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Shahab al-Din Yahya as-Sohrawardi
Maître de l’illumination, Maître de la théosophie orientale, L’Assassiné, Le Martyr

Données générales

PériodeLieu
GénéralXIISyrie
Naissance1155Sohravard, Iran
Décès29 juillet 1191 ( 36 ans)Alep, Syrie
Cause
Inhumation
Assassinat

DomaineCourantOrdre
Hermétisme
Mysticisme
Philosophie
Néo-platonisme
Philosophie illuminative 🎓
Soufisme

RelationsNom
Entourage
RencontreFakhroddîn Râzî
Influence
ParAristote
Avicenne
Platon
Proclus
Zoroastre
Critique deAristote
SurJalal al-Din al-Dawani
Molla Sadra Shirazi

Repères biographiques

► Sohrawardi est né près de la frontière avec l’Azerbaïjan et à une centraine de kilomètres de de Shïz (ajd. près du Takab Takht-e Suleiman lieu sacré fondamental du zoroastrisme et de l’empire sassanide). Encore jeune, il étudie à Maragha où il rencontre Fakhroddîn Râzî, puis à Ispahan où à une vingtaine d’années, il approche la pensée d’Avicenne. C’est après s’être familiarisé avec la philosophie hellénistique qu’il a une vision extatique où Aristote lui apparaît et lui communique la révélation de la connaissance présentielle {’ilm hudûri}. Il se rapproche alors des cercles soufis. Il voyage de communautés en communautés afin d’en obtenir tant l’enseignement de l’approche mystique que philosophique. Par ailleurs, on dit qu’il appréciait tout autant la musique et les danses produites par ces communautés.

► On a rapporté que c’est Saladin qui décida de son emprisonnement, probablement du fait de son influence sur les hommes politiques de la cour syrienne qu’il fréquentait sur l’invitation de l’Emir d’Alep, fils de Saladin. En effet, son système philosophique reprenant l’élément chiite du walayah n’étant pas orthodoxe notamment vis à vis de la prophétologie officielle de la Syrie, il aurait pu irriter les conservatismes des fuqahā {Théologiens spécialistes du fiqh}, l’accusation de takfir {impiété} qui soutint son arrestation plaide en faveur de cette version. Quoiqu’il en soit il est écroué et meurt à 36 ans dans des conditions obscures, soit qu’il fut assassiné, soit qu’il fut volontairement mort de faim. Malgré la brièveté de sa vie, il aura écrit une trentaine de traités, tant en arabe qu’en persan, qui, en plus de la philosophie et de la mystique, traitent de logique, de physique et poésie.

Ascète rigoureux, il prônait l’indifférence quant aux apparences, tant au niveau vestimentaire que social. On dit d’ailleurs qu’il changeait régulièrement de vêtements, s’habillant parfois comme un notable, parfois comme un mendiant. À la fin de sa vie, il ne cessait son jeune qu’une fois par semaine. L’axe de sa pensée reposait sur le concept de lumière et d’émanation. Son mysticisme symbolique s’exprime sous la forme d’allégories, dévoilait une gnose sotériologique à destination de ceux qui avaient déjà ressenti les fulgurations des lumières intérieures.

● Sa philosophie illuminative se voulait une reformulation ainsi qu’une actualisation de la philosophie de la lumière, c’est-à-dire la théosophie des zoroastriens. L’auteur indique lui-même dans le Livre du verbe du soufisme (XXII) : Il y avait chez les anciens Perses « une communauté dont les membres étaient guidés par le Vrai et qui par lui observaient l’équité » (7/159). C’étaient des Sages éminents à ne pas confondre avec les Mages (Majûs). C’est leur haute philosophie de la Lumière, dont témoigne d’autre part l’expérience personnelle de Platon avec celle d’autres Sages antérieurs, que nous avons ressuscitée dans notre livre intitulé « Le Livre de la Théosophie orientale.» Et je n’ai pas eu de prédécesseur pour quelque chose comme cela. Sa philosophie était néanmoins constitué d’une synthèse d’influences et outre le système zoroastrien, on trouve dans la philosophie du cheikh des éléments soufis, néo-platoniques et manichéens. Il voulait également unifier l’approche intuitive et déductive dans une herméneutique théosophique du Coran, démarque qui marqua la spiritualité iranienne. Il mettait cette synthèse, ce barzakh au service d’une illumination orientale qu’il estimait commune à tout les sages de l’humanité, communauté d’être immatériels {mojarradân}, les ishrâqîyûn {orientaux} du pays du non-où {nâ-kojâ-âbâd} à laquelle il affirmait faire parti.

