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Jésus de Nazareth
Le Christ Messie, le fils de l’Homme, Agneau de Dieu, Lion de Juda

Données générales

PériodeLieu
GénéralIIsraël
Naissance-7 -2 Bethléem, Palestine
Décèsentre 30 et 33 ( 30 ans)Jérusalem, Israël
Cause
Inhumation
CrucifixionJérusalem

DomaineCourantOrdre
Théologie
Mysticisme
Christianisme 🎓? Esseniens 🎓

RelationsNom
Entourage
PèreSaint Joseph
MèreMarie de Nazareth
AdversaireCaïphe
Ponce Pilate
Influence
InitiateurJean-Baptiste
ParDieu le Père
DisciplePierre
Jean
Luc
Matthieu
Judas
Marie de Magdala
SurCulture africaine (sud)
Culture américaine
Culture occidentale
Culture océanienne

Repères biographiques

■ Les renseignements à propos de Jésus sont principalement issus des Évangiles écrits par les apôtres : les informations historiques y sont confondues avec d’autres d’ordre symboliques, mystériques voir confessionnelles. Il est en effet important de mentionner que pour le christianisme, Jésus est non seulement historique mais aussi l’incarnation du divin, ce qui, toute proportion gardée vis à vis de certaines formes spécifiques de religions orientales et mettant de coté certaines branches du christianisme, le démarque des autres systèmes religieux mais n’incite pas à une séparation nette entre le personnage historique (attesté par Flavius Joseph et Tacite) et la révélation qu’il incarne. Certains écrits apocryphes apportent aussi leur lot de précision, mais la part mythique est d’autant plus accentuée sinon intégrale.

► Né sous le règne social romain d’une part et théologique hébraïque d’autre part, sa naissance aurait été révélée par différents signes. Sa mère Marie l’aurait enfantée vierge. Des bergers ainsi que des "Rois-mages" seraient venus assister à sa naissance. On le dit fils de la lignée de David de par son père Joseph, charpentier de son état. Circoncit conformément à la loi juive, ses parents durent fuir la Palestine pour l’Égypte durant un temps pour ne revenir ensuite qu’a la mort du Roi Hérode Ier. Ce dernier voulait en effet tuer tout les premiers nés de son royaume, car une prophétie l’avertissait de la venue du Messie qu’il craignait.

► Dès son plus jeune âge, Jésus discourait dit-on avec les prêtres. C’est vers 30 ans (nous indique Luc 3:23), qu’il se fait baptiser par Saint Jean-Baptiste, membre d’un mouvement baptiste (où la prophétie et l’eschatologie sont importants), dans les eaux du Jourdain, choisit douze disciples et voyage en Judée. Il prêche semble-il dès 27, la venue prochaine du royaume de Dieu et l’amour de son prochain, souvent d’une manière parabolique tout en accomplissant des actes de thaumaturgie. On le disait particulièrement aimant envers les plus malheureux. Ses prédications, sa popularité et ses critiques envers le pouvoir religieux en place lui attirèrent les foudres des juifs et des pharisiens qui ayant corrompu Judas - l’un de ses apôtres - le capturèrent et le condamnèrent à mort par l’entremise romaine. On l’accusait de blasphème car il estimait entretenir une relation particulière, intime avec Dieu, irrecevable pour le clergé en place. La nature de cette relation sera ultérieurement source d’interprétations et de débats entre théologiens. Son décès fut suivit de plusieurs miracles : on ne retrouva pas de corps dans son tombeau et surtout, il ressuscita (Jean 20:1-17). On entame alors progressivement l’époque de la religion chrétienne. Il ne laissa aucun écrit, préférant l’enseignement oral. Lui-même ne s’est jamais désigné autrement que par "Fils de l’Homme".

