🔍
Bouton_Accueil

La Vierge d’or / Carte Philosophique et Mathématique
Virga Aurea, Verge d’Or, Calendrier naturel magique perpétuel


AuteursDatesTypeLieuThèmesStatut
James Bonaventure Hepburn (Vierge d’or)
Johann Baptist Grosschedel von Aicha (Calendrier)
grav. Théodore de Bry (Calendrier)
Touzay Duchanteau (Carte Philosophique)
publ. 1616 (Vierge d’or)
1582, publ. 1620 (Calendrier)
publ. 1775 (Carte Philosophique)
Gravurespubl. Rome (Italie) (Vierge d’or)
publ. Allemagne (Calendrier)
publ. Bruxelles (Belgique) (Carte Philosophique)
Magie
Théosophie

► À cause d’une réimpression du 1922 de François Mely, on appelle l’ensemble Vierge d’or (ou Verge d’Or) mais c’est néanmoins une œuvre composite : les deux premières planches, composées par James Hepburn, sont la Virga Aurea proprement dite. Les trois dernières dit Calendrier naturel magique perpétuel sont quant à elles l’œuvre de Johann Baptist Grosschedel von Aicha pour la théorie et du graveur Théodore de Bry pour l’exécution, elle est donc antérieure : de 1582 si on en croit l’indication dont elle est pourvue dans le coin inférieur droit.

► La date est accompagnée du nom de Tycho Brahe à qui on a alors attribué l’œuvre, mais il s’agit plus probablement ici - si ce n’est une attribution honorifique - d’une amélioration d’un de ses calendrier que l’un d’eux à proprement parler. On ressent par ailleurs l’influence d’auteurs comme Agrippa ou Paracelse.

► Suit une œuvre de Touzay Duchanteau qui est parue à Bruxelles en 1775 : Carte Philosophique et Mathématique. Il s’agit selon l’auteur d’une correction et amplification de la Vierge d’Or à la lumière de la maçonnerie illuministe. On y trouve des reprises de gravures de Fludd dans son influent Des Deux Mondes.

■ Le téléchargement des numérisations haute résolution de la Carte Philosophique et Mathématique à la Bnf s’avérant impossible, nous vous invitons à consulter la ressource directement via Gallica.

separateur

🕮 Dujols, 18 ref. : T. du Chenteau. hébraïsant remarquable et Kabbaliste de premier ordre, avait embrassé le judaïsme pour pénétrer les plus hauts secrets de la Sagesse et s’était fait circoncire à Amsterdam parce que suivant une ancienne tradition — suivie déjà par le grand Illuminé Guillaume Postel au XVIe siècle - il fallait être juif pour pouvoir être initié par les Rabbins à tous les mystères de la Kabbale. Ce savant théosophe mourut des suites d’une extraordinaire et folle expérience d’alchimie, tentée à la Loge des Amis Réunis de Paris. Son introuvable carte philosophique — qui comprend neuf splendides planches dont une très grande mesurant 0.85 x 0,47 — fût. dressée et gravée au château de Schaerbeeck, près Bruxelles, pendant l’été de l’année 1778. Elle est, à la fois, maçonnique, numérale, kabbalistique, magique, astrologique et théosophique. Parmi les savantes pièces qui la composent, nous ferons remarquer la figure céleste propre à connaître les différentes maladies, avec leur nature, leur danger, leur crise, et les seize lieux critiques par le moyen du mouvement journalier de la Lune dans les degrés de chaque signe du Zodiaque, leurs étoiles fixes de premières grandeurs, les dignités, débilités essentielles des planètes et leurs heurs (influences) ; la planche de la Connexion de la Création du Macrocosme et du Microcosme donnant l’échelle génératrice des Nombres, depuis 1 jusqu’à 100 000, avec la Démonstration très claire (sic) des Nombres formels émanés de la Divinité, depuis l’Unité Supersubstantielle jusqu aux nombres centenaires et millénaires (sic) qui ont servi à la promanation (sic) des temps comme à la création du Monde et des Créatures. Enfin, le Miroir de l’Art et de la Nature entière et la grande planche du Miroir des Causes Universelles avec la signification occulte des deux colonnes maçonniques Jakin et Βohaz. Du Chenteau — qui avait retrouvé un exemplaire du fameux Calendrier Magique, Kabbalistique et Numéral de Tycho-Brahe, gravé en 15S2 par Théodore de Bris, dont tout le tirage avait été saisi et brûlé par L’inquisition - résolut de sauver de l’oubli ce précieux monument de science ésotérique (que l’illustre astronome n’avait osé publier que sous le pseudonyme de Joannes Baptista Groschedel, ab Aïcha) et l’incorpora à son ouvrage dont il représente la septième partie. Ce document Théosophique incomparable est demeuré inconnu de tous nos grands occultistes contemporains. L’intrépide bibliophile de Guaita — qui ne reculait devant aucun prix — ne put jamais arriver à se procurer cette œuvre de haute science, d’un tirage fort restreint. Eliphas Lévi est le seul auteur moderne qui ait connu et pratiqué la Carte Philosophique et Mathématique de Du Chenteau. Notre exemplaire — qui provient de la bibliothèque du château de Montfieury — peut presque être considéré comme une pièce unique mise dans le commerce. Ajoutons que cette impayable collection de planches, avec commentaires, est la clef de l’Apocalypse Philosophique et hermétique du même auteur et la révélation absolue des plus profonds arcanes de l’Occulte.

🕮 Jouin, ref.120. Le Calendarium naturale magicum perpetuum est sorti des presses de l’imprimerie que Tycho-Brahé, avait établie dans son magnifique observatoire d’Uranienborg, au sommet de l’île de Hveen, dans le détroit du Sund, entre Elseneur et Copenhague. C’est un calendrier sur une grande feuille ; l’édition de Tycho-Brahé est de 1582. En 1610, Copenhague, le Calendarium fut reproduit avec des additions par J. B. Grosschede dans son Oratio de disciplinis mathematicis. — Michaud, V, 415 ; Houzeau et Lancaster, Bibliographie générale de l’astronomie, Calendriers généraux et perpétuels, Ier vol., IIe partie, p. 1491, Bruxelles, Xavier Havermans, 1882. Cf. Tycho-Brahé par le M∴ Hiram, article de l’Acacia, année 1907, p. 241, dans lequel le savant astronome est donné par le franc-maçon, auteur de l’article, comme le type des modernistes qui veulent unir la foi et la science.


Illustrations : én. de la Vierge d’or, XVI. | bs. Bibliothèque Nationale de France (Paris, France). Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France

Illustrations : én. de la Vierge d’or, 1619. | bs. Institut de Recherche Getty (Los Angeles, États-Unis d’Amerique). Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur Internet Archive

Illustrations : én. de la Carte Philosophique et Mathématique, 1932. | bs. Bibliothèque Nationale de France (Paris, France). Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France

Illustrations : éns. de la Vierge d’or et de la Carte Philosophique et Mathématique, . | PSI.

séparateur

La Vierge d’or (et Calendrier naturel magique perpétuel)



Carte Philosophique et Mathématique