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Publius Ovidius
Naso

Données générales

PériodeLieu
Général-I IItalie
Naissance20 Mars -43 Sulmona, Italie
Décès17 ou 18 ( 64 ans)Tomis, Grèce (ajd. Constanta, Roumanie)
Cause
Inhumation
Tomis (Grèce)

DomaineCourantOrdre
Littérature
Poésie épique
Didactique
Élégiatique
Littérature antique

RelationsNom
Entourage
AmiCaius Julius Hyginus
Germanicus
Horace
Paullus Fabius Maximus
Properce
Tibulle
Influence
ParEpicure
Pythagore
SurPoésie courtoise
Poésie occidentale
Chrétien de Troyes
Dante Alighieri
John Milton
William Shakespeare

Repères biographiques

► Sa famille était de l’ordre équestre, les chevaliers romains. Dans sa jeunesse il épousa une carrière juridique, exerçant dit-on, avec impartialité. À l’âge de 51 ans il est relégué une île proche de Tomi à cause de l’art d’aimer, l’empereur Auguste considérant qu’il faisait l’apologie de l’adultère ou bien encore pour sa critique cryptique du gouvernement d’alors. Certains avancent également que sa pratique de la divination n’est pas étrangère à la décision de l’empereur.

◆ Les œuvres d’Ovide, d’une fortune considérable, ont eu une influence sur les littéraires, du moyen-âge jusqu’à la renaissance. Puisque à l’instar de ses confrères contemporains, l’œuvre d’Ovide possède plusieurs degrés de lecture, nombre d’ésotéristes y ont vu matière à développement.

Œuvres choisies

  • Les Amours, -I I. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • Les Héroïdes, -I I. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • L’Art d’aimer, -I I. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • Les Cosmétiques, -I I. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • Les remèdes à l’amour, -I I. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • Les Métamorphoses, -I I. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • Les Fastes, -I I. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • Les Tristes, -I I. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • Les Pontiques, -I I. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • Épîtres, -I I. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • Les Halieutiques, -I I. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • Consolation à Livie Augusta, -I I. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • L’Ibis, -I I. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • Le Noyer, -I I. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • Épigrammes sur les Amours et les Métamorphoses, -I I. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • Médée, -I I. (ouvrage perdu).

