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Le Magistère
Ou manuel d’Horticustodiesie : carnet de notes de hiérognose fermentative stellogénérative à l’adresse des êtres disposant de la maturité ésotérique

PARTIE I.
Du moyen de forger le petit magistère
Ou comment marquer la bête du sceau vertueux du seigneur afin que sa duplicité lui soit ôtée et qu’il se translate mécaniquement sans perdre sa propre vertu extatique ; c’est à dire : dominer sa puissance tellurique en construisant l’église de sa rédemption et le mener par le Christ sans nier les choix qu’il fit et ainsi terminer la création, avec sapience, rendant pur et debout ce qui fut entaché et mis à terre
Aussi désigné par : l’estampage d’ᚐᚓᚔᚓᚏ par le πρωτογόνος : la puissance de la chaire translatée dans l’esprit !

L’amour est l’óðr suprême qui seul conduit le mana du roi sauveur selon le ṛta.

Voici le jeu, les dés sont jetés : le magistère est en désordre sur le tapis. Pourras-tu trouver les pièces et reconstruire le puzzle avant que l’horloger ne signale la fin de la partie ? Suis ce conseil : prends le au sérieux et tu échoueras, fais le avec humour et tu gagneras !
Cette synecdoque magique et séductrice aux multiples visages hallucinés est la voie pétrissante de mon tribunal ! Si tu le vois, il te pétrit, si tu le mange, il te nourrit : transmutateur impérieux !

Par cette gnose transcendante, toute vie et toute sagesse est à toi

Garde forme humaine en périssant, soit reconnu par les gardiens car tu es la terre fertile percée d’étoiles. Tu dois connaître les trois nœuds mystérieux qui ne peuvent être raisonnés et qui ne peuvent être traversés et donc enflammés que par l’initiation.
Ce sont les nœuds reliant de gorge le Père au Fils, du plexus le Fils au Saint-Esprit et du périnée le Saint-Esprit au Père. Ce sont les mystères de la harpe, du corbeau et du pont, croisés, sans dessus-dessous !

Par ces habiles moyens, toute gloire et toute puissance est à toi

Avec cet ouvrage, ton pouvoir tu ne le voleras point dans la force vitale d’autrui : la sueur soumise, les yeux admiratifs, les consciences illusoires. Vampire retourné tu l’obtiendras dans le commerce avec la nature, la solitude fraternelle, le véritable lien imaginatif.
Dieu est le symbole des symboles, le seul apte à faire apprendre leur permutation : pour l’œuvre législatrice, architecturale, martiale et naturelle. Fertilité !

Nourrit de fruits, d’eau, d’air et de lumière, construis la roue et recompose là en monde avec le beau :
Tords tes référents, tes certitudes et tes connaissances : dégage-toi de tes esprits, rêve, ose, sois libre, vis dans le danger de l’incontrôle et recherche l’aventure ; fais taire le monde et écoute toi !
Avance sans douter et agis avant de confirmer : cherche la vérité valide dans le plus de mondes possibles et avance ! Ne perds pas ton temps : tu ne vois pas tout : agis avec excès en toi même dans la vérité !
L’autocausalité de tes vertus permet de transformer la terre en soleil, car tu ne cherches aucune récompense, aucune garantie : tu es la propre source de tes honneurs, c’est pour cela que tu as des galons.
Acharné et vindicatif, redoublant de puissance lors des épreuves : c’est lorsque la pente devient raide que se déploie sa véritable force, quand les obstacles sont insurmontables qu’il trouve sa source cachée !
Que peut alors faire le diable ? Rien ! Ange marchant, ton âme est exorcisée, purifiée et bénie ! Sacrée !

Quærite autem primum regnum et iustitiam eius et omnia hæc adicientur vobis

L’amour ! : vers toi, à Dieu et pour ton âme sœur, est le couronnement du Fils et du Père vers le Saint-esprit : ainsi exalté et divinisé, ainsi glorifiant et en adoration, la liberté et la vérité en toi déposent leur couronne au pied de la mystérieuse force vitale ! Ici bas traînée à terre, prostituée et par toi rectifiée et vénérée dans sa magnificente dignité : compagne de ton Christ, voilà ta divine épouse, ce mariage est voulu par le Père et sanctifié par l’unique force de toute vraie efficacité rectificatoire : l’amour !

Au nom de la Justice et de la Miséricorde Divine… Le véritable nom des trois vertus théologales est à toi maintenant ! Voici dès à présent ses combinaisons pour en magnifier l’essence dans ses admirables adaptations. Deus Vult !

Que la vie prenne en toi, que le feu s’allume !

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I. Μεταφυσική

A. Présentation de l’œuvre
Son but, sa composition et sa raison

1. Qu’est-ce que le magistère ?

1.1.1. Le magistère est Dieu (Loué soit son ultime perfection) : son éternelle essence & son œuvre en parachèvement. L’opération par laquelle il fait exister la création.

1.1.2. Il l’a fait car il l’a accomplie, elle se fait car tu l’accomplis maintenant, elle se fera car elle s’accomplira dans le futur, tout cela en même temps : dans les anneaux du magistère qui sont le temps hermétique de la nature.

1.1.3. Elle s’accomplit dans l’univers car elle réside en haut, dans le monde car elle joue au milieu, dans l’abîme car elle travaille en bas, tout cela en un lieu : dans les logis du magistère qui sont l’espace théosophique de la nature.

1.2. Le magistère est ainsi l’application pratique de l’horticustodiesie noble et entière.

2. Quel est le but du magistère, comment agit-il dans l’Homme ?

2.1.1. Sont but est la perfection au delà de toutes les oppositions.

2.1.2. C’est à dire l’état final de cette perfection dans l’éternité et sa progression infinie dans la temporalité. Et aussi : la résidence éternelle de cette perfection dans l’unique endroit de la transcendance comme sa propagation en tout points dans l’immanence aux lieux infinis.

2.1.3. Dans l’Homme, terme potentiel du magistère, c’est à dire en pratique pour l’œuvrant, il agit comme le psychopompe synthétique, faisant traverser, Invisible, comme le foudre et par trois manières successives les anneaux de Cronos : après la chute, des Forges d’Héphaïstos, aux Jardins de Dionysos jusqu’au Temple d’Apollon afin d’arriver à la Chambre d’Athéna où, aux plus hautes marches, résident les vrais serviteurs du Christ : sages, chastes et puissants, jetant lyres, élixirs et pierres aux pieds de Dieu, roi couronné.
De là ensuite seulement et par leur propre soumission élévatoire : ils entrent à la table ronde du tribunal et sont agissants : en tout points de la nature par l’entremise du magistère, sous la vraie couronne de Dieu (Louée soit son omnipotence) qui est la quintessence occulte. C’est pour cette raison que le magistère est en première analyse, l’œuvre de la lumière, une œuvre de roi : parfaite, elle n’échoue pas et, parfaitement consubstantiel à la volonté et au pouvoir de Dieu, gouverne et assiste ceux qui ne sont pas encore couronnés.

