🔍
×

Accueil
Personnalités
Médias
Lieux
Symboles
Astral
Nature
Lexique
Mémentos
Artistiques
Intellectuelles
Sites
Mouseîons
Sommaires
Bibliographie
Index
Épopée
Gildi
Contact
Dons
Notice
Bouton_Accueil

Moïse Maïmonide
Le second Moïse du judaïsme, L’Aigle de la Synagogue, RaMBaM

Données générales

PériodeLieu
GénéralXII XIIIÉgypte
Naissance30 mars 1138 Cordoue, Espagne
Décès13 décembre 1204 (66 ans)Fostat, Égypte
Cause
Inhumation
Tibériade (Israël)

DomaineCourantOrdre
Théologie
Médecine
Politique
Judaïsme
Aristotélisme

Repères biographiques

► Maïmonide est issu d’une famille influente de rabbins et de dignitaires. Son père, autorité influente dans la communauté juive de Cordoue, lui apprend la théologie, les mathématiques et l’astronomie, lui fait lire le Talmud et la Bible. Sa mère quant à elle, le quitte alors qu’il est encore jeune. Vers ses treize ans, sa famille est contrainte de s’exiler à Fès, au Maroc du fait du prosélytisme agressif des musulmans. Là, il approfondit auprès de maîtres arabes, sa connaissance de la médecine et de la philosophie, discipline dans laquelle les arabes sont plus avancés et disposent d’une meilleurs terminologie. De nouveau, il doivent fuir les dissensions religieuses pour la Palestine.

► Il part ensuite pour l’Égypte à Fostat où sa famille subsiste grâce au commerce de pierres précieuses de son frère. Il dispense des cours de philosophie, de médecine et de théologie. Puis à la mort de son père et de son frère, il exerce la médecine afin de subvenir aux besoins de sa famille allant jusqu’à devenir le médecin du secrétaire de Saladin. On rapporte que son cabinet était ouvert à tous, quelle que soit sa confession ou sa fortune. S’investissant dans la communauté juive locale, il est prié à 42 ans de devenir le naguid, il devient donc responsable du règlement judiciaire et représentant de sa communauté auprès du souverain, s’opposant aux karaïtes alors puissants dans le pays.

◆ Maïmonide, vivant dans des pays sous domination musulmane, se sera d’abord appliqué à préciser les fondements de la théologie juive à l’aide d’une spéculation philosophique complexe. Il entreprend cet objectif d'abord dans sa Répétition de la Torah, où il y codifie la Torah orale et prend position sur des questions qui ne furent pas tranchées par les talmudistes. Cette codification entreprise par Maïmonide fit l’objet de vives critiques de la part de rabbins provençaux, qui y voyaient une contradiction avec l’étude personnelle de la Torah. Il fait preuve de la même intention dans le Livre de la connaissance où outre un rappel des principes métaphysiques, éthiques et cosmologiques de l'antiquité, il entreprend de classer les lois (pénales et religieuses) juives. Enfin de même, dans son Livre des Commandements, il ordonne les préceptes et interdictions trouvés dans la Torah.

◆ C’est cependant pour son Guide des Égarés qu’il est populaire, popularité qui s'étend au-delà même de la culture hébraïque. Cet ouvrage va s’inscrire durablement jusqu’aux lumières. Écrit en arabe, il cherche à y concilier la raison aristotélicienne et la foi juive ainsi qu’à universaliser sa pensée. On le voit insister sur la notion de tradition qui à l'instar de celle de Philon d’Alexandrie avec qui il partage un prophétisme mystique, présente Moïse, comme le premier maillon d'une chaîne qui comprend Platon et Aristote. Il mentionne ainsi la part secrète de connaissance que reçurent par révélation les philosophes et prophètes de l'Ancien Testament et qui continue de se transmettre oralement, ce qui poussa certains chercheurs à voir en Maïmonide, un précurseur de l'école kabbalistique de Gérone. Enfin, bien qu’il soit peu question de théosophie ou de cosmogonie dans son œuvre, quelques éléments et thèmes vont intéresser la kabbale chrétienne.

Œuvres choisies

  • Répétition de la Torah {Michné Torah}, 1187.
  • Le Guide des Égarés {Moré Névoukhim}, 1190.
  • Livre des Commandements {Sefer Hamitzvot}, XII.
  • Traité des Aphorismes, XII.
  • Le Traité de la Conservation de la Santé, XII.
  • Glossaire de Phytothérapie, XII.

Citations

Toutes les étoiles et toutes les sphères sont douées d'une âme. Elles ont conscience et intelligence. Elles sont vivantes, permanentes, et elles connaissent Celui dont la Parole a crée l'Univers. […] À la connaissance qu'elles ont du Saint, béni soit-Il, correspond celles qu'elles ont d'elles-mêmes et des anges qui leur sont supérieurs. La conscience dont jouissent les étoiles et les sphères le cède a celle des anges, mais l'emporte sur celle des hommes.
Le Livre de la Connaissance
On n’aime le Saint, béni soit-il, que grâce à la connaissance que l’on en a et l’amour est ici proportionné aux lumières. Peu de savoir signifie peu d’amour, mais à une connaissance étendue correspond une puissante dilection. Voilà pourquoi l’on est tenu de s’efforcer de comprendre et de pénétrer les sciences et les connaissances qui aboutissent à la découverte du Créateur, dans la mesure où, comme nous l’avons expliqué dans les règles relatives aux Principes fondamentaux de la Loi (הלכות יסודי התורה), il est au pouvoir de l’homme de les comprendre et d’avoir prise sur elles.
Le Livre de la Connaissance
Il est meilleur est plus satisfaisant d’acquitter une centaine de personnes coupables que d’amener un seul innocent à la mort.
Le livre des commandements
Dieu ne peut être comparé à rien. Souviens t’en.
Le Guide des Égarés
La connaissance de Dieu s’étend jusqu’aux choses inexistantes, et inclue aussi l’infini.
Le Guide des Égarés
Dans la mesure où l’âme est une force résidant dans le corps ; il a donc été dit que les propriétés de l’âme dépend de l’état du corps.
Le Guide des Égarés
L’aumône est une prière silencieuse.
Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ? Si je ne suis que pour moi, qui suis-je ?