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La Clavicule de Salomon
Clavicula Salomonis


AuteursDatesTypeLieuThèmesStatut
𝔏 Salomonpubl. XVLittératurepubl. GrèceMagie
Talismanie

► Il existe un grand nombre de manuscrits portant le nom de Clavicules de Salomon ou apparenté consistant en des reformulations, compilations, enrichissements et variations de l’ouvrage original, altérant par ailleurs parfois les sceaux au hasard des copistes. Cette fiche concerne collectivement toutes ces œuvres parues à partir de la fin du moyen-âge dans l’Europe de l’ouest et l’Europe centrale et qui sera l’une des bases des grimoires ultérieurs comme par exemple le Grimoire du pape Honorius ou le Dragon rouge.

► Le contenu de chaque manuscrit peut différer du tout au tout, néanmoins des thèmes récurrents reviennent, comme l’évocation d’esprits par le biais de la magie cérémonielle, la talismanie ou bien des recettes magiques telles qu’on peut les trouver dans les grimoires du type Albert.

◆ L’ouvrage est comparable, quoique formulé d’une manière plus populaire, aux traités de magie de Paracelse ou Agrippa desquels il emprunte d’ailleurs nombre de sceaux, certaines éditions annonçant d’ailleurs l’emprunt en préambule.

◆ La source la plus ancienne qui date du XV est un manuscrit grec titré Hygromanteia qui fut traduit en latin par la suite et qui est lui-même une synthèse de plusieurs textes antérieurs. Ce n’est donc pas dans la culture hébraïque qu’il faut chercher l’origine de cet ouvrage mais plutôt dans la chrétienne. Pour ce qui est de la plus ancienne copie du texte en lui-même 𝕍 la Compilation de traités d’astrologie, nécromancie, magie, médecine, etc Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France de la Bnf, en italien et daté de 1446.

Mathers avait publié sa propre version compilée de plusieurs manuscrits en 1888 sous le titre The Key Of Solomon The King. Éliphas Lévi à quant à lui écrit la sienne sous le nom Clefs Majeurs et Clavicules de Salomon, manuscrit qu’il donna au Baron de Spedalieri. Il fut publié selon la volonté de l’auteur, après sa mort en 1895 comme bon nombre de ses œuvres.

■ La plupart des manuscrits sont truffés de petites illustrations ou de symboles dans le texte. Nous n’avons pas systématiquement tout reproduit et avons écarté les illustrations les plus petites. Rapportez vous aux sources pour consulter les manuscrits dans leur version complète. La lecture des versions françaises de Gallica et Wellcome peuvent par ailleurs s’avérer intéressantes.

■ Nous ne nous sommes pas risqué à faire une disposition comparative étant donné qu’elle aurait été sans doute plus néfaste qu’utile. Nous avons donc simplement classé les ouvrages les uns après les autres dans leur ordre chronologique. Nous mettrons à jour si nous trouvons d’autres manuscrits qu’il serait pertinent d’ajouter.

■ La Bibliothèque de l’Arsenal en possède un certain nombre, mais la qualité désastreuse de la numérisation rend inutile tout report ici. Nous nous sommes contentés de reproduire partiellement le plus utile de tous. Si vous désirez les consulter recherchez les manuscrits avec le mot clef "Salomon" sur Gallica.

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🕮 Caillet, ref.4271 (pour le ms. Bnf), 9859 : Nombreux secrets magiques. C’est dans ce livre que se trouve, dit-on, la véritable clef du grand-Œuvre.

🕮 Dorbon-Aîné, ref.770 (pour le ms. Bnf) : […] Ce précieux manuscrit — dit une coupure de journal de l’époque — est un des rares écrits se rapportant à la kabbale pratique ou magie cérémonielle. Tous les grimoires du Moyen Age en sont des abgrégés plus ou moins fidèles. De plus, certaines copies fort incomplètes circulent sous ce titre. La «Magie cérémonielle » proprement dite est contenue dans les 60 premières pages où tous les détails nécessaires des recettes magiques, dénaturées par la plupart des grimoires, sont exposées de la page 60 à la page 85. Quarante-huit talismans sont décrits de la page 85 à la page 131 ; enfin le reste du volume est consacré aux anneaux magiques et à leur confection. On voit que le manuscrit reproduit est absolument complet.