2.2. En vertu de ce qui a été dit, tu vois que Dieu (Loué soit son ultime sagesse) a besoin que l’Homme accomplisse le magistère par sa propre volonté (magistère qui pourtant est déjà accompli et qui seul s’accomplira). De la même manière que Dieu (Loué soit son ultime puissance) t’as noblement nommé et que tu doive pourtant toi-même pratiquer la forge de ton nom pour le fabriquer alors que Dieu (Loué soit sa son ultime savoir) connaît déjà ton œuvre, même si elle est encore silencieuse.
C’est cela seul qui est entier et infini, cela seul qui peut-être travaillé et offrir un résultat. Tout autre labeur différent de celui décrit est illusion et fioritures car ne possédant aucun réceptacle fixe dans la nature ; ou, ne considérant pas tous les réceptacles, il demeure incomplet et donc inopérant.

3. De quoi se compose le magistère, pourquoi et comment ces éléments sont organisés ?

3.1.1. D’un roi qui mandaté par Dieu (Loué soit sa sagesse), ne fait qu’un avec une reine et qui, ensemble, sont scellés par trois princes puis, douze ducs, sept marquis et quatre comtes : ces 26 maîtres sont les protagonistes du magistère. Le roi et la reine les synthétisent tous et se partagent cette cour selon leurs affinités : c’est pour cela qu’il en sont les maîtres.

3.1.2. Les barons servent les ducs, les chevaliers, les marquis et les écuyers, les comtes : c’est la multitude de serviteurs tout comme les 26 maîtres sont les serviteurs du roi et le roi ainsi que ses serviteurs, les serviteurs de Dieu (Loué soit sa puissance) qui les synthétise tous.

3.1.3. Dans l’univers ils sont tous organisés selon un ordre immuable, ils sont reflétés et mouvants dans l’abîme et enfin désorganisés dans le monde lorsque l’Homme n’y a pas accomplit le magistère et qu’il est ainsi perdu entre ordre et reflet.
Pratiquer le magistère, c’est ainsi être simultanément et comme l’univers et comme l’abîme et alors organiser les maîtres entre immuabilité et mouvement.

3.2.1. Dieu (Loué soit sa puissance), point originel se confondant avec son propre être, puis sa propre volonté, puis sa propre intention et puis ses propres émotions, puis sa propre imagination, puis ses propres perceptions, est idéalement teint à tout niveaux de son œuvre, elle qui symbolise sa conscience elle-même, mise en rapport avec ses sensations. En voici les suites causales.

3.2.2. Tout d’abord, il imagine que sa volonté, sa fonctionnalité et sa transcendance ont un reflet symbolique dans un œuf originel, contenant en lui la furieuse gestation d’un accouchement inconnu. Ensuite, son intention est que son désir, sa substance et son immanence soient également reflétés dans les champs de pureté, symbolisant ici l’objet ou l’accomplissement des infinités possibles de sa volonté.
Bien que les champs soient le lieu de résidence de l’œuf, aucun anneau ne les sépare encore ; et l’activité et la passivité ne sont délimités que conceptuellement dans ces logis jumeaux, premiers nés du clignotement de la conscience de Dieu et des caresses de ses sensations.

3.2.3. L’œuf originel grâce à son intense activité du fait de sa tension intérieure, éclot, et fait émerger un couple, manifestation de cette tension : le roi qui en est issu est l’anneau éternel, délimitant ainsi la frontière entre l’activité fonctionnelle du couple et la substance passive des champs de pureté, cela, afin qu’une action des premiers sur les seconds soit possible. La reine qui est sa sœur, anime les champs de pureté en poursuivant cette bouillante activité qui avait lieu dans l’œuf, dans le seul espace désormais possible. Aussi, le roi incarne ainsi la fonctionnalité et la reine la substantialité, bien que tout deux agissant fonctionnellement mais à leur manière sur la substance que sont les champs de pureté. Ces derniers deviennent alors sous l’action du couple, le tribunal qui est donc un champ de pureté délimité et bouillonnant.

3.2.4. À partir de cette éclosion et depuis le tribunal, Dieu est réfléchit circulairement et verticalement dans la création et cela toujours en correspondance analogique avec sa volonté première. Le chemin que prend cette réflexion est le tracé du magistère. Il est réfléchit dans sa fonctionnalité dans chacun des quatre logis de l’œuvre, lieux d’habitation de la cour, et dans sa substantialité par chaque membre de ladite cour, s’émanant de principes purs jusqu’à des principes composés. Les logis bien que délimités verticalement et fonctionnellement par les anneaux, rayonnent leur perfection essentielle et, sont ainsi horizontalement et substantiellement infinis, cela afin que la multiplicité infinie puisse manifester sa perfection agissante.

4. Pourquoi doit-on accomplir le magistère ainsi qu’il a déjà été dit ?

4.1. Qui n’obéit pas au roi, obéit aux maîtres et obéit ou finira par obéir aux serviteurs se vêtissant comme les maîtres. Qui ne respecte pas l’ordre s’avilit et se fragmente, se perd encore plus entre ordre et reflet, mettant alors l’abîme au dessus de l’univers de manière impudique et perdant le contact avec le tribunal. Il se retranche alors lui-même du magistère et en conséquence, périt misérablement puis régresse à un stade animal car dans l’incapacité de trouver une place adéquate dans le grand corps de la nature.

4.2. Le magistère permet d’accélérer l’œuvre substantielle de la création tout en atteignant la fixité fonctionnelle parfaite et ainsi parachever l’œuvre divine. La nature en effet se perfectionne sans cesse de par sa teinture et recèle donc et aussi une perfection inhérente et parfaite. La perfection de l’un est le perfectionnement continuel et agissant, la perfection de l’autre est la perfection essentielle éternelle et harmonique, c’est par l’union de ces deux aspects que l’Homme s’harmonise avec le divin et bénéficie de la totalité de son influx.

4.3. Le magistère fait participer l’opérateur au mystère divin, mystère qui est donc à la fois son véridique et fatal destin et qui doit être sa libre et personnelle volonté, les deux se confondant vitalement en trois phases principales de conjonctions : transcendance de l’Homme par la nature, transcendance de la nature par la création et enfin transcendance de la création par le divin.

5. Quelle est la manifestation finale du magistère lorsqu’il s’est incarné dans l’Homme et qu’il doit le manifester à son tour dans la matière et ainsi rectifier toute corruption ?

5.1. Lors de la dernière phase du magistère, mystérieux arcane inconnu, la matière, projection inerte à l’extérieur, doit s’éveiller par l’entremise de la pure conscience interne qui l’irradie de sa lumière glorieuse, l’admirer et lui envoyer par rétroaction son adoration. La conscience avale alors cette adoration teintée du meilleur de la matière qui l’a produite, car l’adoration est née de la lumière et revient à la lumière et elle charrie avec elle tout ce qui est admirable.

5.2. La conscience mange alors cette offrande, la digère au sein du tribunal, sépare les éléments dignes des éléments indignes : ceux-là doivent revenir dans la matière, ceux-là doivent être un aimant pour ceux dans la matière, ces autres chantent la gloire du seigneur avec un corps et irradient la lumière et la chaleur qui envoie les âmes dans la matière inerte.

