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Cybèle
Magna Mater


-XX
Culture hittite (Falaise d’Akpinar)

-IV
Culture hellénistique (Le Pirée)

40 60
Culture romaine (Rome)

360 370
Culture hellénistique (Attique)

Contexte
Religion Polythéisme Phrygien
Premières traces -III (relief de Manisa)
Date de stabilisation -VI (inscription Matar Kubileya)
Zone de vénération Anatolie
Hauts lieux de culteMont Dindymon
Éphèse (Artémis-Cybèle)
Fêtes consacrées Culte à mystères
Jours Fastes Printemps
Œuvres choisies
où mentionnées
La Bibliothèque (Pseudo-Apollodore)
Emprunts
P.Hit. :Kubaba
P.Ana. : Déesse mère
InfluencesP.Grc. : Rhéa
Rapprochements
P.Grc. :Artémis-Cybèle [ Artémis]
➧ Anaïtis
➧ Bérécyntienne (La)
P.Rom. :Opis
Vesta
Proserpine
Dea Caelestis
P.Cel. :Brigit
P.Arb. :Al-Lat
P.Car. :Tanit
P.Hit. :Kubaba
P.Phe. :Astarté
Statut
Ordre Dieu
Type Chthonien
Polarité Féminin
Qualité Mystère
Demeure Mont Dindymon
Physique Femme âgée et forte portant le chiton
Véhicule Char attelé de deux lions (avatars d’Atalante et Hippomène)
AttributsLion
➧ Polos (Tiare)
Chêne
Tour
Tympanon (tambour)
Bétyle
Clef
Trône
Vert
Relations
Amant/fils :Attis
Serviteurs :Corybantes
Dactyles
Fille :Nicaia
Élève :Dionysos
Caractéristiques
Romanisation ➧ Cybèle
➧ Agdistis
➧ La Bérécynthienne
Transcription
littérale
➧ Bétyle (Pierre noir) {Kubélè}
➧ Gardienne des savoirs {Kybélê}
Fonctions ➧ Défenderesse des cités et du foyer
➧ Dompteuse des fauves
➧ Reine des mystères orgiaques
Caractères ➧ Rempart Ancien Matriarcat Amazone
➧ Inconscience Omnipotence Domination
➧ Savoirs Transe Enchantement Troie
Épiclèse ➧ {Mère de la montagne}
➧ Magna Mater {La très grande Mère}
➧ Dyndimenê {Celle du mont Dyndimon}
➧ Phrygia Mater {Mère de Phrygie}
➧ Adrastée {de qui on ne peut échapper}
➧ Hippa
Épithètes Née d’une Pierre

Notes

► Le culte agricole oriental de Cybèle fut introduit de façon officielle à Rome durant la seconde guerre punique en -204 sur les conseils tirés de la consultation des Livres sibyllins. La bétyle, aérolithe noire symbolisant Cybèle, fut ainsi rapportée de Pessinonte à Rome. Il s’agit du premier culte introduit de cette sorte et le temple de Niké accueille provisoirement le culte qui est exclusivement rendu par des prêtres orientaux (longtemps préférablement phrygiens) : les Galles. Dès 191 un temple est construit sur le Palatin et s’organisent, dès le 4 Avril, les Megalesia principalement composées de représentations théâtrales et des Ludi Megalenses {Jeux mégalésiens}. Malgré le fait que le dénouement entre Rome et Hannibal fut favorable aux romains (le Père de la Stratégie devra renoncer à attaquer la future "Ville Éternelle"), le culte reste d’abord confiné au temple durant plus d’un siècle et il est interdit aux citoyens romains comme aux esclaves d’y participer. Le Sénat n’accorde par ailleurs qu’une procession annuelle à ce culte étranger en expansion, perçu comme grandiloquent et carnavalesque à l’instar de celui de Bacchus.

↪ Le culte est cependant porté par le peuple qui est sans doute sensible à la chatoyance et aux fond orgiaque de ses manifestations culturelles, impressionné par les prouesses ascétiques de ses dévots (les bien connues mutilation et émasculation des prêtres) et touché par les expériences mystiques impliquées par ce culte de possession. Le culte fini par être protégé par Auguste (pourtant hostile aux cultes orientaux) puis réglementé sous Claude. Les rites, d’abord axés sur la vénération fétichiste du pin, des pierres et des fauves sont progressivement assimilés à une religion du salut et évoluent au II avec l’adjonction de la figure d’Attis et des archigalles (qui ne sont pas eunuques), prêtres sélectionnés parmi les citoyens romains. Populaire parmi les femmes (écartées du culte de Mithra) ainsi qu’en Afrique du Nord et en Gaule transalpine, le culte cependant décline comme les autres avec l’avènement du christianisme au IV.

La liturgie d’une semaine liée au mythe d’Attis est célébrée du 15 au 27 mars. Elle se compose d’abord d’une procession de porteurs de roseaux (cannophori) et un taurobole le 15, suivi d’une semaine de continence et d’abstinence. Elle aboutit au 22, au transport par les dendrophores d’un pin enveloppé d’un suaire et de violettes pour symboliser Attis mort. Des mortifications et des jeûnes avaient lieu le 24 en même temps que les funérailles du dieu. Puis un banquet se produisait le 25 (Hilaria) pour célébrer sa résurrection. Enfin une lavatio de la statue de la déesse (Faite d’argent et dans laquelle fut insérée la bétyle) avait lieu dans l’Almone le 27. À partir du III on y ajoute l’aspersion du fidèle du sang du taurobole et ce, à des fins purificatoires.

Cybèle dans les arts


1530 1560
Maître au Dé ap. Baldassare Peruzzi

1633 1692
Cornelis Bloemaert II ap. Giacinto Gimignani