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Corindon (Rubis)
Pierre de sang Almandin

Données générales

PléochroïsmeÉclatSystème cristallinComposition chimiqueDuretéPropriétésRépartitionVertusAstralitéInterpénétration
Rouge
Rouge bruni
Pourpre
Rose
Adamantin
Vitreux
TrigonalOxyde d’aluminium
Oxyde de chrome
9Hydrofuge
Fluorescence
Triboluminescence
BirmanieJoie
Victoire
Charisme
SoleilEscarboucle
Grenat
Spinelle

Occurrences

► Le rubis est une pierre fort estimée durant l’antiquité, dans le monde romain on en faisait l’emblème du bonheur, de la joie et de la prospérité. Sa capacité à briller dans la pénombre en faisait une pierre vaillante et véhémente, capable de combiner toutes les qualités des gemmes. Au moyen-âge on le désigne "seigneur des pierres", tout comme en Inde où on le surnomme ratnanavaka {Seigneur des gemmes}. Il est ainsi une pierre de souveraineté.

► Il symbolise hardiesse et vigueur, vaillance et courage, contentement et satisfaction et inspire aux autres le respect et même la vénération. Il représente la charité et la grâce, la loyauté et l’amour passionnel. Il apporte l’estime de soi, l’énergie et la joie, apaise les passions et surtout la tristesse et il prémuni de la luxure mais quoique il peut aussi y pousser ainsi qu’à la colère.

► Il apporte la santé, fortifie le cœur, les organes sexuels et la vésicule. Il purifie l’air, protège des fièvres, infections et troubles sanguins. C’est aussi un antihémorragique et un cicatrisant, et il empêche les fausses couches. Il protège des ennemis et des périls, de la foudre et de la noyade. Il permet de sauvegarder les fruits. En sus, si on touche les quatre angles d’un lieu avec un rubis, il éloigne la vermine. Il est aussi notablement tenu pour changer de couleur afin de prévenir d’un danger.

► Première pierre du second rang du pectoral d’Aaron dans l’Exode auprès du saphir et la jaspe.

Lapidaires

► Mosca rapporte dans le Livre I qu’elle donne la joie et écarte toute tristesse et qu’elle est bonne pour le cœur et le sang, il l’associe au 17° du Capricorne. Dans le Livre II il écrit que la pierre est solaire avec beaucoup de Vénus. Elle est du second décan du Lion et également au treizième degré du Lion. En la portant lors d’un thème favorable, on sera aimé de tous. On augmente cette force en y faisant figurer une femme avec une pomme dans la main droite, un peigne dans la gauche, elle doit en outre avoir un visage d’oiseau et les pieds d’aigle. Dans le Livre III il l’associe au Soleil, il indique qu’on peut la porter pour se faire aimer des rois mais qu’il faut y graver un Homme habillé faisant face à un ours.

► D’après Sydrac, le rubis donne la joie et la confiance, il rend également populaire et respecté. Quelque breuvage dans lequel le rubis fut trempé, à la vertu de guérir les maladies internes.

► Le Chrétien dit que porté, il fait que l’on est aimé et admiré. De l’eau au contact du rubis permet une fois bue, de guérir les animaux.

► Leonardi en fait une sous-espèce du grenat.

► Mandeville dit que la pierre garde de la colère et attire la paix, instaure la concorde et rend populaire. Elle rend l’Homme pieux et le garde des séductions, protège les yeux et la santé. Elle protège aussi du danger et de l’eau bouillante, garde les fruits et les habitations. La pierre doit être porté à gauche. Si des animaux boivent l’eau dans lequel la pierre à baigné, ils seront guéris des maladies.

► Buddhabatta signale que le rubis est issu du sang de Balāsura qui chuta lorsque l’asura fut foudroyé. Il fut d’abord rattrapé par Surya mais ce dernier le lâcha lorsqu’il vit Ravana. Le sang tomba alors sur terre et dans une rivière d’où sont issues ces pierres.

↪ Il existe en trois variétés : padmarâga (rouge nuancé), kuruvinda (rouge vif, issus du cinabre) et saugandhika (rouge bleuté issus du soufre). Ceux brillants comme le cristal de roche sont les meilleurs. Bien caractérisé, il protège de tout les ennemis et porté par les purs, il écarte les maladies.