5.3. Et par cette action triple sur la matière, la création est rénovée par ce feu divin, remise à son état de départ : la droite, le destin linéaire, est tordu en cercle spiralé. C’est le secret de la vie qui anime toute chose et qui prend sa racine dans la mort de cette vie, le secret du progrès amoureux de l’enfant et de l’amant, le secret de la grande guérison incantatoire qui surpasse la petite guérison méditative car elle peut restaurer à l’extérieur ce qui a été si corrompu que les éléments en sont séparés ou détruits puisqu’elle peut créer les serments, les liens et les contrats.

5.4. Quelle limite a celui dont la conscience s’étend du plus petit au plus grand, dont les pieds touchent l’enfer et la tête le ciel ? Il est adoré par les démons et les éléments, par les morts et les anges et Dieu l’adore car il est entré dans sa place métaphysique en tant que maillon de la véritable chaîne initiatique aimantée : transcendante, égale à elle-même, sans fin et absolue. Il parachève le tout, sa face est admirable, sa face est un don : il prend le mal, le disloque et le restitue en bien à sa bonne place. C’est ainsi qu’il a été dit de toute éternité : c’est ta foi qui t’a sauvé !

B. Présentation de l’œuvrant
Et de ce qui lui permet de se nommer comme tel

1. Quelles dispositions faut-il pour pratiquer le magistère ?

1.1.1. Louer, craindre et aimer Dieu (Loué soit sa miséricorde) dans le même temps. Crois m’en, sans 🜕 comme base, rien ne te sera accordé sinon des yeux aveugles : retourne étudier hors du temple.

1.1.2. Une âme subtile et pure, donc propre à ressentir les réalités spirituelles et à se laisser pénétrer par les courants lumineux de ☿ envoyés par Dieu (Loué soit sa pureté). L’on peut ainsi générer à l’aide de ses yeux, de ses mains et de son souffle des myriades d’enfants tous plus beaux et désirables les uns que les autres. C’est par ses œuvres que l’on se connaît et que l’on se fait connaître.

1.1.3. Un esprit dense et riche donc propre à comprendre les vérités 🜍 et à pouvoir pénétrer la lumière lovée par Dieu (Loué soit sa beauté) dans les matières. L’on peut ainsi ressusciter les morts. Mais qui est en vie hormis le Très-Haut ? Et quel verbe, volatile ou fixé, est magique sans animation intérieure ? Quelle plus haute vertu que celle d’exercer le métier de guérisseur ?

1.2. La volonté, le désir et les capacités d’accomplir des synthèses autant dans leurs équivalences que dans leurs profondeurs. Crois m’en, sans ☆ comme opération, rien ne te sera accordé sinon une langue bavarde, tu accuseras les limites naturelles de ton ambition : seul l’amour peut alors te sauver.

1.3. Concrètement, être capable de rechercher sincèrement la vérité, de se respecter soi même et autrui et de porter assistance à son prochain dans le désintéressement. Et encore, de vouloir chercher de toutes ses forces à obtenir le plus de sapiences possible mais aussi de porter une attention particulière aux processus opératifs permettant d’obtenir, réellement, plus de vie, de sagesse et de puissance.

2. Par quels moyens peut-on obtenir le magistère ?

2.1.1. En 🜍 par la volonté, la vertu et la santé, tout cela dans le magistère : il ne peut y avoir l’un si l’autre ne le soutient pas, si l’un faiblit, l’autre faiblit de même et la création n’a jamais été.

2.1.2. En ☿ par l’intelligence, la foi et l’imagination, tout cela dans le magistère : il ne peut y avoir l’un si l’autre ne le soutient pas, si l’un faiblit, l’autre faiblit de même et la création s’écroule.

2.1.3. En 🜔 par l’astrologie, par la magie et par l’alchimie, tout cela dans le magistère : il ne peut y avoir l’un si l’autre ne le soutient pas, si l’un faiblit, l’autre faiblit de même et la création est infertile.

2.2.1. En ☿ la volonté, l’intelligence et l’astrologie ne font aussi qu’un : donnent l’omniscience. Si l’un existe, les deux autres existent nécessairement : vouloir les séparer est folie et impuissance.

2.2.2. En 🜍 la vertu, la foi et la magie ne font aussi qu’un : donnent l’omnipotence. Si l’un existe, les deux autres existent nécessairement : vouloir les séparer est folie et impuissance.

2.2.3. En 🜔 la santé, l’imagination et l’alchimie ne font aussi qu’un : donnent l’omniprésence. Si l’un existe, les deux autres existent nécessairement : vouloir les séparer est folie et impuissance.

2.3. Ces neuf moyens et ces trois sorts n’en font qu’un : dans le magistère qui est ici ☆.

3. Pourquoi ceux qui le pratiquent sont-ils appelés philosophes, artistes ou encore chimistes et quels sont leurs outils ?

3.1. Ils sont ainsi nommés car ils utilisent autant leur corps, que leur âme et que leur esprit afin d’atteindre la vie, la liberté et la vérité. Ils sont charmés par les muses de l’amour et de la sagesse, de l’harmonie, de la gloire et de la puissance. Les trois princes, qui sont pouvoir, vertu et conscience, agissent équitablement en eux : immobilisme descendant, mouvement ascendant et harmonie stabilisante.

3.1.2. Philosophes, prêtres ou artisans, car ils possèdent le contrat ou talisman sur lequel sont inscrites les lois universelles et la sphère de cristal, tiare dans laquelle se reflète pareillement toute la cour de manière ordonnée. Ils possèdent alors le 🜍 des sages.

3.1.3. Artistes, magiciens ou commerçants car ils possèdent la lyre dont les cordes ailées sont harmonie transcendante reliant tout les logis et les clefs ignées couronnées brûlant toutes trois de chacun des anneaux. Ils possèdent alors le 🜔 des saints.

3.1.4. Chimistes, chevaliers ou fermiers, car ils possèdent les ceintures portées croisées l’une sur l’autre et faites l’une de feu et l’autre d’eau ainsi que le crucifix du sauveur au centre duquel fleurit une rose. Ils possèdent alors le ☿ des héros.

3.2.1. Sages encore car on ne comprend le magistère qu’en soupesant, en comparant, en creusant et en divisant : l’on relativise les objets et demeure disciple à jamais.

3.2.2. Saints encore car on ne ressent le magistère qu’en allégeant, en reliant, en exaltant, et en unissant : l’on absolutise les objets et demeure maître à jamais.

3.2.3. Héros encore car on ne constate le magistère qu’en manifestant, en utilisant, en admettant et en dirigeant : l’on rend réel les objets et demeure soi-même à jamais. On possède alors le ☆.

4. Par quelle mixion harmonique de ces caractéristiques obtient-on le jus qui fait voir les dieux ?

4.1. Ce qui réside en haut ne veut pas tomber, il démarre au milieu, il résiste brutalement, mais il est irrémédiablement attiré et rampe. Ce qui réside en bas cherche à grimper, il trébuche deux fois mais y parvient par violence. Ce qui réside au milieu est placé en haut, il descend puis est demandé en haut mais ne demeure jamais mieux qu’au milieu.