◆ Vis à vis de la christologie catholique, il y a un soucis de conserver d’une part, la divinité de Jésus tout en sauvegardant son humanité et secondement, distinguer cette humanité et cette divinité au sein de l’unité que représente Jésus-Christ. C’est au IV que le concile de Nicée et de Constantinople se réunirent afin de fixer de façon concise et définitive le dogme quant à la nature du Christ, aboutissant au symbole de Nicée-Constantinople. Il existait alors un nombre considérable de variantes et d’opinions à ce propos comme l’arianisme, le subordinationnisme et le modalisme. Il est affirmé dès Nicée que le verbe est de même substance, ὁμοούσιος (homoousios) {consubstantiel} au Père. Au Concile d’Ephèse, affirme que l’unité entre le Père et le Fils est telle que sa mère doit être reconnue comme θεοτόκος (théotokos) {Mère de Dieu}. A Calcedoine, on souligne que nonobstant cette identité, il ne fallait pas manquer de distinguer l’Humain et le divin en Jésus. On y formule la dogmatique de "une seule hypostase en deux natures" qui sera ensuite précisée aux conciles Constantinople II et III.

● Dans le gnosticisme, le Christ n’est pas indissociable du Jésus historique. Le premier, Éon premier-né, médiateur entre les cieux et la terre et archétype de l’Homme est co-éternel au Père et préexiste à Jésus. Son rôle est de sauver les âmes de la matière du Démiurge (qui dans le gnosticisme est différencié du Père et est mauvais et/ou ignorant, chez les Bogomiles il est identifié à Samaël, alors frère du Christ) en leur apportant la gnose rédemptrice et réparatrice et ainsi empêcher la création de sombrer dans le chaos. Pour ce faire, il s’incarne (de façon diverses selon les sectes) dans un corps (de même, de qualités diverses) mais doit tromper les archontes (serviteurs du Démiurge) dans sa descente du plérôme à la Terre. Chez Valentin, il est la syzygie de Sophia. Chez Basilide, le Christ ne meurt pas sur la croix mais c’est Simon de Cyrène. Pour les Sethien et les manichéens il est assimilé à Nahash et chez eux, il permet la libération du paradis terrestre d’Adam et Eve, alors vu comme une prison formée par le Démiurge.

◆ Les évènements clef de sa vie sont comparable à ceux d’autres entités combinant dans des proportions variables le symbolisme solaire, chthonien et végétal, comme Horus et Dionysos, Attis et Mithra, Krishna et Bouddha. Ses symboles principaux sont le poisson, le chrisme, l’agneau ou encore le cep de vigne.

■ Dans la Pistis Sophia, Jésus est désigné par l’épithète Αβεραμενθω (Aberamentho) ce qui ferait étymologiquement de lui le maître des eaux et l’assimilerait à Thot ainsi que dans une certaine mesure à Hermès, Apollon-Hélios et Typhon-Rhadamanthe. Ce titre désigne de plus certaines ces entités dans les Papyrus grecs magiques. 𝕍 en outre Studies in Gnosticism and Hellenistic Religions où Michel Tardieu y consacre une notice. Ajoutons que nombre d’alchimistes dès le moyen-âge ont mis en parallèle la vie du christ et la pierre philosophale ou même la matière première.

