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Giulio Cesare Andréa Evola
Julius Evola

Données générales

PériodeLieu
GénéralXXItalie
Naissance19 mai 1898 Rome, Italie
Décès11 juin 1974 (76 ans)Rome, Italie
Cause
Inhumation

DomaineCourantOrdre
Magie
Hermétisme
Orientalisme
Métaphysique
PérennialismeNoblesse 🎓
Groupe d’Ur 🎓

RelationsNom
Entourage
AmiMircea Eliade
CollaborateurArturo Reghini
René Guénon
Influence
ParDimitri Merejkovski
Friedrich Nietzsche
Friedrich von Schelling
Oscar Wilde
Otto Weininger
SurMiguel Serrano
Samael aun Weor
CritiqueChristianisme
Société moderne

Repères biographiques

► Né dans une famille de la petite noblesse sicilienne, Evola sera sous-lieutenant de l’artillerie alpine allemande durant la première guerre mondiale. Intéressé par le futurisme et le dadaïsme, il peint et écrit et sera également un alpiniste chevronné. Il s’essaiera à de nombreuses drogues dont la mescaline qui le pousseront jusqu’à une tentative de suicide qui sera avortée par un passage du Mūlapariyāya Sutta (Sutta Pitaka, Majjhima Nikaya) : Celui qui prend l’extinction comme extinction et, ayant pris l’extinction comme extinction pense "mienne est l’extinction" et se réjouit de l’extinction, celui-ci, dis-je, ne connaît pas l’extinction..

► A 23 ans, il délaisse l’art pour s’intéresser à la philosophie au travers de Nietzche, Weininger et Michelstaedter, puis est influencé par l’idéalisme allemand. Dès lors, attaché à l’idéalisme magique et au subjectivisme mystique, il est avant tout attiré par l’aspect opératif de l’ésotérisme. En 1926, il participera le Cercle magique d’Ur dont il dirige la revue de 1927 à 1930, mais il se distinguera ensuite pour ses études relatives aux doctrines de l’éveil.

↳ En 1925 il fait paraître la première édition de l’Homme comme puissance traitant du tantrisme, puis La Tradition hermétique en 1931. Dans son Masque et visage du spiritualisme contemporain (1931), il critique ensuite le néo-occultisme, la spiritisme et la théosophisme ainsi que la psychanalyse. Sa Révolte contre le monde moderne en 1934, décrit ses positions vis à vis de la modernité qu’il estime décadente. En 1937 il publie son Mystère du Graal et la tradition gibeline de l’Empire où il défend la thèse de la subsistance d’une tradition primordiale et de nature royale ayant échappé à la décadence.

■ Evola est intervenu métapolitiquement sur la politique fasciste via des publications et journaux et favorable au concept de race privilégiée, aryenne et hyperboréenne. Il entretiendra en outre, des rapports avec les schutzstaffel même s’il se défendra de partager leurs opinions quant à la supériorité allemande. Dans sa Synthèse de doctrine de la race, il développe plutôt une idée de supériorité psychologique et de pureté spirituelle qui signe avant tout, une individuation qualifiante.

↳ Ces circonstances l’ont néanmoins rendu peu sympathique auprès des chercheurs occidentaux d’après-guerre et en conséquence, son œuvre est peu connue hors du cercle des adeptes du pérennialisme d’une part et des engagés politiquement à droite d’autre part. Son influence sur la politique fasciste et nazie est du reste limitée puisqu’il ne su jamais véritablement jamais trouver d’audience suffisante faute de s’accorder avec l’aspect socialiste de ces doctrines.

► Le fascisme puis le nazisme reculant en Europe, il se réfugie à Vienne et sera paralysé des membres inférieurs suite à un bombardement en 1945. En 1953 ses Hommes au milieu des ruines, où il développe ses idées politiques, aura une influence certaine sur la jeunesse allemande. Il critique ensuite l’existentialisme et fustige de nouveau le monde moderne avec Chevaucher le Tigre en 1961.

Antichrétien et antimaçonnique, antimoderniste et anti-évolutionniste, il est helléniste, orientaliste et défenseur du templarisme ainsi que du renouveau de l’imperium. Evola sans doute le pérennialiste le plus autorisé d’Italie et, avec Tucci, l’orientaliste italien le plus important de cette époque. Il est mu d’une métaphysique guerrière et solaire et il estime l’humanité actuelle dégénérée. Cette dernière doit sans cesse lutter pour mettre en échec les forces du chaos dont l’objectif est de la réduire à l’état informe qui constitue son essence.

↪ Il oppose la psyché et la civilisation ouranienne et virile à celle tellurique, lunaire et féminine. Cette dernière entraîne la déchéance de la hiérarchie au profit d’une démocratie avilissante, la fortune et l’intellectualisme comme critère de supériorité au lieu de la transcendance spirituelle et guerrière, et le travail comme valeur d’action se substituant à l’ascèse. Il en résulte la domination d’une bourgeoisie illusionnée aux valeurs erronées et avilissantes plutôt que celle de héros installés dans la réalité qui offriraient à l’humanité une impulsion ascendante. Pour lui, l’âme est mortelle et c’est par l’ascèse hermétique - chez lui magique et kabbalistique - par ailleurs réservée à une élite, qu’on peut la rendre immortelle.

Œuvres choisies

  • Ur et Krur, Introduction à la magie, (Ur 1927 et 1928, Krur 1929).
  • La Tradition hermétique, 1931.
  • Masques et visages du spiritualisme contemporain, 1932.
  • Métaphysique de la guerre, 1935.
  • La Doctrine de l’éveil, 1943.
  • Le Yoga tantrique, 1949. (Anciennement : L’Homme comme puissance)
  • Les Hommes au milieu des ruines, 1953.
  • Métaphysique du sexe, 1958.
  • L’Arc et la massue, 1968.

Citations

Est digne du nom d’homme, celui qui en a lui-même sa propre conception.
Seule compte la résistance silencieuse d’un petit nombre, dont la présence impassible de "convives de pierre" sert à créer de nouveaux rapports, de nouvelles distances, de nouvelles valeurs, et permet de constituer un pôle qui, s’il n’empêche certes pas ce monde d’égarés d’être ce qu’il est, transmettra pourtant à quelques uns la sensation de la vérité, sensation qui sera peut-être aussi le début de quelque crise libératrice.
En tant que "transcendance immanente", le tradere, la transmission (donc la Tradition) ne concerne pas une abstraction qu’on peut contempler, mais une énergie qui, pour être invisible, n’en est pas moins réelle. C’est aux chefs et à l’élite qu’il appartient d’assurer, à l’intérieur de certains cadres institutionnels, variables mais homologues dans leur finalité, cette transmission. Il est assez clair que celle-ci est parfaitement garantie lorsqu’elle est parallèle à la continuité rigoureusement contrôlée d’un même sang. De fait, lorsque la chaîne de la transmission s’interrompt, il est très difficile de la rétablir. Que la Tradition soit l’opposé de tout ce qui est démocratie, égalitarisme, primauté de la société sur l’Etat, pouvoir qui vient d’en bas, etc., il est inutile de le souligner.
La force formatrice de la race ne s’incarne pleinement que chez une minorité ; il n’y a que chez une minorité que peut se réaliser l’idéal de la race dans toute sa pureté, en tant que correspondance, parfaite adéquation et présence de la race du corps, de l’âme et de l’esprit.
La femme ne peut être supérieure à l’homme que comme femme, mais à partir du moment où elle veut égaler l’homme, elle n’est qu’une guenon.