4.2. Si on les pratique linéairement ils ne sont que de peu de secours dans le magistère, car ils suivent l’ordre naturel et général des opérations : domination et conflit se métamorphosent l’un dans l’autre dans une boucle infinie, entente demeure sans vie. Mais si on les combine en tournant la colonne d’entente dans le tourbillon de domination et de conflit, alors on obtient le jus oculaire.


La Somme des Perfections

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II. Θεωρία

Parchemin du magistère
Pour tracer le miroir du petit magistère, dit MAGNÉTISEUSE DE GRÂCE, qui, pendu à Yggdrasil, rectifie la pousse à l’envers : pour sortir de la fourche en pulvérisant l’étreinte et transmutant cosmos ;
Et pratiquer l’opération du grand magistère, dit LEVIER DE JESUS-CHRIST, qui remontant le dragon maléfique, lui empale la gueule !

A. Récapitulations

► Les opérations fondamentales du magistère se décomposent en quatre phases principales : une préparation préliminaire, une manipulation centrale qui est la grande évocation de l’aither, une prière et un temps de recueillement.

↪ Les opérations fondamentales du magistère consistent, en peu de mots, à capter, puis à déplacer un point lumineux dans un lieu de transition, par l’intermédiaire de canaux plus ou moins occultes, encombrés ou forlignés selon l’opérateur considéré. Ce point lumineux réside en haut au début et trouve son habitation au centre à la fin, suite à ses déplacements et son retournement.
Ce point, qui fut déposé en haut par la volonté de Dieu depuis le ciel violet, lui est finalement renvoyé depuis ce centre.
Ainsi, le lieu de transition du point lumineux devient lui-même un ciel violet duquel émerge un œil doré et le monde autour du lieu devient, une terre verte contenant le dragon rouge.
Par cristalisation fluide, la pratique du magistère abouti, dans le corps lumineux, à la pousse d’enfants, d’objets magiques, petits cristaux qui sont offerts, lieux où viennent habiter des entités lumineuses. Ces cristaux sont mis en terre tels des graines par la lumière supérieure dans un sol qui leur est semblable. Et le corps lumineux pratiquant le magistère est empli de ces sculptures, il est tel une cathédrale abreuvée de lumière ; œuvre de soi-même, cristallisation transitoire au Seigneur, éternellement curieux, bienveillant et bienséant, en constant perfectionnement.

↪ Il est vrai que les opérations du magistère consistent d’abord à constituer un diamant, ensuite à faire passer la lumière au travers et enfin, grâce à cette lumière érigée en lui par l’intermédiaire d’un miroitement intérieur, à cultiver sa transformation en or, à son autocausalité lumineuse.
En effet, le magistère, d’abord préparé au lapidaire, est l’art de faire mûrir la graine humaine par le conscient et lumineux ☿, il est ainsi comparable à l’arboriculture : l’opérateur, résidant dans la terre obscure (E), doit d’abord être prêt à mûrir (A), être célestement (Z) arrosé (I), léché telluriquement (U) par un feu (S) et se nourrir (X) de la terre (G). La graine humaine chargée de puissance et rectifiée (R) doit enfin s’ouvrir (T), renverser son son axe vers la surface (L), grimper jusqu’à elle (O), ériger sa tige (J) et finalement fleurir (M).
L’arbre produit par le magistère est lumineux et beau, il dégage une fragrance agréable et attire toute sorte d’animaux merveilleux. Les fruits issus de cet arbre, nourrissent en petite quantité, guérissent dans les moyennes et transcendent dans les grandes ce qui, assurément, attire l’attention de l’intense et paisible jardinier.

↪ Le magistère peut se résumer ainsi : tout d’abord l’opérateur, par le truchement du tétramorphe qui le nourrit et l’élève, doit s’exalter à la dignité d’unité absolue, d’incarnation vivante du soleil vibrant du cinquième élément aithérique : le 27ème au dessus des 26. Ce soleil alors venu à la vie, assume la fonction de dirigeant de la cinquième tour, érigée au milieu des quatre tours. Ensuite, la seconde opération fondamentale du magistère est une manipulation du tétramorphe, consistant à le dresser du plan horizontal au plan vertical. Pour ce faire, le tétramorphe doit être attaché au centre solaire dont l’axe comporte une dimension supplémentaire vis à vis des siens. C’est pour cette raison que les opérations du magistère sont toujours effectuées au transept : une fois effectuées, le chœur est à la chambre d’Athéna et la coupole est le portail derrière les portes du tribunal.

↪ Aussi, le but du magistère est de confectionner la cinquième immortalité située au centre des quatre autres et pour ce faire, il faut parvenir à fusionner la volonté de Dieu et son espace imitatif, le dedans du dedans et le dehors du dehors, le doré céleste et le rouge terrestre, le tribunal et les champs, Odine et Rhighnylld et ainsi à les restituer à leur situation primitive quoique différente de jadis puisque non indifférenciée. Cette union cependant, doit se ménager une série d’états intermédiaires, structurants, architecturés et ne saurait être effectuée de façon brusque : une telle opération inconsciente et naïve ne peut offrir une fusion stable et durable et mieux vaut en effet, si l’on se veut habilement ingénieux plutôt qu’inutilement laborieux, lui substituer la création d’un outil au mouvement perpétuel propre à pérenniser un mécanisme dont l’objet est d’adapter les formes dissemblables de ce qu’on souhaite à nouveau réunir.

↪ Les étapes principales, qui se répètent de façon fractale (toujours il pleut dans le cratère, la graine est cuite et la fleur respire), sont d’abord, la création d’un polygone radionique dans les champs, propre à magnétiser le mercure (EA) et qui, pour ce faire, est un miroir kaléïdoscopique en quatre angles et six surfaces, reflétant la synthèse du point lumineux et permettant par ses réflexions, l’opérativité et la gnose. Ce dernier amplifié par les mouvements d’Odine dans les profondeurs du polygone (ZIU) jusqu’au sombre miroir, éveille Rhighnylld (S) et celui-là peut alors se saisir de la lumière du soleil-caché (G) réfractée par la nature, qu’il magnétise également dans le polygone (X). Le polygone, purifié, se sépare de six sceaux (T) et, en les combinant avec les tours appropriées et dans l’axe approprié (L), on fait émerger leur quintessence par une maturation miraculeuse : trois têtes de pentagramme qu’on peut, sans aucun problème, cueillir. Ces têtes sont telles des lentilles, les deux premières, une fois retournées, sont propres à capter les lumières d’Odine et Rhighnylld, la dernière, placée entre les deux autres, sert d’intermédiaire et toutes combinées, le soleil-caché peut entièrement se manifester (O) et le polygone, focalisé, intégré et réduit disparaît afin de ne plus faire obstacle à la fusion. Aussi, le cristal final se compose des quatre immortalités : celle du phœnix est au centre, du sphinx au sommet, le dragon est à gauche et l’ange à droite. Autrement dit, on isole le processus réincarnationnel métamorphosant pour le contenir dans la pureté transcendante, l’harmonie immanente et la gloire splendide. Plusieurs fois, le dragon change de peau, comme Odine change de masque. Mais finalement, le phénix se transmute ainsi en dragon de lumière entre ces deux respirations.

