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Achille
Pontarkos


-575 -550
Culture hellénistique

-500 -475
Peintre de Diosphos (Érétrie)

-460
Peintre de Penthésilée (Vulci)

330-340
Culture romaine (Augst)

Contexte
Religion Polythéisme Grec
Premières traces -XIII
Date de stabilisation -VIII (Odyssée)
Zone de vénération Grèce
Hauts lieux de culteHellespont
Achilléion, Corfou
Larissa
➧ Épire
➧ Sparte
Œuvres choisies
où mentionnées
Illiade (Homère)
Héroïdes (Homère)
La Bibliothèque (Pseudo-Apollodore)
Achilléide (Stance)
Rapprochements
P.Ger. :Siegfried
P.Irl. :Cúchulainn
Statut
Ordre Héros
Type Igné
Polarité Masculin
Qualité Courage
DemeureLarissa
Mont-Pellion
Physique ➧ Jeune et bel homme
➧ Athlétique
Véhicule Char tiré par quatre chevaux
Attributs ➧ Aspís {bouclier}
➧ Cnémides
➧ Lance
Groupes Achéens
Relations
● Ascendant :Éaque
Zeus
● Père :Pélée
● Mère :Thétis
● Épouse :Pénélope
● Ami :Patrocle
● Fils :Néoptolème
● Mentor :Athéna
Chiron
Phoenix
● Amante :Déidamie
Polyxène, Briséis
● Ennemis :Cycnos
Hector
Penthésilée
Memnon
Caractéristiques
Calligraphie locale Ἀχιλλεύς
Romanisation ➧ Achille
➧ Achilles
Transcription
littérale
Grc. : ἄχος λαός (Akhí-lāu̯os) {Celui dont les guerriers se lamentent}
Fonctions ➧ Apporte la victoire des achéens sur les troyens
➧ Privilégie la gloire aux douceurs matérielles
➧ Sacrifie sa vie dans l’honneur
Caractères ➧ Puissance Pureté Honneur
➧ Fureur Sacrifice Destin
➧ Mort Volonté Passion Gloire
ÉpithètesGrc. : πύρρα (Pyrrha) {Le Roux}
Grc. : Ποντἀρκος (Pontarkos) {Qui soutient le pont}

Mythes principaux

La colère d’Achille

► Achille est le principal héros de l’un des textes les plus fondateurs de tout l’Europe actuelle, l’Iliade. Les haut faits guerriers qui lui sont attribués ont longtemps été un des principales modèles de l’idéal masculin de la culture grecque et romaine et plus sporadiquement en Europe occidentale post-renaissance. Révéré comme un demi-dieu, on lui dédie temples et lui entretient un culte. Préférant une vie courte et glorieuse à une vie longue et monotone, prouvant sans cesse sa valeur au combat, cela fait de lui un parangon de courage et de puissance. Cependant le courage d’Achille est très passionnel, à la fois cause de ses victoires mais aussi de sa mort (du fait de son amour pour Polyxène, fille de Priam). Achille nous propose d’embrasser, voir de se laisser envahir par les émotions en y apportant une réponse active, plutôt que de les refouler, et d’ainsi forcer le destin. Il méprise aussi toute attache matérielle et familiale.

► Sur plusieurs point, Achille s’oppose à Ulysse, l’homme sage au multiple astuces. Ce dernier, héros de l’Odyssée, privilégie la réflexion, la sécurité et la diplomatie aux grandes envolées colériques. Une brève discussion présente dans le chant XI de l’Odyssée (Ici tirée de la Trad. d’Eugène Bareste) entre les deux personnages indique l’impatience d’Achille à retrouver la vie :

Achille, fils de Pelée, toi le plus illustre d’entre les Achéens, je suis venu consulter Tirésias en ces lieux, afin qu’il me dise comment je pourrai retourner à Ithaque. Je n’ai point encore revu l’Achaïe ni touché aux terres paternelles, mais j’erre toujours sur les mers et je souffre mille douleurs. Noble Achille, nul homme n’a jamais été ni ne sera jamais plus heureux que toi. Durant ta vie nous t’honorions comme un immortel ; et maintenant que tu as cessé d’exister, tu règnes en ces lieux sur les âmes des morts. Noble Achille, ne t’afflige point d’être descendu dans les sombres demeures !

Il me répond aussitôt :

Illustre fils de Laërte, ne cherche point à me consoler du trépas ! J’aimerais mieux, simple cultivateur, servir sous, un homme pauvre qui ne posséderait qu’un faible bien, que de régner sur toutes ces ombres ! — Mais parle-moi maintenant de mon vaillant fils, et apprends-moi s’il s’est montré dans les combats aux premiers rangs des guerriers. Dis-moi si tu as entendu parler du vénérable Pelée ; dis-moi si ce héros gouverne encore avec honneur les nombreux Thessaliens, ou bien s’il est méprisé dans Hélas et dans Phthie parce que la vieillesse a affaibli ses membres. Je ne suis plus sur la terre pour le défendre comme autrefois lorsque j’immolais dans la vaste cité d’Ilion tout un peuple de guerriers en combattant pour les Argiens. Si, vivant encore, je rentrais dans le palais de mon père, oh ! alors je montrerais tout mon courage, et je ferais sentir la force de mes bras invincibles à tous ceux qui outragent le vénérable Pelée ou refusent de lui rendre les honneurs dus à son rang !

Représentations postérieures


1884
Ernst Gustav Herter