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Éin Sof Or

Définition
eɪn sɒf oʁ
Nom propre

[Kabbale]

Essence transcendante de Dieu au nom ineffable conduisant toutes ses actions manifestées et séparée en trois aspects.

Étymologie

אין סוף אור (Ain Soph Aour) {lumière infinie, sans bornes}

Commentaires

► אור (Ein) {Néant} est l’état primitif de toute chose, avant la première manifestation qu’est le Ain Soph. Néant, mais aussi affirmation de l’être, car l’anagramme de Ein donne Ani, c’est à dire : "Je", cette affirmation est néanmoins un paradoxe ontologique.

► סוף אור (Ain soph) {Infini} est la désignation de la divinité résultant de Aïn, elle n’a aucune forme ni existence au sens propre. Cause suprême, unité indifférenciée et donc incompréhensible par toutes les créatures, elle est non émané et ainsi une pure potentialité échappant à la logique. Sagesse au dessus de tout elle est la fondation des manifestations de Dieu dans les différentes séphiras. On le surnomme "mystères des mystères", "ancien des anciens", "ancien des jours".

► אין סוף אור {lumière infinie} est la première émanation mais encore indifférenciée des potentiels vitaux de la création qui vont ensuite se manifester dans les sephirots. Selon Louria, ces manifestations sont précédées du צמצום (Tsimtsoum) {contraction}.

► D’abord citée dans le Zohar, le concept d’inspiration néo-platonicienne sera particulièrement développé par l’école kabbalistique de Posquières, notamment Azriel de Gérone et son Sha’ar ha-Sho’el {Le Portique du questionneur}. Le concept est tire peut-être son origine de l’indépassable ἀπέραντος (aperantos) {sans fin} gnostique.

Renvois

↪ Connx. Aither
↪ Amont :

Élévation

Définition
apsid
Subst. Fém.

[Architecture]

Face verticale interne et externe d’un édifice.

Commentaires

► L’élévation d’une cathédrale se compose de trois étages :

1. Les grandes arcades sont le premier étage d’une élévation. Ce sont des arcades qui font communiquer la nef et les bas-côtés.

2. Le second étage d’une élévation est le triforium. Il remplace la tribune romane - dont les baies sont de plus grande taille - en même temps que les contreforts grâce à l’invention de l’arc-boutant dont il est la contrepartie intérieure. Il est composé d’arcatures à mur de fond plein, à claire-voie au gothique rayonnant, il est parfois aveugle, surtout dans le primitif. Supprimé au gothique flamboyant, il permet aux verrières de s’agrandir verticalement.

3. Le clair-étage ou fenêtres hautes est l’ensemble des rangées de fenêtres situées à la dernière élévation du vaisseau des édifices gothiques. Il est situé au-dessus du triforium. Le point de rencontre entre cette partie et des voûtes est nommé "clérestoire". Le clair-étage est nécessairement en claire-voie, c’est-à-dire composée de fenêtres.

► Les élévations à quatre niveau présentes dans le gothique primitif combinent tribunes et triforium en plus des grandes arcades et des fenêtres hautes.

● A des fins illustratives nous vous proposons le dessin annoté par nos soins de l’élévation de la Cathédrale Notre-Dame d’Amiens in Die kirchliche Baukunst des Abendlandes, Georg Dehio & Gustav von Bezold, 1902. | bs. Université du Michigan.