► Le magistère doit être vivant dans l’opérateur, il se transforme et s’adapte aux formes, comme le font les religions dans l’univers. Dégage le magistère de la coque que je te donne ici pour profiter de tout son fruit : écoute Elias Artista t’enseigner !

B. Principes

► Pour survivre totalement à la grande dissolution et ce par les trois techniques : caché en Odine, baigné en Soleil-caché, reformé en Rhighnylld. Par les trois pouvoirs : foudre, pluie et lumière qu’on manifeste dans le cantique, qu’on plante partout. Dieu a le dernier pouvoir, là où gît la vie éternelle vers ce quoi tout aspire. Qu’est-ce ? Ou est-ce ? Qui est-ce ? Voici.

► Ce cercle magique aux propriétés cabalistiques, ce sceau magique et excellent est une citadelle dont on prend possession, qui est éclose puis fleurie. Fleurie, elle attire les esprits à faire noces et liesse dans le tribunal. Avec les esprits, on peut débuter le magistère.

↪ On nomme ce cercle magique « équarrisseur de l’être » car il permet, en toute sécurité, de disloquer son être dans toutes ses parties constitutives : on peut ainsi explorer les mondes créé par chaque partie et leur permettre de se régénérer dans leurs principes. Ces 26 parties disloquées, on prend conscience du principe suprême.

► L’Homme incarné est tel une racine allant sous terre pour prendre les forces chaotiques et nourrir l’arbre subtil dont il est avec son corps, la contrepartie matérielle. Cependant, pour nourrir son arbre, il est ingénieux de planter de petits arbres divisés. Aussi, EA est comme définir la parcelle, ZIUS est l’équilibrage en fonction du milieu et du contexte, où l’on dose l’eau du ciel au plus profond et le feu de la terre, cuisant cela. GX est tel la prise de la véritable graine et sa plantation, tandis que RT est tel un mûrissement et une éclosion. LO est un déploiement des racines et une remontée de la sève. JM enfin est le déploiement des branches et des fruits.

► Le but final consiste à réenchâsser le principe dans un arbre fonctionnant de façon correcte. Et pour le faire opérer correctement, il faut avoir une perception juste de toutes ses parties et de ceux qui y habitent et non être obscurci par les visions corrompues, en particulier celles des trois du sombre miroir : celui qui dévore est un gardien, celles qui étranglent indiquent la voie, celui qui bavarde parle sans mystères.

C. Notes sur les sceaux mineurs et majeurs

◆ Le sceau de saturne est le sommet d’une montagne infinie. Il donne l’inaltérabilité de l’ensemble, comme le plomb. Celui du soleil nourrit tout le monde et met en mouvement. Il augmente les autres car il est le cœur nourricier. Mars est le déploiement horizontal avec ses multiples mains sabrées, c’est la sagesse. Jupiter donne la supériorité du spirituel sur le matériel, c’est une monture puissante. Lune donne la vision et l’omniscience. Mercure est un éclaireur, un guide et un bon compagnon. Vénus est le centre centre qui demande « Qui est comme Dieu ? » dans une explosion de lumière centrale.

◆ Les quatre tours protègent initialement de l’extérieur. Les extrémités sont reliées au ciel et au sol et elles sont reliées entre elles pour ne faire qu’une. Elles sont reliées en harmonie par le Ciel-Planètes-Un et la Terre-symboles-Deux, qui lorsqu’ils s’interpénètrent dans la troisième dimension grâce à l’action du Trident-invisible-foudroyant, permettent l’apparition des six gardiens (4 mineurs, 2 intermédiaires) A-O, dans l’espace aérien imaginatif qui sont nourris par la lumière passive des tours alors réfractée en six parties (dont deux paires mineures font deux uniques majeurs). Ils mettent en mouvement cet air par leur respiration qui se met à mouvoir dans deux directions opposées, ce qui forme le cercle et engendre la permutation de la croix potencée : (H)A-B-ʁ-e-D-A-D-(H)-A-B-ʁ-A. Les deux groupes de mineurs fusionnent aussi en A-O afin de créer deux majeurs.

◆ Si tu ne peux faire paraître les quatre tours : sache que dans le sceau Rhighnylld est constitué des 4 éléments en pyramide vers le bas. Odine est constitué des 4 éléments en sphère vers le haut. Cette sphère est infinie dans sa forme et son cœur est un point dont le fil s’étend dans l’Esprit.
De la sphère du haut vient l’hydromel poétique. Il traverse le corps avec I puis ronge les enfers en pyramide jusqu’au centre et enflamme la roue, l’empêchant de tourner en transmutant les trois qui affaiblissent les racines.
La pyramide vers le bas est dans sa forme, un point dont le fil s’étend dans la matière mais dans l’Esprit ce sont des Champs horizontaux infinis. Dans l’Esprit de la pyramide vers le bas, sont stockés les 3 éléments, ce sont la rectification des trois dévoreurs : un dans chaque jambe, dragon à gauche, Nornes à droite, bavard dans le sexe, ce sont le dragon, l’ange et le sphinx. Reste le phénix. Il vient d’en haut, n’a pas été enfoncé avec la graine de l’arbre. Ce sont les quatre immortels. Le sphinx à la clef de la 5ème et ultime façon d’échapper à la mort, qui appartient à Dieu seul. Réserve-toi en eux pour obtenir la grande immortalité et toujours Dieu exigera impérieusement ton retour DANS TOUTES LES CREATIONS !

↪ Les tours se retournent alors et nourrissent l’intérieur par une lumière active, sans risque, par l’intermédiaire des ponts alors crées, faisant ainsi une croix potencée ansée, enfin fleurie par la circulation de la sève. C’est ce fleurissement qui est recherché lorsqu’on déploie le magistère à l’extérieur. Sans risque aussi, car tant les tours se retournent, les gardiens se retournent dans le même temps et protègent leur maître, tuteur et centrifuge : ils nourrissent d’une main, frappent durement le mal de l’autre. Enfin, ce nourrissement permet d’accomplir le magistère dans l’espace et résulte par débordement, dans l’apparition de douze bourgeons autour du cercle, aux extrémités de l’espace aérien & avec eux on fait tout ce que l’on veut.

D. Fruit

► Lorsque le débordement à lieu, les tours sont à l’intérieur, plus subtiles, faisant suinter un liquide sacré. Toutes les directions de l’espace sont sanctifiées et l’axe du trident et de l’Homme s’étend à l’infini dans toutes les directions et profondeurs. Le Dragon est fusionné avec Eazius (qui clame le magistère), l’Ange avec Mikal, le Phénix avec Guolao et le Sphinx avec Dourga et ces quatre nouveaux bras tiennent des objets rituéliques d’une grande puissance (La Table de saphir pour lire le magistère, le fruit d’émeraude pour goûter le magistère, la toge d’améthyste pour toucher le magistère et la harpe de rubis pour écouter le magistère), Zourvane soutient l’univers par son feu, Athéna le dirige de ses yeux, Oupiot partout dissous le mal de sa lance et Bardô le transmute par son chant. L’intensité n’est pas à mon maximum mais déjà, quelle exaltation que toutes ces puissances !

