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Michel de Nostredame
Nostradamus

Données générales

PériodeLieu
GénéralXVIFrance
Naissance14 Décembre 1503 Saint-Remy-de-provence, France
Décès2 Juillet 1566 (62 ans)Salon-de-Provence, France
Cause
Inhumation
Oedème cardio-pulmonaireÉglise des Cordeliers (Salon-de-Provence, profanation puis dispersion des ossements)

DomaineCourantOrdre
Astrologie
Divination
Médecine
Herboristerie
Catholicisme

RelationsNom
Entourage
FilsCésar de Nostredame
AmiJules Scaliger
Influence
Par? Agrippa de Nettesheim
Jean de Roquetaillade
? Johannes Reuchlin
Raymond Lulle
SurFolklore occidental
Jean-Aimé de Chavigny
Victor Hugo
Victorien Sardou

Repères biographiques

► Issu d’une famille de commerçants juifs de la communauté des Juifs du Pape, elle se convertit au catholicisme et pris le nom "De Nostredame". Son père était notaire et suivant la tradition familiale, il étudie la médecine à Montpellier à partir de 1529 (son grand-père était le médecin de René d’Anjou). Il quitte une première fois ses études durant quatre ans pour combattre une épidémie de peste dans le sud-ouest de la France à l’aide de pharmacopées. Il obtient par la suite son diplôme de médecine à Montpellier, non sans avoir encouru quelques problèmes administratifs : la profession d’apothicaire était mal vue à l’époque. Il est ensuite médecin itinérant, probablement dans la lignée des savants gyrovagues à la recherche d’un protecteur.

► On l’atteste à Agen en 1533 où il se lie avec Scaliger. Il se maria et eut deux enfants mais sa famille mourut peu de temps après. Quelque peu aventurier, il se mit à voyager dans différentes régions de France et en Italie afin d’oublier sa peine, fréquentant les érudits de son époque et procurant des soins. Une épidémie de peste se déclara à Lyon en 1545 et il employa un remède végétal de son invention pour la contrecarrer. Mais des jalousies le poussèrent à vivre retiré. De 1547 à 1549, il voyage en Italie et en 1549 il rencontre à Milan un alchimiste qui l’initie aux confitures végétales, préoccupations guère éloignées des grandes questions pharmaceutiques de l’époque relatives à la conservation des êtres et des choses. Il se maria par suite avec une riche jeune femme et ils se fixèrent à Salon-de-Provence vers 1550.

Rompu à la pratique des almanach où déjà, il annotait mensuellement des présages sous la forme de quatrains décasyllabiques (exercice qui existait déjà son époque), c’est à partir de 1550, qu’il commence à rédiger ses fameuses Centuries qui reçurent à leur impression en 1555, un accueil tantôt enthousiaste, tantôt incrédule du public. Les prédictions hermétiques contenues dans l’ouvrage sont volontairement obscurcies par l’auteur et d’un style littéraire évocateur et inquiétant. Nostradamus joue avec la langue dans un naturel instinct accompagné d’une fureur poétique et mêle à sa méthode divinatoire, prophétisme, configurations astrales et pratiques théurgiques. Pour Nostradamus, l’astrologie offre le cadre, mais il faut obtenir les lumières de la révélation, être dans la lumière prophétique pour interpréter les signes. Ces prédictions s’étendent jusqu’en 3797.

► L’époque aidant, l’ouvrage eu un nombre faramineux d’éditions (plus de cent cinquante) et il reçut deniers et honneurs de Catherine de Médicis et de Charles IX qui en fit son conseiller et médecin. À partir de cette époque et jusqu’à sa mort il écrira pronostications et autres almanachs, outil indispensable tant au fermier qu’au médecin de l’époque pour qui élaborer un remède supposait de faire entrer en harmonie le corps du patient, le remède administré et les configurations célestes. Bien qu’il eut peur de l’inquisition, il ne fut jamais inquiété dans la mesure où l’astrologie était moins préoccupante pour elle que la magie.

