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Œuvres collectives du XVIème

Clef de toute la Philosophie Chimique (La) {Clavis Totius Philosophiae Chimicae}, Gerhard Dorn, 1565. Rechercher sur Sudoc Rechercher sur Openlibrary Rechercher sur Worldcat

► Cet ouvrage de cet important alchimiste chrétien, admirateur de Paracelse,combine philosophie alchimique et symbolique des nombres. Il est le premier à citer nominativement le concept d’alchimie spirituelle, annonçant Böhme. Jung aura été fortement influencé par cet ouvrage. Dorn sera à l’origine d’autres concepts comme celui du vitriol en tant qu’acronyme ou de celui de l’unus mundi.

Illustrations : én. de Clef de toute la Philosophie Chimique, Gerhard Dorn, 1565. | bs. Bibliothèque Wellcome (Londres, Royaume-Uni).

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Opuscule d’Art sans titre {Untitled Kunstbuechlein} [Mellon Ms.40], Information inconnue, 1562.

► Ce manuscrit n’a pas de nom attitré, l’appellation Opuscule d’Art sans titre est ici uniquement à titre d’indication. Il est connu sous son nom de cote à la Bibliothèque Beinecke de livres rares et manuscrits : Mellon Ms.40. C’est à notre connaissance, le seul exemplaire de ce manuscrit en circulation et restera sûrement le seul dans la mesure où il semble que ce soit un livre de notes personnelles. Il contient en haut-allemand précoce, plusieurs formules alchimiques, pour la plupart métallurgiques.

Illustrations : én. de l’Opuscule d’Art sans titre, , 1562. | bs. Bibliothèque Beinecke de livres rares et manuscrits (New Haven, États-Unis). Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Beinecke de livres rares et manuscrits

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Pandora, Hieronymus Reusner, 1582. Rechercher sur Sudoc Rechercher sur Openlibrary Rechercher sur Worldcat

► Caillet, ref.10913 (attr. ici à Ulmann)

► Dans la tradition des ouvrages classiques, il s’agit d’un florilège d’auteurs alchimiques composé de divers extraits puis de commentaires. Il en va de même pour le Très précieux don de Dieu et le Livre de la sainte Trinité dont il possède les illustrations et qu’il commente à l’aide de lettres. Pour voir ces illustrations, rendez-vous dans les fiches des livres concernés. Quelques petits dessins sont dans le texte, mais nous n’avons pas trouvé d’intérêt à les transmettre ici, VSO pour les consulter.

► L’ouvrage à été repris plus tard par le Compendium d’Alchimistes de Johann Michael Faust. Pour consulter les gravures de Faust, rendez-vous de même dans les fiches des deux ouvrages concernés sus-mentionnés.

Illustration : én. de Pandora, Hieronymus Reusner, 1582. | bs. Bibliothèque de l’École polytechnique fédérale de Zurich (Zurich, Suisse). Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque de l’École polytechnique fédérale de Zurich

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Précieux et très noble art chimique {Praeciosa Ac Nobilissima Artis Chymiae}, Janus Lacinius, 1546 (aug. 1554). Rechercher sur Sudoc Rechercher sur Openlibrary Rechercher sur Worldcat

► Ce recueil est l’un des premiers ouvrages de compilation alchimique. En cinq livre, il présente pour la première fois la Nouvelle perle précieuse que le compilateur à tiré d’un ms. et qui est l’ouvrage principal. En outre, on y trouve des extraits d’Arnaud de Villeneuve, Lulle, Rhazès et Albert le Grand. Le frontispice de l’édition princeps à été par la suite liée à la La somme de la perfection du Magistère.

Én. du Précieux et très noble art chimique, Janus Lacinius, 1554. | bs. Bibliothèque d’État de Bavière (Munich, Allemagne). Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque d’État de Bavière

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De la transmutation métallique, Giovanni Nazari, 1572. Rechercher sur Sudoc Rechercher sur Openlibrary Rechercher sur Worldcat

► L’ouvrage au ton fantasmagorique et poétique est surtout connu pour ses illustrations des états du mercure. Nazari s’est en outre, révélé un habile bibliographe et compilateur. On trouve justement en fin de volume, une traduction italienne du Rosaire des philosophes.