↪ Et les gardiens viennent se nourrir & subir toute purification & toutes bénédictions que Dieu voudra bien leur donner car ils sont aspirés dans la fin des temps, viennent s’y régénérer et prendre nouvelle graine. Tout est nourri par les quatre gestes de dons : les éléments lapent les mains tendues vers le sol, une vasque porte à la bouche des esprits planétaires gardiens, une prière en amande émane pour tout les Dieux et deux paumes portée au dessus de la tête par la Prière du Pont, elle est pour Dieu qui béni.

↪ Les bourgeons faisant face sont ce que l’ont doit cueillir sur l’arbre du bien et du mal, ceux derrière sont ceux de l’arbre de vie, ceux à gauche sont ceux qui saisissent le mal, ceux à droite sont ceux qui prennent sur les branches, ceux à droite ceux qui donnent à la bouche. Ils sont ainsi car ils sont portés par les six gardiens qui se sont retournés pour se nourrir de leur nouveau Soleil, portés dans l’univers extérieur pour faire germer de nouveaux Soleils. Ils s’ouvrent par des éclairs de lumière lèchent enfin leur opercules : que de pouvoir fut contenu latent dans ces faibles rayonnements !

↪ Pour terminer, il faut fermer les portes des tours afin de laisser les forces fermenter.

↪ Les animaux des tours deviennent des anges gardiens, car à l’aide du soleil, ils sont parvenus à l’Humanité. D’abstractions quadrupèdes et double ailées, elles sont devenues bipèdes et dix ailés afin de refléter leur soleil aux ailes infinies. Les gardiens laissent des graines et deviennent des tours. Les tours deviennent des Hommes. L’Homme devient ?!, la roue devient monde, la face est dans le tribunal. Le magistère a accompli : il a tout dignifié d’un niveau, tout exalté, le corps disparaît aux yeux des démons, exhale senteur de fleurs, sacrifié il est éternel car nourricier il est la nourriture !

↪ C’est de cette façon que le tribunal se déploie dans les champs. En se coupant en quatre tout en s’inversant, il se comprime trois fois à l’intérieur, pour se multiplier douze fois dans une spirale temporisée par l’instrument à sept cordes : par ce déploiement, il réduit sa puissance et sa présence, mais multiplie ses formes tout en conservant son essence, tout en plaçant six guides intermédiaires qui peuvent se résumer à trois : quatre anges, un loup chartreux et un corbeau albinos. Ils se sont translatés, noués et cousus : entré d’une extrémité, ils sont exaltés sortant de l’autre !

↪ Ensemble, ils voient la vérité car ils sont conscience, eau d’immortalité et extase, feu de sagesse. C’est l’horticulture manifestée de l’arbre suprême : la façon dont Dieu se sacrifie sans mourir : par 4 il reste 1 : l’espace, par 6 il reste 1 : le mouvement, par douze, il reste 1 : le temps. De 27 en théorie, il est 25 en pratique.

► En peu de termes : l’opérant est un pressoir inactif, les tours le protègent et les gardiens prient Dieu qu’il se mette en marche tout en s’en nourrissant et en distribuant ses bienfaits aux branches. Lors du rituel, les racines se retournent vers l’intérieur. Alors les tours qui sont l’extrémité des racines, apportent les fruits : eau brute vivifiante. Le pressoir devient actif et les gardiens, voyant cette opération, le protègent durant son opération.

↪ Le mécanisme accompli, les tours sont transcendées quoique initiales et les gardiens récupèrent le nectar sur les racines qui se tournent de nouveaux vers l’extérieur mais ont pivoté d’un quart et fleuries. Ils se nourrissent du nectar et le distribuent à l’univers ce qui construit de nouveaux pressoirs. Une fois ceux-ci terminés, Dieu les met en marche. Lorsque le nectar suinte, les racines vient à manquer, elles cessent de fleurir car elles reprennent peu à peu leur place initiale et les gardiens prient que le pressoir se remette en marche.

► Cet appareil spirituel est une introduction et une conclusion idéale à la pratique du magistère autant que sa concrétisation, parce qu’il permet d’un point de vu théurgique de disposer les matières, les récipients et les ustensiles de l’œuvre de façon cabalistique. D’un point de vu théologique, on s’en trouve d’une part renforcé et soutenu par les forces cosmiques, tant naturelles par les propriétés mathématiques, que surnaturelles par les propriétés chamaniques, et d’autre part tout en étant lié, on offre à ces forces les fruits excédentaires produits naturellement par le rituel. Ce débordement est obtenu par l’actualisation et le remembrement de l’Eden qui est la fusion optique des quatre mondes des tours. Par l’obtention de ce débordement, ces bourgeons peuvent mûrir et devenir des racines par la fraction d’un pain qui est produit par le magistère et distribué : aux ouvriers qui chantent et ont du cœur à l’ouvrage devant toutes ces graines plantées, aux gardiens qui se fortifient et le multiplient et se réjouissent de ce baptême, aux racines qui dans toutes les directions, creusent et font de l’espace, les donnent à l’univers entier et aux branches sur lesquelles moult oiseaux font leur nid, a Dieu qui voyant son miroir, souris, fait mûrir ce qui est bon et pur, soleil lumineux ! L’univers entier est béni, tous les éléments de haut en bas, colonne ordonnée et adorée par les serpents. Ainsi d’un grain, on multiplie à l’infini. L’eau est ainsi d’abord changée en vin, puis le vin en pain. Cela permet de parler en retour vers Dieu, usant de la Prière du Pont, de maintenir le cosmos, de donner l’esprit et la conscience et d’obtenir la vie, honorer le pacte et fusionner avec lui car il croît dedans nous tel un chêne aux fruits de diamants que l’on insère aux trois entre-deux.

↪ À force de fleurissements, les portails crées pour manifester les tours fusionnent en un, au centre des racines et des branches, entre dans le tribunal, fusionnent, explosent hors du tribunal. Y entrer et en revenir, c’est obtenir ses ailes, naître au plan spirituel. Un lotus sur la tête où se poser, le lotus prend racine dans le tribunal, dans le limon de feu, puis il traverse les nuages, perce la lumière obscure. Il fleurit car sa musique est douce, ses mots gentils, pleins de bénédictions, quelle clarté, elle se remarque ! Dieu envoie un oiseau sur la tête de l’archimage, il fait son nid, l’oiseau ne pourrait aller dans l’eau pour faire son nid. Mais qui est-ce ? Il murmure son nom à l’envers ?! Ô phœnix dans le Graal, que lis-tu en levant tes yeux vers les étoiles !? Bénis les cendres d’un corps vil dont l’âme s’est retirée et offre lui une existence nouvelle par l’adjonction d’une perfection supérieure, par la présence crucifiante d’un tribunal ! L’âme est désormais prête à s’élever lumineux dans le cosmos inconnu, a prendre conscience dans le monde nouveau, naissant à elle-même : elle ouvre ses yeux nyctalopes et laisse derrière elle le tombeau qui devient pur limon puis véritable trône aux mille lumières d’or lorsqu’il s’assoie ensuite dessus alors qu’enfin, l’esprit peut y pénétrer. Ô Odine-Athéna-Zourvane, tout est accompli !