🕮 Dorbon-Aîné, ref.770 (pour le ms. WL) : Manuscrit très complet du XVIIIe siècle, l’un des rares, dans ce genre d’ouvrages, portant la date d’exécution et le nom du scribe. Il [est] d’ailleurs bien écrit sur papier vergé, texte encadré d’un filet rouge, et est illustré de 116 pantacles et tableaux, non compris quelques vignettes et caractères cabalistiques. — À la suite des « Clavicules » proprement dites se trouve un « Livre contenant plusieurs beaux et rares Secrets recueillis de divers bons et anciens autheurs cabalistes et negromantiens, et autres bien approuvés et expérimentés ».

🕮 Dujols, 20 ref.137 : […] véritable bréviaire des bergers jeteurs de sorts et des sorciers de campagne. Les véritables Initiés, néanmoins, emploient utilement les Clavicules contre les magiciens de base étage, pour contrecarrer et anéantir leurs maléfices. Consulter à ce sujet, l’Histoire de la magie d’Eliphas Lévi.

🕮 Guaita, ref.1581.

🕮 Jouin, ref.819 : […] Il existe un certain nombre d’ouvrages imprimés ou manuscrits de ce genre. […] Les amateurs d’aujourd’hui, ne dédaignent pas ces sortes de livres, qui ont quelque intérêt pour le folk-lore. […] Nous ne savons rien de l’auteur de cet ouvrage (BNF ms. 25314), Barault, archevêque d’Arles ; le nom de Fyot n’est pas imaginaire. En effet, dans Moréri (Ed. de Bâle, 1745, supplément, T. II, p. 871 et suiv.) sont mentionnés divers personnages de ce nom : 1° Claude Fyot de Vaugimois, abbé de N.-D. du Tronchet, dans le diocèse de Dol (en Bretagne), qui vécut de 1689 au milieu du XVIIIe siècle, et écrivit un certain nombre d’ouvrages de théologie pastorale ou de piété ; — 2° François Fyot de Vaugimois, né en 1560, conseiller au Parlement de Bourgogne ; l’on ne connaît de lui aucun écrit ; — 3° Claude Fyot de la Marche, abbé titulaire de l’Eglise abbatiale et collégiale de Saint-Etienne de Dijon, né en 1630, auteur d’une histoire de cette abbaye, ouvrage fort savant. Il mourut en 1721. On voit par les dates et les prénoms, qu’aucun des personnages qui ont porté le nom de Fyot ne peut être tenu pour responsable de la fabrication de ces Clavicules. On trouve sur les Fyot de la Marche, de Vauginiois et autres, des notices fort détaillées dans Michaud, T. XV, p. 311. Mais comme celles de Moréri, elles amènent à la conclusion que le F. F. Fyot qui a écrit (c’est-à-dire peut-être copié) la Clavicule n’est point l’un d’eux.

🕮 Sepher, ref.3182b.

🕮 Yves-Plessis, ref.1074 Il existait au milieu du XVIII° siècle trois ouvrages imprimés portant ce titre, remontant probablement au XVI° ou XVII° siècle, et déjà fort rare. L’un de ces ouvrages dont il est question dans les "Mémoires d’histoire, de critique et de littérature" de l’abbé d’Artigny, Tome 1 (pp. 36-40), était divisé en XII paragraphes, dont le neuvième était intitulé : "Exorcisme des esprits de l’air."


Illustrations : én. de La Clavicule de Salomon in Les Clavicules de Salomon (ms. 25314), 1634. | bs. Bibliothèque Nationale de France (Paris, France). Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France

Illustrations : én. de La Clavicule de Salomon, 1752. | bs. Bibliothèque universitaire de Leipzig (Leipzig, Allemagne). Lien vers le catalogue

Illustrations : én. de La Clavicule de Salomon (mss. 4669 et 4670), 1796. | bs. Bibliothèque Wellcome (Londres, Royaume-Uni). Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Wellcome

Illustrations : én. de La Clavicule de Salomon in La Grande Clef de Salomon, 1914. | bs. Bibliothèque Harold B. Lee de l’Université Brigham Young (Provo, États-Unis d’Amérique). Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur Internet Archive

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Les Clavicules de Salomon

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La Clavicule de Salomon

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La Clavicule ou la Clef de Salomon

Vol I

Vol II

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La Grande clef de Salomon