Illustration : én. du De la transmutation métallique, Hieronymus Reusner, 1572. | bs. Bibliothèque de médecine Countway (Cambridge, États-Unis). Lien vers l’œuvre sur Internet Archive

𝕍 l’exhaustif article de Frank Greiner : L’initiation alchimique de Giovanni Battista Nazari in Bulletin de l’Association d’étude sur l’humanisme, la réforme et la renaissance (N°41, pp. 9-35), Frank Greiner, 1995. Lien vers l’œuvre sur Persée

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Voarchadumie contre Alchimie {Voarchadumia contra alchemiam}, ecr. et Ill. Giovanni Agostino Panteo, publ. 1530. Rechercher sur Sudoc Rechercher sur Openlibrary Rechercher sur Worldcat

► Caillet, ref.8274 : Curieux ouvrage d’alchimie par un prêtre Vénitien du XVI. | 8275.

► Dans cet ouvrage publié à Venise, l’auteur fait la différence entre l’alchimie et ce qu’il appelle la voarchadumie (ou archimie comme la nommait Norton). Dans le premier cas la transmutation des métaux serait uniquement en surface alors que dans le second elle serait totale. L’alchimie était alors interdite à Venise pour des problèmes de contrefaçon… à l’époque moderne, le terme archimie en est venu à représenter les opérations purement matérielles.

► Cet ouvrage présente aussi des considérations cabalistiques. On y voit trois alphabet : l’hébreu, le Transitus Fluvii d’Agrippa et un alphabet "énochien" préfigurant celui de Dee. Dee cite par ailleurs la Voarchadumie dans sa Monade Hiéroglyphique.

Voarchadumie chez Pernety : Art libéral doué de la vertu de la Science occulte. C’est ce qu’on appelle autrement la Science cabalistique des métaux. Jean-Augustin Pantheus, Prêtre Vénitien, en a fait un Traité, que l’on trouve dans le second volume du Théâtre Chimique. Il dit que cet Art n’a point l’avarice pour objet, qu’il est possible, vrai, nécessaire ; mais qu’il ne doit être communiqué qu’aux enfants des Sages. Il en donne trois définitions. Nous avons rapporté la première, voici les autres. Cet Art est comme un régime secret qui démontre et fait voir clairement la disposition, l’illumination, la conversion, la constriction, la rétention, la métallification, la purification, la multiplication, et la proportion des corps naturels, et de cette espèce d’onctuosité inconnue au vulgaire, qui cause l’adhésion des différentes parties de ces corps entre elles : qui explique les liens invisibles de l’âme et du corps, le caché et la chose ca chante, le dense et le rare, le divin et l’humain, la forme et la matière, le fixe et le volatil, les métaux et les pierres, le dur et le mou, le pur et l’impur, le simple et le mixte ; le tout par un artifice institué par le Dieu tout-puissant, au moyen du feu, de l’air, de l’eau, de la terre, ou sous le grand Arcane des quatre lettres hébraïques lamed, kuph, cadic et samech, qui signifient dans la Voarchadumie la même chose que zain, nun, mem et iod.

La troisième définition est telle. La Voarchadumie est un Art de veine d’or, qui fournit une substance pleine d’une vertu métallique ex tractive. Cet Art explique aussi quelle est la forme fixe intrinsèque, et la couleur jaune naturelle de l’or, ses parties hétérogènes, combustibles, volatiles, que l’Art peut conduire à la perfection. Il définit ensuite la matière de cet œuvre, une substance pesante, corporelle, fixe, fusible, ductible, teinte, raréfiée et cachée de l’argent-vif ou mercure et d’un soufre incombustible métallique, réduite et transmuée en vrai or au moyen de la cémentation.
Notre Auteur dérive le terme voarchadumia des langues chaldéenne et hébraïque, et le compose de voarch, mot chaldéen qui en français signifie Or, et de mea à adumot, mots hébraïques qui veulent dire de deux choses rouges ; c’est-à-dire, de deux cémentations parfaites.

Illustrations : én. du Voarchadumie contre Alchimie in Théâtre Chimique (vol. 2), 1659. | bs. Bibliothèque de Wielkopolska (Wielkopolska, Pologne) (via la Bibliothèque de l’Université Adam-Mickiewicz de Poznan). Lien vers l’œuvre

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