◆ Nostradamus est probablement l’astrologue le plus célèbre de l’histoire, ses Centuries font l’objet d’interprétations jusqu’à aujourd’hui. Sa prophétie la plus célèbre et qui déjà à son époque, lui aura apporté la notoriété, reste celle de la mort d’Henri II durant un tournoi (I,36). Les contemporains ont en effet déjà voulu voir dans l’un de ses quatrains (différent de celui retenu par la suite, i.e. III,55), une annonce de cette mort. Certains auteurs rapportent que suite à cette prédiction réussie, il évoqua l’ange Anaël par le miroir, pour le compte de la souveraine et qu’il lui révéla la mort prochaine de ses fils (𝕍 Catherine de Médicis : ses astrologues et ses magiciens-envoûteurs, Eugène Defrance, 1911, IV Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur Internet Archive). Le folklore raconte qu’il n’est pas mort mais s’est fait enfermé dans un caveau et continue d’écrire ses prophéties à la lueur d’une lumière perpétuelle. On a voulu voir chez Nostradamus, des influences kabbalistiques, comparant ses Centuries au De Verbo magnifico de Reuchlin ou à la Philosophie occulte d’Agrippa.

Grillot de Givry in Anthologie de l’ésotérisme écrit : Michel de Nostredame, en latin Nostradamus, fut le plus célèbre astrologue du XVI° siècle. Il descendait d’une famille juive de Provence nouvellement convertie. Après avoir étudié la médecine à Montpellier, il vécut dans la retraite à Salon en Provence, où, dans la solitude, il composa ses Centuries, recueils de cent quatrains prophétiques, en vers, qui obtinrent un succès considérable. L’auteur y parle une langue bizarre, où des locutions italiennes, espagnoles et provençales se mêlent au français ; il y construit ses phrases synthétiquement comme en latin, et non analytiquement comme dans nos langues modernes. Des commentateurs ont cherché à en dissiper l’obscurité : Chavigny, en 1596 ; Guynaud, en 1693 ; le curé de Louvicamp, en 1710 ; Théodore Bouys, en 1806 ; Eugène Bareste, en 1840, et enfin l’abbé Torné, curé de Saint-Denys-du-Pin, y a découvert de nombreux événements du XIX° siècle. Les prophéties de Nostradamus ont rencontré, surtout au XVIII° siècle, beaucoup de détracteurs, de sceptiques et de railleurs. Pourtant nous croyons que la science, lorsqu’elle aura mieux pénétré le mystère des fonctions psychiques reconnaîtra que l’esprit prophétique peut ne pas être une chimère. Il est bien certain que ce que nous appelons le temps, avec les trois divisions en passé, présent et futur, n’a pas plus d’existence propre que la matière, reconnue par la physique moderne pour n’être qu’une hyperconcentration de mouvement vibratoire. On peut concevoir une modalité d’existence où il n’y ait ni passé ni futur, mais où toutes choses sont sur un même plan chronologique. Dans ces conditions, un esprit légèrement détaché de la chair, comme il l’est dans le sommeil, par exemple, ou dans l’hypnose, peut fort bien s’exercer à saisir les traces, flottant dans l’invisible, d’événements qui ne s’accompliront que dans un temps fort lointain, mais s’accompliront certainement. Ces sortes de visions ne peuvent être claires et précises ; elles sont vagues et forcément mélangées d’erreurs, ce qui est le cas pour les prophéties de Nostradamus. Ceci posé, il faut reconnaître que certains des quatrains sont d’une précision troublante.

Œuvres choisies

  • Interprétation des hiéroglyphes de Horapollo, 1543 1547.
  • Prophéties, 1555. Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • Traité des fardements et confitures, 1555. Lien vers le catalogue Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • Testament ou Troisième Épître, 1566.

Citations

Car prophète, proprement mon fils, est celui qui voit choses lointaines de la connaissance naturelle de toute créature.
attr. passim
L’entendement crée intellectuellement ne peut voir occultement.
attr. passim