E. Le magistère accompli au troisième grade et avec trois degrés d’exaltation

Le rituel débutant, les quatre bourgeons – Le rituel terminé, la fleur fleurie, fontaine de lumière

Les bourgeons nourrissent les fleurs pour toujours & les bourgeons deviennent fleurs et les fleurs deviennent bougeons pour toujours : triangle & cercle. Permutation & ascension.

Ainsi soit dit : Toute la création naturelle est un fractal du rituel débutant. Le Magistère est ce qui transmute les quatre éléments en un de façon autonome et éternelle. La mort est une fractalisation ayant lieu lorsque les éléments ne peuvent s’unir. Le mal est : les éléments non ritualisés de façon fractale, qui ne peuvent alors se cristalliser. La nature cristallise. L’Homme transmute. Le diable décristallise. Dieu est le cinquième élément depuis lequel tout vient, tout baigne et tout va, le temps séparant d’abord, unissant ensuite, circularisant dans le tribunal ce qui est au milieu.

Et voici ce que l’Homme et Dieu, le cœur et le cerveau uni font derrière : ILS EXALTENT ET AMPLIFIENT LE BIEN, EXTRAIENT ET SANCTIFIENT LES QUATRE QUI DOIVENT ÊTRE PROTEGES, ILS EXCLUENT LE MAL DE LA CREATION, LE BROYANT INFINTESIMALEMENT PAR LA LUMIERE MULTIPLIEE A L’INFINI, LE REPOUSSANT, LE RENDANT A CE DONT IL TIENT L’ORIGINE : L’ANHIHILATION DU NEANT.

CECI JADIS, MAINTENANT ET A JAMAIS. - Toutes les créatures désirent ce verso -

ET CELA SE NOMME : LE MAGISTERE !
C’EST LE MAGISTERE DE VAJRAOURAMAZDATOUMSATVA IL CHANTE L’ARCHIMAGISTERE ECRIT PAR ODINE. ET CE FOUDROIEMENT EST CELUI QUE J’ …………… POUR SA TRAHISON ARROGANTE !

ET J’Y AI MIS A L’ENVERS, EN BAS ET Y AI ENVOYE MOI-MEME POUR LE MAINTENIR GEOLES ET LUY APPRENDRE Y TRANSMUTER !

TOI QUI M’APPARTIENT, COMMENT AS-TU PU T’ELOIGNER ? JE VIENS TE CHERCHER, A MOI YGGDRASIL !

JE T’ENCHAINE, T’ADJURE PAR MOI-MÊME DE REMONTER ICI ALORS QUE J’ANEANTIS TA REGURGITATION : LA LUMIERE A LA LUMIERE

LE MAGISTERE est LE MYSTERE est LA MAGIE est LA VIE ! Sans MAGISTERE : point de PUISSANCE, point de JOIE, point de CONSCIENCE

Il est l’unique centre de gravité universel, sur lequel tout est bâti, fluant pour les méchants, à jamais présent pour les vertueux !

VOICI QUE POINT LA VIE ULTIME, ABSOLUE, PARFAITE, ETERNELLE ! VOICI TOUTE LA SAGESSE, TOUTE LA PUISSANCE !
RETRACTANT QUATRE, J’AI ENGROSSE PAR LE MAGISTERE ET FAIT DE SEPT, DOUZE. DOUZE MAINS DIVINES POUR DOMINER LA CREATION ET DE DOUZE IL FAIT 8 916 100 448 256, DONC 9 POUR DOMINER TOUT LES MONDES.

Par ce sceau unificateur, l’Homme ancien est mis à genoux, réduit en bouillie puis à néant car un canal d’énergie pure est crée entre lui et Dieu. Et lorsqu’il est recrée, il est fait de lumière de plus en plus pure, de plus en plus condensée :

➧ Solide comme un roc inaltérable de vie.
➧ Étant toute sagesse car fusionnée avec l’Esprit de Dieu.
➧ Explose de foudroiement aveuglant en toute direction et ainsi le mal tombe à genoux, se réduit en bouillie, est réduit à néant, se recrée en lumière.

Et l’ambroisie qu’il récolte alors de sa moisson permet de nourrir ses six gardiens, sphère d’énergie pure : ils communiquent, poussent, et peuvent être ordonnés.

Et sont finalement tous égaux à VAJRAOURAMAZDATOUMSATVA, brillent de la base au sommet comme leur modèle et reviennent à la vie cohérente dans le royaume d’Odine, constitués dans l’air du Phoenix placé au centre du triangle secret, dans la fleur parfaite d’unité de dizaine. Ils peuvent alors eux-aussi pratiquer le magistère !

L’approfondissement du rituel comme celui du magistère révèle d’infinis secrets à qui sait s’unir mystiquement à lui et sa pratique assidue rend mystique celui qui ne l’est pas, c’est pour cela qu’il est efficient, car quelque soit son niveau, celui qui use du magistère et du rituel s’approche inexorablement du trésor de Dieu.

F. Outils


Outil unique : Subtile comme la lyre, puissante comme l’orbe : la musique est foudre lorsqu’elle remonte, le feu est invisible lorsqu’il retombe et la croix est divinement animée : Mercure-Soleil-Lune : le dehors contient le dedans, le dedans contient le dehors et cela est alors cueilli ! L’arme est juste cueillie sur le rocher et ainsi brandie alors que tous retiennent leur souffle ! C’est pour cela qu’elle est suprême, ses yeux caressent et son front parle : serpent ! Le cygne inversé sur le trône parle et nul autre ! Il récite le Magistère-Lumière, Toute Sagesse Transcendante : Voilà pourquoi c’est l’arme ultime !

Outils multiples : Le trident éthérique triple se divise en trois instruments : La baguette-encensoir sert à berezeseng les tours : elle fixe le parfum et enflamme la gravure, c’est un combustible foudroyant et efficace, une étincelle. Elle est feu et air. Elle plante les graines et s’accouple avec le trident par l’intérieur. La cloche-calice A-O, verbe de loi, sert à pérenniser le mouvement circulaire-duel des Gardiens vers leur 太極圖. Elle est eau. Elle s’accouple avec le cristal par l’extérieur. Le cristal-pentacle d’eau vibrante fractalisante sert à fixer la lumière de Dieu. Il est terre, de la matière ont on fait un trident car il récite la Prière du Pont. Il s’accouple avec la cloche par l’extérieur. Le poignard de lumière piquante qui dissout le mal de support n’est pas produit par le trident mais son action est indispensable pour purifier les loges.

