The Man-Mouse (satire contre le platonicien Henry More, The second Wash, etc., tous deux de 1651 ; — The Fame and Confession of the Fraternity of R.C., 1652 ; — Aula Lucis, 1652 ; — Euphrates or the Waters of the East, 1655 ; — Brief Natural history, publiée en 1659, qui porte aussi son nom ; en 1679, Henri Vaughan, le poète siluriste, publia les œuvres poétiques de Thomas Vaughan, son frère, en y ajoutant les siennes ; le tout parut sous le titre de Thalia rediviva.

Donc Eugenius Philalethes est pour M. Arthur Waite, Thomas Vaughan. Quant à Eirenæus Philalethes, c’est un personnage resté inconnu. Les quelques détails qu’il donne sur lui-même dans son Introitus font croire qu’il émigra de bonne heure en Amérique. L’édition originale d’un de ses ouvrages (Experimenta de præparatione Mercurii Sophici) publiée par Daniel Elsevier en 1668, décrit ce livre comme ex manuscripto Philosophi Americani, alias Æyrenæi Philalethes, natu Angli, habitatione Cosmopotitæ. C’est de là, selon M. Waite, que serait venue l’opinion qui a confondu Eiranæus Philalethes avec G. Starkey, qui, né en Angleterre, alla exercer la médecine en Amérique. Mais Starkey se donnait comme le disciple d’un certain Philalèthe, et non comme ce Philalèthe lui-même. On sait d’ailleurs que Starkey revint en Angleterre, qu’il mourut de la peste en 1665, tandis qu’Eiranæus vécut encore longtemps après cette date, et fut familier avec le célèbre chimiste Robert Boyle, qui parle de lui, mais sans nous faire connaître quelle personnalité était cachée sous ce pseudonyme. C’était, en tout cas, une personnalité de valeur, car son Introitus est d’une clarté fort rare chez les alchimistes. Un des faits les plus curieux de l’histoire littéraire est la disparition totale, absolue, d’un grand nombre de ses écrits.

Pour M. Jennings, auteur de l’ouvrage intitulé The Rosicrucians, thei Rites and Mysteries (p. 42. Londres, G. Routledge), la question n’offre aucune obscurité : Thomas Vaughan est le personnage dont parlent Robert Boyle, et d’autres, qui l’ont connu personnellement, il est l’auteur de l’Introitus apertus ad occlusum Regis Palatium, du Lumen de Lumine, de la Magia Adamica, etc., liste où nous voyons passer sans distinction de prénoms les ouvrages d’Eirenæus et ceux d’Eugeuius Philalèthe. Il ajoute que ces livres furent bientôt discrédités, à cause des idées étranges et excentriques qu’on y trouve. M. Jennings a peut-être raison, s’il parle du grand public et des vrais savants, mais il y a pour les occultistes, alchimistes, etc., un public qui se renouvelle sans cesse.

Caillet ne distingue que Thomas de Vaughan et Starkey.

🕮 Lenglet Du Fresnoy, ref.595:34 Je m’étonne que le Philalète ait tant fait de livres. Les vrais artistiques doivent plutôt travailler qu’écrire. D’ailleurs on peut dire que cet auteur est un de ceux qui a parlé le plus clairement ; cependant il cache le vrai dissolvant sous une allégorie. J’ai parlé de cet artiste célèbre dans le premier volume de cet ouvrage.

Œuvres choisies

  • L’Entrée ouverte au palais fermé du roi {Introitus apertus ad occlusum regis palatinum}, 1645.
  • La Moelle d’Alchimie {The marrow of alchemy}, 1654.
  • L’Épitre de Georges Ripley à Edouard IV {Sir George Ripley’s epistle to king Edward unfolded}, 1655.
  • La Fontaine de la Vérité Chimique, 1668. Lien vers l’œuvre
  • La Métamorphose des métaux {De Metallorum metamorphosi}, 1669.
  • A Breviary of Alchemy, 1678.
  • Expérience sur la préparation du mercure des sages {Experimenta de Praeparatione Mercurii Sophici}, 1678.
  • Ripley Reviv’d, 1678.
  • Du Secret de la Liqueur immortelle ou de l’Alkaest {The secret of the immortal liquor called alkahest or ignis-aqua}, 1683.
  • La Vérité alchimique, 1688.

  • Bref Guide pour obtenir le Rubis Céleste, XVII.
  • Règles du Philalèthe pour se conduire dans l’œuvre hermétique, XVII.

  • attr. Le Miroir de la vérité, XVII.

Citations

Écoutez donc, alors que je vous dévoile le Grand Arcane de cette active Pierre merveilleuse, qui en même temps n’est point une pierre, qui existe en chaque homme, et qui peut être trouvée à sa place en tout temps. Sa connaissance, je déclare, n’est point faite pour ceux qui n’en valent pas la peine, et ne sera point entendue par eux. Mais à vous laborieux étudiants de la Nature, Dieu à son Heure vous révélera ce glorieux secret.
Bref Guide pour obtenir le Rubis Céleste
La Pierre Philosophale est une substance, céleste, spirituelle, pénétrante et fixe, qui amène tout métal à la perfection de l’or et de l’argent (en fonction de la qualité de la Médecine), et ceci par méthodes naturelles, qui dans leurs effets transcendent la Nature.
Bref Guide pour obtenir le Rubis Céleste
Notre eau est sereine, cristalline, pure et merveilleuse — bien qu’elle ne puisse recouvrir sa véritable forme que par l’aide de notre Art. En cette forme elle est notre mer, notre fontaine cachée, de laquelle l’or prend naissance par lignage naturel ; et elle est aussi forte que l’or, et le surmonte, d’où l’or lui est uni, et est lavé par elle, et tous deux grandissent et forment un grand héros, qui n’a pas de prix et que ni Pape ni Empereur ne peuvent acheter.
La Fontaine de la vérité chimique
Prenez alors notre Mercure (qui est notre Lune) et faites-lui épouser son Fils Terrestre, (ainsi l’Homme et la Femme sont joints) ajoutez-leur l’Esprit revivifiant, cela étant fait vous devrez bientôt découvrir un noble Courageux, car vous avez correctement suivi les nobles Lois de la Nature.
La Moelle d’Alchimie
Qui que ce soit qui vous dise, ou veuille vous suggérer ; quoique vous puissiez lire dans les livres des sophistes, ne vous écartez jamais de ce principe ; que comme le but où vous tendez est l’or, aussi l’or doit être le sujet seul sur lequel vous devez travailler.
Règles du Philalèthe pour se conduire dans l’œuvre hermétique