► D’après Agastimata, le rubis, supérieur, est consacré au Soleil. Celui qui réuni les trois types de rubis obtient le pouvoir de dominer la terre. De bonne facture, il vaut cent ashvamedha une fois porté. En revanche, s’il est de mauvaise couleur ou éclat, dimorphe ou défectueux, il expose à toute sortes de violences.

Notes

► Il est surnommé la "pierre de sang" en raison de sa couleur et de ses propriétés sur le sang. Il est aussi surnommé escarboucle lorsqu’il est situé sur la tête des dragons. Néanmoins, d’autres pierres rouges comme le grenat partagent ces surnoms.

Corindon (Saphir)
Hormiscus Pierre sainte

Données générales

PléochroïsmeÉclatSystème cristallinComposition chimiqueDuretéPropriétésRépartitionVertusAstralitéInterpénétration
Bleu
Jaune
VitreuxTrigonalOxyde d’aluminium
Titane
9Hydrofuge
Fluorescence
Triboluminescence
Madagascar (Ilakaka)Charité
Sagesse
Détachement
Vénus
Saturne
Lazulite

Occurrences

Associé aux cieux, à la justice et à la vérité, le saphir est une gemme de pureté et de simplicité, de bonté et d’espérance, finalement, de contemplation, d’amour pur et de sagesse. Elle accentue les bonnes mœurs et calme les ardeurs, offre l’harmonie, donne des sentiments élevés et fait devenir plus spirituel. Elle rend pieux, fidèle et chaste, généreux, altruiste et pacifiste. Elle délivre aussi le courage et chasse la peur, augmente la joie et attire les amitiés.

► Elle protège également de la pauvreté, des médisances, de la haine et des sortilèges, de la colère des puissants, de la trahison et de l’emprisonnement. Si on est prisonnier, il faut toucher les quatre coins de sa cellule et ses fers avec la gemme et on sera libéré. On la tient également pour accroître la clairvoyance et l’intuition, surtout si on est chaste, ainsi que d’avoir la capacité de guérir les yeux et les abcès. On l’estime favorable aux astrologues et aux hydromanciens.

► Dans la littérature midrashique, les לוחות הברית (Luchot HaBrit) {Tables d’Alliance} sont faites de saphir. L’anneau de Salomon est également tenu (folklore du moyen-âge ?) pour être fait de saphir.

► Le saphir est la pierre des évêques qui doivent la porter en anneau à la main droite depuis la bulle d’Innocent III au XIII.

► En Inde il est saniprijam {aimé de Saturne} et saurinata {consacré à Saturne}.

► Le Livre d’Ézéchiel dit : Au-dessus du firmament qui était sur leurs têtes, Il y avait comme l’aspect d’une pierre de saphir, en forme de trône ; et sur cette ressemblance de trône, il semblait y avoir comme une figure d’homme au-dessus. (1:26) et encore Et je vis, et voici que sur le firmament qui était au-dessus de la tête des Chérubins, il y avait comme une pierre de saphir ; quelque chose paraissant ressembler à un trône apparut au-dessus d’eux. (10:1)

► Grégoire Ier estime que la saphir correspond à l’ordre angélique des vertus.

► Dans son Commentaire de l’Apocalypse, André de Césarée conjecture que le saphir correspond à l’apôtre Paul parce qu’il fut ravit au troisième ciel.

Lapidaires

► Dioscoride indique que le saphir dilué dans l’eau combat le poison, les ulcères de l’estomac, les scléroses et les pustules ainsi que les problèmes d’yeux.

► Les Cyranides indiquent une analogie avec l’orchidée, l’autruche et la saupe. La pierre rend beau, est bonne pour la digestion et l’érection. Il faut y graver une autruche tenant une saupe dans son bec, puis placer en dessous une pierre trouvée dans la cavité de l’estomac de l’autruche (gastrolithe ?).

► Démigéron/Evax affirme que le saphir est très honoré par Dieu, elle est bénéfique pour la prière et le culte ainsi que pour l’hydromancie et la divination en général. La pierre fait que le porteur est aimé de Dieu, il est protégé de l’envie et demeure en bonne santé, du moment qu’il vit dans la pureté. Taillé en forme de scarabée, elle fait deviner la vérité et rend le verbe vraisemblable.

