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Carl Gustav Jung

Données générales

PériodeLieu
GénéralXIX XXSuisse
Naissance26 juillet 1875, 19h30 Kesswil, Suisse
Décès6 juin 1961 (84 ans)Küsnacht, Suisse
Cause
Inhumation
Attaque cardiaqueCimetière de Küsnacht

DomaineCourantOrdre
Psychologie
Psychiatrie
Mysticisme
Psychothérapie
Psychologie analytique

RelationsNom
Entourage
ÉpouseEmma Jung
AmiMarie-Louise von Franz
Sigmund Freud
Wolfgang Ernst Pauli
Richard Wilhelm
CorrespondanceAlbert Einstein
Heinrich Zimmer
Hermann Hesse
Mircea Eliade
Influence
MentorEugène Bleuler (rupture en 1907)
Sigmund Freud (rupture en 1913)
ParGérard Dorn
Emanuel Swedenborg
George Ripley
Herbert Silberer
James Frazer
ContinuateurMarie-Louise von Franz
ÉlèveMarie-Louise von Franz
SurAlchimie occidentale
Edgar Cayce
Gilbert Durand

Repères biographiques

► Jung aura rendu compte de son parcours personnel dans son autobiographie, Ma vie. Sa famille vit à la campagne, le père de Jung était pasteur et sa mère s’intéressait au spiritisme. Il animera plusieurs séances dans sa jeunesse et en fait le sujet de sa thèse de médecine psychiatrique. Son grand-père paternel qui était médecin affirmait être le fils illégitime de Goethe. Jung s’est forgé une vaste culture personnelle dans sa jeunesse en lisant des ouvrages de sciences humaines (philosophie et théologie, mythologie et littérature). Asocial et bagarreur, il avait plusieurs peurs irrationnelles. Il gardera toute sa vie une attitude favorable à l’occultisme et à la spiritualité ce qui teintera son œuvre, notamment au travers de l’étude de l’alchimie, du gnosticisme et du symbolisme en général, étude qui passionnait également son épouse.

► Il suit des études de médecine à Bâle, puis pratique la psychiatrie au Burghölzi (Hôpital universitaire psychiatrique de Zurich). Il rencontre Freud en 1907, qui deviendra son ami et mentor, mais ses convictions personnelles finirent par l’opposer à lui jusqu’à une rupture en 1913. Le point de scission fondamental étant sur l’interprétation de la nature et des mécaniques de la libido.

◆ Pour Jung, la démarche psychanalytique est comparable à l’initiatique et le phénomène de transfert est comparable à celui de la transmutation alchimique. Ses travaux ouvrent ainsi la psychanalyse à l’hermétisme : par exemple sa théorie des symboles hérite en effet plus de l’ésotérisme que du structuralisme. De l’alchimie, il tire des concepts opératoires pour la psychologie. Ils recoupent également des axes de recherche en science religieuse. Il est l’instigateur de la théorie des types psychologiques de la notion d’inconscient collectif et de la méthode de psychologie analytique (ou psychologie prospective) qui utilise les termes aujourd’hui connus d’anima, animus, individuation, d’archétype, de synchronicité et de persona.

↳ Pour Jung, les symboles sont un langage universel et performatif. Ils s’organisent dans les mythes qui sont la formulation narrative d’un ensemble de signes issus d’archétypes, représentations qui résident dans un plan plus profond, archaïque et universel que l’inconscient personnel : l’inconscient collectif. Cet inconscient collectif manifeste son existence au travers des rêves, qui véhiculent des fragments mythiques qui peuvent être inconnus du rêveur. Le mythe, porteur d’un mystère que l’Homme sait instinctivement être son destin, procède d’une dynamique d’éclosion et préside à une dialectique du moi et de l’inconscient. Son objet est l’individuation, qui consiste à métamorphoser en liberté les oppositions, à mener à l’unité du soi, archétype dont le corrélatif est celui de Dieu. L’individu peut ainsi réaliser son inconscient dans un mythe vivant, en opérant une réconciliation entre son dehors et son dedans.