Citations

Déplore donc tes malheurs, la plus tendre des épouses, et que ces malheurs, nés des miens, vouent à la tristesse ton existence ; pleure ma disgrâce ; il est quelque douceur dans les larmes : la douleur vit par elles, et par elles se soulage ; et plût aux dieux que la source de ton chagrin fût ma mort, et non pas ma vie ; que ma mort fût la cause de cet abandon dans lequel je t’ai laissée ! C’est entre tes bras et dans ma patrie que mon âme se fût évanouie ; de pieuses larmes eussent baigné mon sein, et, à mon dernier jour, mes yeux, fixés sur un ciel bien connu, eussent été clos par une main amie ; ma cendre eût été déposée dans la tombe de mes ancêtres, et mon corps couvert de la terre qui le reçut à sa naissance ; enfin, je fusse mort sans tache, ainsi que j’avais vécu, tandis que je ne respire aujourd’hui que pour rougir de mon supplice.
Les tristes (V:3)
Crois-moi, vivre ignoré, c’est vivre heureux, et chacun doit se maintenir dans les limites de sa condition. Eumède n’eût pas perdu son fils si ce jeune insensé n’eût désiré les coursiers d’Achille ; Mérope n’aurait pas vu son fils dévoré par la foudre, et ses filles changées en arbres, si Phaéton s’était contenté de l’avoir pour père. Et toi aussi, crains de prendre un essor trop élevé, et, instruit par ces exemples, resserre la voile de ton ambition ; car tu mérites de parcourir le chemin de la vie sans te heurter dans le voyage, et de jouir d’une destinée sans trouble. Ces vœux que je forme pour toi te sont bien dus pour prix de la tendresse et du dévouement que tu m’as témoignés, et dont le souvenir ne s’effacera jamais de ma mémoire.
Les tristes (III:4)
Pyrame et Thisbé effaçaient en beauté tous les hommes, toutes les filles de l’Orient. Ils habitaient deux maisons contiguës dans cette ville que Sémiramis entoura, dit-on, de superbes remparts. Le voisinage favorisa leur connaissance et forma leurs premiers nœuds. Leur amour s’accrut avec l’âge. L’hymen aurait dû les unir ; leurs parents s’y opposèrent, mais ils ne purent les empêcher de s’aimer secrètement. Ils n’avaient pour confidents que leurs gestes et leurs regards; et leurs jeux plus cachés n’en étaient que plus ardents..
Faibles Mortels, que glace l’effroi du trépas, pourquoi craindre le Styx et l’Empire des ombres, fables inventées par les poètes, vaines expiations d’un monde imaginaire ? Soit que le corps périsse consumé dans les feux du bûcher, soit que le temps le détruise, ne croyez pas qu’il souffre quand il n’est plus. Les âmes ne meurent point : sorties de leurs premières demeures, elles passent et vivent dans de nouvelles habitations. Moi-même, je m’en souviens, pendant la guerre de Troie, j’étais Euphorbe, fils de Panthous; le plus jeune des Atrides me perça le coeur de sa forte lance : j’ai reconnu naguère, au temple de Junon, dans la ville d’Argos, le bouclier dont alors mon bras était armé. / Tout change, rien ne meurt. L’âme erre d’un corps a un autre, quel qu’il soit : elle passe de l’animal à l’homme, de l’homme à l’animal, et ne périt jamais. Comme la cire fragile reçoit des formes variées, et change de figure sans changer de substance : ainsi j’enseigne que l’âme est toujours la même, mais qu’elle émigre en des corps différents. Dans vos appétits déréglés, craignez donc de devenir impies. Je le déclare au nom des dieux, prenez garde, par le meurtre détestable des animaux, de chasser de leur nouvel asile les âmes de vos parents. Que votre sang ne se nourrisse point de votre sang. / Et, puisque, porté sur une vaste mer, j’ai livré aux vents toutes mes voiles, je dirai : Rien n’est stable dans l’univers : tout varie, tout n’offre qu’une image passagère. Le temps lui-même roule comme un fleuve dans sa course éternelle. Le fleuve rapide et l’heure légère ne peuvent l’arrêter. Mais, comme le flot presse le flot, chassant celui qui le précède, et chassé par celui qui le suit, ainsi les moments s’écoulent, se succèdent, et sont toujours nouveaux. L’instant qui vient de commencer, n’est plus; celui qui n’était pas encore arrive : tous passent, et se renouvellent sans cesse.
La jeune fille rougit. La rougeur, continue la vieille, va bien à la blancheur de ton teint ; mais elle n’est utile que lorsqu’elle est feinte ; véritable, elle ne peut que nuire. Les yeux modestement baissés vers la terre, ne regarde un amant qu’à proportion de ce qu’il t’offrira. Peut-être, sous le règne de Tatius, les grossières Sabines n’auraient pas voulu se donner à plusieurs amants ; aujourd’hui Mars exerce le courage des Romains chez des peuples étrangers, et Vénus règne dans la ville de son cher Énée. Jeunes beautés, jouissez de vos charmes, celle-là seule est chaste dont personne n’a voulu ; encore, si elle n’est pas trop novice, c’est elle-même qui s’offre ; les rides qui sillonnent son front, je veux les voir disparaître ; un front ridé cache souvent bien des crimes. C’est avec un arc que Pénélope éprouvait la vigueur de ses jeunes amants, et cet arc, qui devait témoigner de leur force, était en corne. Le temps s’écoule à notre insu, fuit et nous échappe, comme se précipite le fleuve qui emporte avec lui le tribut payé à ses ondes. Il faut polir l’airain pour qu’il brille ; un beau vêtement demande à être porté ; un palais se dégrade si on l’abandonne, parce qu’il est mal situé ; la beauté, si on ne lui rend de tendres hommages, se flétrit bientôt. Et ce n’est pas assez d’un ou de deux amants : plus ils sont nombreux plus le gain est facile et sûr ; c’est au milieu d’un troupeau entier que le loup blanchi par les années cherche une riche proie. Dis-moi, que te donne ton poète, si ce n’est quelques vers ? Eh ! tu en auras des milliers à lire ; le dieu des vers lui-même, couvert d’un riche manteau d’or, pince les cordes harmonieuses d’une lyre dorée ; que celui qui te donnera de l’or soit à tes yeux plus grand que le grand Homère ; crois-moi, on a de l’esprit quand on donne ; ne dédaigne pas l’esclave qui a payé sa liberté : avoir le pied marqué de craie n’est pas un crime ; mais aussi ne te laisse point éblouir par les titres fastueux d’une antique noblesse. Amant sans fortune, emporte avec toi tes aïeux ! Quoi ! cet autre, parce qu’il sera beau, voudra une de tes nuits sans la payer ! Pour te l’apporter, qu’il aille d’abord demander de l’or à celui qui lui achète ses charmes.
Les amours (I:8)
Insensé, si ce n’est pas pour toi que tu surveilles ta femme, surveille-la du moins pour moi, afin de me la taire désirer davantage. Ce qui est permis n’a pour nous aucun prix ; ce qui ne l’est pas ne fait qu’irriter notre passion. Celui-là possède un courage de fer qui aime ce qu’un autre lui permet d’aimer ; quant à nous autres amants, nous devons toujours flotter entre l’espérance et la crainte, et, pour désirer plus vivement, avoir à essuyer quelques refus. Que me fait la fortune, si elle ne peut jamais tromper mes espérances ? Je ne saurais aimer ce qui doit à jamais me préserver des tourments. La rusée Corinne avait bien vu que c’était là mon faible ; elle savait trop bien par où l’on peut me prendre. Ah ! combien de fois je l’ai vue, feignant, sans en souffrir, de violentes douleurs de tête, m’éconduire et me forcer à m’éloigner à pas lents ! Que de fois elle m’a supposé des torts, et, coupable elle-même, a-t-elle joué l’innocente ! Après m’avoir ainsi causé bien des tourments, et ranimé mes feux presqu’éteints, elle redevenait douce et sensible à mes voeux. Quelles caresses ! quelles douces paroles elle me prodiguait alors ! des baisers, grands dieux ! de brûlants baisers ! combien alors ne m’en donnait-elle pas ! Toi aussi, dont la beauté vient charmer mes yeux, aie souvent recours à la ruse ; sois souvent sourde à mes prières ; laisse-moi souffrir, couché sur le seuil de ta porte, le froid piquant d’une longue nuit d’hiver : mon amour n’a de durée, et n’acquiert de force qu’à ce prix ; voilà ce qu’il me faut, voilà l’aliment qui convient à ma flamme.
Les amours (II:19)