↳ Il visait à obtenir le véritable soi au-delà de la dissolution, sans l’aide de guide spirituels {morshid} intermédiaires mais en allant directement à la rencontre de Gabriel {Serôsh}, protogonos et Père de l’Homme, Esprit-Saint, intelligence agente et Christos Angelos qui est le théurge de l’espèce Humaine {rabb tilism nû’i-nâ} et ainsi tout à la fois origine et perfecteur des âmes. Gabriel sera alors l’initiateur mystérique et permettra de rencontrer son ange, alter-ego lumineux et ainsi reconstituer l’unité perdue, ce qui constitue l’apex de la connaissance de soi. Par la répétition de cette pratique, le mystique anticipe la mort, se dépouille de son vivant de son enveloppe corporelle.

↳ Parce qu’assimilée à la lumière levante, la notion de xvarnah {Gloire}, lumière de gloire zoroastrienne associée à la sakîna hébraïque, constitue la source non seulement ontologique et providentielle de l’Homme mais aussi l’origine mystique, cognitio matutina, de la doctrine du shaykh.

◆ Sohrawardi formule une cosmologie basée sur quatre mondes émanés les uns des autres :

Jabarût fait de lumière qui est le monde des angeli intellectuales {’âlam al-’Aql} {noûs},

Malakût, monde des régents des âmes (angeli caelestes) et du verbe (médian) {’âlam al-Nafs},

● Le monde imaginal {’âlam al-mithâl}, pays du Non-où {nâ-kojâ-âbâd} et lieux des merveilles où se produisent les évènements mystiques et dont l’existence est objective.

↳ C’est en effet dans ce monde que se produisent les évènements de l’âme qui prennent naissance dans le monde intellectuel. L’accession au monde imaginal est possible depuis le plan matériel aux sens spirituels que l’on développe par l’étude conjointe de la philosophie et la pratique de la mystique. Ces évènements doivent ensuite faire l’objet d’une herméneutique pour être interprétés. L’existence de ce sensorium intermédiaire est fondamental dans la métaphysique de l’imagination de Sohrawardi et en son absence, il estime que les visions prophétiques et mystiques cessent d’avoir lieu. Cette dernière, qui trouve son levier dans l’imagination active, qui est chez lui imaginatio vera, abouti à une hiérognose.

● Et le Molk monde des phénomènes sensibles {’âlam al-shahâdâ} éthérico-matériels,

↳ Ces lieux sont habités. À l’origine, Dieu, Ohrmazd, lumière des lumières, émane l’archange Bahmân {Vohu-Manah} {Eunoia}, première intelligence archangélique. De leur réflexion mutuelle émerge trois niveaux d’anges. En jabarût, d’abord l’ordre longitudinal {tabaqat al-tûl}, cette cohorte d’archanges {amahraspandân} produisant des réflexions réciproques multiplient d’autant leur nombre. Chaque archange va ensuite produire son propre ordre lumineux dans l’ordre latitudinal {tabaqat al-’ard} identifié aux idées platoniciennes. Ces nouvelles lumières gouvernent les corps et les âmes par l’intermédiaire d’un troisième ordre, les espahbad qui eux, résident dans malakût. Chez Sohrawardi, toute espèce naturelle ou spirituelle est la théurgie de son ange et c’est cette notion qui lui permet d’interpréter les idées platoniciennes en termes d’angélologie zoroastrienne.

Œuvres choisies

  • Le Récit de l’Archange empourpré, XII.
  • Le Livre de la Théosophie orientale {Kitab Hikmat al-ishraq}, XII.
  • Le chant de l’aile de Gabriel {Awaz-i par-i Jebrail}, XII.
  • La philosophie illuminative {Kitab hikmat al-ishraq}, 1188.

