🔍
×

Accueil
Personnalités
Médias
Lieux
Symboles
Astral
Nature
Lexique
Mémentos
Artistiques
Intellectuelles
Sites
Mouseîons
Sommaires
Bibliographie
Index
Épopée
Gildi
Contact
Dons
Notice
Bouton_Accueil

Arnaud de Villeneuve
Le Catalan

Données générales

PériodeLieu
GénéralXIII XIVFrance
Naissance 1238Villanueva de Jiloca, Espagne
Décès1313 ( 75 ans)Gênes, Italie
Cause
Inhumation
Noyade

DomaineCourantOrdre
Alchimie
Astrologie
Théologie
Médecine

RelationsNom
Entourage
Rencontre Albert le Grand
Pietro d’Abano
Raymond Lulle
Roger Bacon
Thomas d’Aquin
Influence
ParAl-Kindi
Galien
Joachim de Flore
Roger Bacon
Élève? Raymond Lulle
SurAlchimie occidentale
Jean de Roquetaillade

Repères biographiques

► Élevé en Espagne par des dominicains, il étudie d’abord la médecine à Montpellier puis la philosophie à Paris. Il parcourt ensuite l’Europe de l’ouest : France, Italie et Espagne exerçant la médecine et la diplomatie pour divers dirigeants, notamment Jacques II d’Aragon. On raconte qu’il opère une transmutation alchimique à Rome en 1286. Très populaire à son époque, maîtrisant à la perfection la médecine scolastique, on lui imputait des guérisons miraculeuses et l’on venait de toute l’Europe afin d’écouter ses cours sur la médecine qu’il donnait à Montpellier et où Lulle viendra ? l’écouter. Il est même maître-régent de l’école de médecine, entre 1291 et 1299.

► Fin 1299 il se rend à Paris en qualité d’ambassadeur pour son employeur mais son traité prophétique Du temps de la venue de l’Antéchrist (il prévoie la venue de l’antéchrist pour 1355 et la fin du monde en 1464), un discours hardi et provocateur mettant en doute l’infaillibilité papale et sa réputation de magicien, provoquent le mécontentement des théologiens parisiens de la Sorbonne qui feront brûler ses œuvres philosophiques. Il ira plaider sa cause auprès de Boniface VII, il sera d’abord enfermé mais deviendra ensuite le médecin du Pape qu’il sauvera de la "maladie de la pierre" (lithiase urinaire) en lui prescrivant un régime de santé et le port à la ceinture d’un talisman du Lion, fabriqué à l’aide de la magie naturelle.

↪ Il continua d’être le médecin de rois et de papes, notablement Pierre III d’Aragon et Clément V. Ce dernier le sauvera du bûcher lorsqu’il sera accusé d’hérésie, Arnaud voulait en effet réformer l’Église. Il meurt lors du naufrage du navire qui l’emmenait au chevet de son protecteur.

◆ On fait d’Arnaud, un précurseur en matière de distillation d’alcools (il découvre l’essence de térébenthine et comme Hildegarde, use de vins aromatisés en guise de fortifiants) et dans la découverte des acides. Il aura également traduit nombre de traités arabes tels ceux d’Avicenne et Galien de qui il s’estime le continuateur. Il peut être considéré comme le premier médecin humaniste. Il administrait des médicaments par voie cutanée et utilisait des narcotiques contre la douleur, c’est un précurseur de l’hydrothérapie et il inventa le massage de la vessie.

↳ Sa pratique médicale inspirée par l’alchimie et l’astrologie, la philosophie et la kabbale, annonce le paracelsisme. Il se réfère à l’humorisme et estime que chaque être vient au monde avec un tempérament spécifique dont il faut assurer le bon fonctionnement par une hygiène et un régime spécifique. Il tient également en compte le spiritus animalis : ce cinquième facteur qui trouvait siège dans le cœur et analogue aux rayons solaires, provoque les phénomènes vitaux et assure le rôle de médiateur entre l’âme et le corps en même temps qu’il est le producteur des images mentales. Il peut être altéré par des facteurs externes ou des passions intérieures. Pour établir convenablement un pronostic {tractarus visionum} sur un patient, il faut interpréter ses rêves et établir son thème astral, de plus, les phases de la lune influent sur l’efficacité et les indications des remèdes.

◆ Son œuvre alchimique semble néanmoins partiellement ou totalement apocryphe et prend sa source dans les travaux du médecin catalan et les ouvrages de Joachim de Flore. Dans ces textes, il sera un des premiers avec Bacon à faire un rapprochement entre la vie du Christ et la chrysopée. Il ne faut en outre, pas surestimer l’apport de l’astrologie dans sa pratique médicale qui conformément à la médecine scolastique des plus orthodoxes, tient une place limitée et circonscrite. Il en va de même pour sa talismanie (dont il est l’introducteur dans la médecine avec Pietro d’Abano) qui écarte tout procédé magique et se pratique seulement par le biais des lois dites naturelles, sans incantations ou rituélie. Le folklore assure qu’il pu fabriquer un homoncule dans une citrouille.

■ Arnaud de Villeneuve à laissé derrière lui une importante bibliographie d’une soixantaine de traités tant médicaux, où il se propose de soigner maladies et envoûtements, que de théologique ou encore d’alchimie, de mancies et de magie. Certains sont confus, car tous ces sujets sont entremêlés. Cependant, la paternité de beaucoup reste incertaine et du point de vu historique, il faut ainsi tâcher de déceler ce qui pourrait relever de la pseudo-épigraphie.

𝕍 La vie et les œuvres de maître Arnaud de Villeneuve, Marc Haven, 1896. Lien vers l’œuvre sur Internet Archive

𝕍 La tradition alchimique latine in Médiévales 52, Antoine Calvet, 2007.

Œuvres choisies

  • attr. Liber de vinis {Livre des vins}, 1309 1311.
  • attr. Le rosaire des philosophes {Rosarium philosophorum}, Information inconnue. (Comprenant Nouvelle lumière {Novum lumen})
  • attr. Flos florum (Le sentier des sentiers {Semita semitae Speculum alchimiae}), Information inconnue.
  • attr. De Sublimatione Mercurii, Information inconnue.
  • attr. Testamentum novum, Information inconnue.
  • De Fine mundi, Information inconnue.
  • attr. Epistola Arnoldi de Villanova super alkimia, ad regem Neapolitanum, Information inconnue. [Lettre au Roi de Naples]

Citations

La terminologie est indispensable à la science, mais on obtient jamais une guérison par les vertus d’une simple formule.
Celui qui s’instruit dans sa profession non pour l’amour de la science, mais par esprit de lucre, devient un avorteur.
Toute la médecine provient du Bien suprême : le Seigneur du Ciel créa la médecine, et l’homme prudent ne la dédaignera pas.
L’opérateur humain peut découvrir de grandes choses en mettant à profit l’influence des étoiles.
Prescivez toujours quelque chose quand vous êtes en présence du malade, de crainte de paraître un incapable sans l’aide de vos livres.
Le meilleur traitement est celui qui procure le résultat escompté par les moyens les plus simples.