↳ Ainsi, les religions ont pu fonctionner en utilisant et organisant les symboles de la poésie de la nature, faisant écho au patrimoine commun de l’humanité de façon consciente et permettant de vivre ces mythes afin d’en réactiver le contenu de façon méthodique par l’entremise de la triangulation violence-éros-sacré. L’archétype fondamental est l’androgyne, c’est-à-dire la hiérogamie du couple anima-animus, et sa fécondité s’exprime par la figure du puer Aeternus (ou jeune fille exposée au dragon), puis du héros dynamique et libérateur de la force et enfin du sage pèlerin qui sont ses corollaires.

■ Nombreux furent ses collaborateurs, souvent amis, qui l’aidèrent de près ou de loin à finaliser ses œuvres et à continuer à développer sa pensée tel Barbara Hannah, continuatrice aux États-Unis, Carl Meier, Jolande Jacobi, Wolfgang Pauli, Richard Wilhelm, Erich Neumann ou Aniéla Jaffé sa secrétaire. Il est notable que ses travaux furent précédés par ceux du viennois Herbert Silberer, notamment avec son Probleme der Mystik und ihrer Symbolik (1914), 𝕍 Herbert Silberer et Carl Gustav Jung in Recherches germaniques (HS°9, pp. 79-96), Christine Maillard, 2014. Lien vers l’œuvre sur OpenEditions. L’influence de Jung est considérable, tant sur les universitaires (𝕍 Cercle Eranos et l’Archive for Research in Archetypal Symbolism) que sur le grand public, qui encore de nos jours se réfèrent à sa pensée psychanalytique dans le cadre de la psychanalyse ou de la spiritualité. L’ésotérologie lui est également redevable au sens où, par le biais de ses archétypes, il a proposé un cadre anthropologique dépassant l’ésotérisme et permettant ainsi de le situer dans un contexte ; opération qui s’était juste là révélée peu fructueuse tant les formes qu’il emprunte sont transversales à l’échelle humaine.

■ Il était lieutenant dans l’armée Suisse, grade obtenu durant son service militaire. Il a également servi en tant qu’agent secret pour les alliés durant la seconde guerre mondiale sous le nom de code : "488".

𝕍 Jung et la mystique, Steve Melanson, 2005. Lien vers l’œuvre

Œuvres choisies

  • Le livre rouge, 1913 1930.
  • Commentaire sur le mystère de la fleur d’or, 1929.
  • Dialectique du moi et de l’inconscient, 1933.
  • Psychologie et alchimie, 1944.
  • L’homme à la découverte de son âme, 1963.
  • L’Homme et ses symboles, 1964.
  • Essais sur la symbolique de l’esprit, 1948.
  • Introduction à l’essence de la mythologie, 1968.
  • Mysterium conjunctionis, 1955.

Citations

Nous nous rencontrons maintes et maintes fois sous mille déguisements sur les chemins de la vie.
L’âme et la vie
Ce qu’on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l’extérieur comme un destin.
Aïon
Dieu est le symbole des symboles !
L’homme et ses symboles
De même que l’initié, grâce au secret de sa société, s’interdit le détour dans une collectivité moins différenciée, de même l’individu isolé à besoin, pour cheminer en solitaire, d’un secret que, pour quelque motif que ce soit, il ne doit ni ne peut livrer. Un tel secret l’oblige à s’isoler dans son propre secret individuel… seul un secret qu’on ne peut trahir, c’est-à-dire un secret qui nous inspire la crainte ou que l’on ne saurait formuler en paroles descriptives […] peut empêcher la rétrogradation au collectif.
Ma vie
Il ne s’agit pas d’atteindre la perfection, mais la totalité.
attr. PSI ? reformulée
Apprenez vos théories aussi bien que vous le pouvez, puis mettez-les de côté quand vous entrez en contact avec le vivant miracle de l’âme humaine.
attr. PSI
Sans émotions, il est impossible de transformer les ténèbres en lumière et l’apathie en mouvement.
attr. PSI