Citations

La différence entre les Anciens Sages et ceux qui leur ont succédé en des temps plus récents est une différence qui tient au vocabulaire, une différence qui tient également à leurs usages respectifs, soit en exposant directement leur pensée, soit en la présentant sous le voile d’allusions symboliques. Mais tous ont affirmé l’existence des trois mondes. Tous ont été d’accord dans l’affirmation de l’Un ; il n’y a nulle contradiction entre eux quant aux sources des problèmes.
Le Livre de la Sagesse orientale
Enfin il n’est pas possible à la Lumière des Lumières de ne pas exister. Car si son non-être était possible, son existence, elle aussi aurait la nature du possible. […] La Lumière des Lumières est une et unique, son essence n’est soumise à aucune condition et tout ce qui est autre qu’elle est sous sa dépendance. Puisqu’elle n’est soumise à aucune condition et puisqu’elle n’a pas de contraire, il n’est donc rien qui puisse empêcher son être. Elle est donc subsistante et éternelle. En outre, aucune qualification n’adhère à la Lumière des Lumières, que ce soit une qualité lumineuse ou une qualité ténébreuse, il n’est même pas possible, d’aucune manière que ce soit, qu’elle possède un attribut.
Le Livre de la Sagesse orientale
Je célèbre la liturgie de la Lumière victoriale, le Fort, l’Archange de la théurgie qui est l’homme. L’esprit-Saint, […] gouverneur du monde des Éléments, l’intelligence agente de qui émanent nos Âmes pensantes, investie de la force conquérante et de la suprématie triomphante, Serosh-lumière, pour que soit consacrée par lui la noble espèce humaine.
L’archange empourpré
Récite le Coran avec un sentiment extatique, avec émotion intérieure, avec réflexion subtile. Récite le Coran comme s’il n’avait été révélé que pour ton propre cas.
Quelques instruments de résonance agréable, tels que la flûte, le tambourin et autres semblables, font entendre, sur les notes d’un même mode, des sons qui expriment la tristesse. Au bout d’un moment, le psalmiste élève la voix sur le ton le plus doux qui soit, et accompagné par les instruments il psalmodie une poésie. […] Mais alors l’âme soustrait ce plaisir au pouvoir de l’oreille : "Tu n’es pas digne lui dit-elle d’écouter cela." L’âme destitue l’oreille de sa fonction auditive, et elle écoute directement elle-même. C’est alors dans l’autre monde qu’elle écoute, car avoir la perception de l’autre monde ce n’est plus l’affaire de l’oreille.
L’archange empourpré
O Principe de l’Univers, terme final des mouvements des soleils qui se lèvent à leur Orient quand ils déclinent à l’Occident ! Fais monter la litanie de la Lumière. Viens en aide au peuple de la Lumière. Guide la Lumière vers la Lumière.
L’archange empourpré
Bien que les intermédiaires soient plus proches de nous quant à leur causalité et par leur position médiatrice, cependant les plus éloignés de nous dans l’ordre de la causalité sont aussi les plus proches à cause de la puissance de leur épiphanie (zohûr), si bien que le plus proche de tous est la Lumière des Lumières (Nûr al-anwâr). Ne vois-tu pas que s’il y a du noir et du blanc sur une même surface, la blanche paraît plus proche de nous, parce qu’elle est assortie à la manifestation (correspond à l’état manifesté) ? Ainsi le Premier Être est à la fois en la plus haute des hauteurs et en la proximité la plus proche. Gloire soit à celui qui est le plus lointain de tous les lointains en raison de la hauteur de son rang, et le plus proche de tous les proches en raison de sa Lumière omniprésente et d’une puissance infinie.
Le livre des temples de la lumière (I, 4)
La chose dont le renouvellement est impliqué dans son essence même, c’est le mouvement. Ce qu’il faut dire, c’est que dans l’ensemble des mouvements, le mouvement qui jamais ne s’interrompt, c’est le mouvement circulaire. Mouvement persistant, il est apte à être la cause de la suite ininterrompue des évènements toujours advenant. Précisément, ce mouvement est celui des Sphères célestes. C’est ce mouvement qui est la cause des évènements advenant en notre monde.
Le livre des temples de la lumière (I, 5)
En ce qui nous concerne, lorsque nous nous sommes purifiés des obsessions du corps, et que notre méditation nous permet la vision imaginative de la sublimité de l’Être divin et de la Lumière de Gloire éployée (le xvarnah), de la Lumière qui effuse d’auprès de lui sur les êtres, alors nous rencontrons à l’intérieur de nous-mêmes des éclairs qui fulgurent, des lumières levantes qui orientent l’âme vers son orient. Nous contemplons ces lumières, et nous atteignons notre but.
Le livre des temples de la lumière (II, 2)
La générosité consiste à donner ce qu’il convient de donner sans attendre une compensation quelconque, car celui qui agit en vue d’une compensation, celui-là est un indigent. Le riche est celui qui a en soi-même et en sa perfection de quoi se passer des autres. Le riche absolu, c’est celui qui doit son acte d’être son essence même (Celui dont l’essence implique par elle-même l’existence), et c’est la Lumière des Lumières : Son action créatrice est désintéresse, ou mieux dit son essence est une essence dont déborde spontanément la Miséricorde. Et elle est le souverain absolu, parce que le souverain absolu est celui à qui appartient l’essence de toute chose, tandis que sa propre essence n’appartient à nul autre.