↳ Elle accorde une puissante protection, raison pour laquelle elle est portée par les rois autour du cou, ce qui lui vaut le surnom de Hormiscus {Collier}. En ligature, la pierre arrête la sueur trop abondante, préserve des brûlures intérieures et est bénéfique pour les vieilles blessures. Broyée et mêlée à du lait, elle est capable de guérir toutes les blessures et ulcérations, anciennes ou récentes et notamment celles des yeux, du front ainsi que de la langue et du système digestif.

► De Thaün écrit que la pierre est favorable à la divination et rompt les chaînes.

► Marbode estime que le saphir est d’une beauté et d’une vertu supérieure, que c’est une pierre royale et qu’il est la "gemme des gemmes". Portée, elle fait que Dieu écoute, permet de communiquer avec les esprits et créer la concorde entre les ennemis. Elle prémuni des erreurs et de l’envie, rajeunit le corps. Elle écarte la crainte et libère les prisonniers, puis enfin calme les intempéries. De plus, en poudre et consommée, elle dessèche le mal, apaise la fièvre, guéris les ulcères et est bonne pour l’œil, la bouche et la tête. En revanche, seule une âme pure peut bénéficier de tout ces bienfaits.

► Le Chrétien rappelle que c’est la seconde pierre du second rang du pectoral d’Aaron dans l’Exode avec la rubis et la jaspe et aussi que la pierre est la deuxième assise de la Jérusalem Céleste dans l’Apocalypse. Portée, cette pierre recommande à Dieu, écarte le mal depuis et autour de soi. Si on est emprisonné, elle libère. En outre elle est capable de guérir les fièvres.

Hildegarde estime que le saphir est empli de feu, comme bouillonnant, car il se forme au milieu de la lourdeur de la journée. Elle dit qu’il représente la charité remplie de sagesse.

↳ Il est apte à guérir les afflictions de l’œil : chauffé, il dissipe les infections et mis dans la bouche et mêlé à la salive, il rend cette dernière capable de guérir les blessures. Mis en bouche, il dissipe la colère et les rhumatismes, elle apporte la clarté d’esprit et l’intuition, sa vertu est si bonne, qu’elle peut permettre au sot de devenir sage. Elle ajoute que monté sur de l’or, c’est un remède mais si elle est montée sur un autre métal, ses vertus s’accablent de deviennent néfastes. Au contact de la terre, elle en fait un démonifuge et d’une façon générale, la pierre est sage et chaste et elle chasse les passions lorsque combinée au vin, elle est ingérée.

► Leonardi indique que la pierre rend le corps jeune, beau et chaste. Rend aussi pacifique, aimable et pieux. Soulage enfin la tête et l’estomac.

► Mandeville souligne que la pierre rend chaste et sage. Il libère le prisonnier et fait revenir le pêcheur à Dieu. Il guérit les fièvres et conforte la vue. Lié au ventre, il écarte les crampes, au cœur, il chasse les mauvaises pensées et mêlé au lait, il guérit les hématomes. Il doit être porté par un être vertueux pour faire effet, sa force augmente s’il est enchâssé dans l’or.

► Albert dit que la variété jaune et moins luisante est la meilleure. Il ajoute que la pierre rend pieux, modère les passions et finalement offre paix et concorde.

► Buddhabatta raconte que les saphirs sont issus des yeux de Balāsura tombés au Sri Lanka, il compare leur bleu à l’éclat de Krishna ou à la gorge de Shiva. Il leur trouve les mêmes effets qu’au rubis.

► Agastimata assure que les saphirs, supérieurs, sont consacrés à Saturne. Il dit que les yeux de Balāsura sont désormais difficiles d’accès même pour les dieux. Les saphirs extraits des mines de la larme de l’Inde sont considérés dans les trois mondes. Par la couleur modifiant le bleu d’origine, blanc, rouge, jaune ou noir, on les attribue à chaque varṇa {castes} et seul un membre du varṇa correspondant peut en tirer les vertus en les portant. Un saphir de qualité apporte richesse, santé et amour. Mais s’il a de mauvaises caractéristiques, il attire la misère, la maladie et la malchance ; fendu, il attire même des bêtes féroces et la mort.

Notes

► Souvent confondue avec la lazulite que le nom saphir désignait jusqu’au moyen-âge classique.