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Alpha et Omega

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Données générales

Date de stabilisationLieu de la stabilisationLieu d’utilisation principalÉquivalents approximatifsÉléments d’ensemble
f.-VIII (Livre d’Isaïe)IsraëlOccident Équerre et compas
Ouroboros
Taijitu
α
Chrisme
ω

Descriptions

Significations

Première et dernière lettres de l’alphabet grec dont la signification remonte vraisemblablement aux spéculations hellénistiques sur la symbologie des lettres et des nombres, le symbole ΑΩ représente deux oppositions extrêmes : la source génitrice, le principe duquel tout dérive, et la fin, porteuse de mort à laquelle tout doit être rapporté.

ΑΩ est ainsi totalité cosmique, l’En to pan où tout se crée, s’unit et se résout dans infinie circularité : bornée, exhaustive, parfaite.

↳ Par conséquent il est aussi en puissance, arbre de vie : transformateur des formes par le renouvellement, ressusciteur de l’être en le faisant traverser un portail palingénésique qui convoque ainsi l’idée d’une supplémentarité.

ΑΩ est à la fois cercle et triangle, féminin et masculin.

↪ Il désigne ainsi Le Père d’une part, puis le Christ d’autre part qui est compris soit comme le mouvement généré par les pôles Α et Ω, soit le terme Ω, manifestation de la source Α.

La superposition de la force génératrice et de la force multiplicatrice, une force d’émission pleine de potentialité et une force d’accroissement et de développement de ces virtualités, génère une imbrication qui implique que l’ΑΩ est porteur d’unicité, d’immuabilité et d’éternité.

↳ Cette imbrication implique encore qu’ΑΩ est en pratique, le premier objet du culte et fin de toute action. En somme, son début, son milieu et sa fin, le signe visible de Dieu, son sceau, sa אמת (emeth) {Vérité} dont la fonction active est de vaincre le mal

Histoire

► En conséquence de l’importance fondamentale qu’il recèle, le symbole a été maintes fois utilisé dans l’art chrétien, surtout à partir du IV où on le retrouve figuré sur des supports divers, notamment l’architecture religieuse, civile et funéraire ainsi que l’artisanat comme sur les lampes à huile, le cierge pascal, des anneaux ou les pièces de monnaie à partir des successeurs de Constantin I.

↳ Il est par ailleurs fréquemment accompagné du Chrisme afin d’insister sur l’identité entre le Christ et le Père, puis par dérivation on trouve nombre de figurations où la face du Christ auréolée est cernée des deux lettres : ces deux figurations sont respectivement représentées aux célèbres Catacombes romaines de Domitilla et de Commode 🗎⮵ présentant en outre nombre de fresques paléochrétiennes.

► La première mention est dans le Livre d’Isaïe :

XLI, 4 :
Qui a fait cela ? qui l’a accompli ? Celui qui appelle les générations depuis le commencement, moi, Yahweh, qui suis le premier, et qui serai aussi avec les derniers ! (Crampon)
Qui a fait et exécuté ces choses ? C’est celui qui a appelé les générations dès le commencement, Moi, l’Éternel, le premier et le même jusqu’aux derniers âges. (Segond)
Qui a opéré, qui a fait ces choses ? C’est celui qui a appelé la justice, qui l’a appelée dès le commencement des générations. Je suis Dieu, le premier, et pour tous les siècles à venir je suis. (Giguet)

XLIV, 6 :
Ainsi parle Yahweh, le roi d’Israël et son rédempteur, Yahweh des armées : Je suis le premier et je suis le dernier, et il n’y a pas de Dieu en dehors de moi ! (Crampon)
Ainsi parle l’Éternel, roi d’Israël et son rédempteur, L’Éternel des armées : Je suis le premier et je suis le dernier, Et hors moi il n’y a point de Dieu. (Segond)
Voici ce que dit Dieu, roi d’Israël, le Dieu des armées, rédempteur de Jacob : Je suis le premier, et je suis le dernier ; hormis moi, il n’est point de Dieu. (Giguet)

XLVIII, 12 :
Écoute-moi, Jacob, et toi, Israël, que j’ai appelé ; c’est moi, moi qui suis le premier, moi aussi qui suis le dernier. (Crampon)
Écoute-moi, Jacob ! Et toi, Israël, que j’ai appelé ! C’est moi, moi qui suis le premier, C’est aussi moi qui suis le dernier. (Segond)
Écoute-moi donc, Jacob ; écoute-moi, Israël, que j’appelle à moi : je suis le premier, et je suis pour l’éternité. (Giguet)

► Ce symbole à ensuite été utilisé à plusieurs reprises par Jean dans son Apocalypse. Nous trouvons notablement :

I, 8 :
Je suis l’alpha et l’oméga " [le commencement et la fin], dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant. (Crampon)
Je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant. (Segond)

XXI, 6 :
Puis il me dit : " C’est fait ! Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. À celui qui a soif, je donnerai gratuitement de la source de l’eau de la vie. (Crampon)
Et il me dit : C’est fait ! Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. À celui qui a soif je donnerai de la source de l’eau de la vie, gratuitement. (Segond)

XXII, 13 :
Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. (Crampon et Segond)