Le livre des temples de la lumière (II, 4)
Il arrive que le délectable ou qu’au contraire l’abhorré atteignent un être sans déterminer en lui plaisir ni souffrance. Si, par exemple, un homme est frappé d’apoplexie, ou bien s’il sombre dans une profonde ivresse, il ne souffrira pas plus des coups violents qu’on pourra lui porter, qu’il n’éprouvera de plaisir à la présence de l’objet de son amour. Ainsi l’âme, aussi longtemps qu’elle reste absorbée par le souci de son corps, ne souffre pas plus des vices et des ignominies, qu’elle ne prend plaisir aux vertus et qualités éminentes. Cela à cause de l’ivresse de la nature. Lorsqu’elles se séparent de ce monde (leur ivresse étant alors dissipée), les âmes des réprouvés sont tourmentées par leur ignorance, par leurs modalités vicieuses et ténébreuses, par leur aspiration inextinguible au monde perceptible par les sens, « alors qu’un obstacle s’interpose entre elles et l’objet de leur désir » (Coran 34/54). Leurs facultés de perception sensible leur ont en effet été arrachées : plus d’œil qui voie, plus d’oreille qui entende. Elles sont coupées de la clarté du monde sensible, sans que leur parvienne la lumière du monde sacrosaint. Hagardes et sans espoir, elles restent dans les ténèbres.
Le livre des temples de la lumière (VI, 2)
Alors, sache que, si la perception visionnaire (moshâhadat) des formes immatérielles leur est possible, c’est parce que, comme tu le sais déjà d’autre part, quelle que soit la forme qui se manifeste dans le sensorium, cette forme y est vue et contemplée comme objet de perception directe et immédiate (quelle qu’en soit la provenance dans le sensorium, qu’elle provienne des sens ou qu’elle provienne de l’Imagination intellective), et l’imagination représentative en reçoit l’image, comme un miroir reçoit l’image d’un miroir placé vis-à-vis. Deux choses peuvent empêcher l’Imagination active de projeter ses images dans le sensorium. Dans un cas, ce sera parce que l’intellect tient l’Imagination active entièrement occupée par le cours de ses cogitations. Dans l’autre cas, ce sera, au contraire, parce que les sens externes tiennent le sensorium tout occupé par les objets de perception sensible (l’empêchant ainsi d’accueillir les images de l’Imagination intellective).
Le livre du rayon de lumière (X)
Sachez, ô frères anachorètes spirituels — puisse Dieu vous être en aide par la lumière du tawhîd — que le bienfait procuré par l’anachorèse (tajrîd) est la rapidité du retour vers la patrie originelle et la conjonction avec le monde supérieur. Le sens du propos du Prophète énonçant que « l’amour de la patrie fait partie de la foi », est une allusion à cela, ainsi que le sens de cette parole de Dieu dans son Livre : « O âme pacifiée ! retourne à ton Seigneur, agréante et agréée » (89/27-28). C’est qu’en effet le retour implique l’antériorité de la présence. On ne dit pas à quelqu’un qui n’a jamais vu l’Égypte : « Retoume en Égypte. » Prends-donc garde de comprendre par « patrie » Damas, Bâghdâd ou autres cités, car ce sont là des cités de ce monde (des patries terriennes). Or, le Prophète déclare : « L’amour de ce monde est le principe de tout péché. »
L’Épitre des hautes tours (I)
Si se dissipait la nuée des tristesses des précipices, s’élevait le nuage du vent mortifère des déserts, alors tu verrais ce que tu n’as pas encore vu. Pose une échelle à seize degrés. Monte jusqu’à la terrasse du ciel des réalités hiératiques (qod-sîyât), afin d’atteindre par la réalité des êtres spirituels (rûhâ-nîyât) la réalité des pures Intelligences (’aqlîyât). / Ensuite pénètre dans le Temple (la Ka’ba) de la prééternité et récite : « Dis : j’ai tourné ma face vers celui qui créa les Cieux et la terre » (6/79). Et récite encore : « La coupe s’affine tandis que s’affine le vin — Tous deux se ressemblent jusqu’à l’homogénéité pure — On dirait du vin et non point une coupe — On dirait une coupe et non point du vin. » / Et sois certain que celui qui résout cette énigme, s’empare du trésor. Goût intime, ensuite ardent désir, ensuite amour passionné, ensuite annihilation, ensuite surexistence. Il n’y a point de cité au-delà de ’Abbadân, et ’Abbadân est sans limite.
L’Épître des hautes tours (I)
Combien de prétendus cavaliers ayant l’extérieur de soufis ont décidé de galoper dans l’arène des « vrais hommes » ! Au premier choc qu’ils ont subi de la part des champions engagés sur la route de la quête du Vrai, ils y ont laissé leur existence. Le premier venu qui se met à danser, ne rencontre pas pour autant l’extase. C’est la danse qui est le produit de l’état intérieur de l’âme ; ce n’est pas l’état intérieur de l’âme qui est me produit de la danse. Discuter de ce renversement des choses, c’est l’affaire des « vrais hommes ». La danse, c’est pour les soufis le choc du monde suprasensible. Mais il ne suffit pas au premier venu de s’habiller de bleu pour devenir un soufi.
L’Épître sur l’état d’enfance (XX)