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Aigle
Aquila

Données générales

TaxinomieFamilleRégimeRépartitionOrigineEntitésVertusAstralité
Animal (Oiseau)AccipitridésCarnivore+ Afrique (Atlas)
+ Amérique du nord
+ Asie centrale
+ Australie
+ Espagne
+ Europe de l’est
+ Moyen-Orient
Amérique du nordZeus
Domination
Agressivité
Ascension
Mars
Jupiter
Soleil

Symbolisme général

► Oiseau solaire, l’aigle cumule les fonctions de la lumière et du feu. Il est à la fois le roi des oiseaux et l’oiseau des rois, le représentant de leur pouvoir et de leur puissance.

↪ Fendant le ciel tel la foudre pour attaquer ses proies, il est l’image du père terrible et punitif : du roi impitoyable. Puisque l’on assure qu’il est capable de regarder le soleil en face, il voit tout, se fait omniscient et omnipotent. L’aigle bicéphale représente plus précisément la connaissance et l’augure, tel Janus regardant l’avenir et le passé.

► Ces caractéristiques en font l’animal privilégié des empires, emplis de prétentions d’universalité et de puissance. On l’associe d’abord les aigles à la fondation de nombreuses villes : Rome par leur vol, Moscou par la prise d’un sanglier de la part d’un aigle bicéphale, Tenochtitlan par l’indication d’un condor.

↳ On utilise son effigie ensuite, en de nombreuses occasions : aigle impérial russe, aigle américain, aigle romain (emprunté aux étrusques), aigle bicéphale de l’empire romain-germanique à partir du XIII (déjà utilisé par les byzantins), aigle bicéphale encore chez les hittites et en Asie Mineure, emblème impérial de Byzance et de Frédéric II, de la monarchie austro-hongroise enfin. 𝕍 De la gloire de l’aigle, Claude-François Chazot, 1809.

Occurrences mythiques

Europe

Alchimie

► En alchimie, l’aigle est un principe féminin solaire, symbole de la sublimation. L’aigle dévorant le lion est une représentation de l’action du volatil sur le fixe. On y rapproche en outre le nom latin de l’aigle "Aquila" du vent du nord "l’Aquilon".

Christianisme

Symbole de résurrection, du néophyte bientôt baptisé et du Christ de par son envol et son association au soleil. Représente parfois au contraire, le démon ravisseur.

► L’aigle de saint Jean représente le verbe, la parole divine. Il met en garde les habitants de la Terre par trois fois. Aussi, on trouve souvent des lutrins sculptés d’un aigle, soutenant le livre, contenant ladite parole de Dieu.

► La représentation du serpent dans les serres de l’aigle est une transposition religieuse en une lutte mythique où le zigzag de la foudre de l’aigle de Zeus devint celui du serpent.

► Dans Proverbes 30:17, il est dit que l’œil qui insultera son père sera crevé par les "corbeaux du torrent" et dévoré par les "enfants de l’aigle".

Folklore occidental

► Dans les croyances populaires il évoque le feu et les incendies, les dévastations en général et la punition divine en particulier. Mais par là, il est aussi vu comme un porteur de lumière et un messager.

► On octroie à l’aigle une longévité de 2187 ans et en magie naturelle la cervelle d’aigle, réduite en poudre et imprégnée de ciguë mangée en ragoût rend les personnes folles furieuses au point de s’auto-mutiler.

Héraldique

► En héraldique l’aigle est toujours au féminin. C’est une figure importée en Égypte au X par les turkmènes et les arméniens et qui apparaît dès lors dans l’héraldique musulmane sous les deux formes mono- et bicéphale. On le retrouve néanmoins sur les drapeaux et étendards de l’ancienne Iran pré-islamique. Le temps des Croisades généralisera son usage parmi les peuples chrétiens.

Polythéisme celtique

► L’aigle vieillissant pouvait casser son bec et en laisser repousser un nouveau.

Polythéisme grec

► Chez les grecs, c’est d’abord l’emblème de Zeus, dont il est une métamorphose fréquente comme dans le rapt de Ganymède. Il est le porteur des foudres de Jupiter et du feu secret, avant même la naissance du Dieu. Il apporte d’ailleurs le nectar à Zeus enfant pour le désaltérer et lui donne ainsi l’illumination. C’est aussi un aigle, monstre de nature reptilienne, que Zeus envoie pour dévorer éternellement le foie de Prométhée enchaîné au Caucase : l’Aigle du Caucase, né d’Echidna et de Typhon, frère donc, de l’Hydre et de Chimère.

► Dans la pratique ornithomantique, l’aigle avait une place de choix : il présageait victoires et désastres. Certains peuples grecs l’avaient bien sur, comme emblème.

► L’oiseau s’envole enfin, de l’extrémité du monde et se place au vertex de Delphes, l’omphalos du monde sacralisé, copiant la trajectoire du soleil de son lever jusqu’au zénith.

Polythéisme scandinave

► Dans Yggdrasil, tels l’alpha et l’omega, le serpent Nídhögg ronge les racines, l’aigle Vidofnir se tient à la cime.

Afrique

Polythéisme égyptien

► Outre le bélier et le serpent surtout, le dieu Kneph était adoré sous la forme d’un aigle.

Amérique

► Dans le chamanisme l’aigle est le véhicule de l’ascension et des voyages initiatiques du chaman. A rapprocher du lâcher d’un aigle lors de l’apothéose des empereurs romains, supposé conduire l’âme du souverain au maître des dieux.

► En Mésoamérique Quetzalcoatl est un hybride d’aigle et de serpent.