Citations

𝕍 Le sermon sur la montagne

Le disciple n’est pas au-dessus du maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur. / Il suffit au disciple d’être comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S’ils ont appelé le père de famille Béelzébub, combien plus ceux de sa maison ? / Ne les craignez donc point. Car il n’y a rien de caché qui ne se découvre, rien de secret qui ne finisse par être connu.
Bible, Matthieu 10:24-26 ; Trad. Augustin Crampon
Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je suis venu apporter, non la paix, mais le glaive. / Je suis venu mettre en lutte le fils avec son père, la fille avec sa mère, et la belle-fille avec sa belle-mère. / On aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
Bible, Nouveau Testament, Évangile selon Matthieu (10:34-36) ; Trad. Augustin Crampon.
A vous, il a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux ; mais à eux, cela n’a pas été donné. / Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance ; mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a. / C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu’en voyant, ils ne voient pas, et qu’en entendant, ils n’entendent ni ne comprennent. / Pour eux s’accomplit la prophétie d’Isaïe : " Vous entendrez de vos oreilles et vous ne comprendrez point ; vous verrez de vos yeux, et vous ne verrez point. / Car le cœur de ce peuple s’est appesanti ; ils ont endurci leurs oreilles et fermé leurs yeux : de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent et que je ne les guérisse." / Pour vous, heureux vos yeux parce qu’ils voient, et vos oreilles parce qu’elles entendent ! / Je vous le dis en vérité, beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu ; entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. / Vous donc, écoutez ce que signifie la parabole du semeur : " Quiconque entend la parole du royaume et ne la comprend pas, le Malin vient, et il enlève ce qui a été semé dans son cœur : c’est le chemin qui a reçu la semence. / Le terrain pierreux où elle est tombée, c’est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie : / mais il n’y a pas en lui de racines ; il est inconstant ; dès que survient la tribulation ou la persécution à cause de la parole, aussitôt il succombe. / Les épines qui ont reçu la semence, c’est celui qui entend la parole ; mais les sollicitudes de ce siècle et la séduction des richesses étouffent la parole, et elle ne porte point de fruit. / La bonne terre ensemencée, c’est celui qui entend la parole et la comprend ; il porte du fruit, et donne l’un cent, un autre soixante, un autre trente pour un."
Bible, Nouveau Testament, Évangile selon Matthieu (13:11-23) ; Trad. Augustin Crampon.
Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts.
Bible, Nouveau Testament, Évangile selon Matthieu (17:9) ; Trad. Augustin Crampon.
Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé. / Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef. / Celui qui parle de son chef cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y a point d’injustice en lui. / Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi ? Et nul de vous n’observe la loi. Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ?
Bible, Nouveau Testament, Évangile selon Jean (7:16-19) ; Trad. Louis Segond.
En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. / Or, l’esclave ne demeure pas toujours dans la maison ; le fils y demeure toujours. / Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. / Je sais que vous êtes la postérité d’Abraham ; mais vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole ne pénètre pas en vous. / Je dis ce que j’ai vu chez mon Père ; et vous, vous faites ce que vous avez entendu de la part de votre père.
Bible, Nouveau Testament, Évangile selon Jean (8:34-38) ; Trad. Louis Segond.
Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les oeuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi. / Mais vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. / Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. / Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. / Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. / Moi et le Père nous sommes un.
Bible, Nouveau Testament, Évangile selon Jean (10:25-30) ; Trad. Louis Segond.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. / Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. / C’est ici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. / Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. / Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. / Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père. / Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. / Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres.
Bible, Nouveau Testament, Évangile selon Jean (15:10-17) ; Trad. Louis Segond.
Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas.
Bible, Nouveau Testament, Évangile selon Jean (18:36) ; Trad. Louis Segond.
Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru !
Bible, Nouveau Testament, Évangile selon Jean (20:29) ; Trad. Louis Segond.
Avant tout, gardez-vous du levain des pharisiens, qui est l’hypocrisie. / Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. / C’est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu dans la lumière, et ce que vous aurez dit à l’oreille dans les chambres sera prêché sur les toits. / Je vous dis, à vous qui êtes mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus. / Je vous montrerai qui vous devez craindre. Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, c’est lui que vous devez craindre.
Bible, Nouveau Testament, Évangile selon Luc (12:1-5) ; Trad. Louis Segond.
Considérez comment croissent les lis : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. / Si Dieu revêt ainsi l’herbe qui est aujourd’hui dans les champs et qui demain sera jetée au four, à combien plus forte raison ne vous vêtira-t-il pas, gens de peu de foi ? / Et vous, ne cherchez pas ce que vous mangerez et ce que vous boirez, et ne soyez pas inquiets. / Car toutes ces choses, ce sont les païens du monde qui les recherchent. Votre Père sait que vous en avez besoin. / Cherchez plutôt le royaume de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. / Ne crains point, petit troupeau ; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume.
Bible, Nouveau Testament, Évangile selon Luc (12:27-32) ; Trad. Louis Segond.
Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas agi selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups. / Mais celui qui, ne l’ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié. / Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu’ai-je à désirer, s’il est déjà allumé ? / Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu’il soit accompli ! / Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, vous dis-je, mais la division. / Car désormais cinq dans une maison seront divisés, trois contre deux, et deux contre trois ; / le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère.
Bible, Nouveau Testament, Évangile selon Luc (12:47-53) ; Trad. Louis Segond.
J’ai préparé pour mes saints serviteurs ce qu’œil n’a pas vu, ni oreille entendu, et qui n’est pas survenu à un cœur d’homme.
Logion ? d'origine hébraïque, paraphrasé par Paul (Première épître aux Corinthiens) et reprise ensuite comme ḥadīth. 𝕍 "Ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme" (Henry Donneaud, 2020)