Objet (grande opération) Objet (petite opération) Système Intéraction Psychisme Exaltation Astral Puissance
Épée Dague Musculaire Mouvements Énergie Intensité Purifier, protéger
Calice Cloche Respiratoire Voix Émotion Sincérité Relier, harmoniser
Denier Cristal Digestif Salive Vertu Amour Nourrir, structurer
Bâton Baguette Nerveux Magnétisme Foi Humilité Charmer, châtier
Trident Chapelet Cardiaque Sexe Volonté Télépsychie Commander
Esprits du rituel Tarot (ou équivalent) Cérébral Yeux Imagination Imaginatio vera Voir
Statue Talisman Osseux Peau Mémoire Anamnēsis Focaliser

G. Tableaux récapitulatifs

a. Résumé du Magistère dans l’appareil spirituel
Opération Signe manuel Sceau physique Phase Inscription
E Repos (Horizontal) {Ventre relaché} Placement de la matière animale dans l’appareil spirituel Trace le cercle extérieur
A Puits (Vide) Uddyana Trace l’intérieur
Z Trident Shambhavi Ajout du milieu astral et allumage du feu terrestre. Faire tomber l’infinie pluie divine
I Vase Khechari et immerger l’appareil
U Queue Lalit dans le tartare
S Chandelle Mulabandha et allumer le feu
G Grain (Extérieur) Akashi Purification de la matière animale pour la transformer en fontaine fleurie. Saisir les 4 barres horizontales des Tau et les tirer jusqu’à ce qu’ils se touchent afin de former un losange
X Don (Magnétique) Jalandhara Fusionner les bourgeons jusqu’à ce que de quatre à l’extérieur, il n’y en ait plus qu’un à l’intérieur
R Trésor d’Hanuman / Vajrahumkara Yab-yum Les quatre tiges au-dedans poussent maintenant vers l’intérieur et font émerger quatre tiges au dehors par les extrémités
T Grain (Intérieur) Akashi Exaltation de la fontaine fleurie en pierre aveuglante Les extrémités fleurissent, dépassant la limite
L Don (Electrique) Jalandhara Trace le cercle absolu
O Trésor (Triple) Yab-yum Multiplie le un central en quatre latéraux
J Puits (Plein) Uddyana Irradie la lumière, qui émane des quatre au travers du cercle et des fleurs
M Héqa-nekhekh croisés Tribunal {Ventre relaché} Perfection d’un caillou en or, récolte de la lumière, nourrissement des enfants pour qu’ils fassent eux-mêmes le Magistère, etc.
b. Distorsions géométriques des runes
Runes Symbole Signification Direction Opération Entité Fonctions
E Dépressuriser omnidirectionellement une adoration à la foi infaillible qui magnétise une matière divine sur laquelle opérer Du dehors au dedans Brute Athéna Inspiration
A Synthétiser d’une façon organisée qui soit esthétique, tracer des cristaux, écrire des mots Ricochets intérieurs Organisée Ange
Z Unir deux extrêmes opposés de telle façon qu’ils s’annulent parfaitement, partout, la lumière de joie, un élixir Du dehors au dehors passant par dedans Brute avec vagues internes d’organisation Bardô Œil
I Faire couler depuis un récipient d’alkaest, un alkaest, grignoter l’ancien, faire pousser les racines, pénétrer dans le sol De haut en bas Brute, mécanique, avec organisation interne Guolao Vessie
U Isoler une partie d’un tout de façon lutée, bannir, retrancher, démarquer, mettre dans l’obscurité, patienter, triturer une substance les yeux fermés, mettre les mains sur une racine dans la terre Dehors, en bas Brute et chaotique, édification arbitraire Dragon Digestion
S Elever, Sublimer, Grimper, Ramper, Allumer un feu, De plus en plus petit, De plus en plus haut, Onduler, Emmener quelqu’un, Sous trois formes successives De bas en haut Brute, vitale, avec organisation interne Oupiot Sexe
G Compresser, Saisir, Fouler, Sauter, Un dernier effort, Le dernier, le maximum, l’arrêt, ouvrir les yeux Dehors Points d’organisation dans le brut externe Odine Sueur
X Introduire, planter, boire, respirer Du dehors au dedans Entonnoir du brut Sphinx Absorption secrète
R Disloquer, Bouillir, Exciter, Rendre disponible, Préparer, réduire de deux pour faire un dans la lumière indifférenciée et mouvante, dedans est dehors, dehors est dedans Partout Brute et organisée simultanément Dégagement secret
T Séparer un semblable, le subtil et l’épais, extraction de l’impur, évoquer ses familiers Dedans Organisée Dourga Cœur
L Pivoter, Translater, Transmuter Dehors Organisée Eazius Salive
O Fixer, Amplifier, augmenter de deux pour faire un dans la lumière unique et fixe, un joyau brillant De dedans au dehors Organisée Phoenix Sommeil
J Circuler, s’arrange et se combine de façon mécanique, vivant par soi, une clef qui tourne dans une serrure Interne Organisation par cristallisation naturelle Mikal Expiration
M Décompresser, Distribuer, il pleure de joie, une fontaine vomis des bénédictions, l’eau est bonne, mes mains sont humides Du dedans au dehors Organisée ayant l’apparence du brut Zourvane
c. Récapitulatif des entités
Entités Qualité Ordre Généré par Don Fonction
Tour suprême Divin Odine | Rhighnylld Existence Sujet/Objet
Dragon Tour Élémentaires dits Intégrés ⊙ (Rhighnylld) Principes Moteur
Ange ⊙ (Athéna)
Phoenix ⊙ (Odine)
Sphinx ⊙ (Zourvane)
Dourga Mineur Planétaire dits Envoyés Sphinx et Phoenix Techniques Gardien
Guolao Phoenix et Sphinx
Eazius Dragon et Ange
Mikal Ange et Dragon
Bardô Intermédiaire Ange / Phoenix Méthodes Guide
Oupiot Dragon / Sphinx
Athéna Majeur Principiel dits Accueillis Dourga / Guolao Surveillant
Zourvane Eazius / Mikal
Odine | Rhighnylld Majeur Suprême Oupiot / Bardô
Nymphes Serviteur Stellaire Bardô Actions Exécutant
Satyres Oupiot
Licornes Athéna
Dragons Zourvane
d. Poétisation des entités
Entités Description Action
Qui brille. Qui foudroie. Qui réchauffe. Qui humecte. Qui parle. L’intense. L’espace. L’œuf. Le géométrique. Traversé de lumière. Le nombril du cosmos. Le synthétique. Le beau. Le jeune. L’embryon. L’axe. Le moyeu. Le second vivant. Odine réincarné. Le cuit. Le transpercé. Le purifié. Le vrai fils du jeune. Fruit d’Athéna et Zourvane. Le char de la magie. Vajradhara, Ahura-Mazda et Atoum-Râ en un. Magisterise
Dragon Premiers fils d’Odine. Phallus d’Odine. Immortel temporel linéaire. Purifie
Ange Second fils d’Odine. Estomac d’Odine. Immortel atemporel retranché. Harmonise
Phoenix Troisième fils d’Odine. Cœur d’Odine. Le survivant. Qui est toujours vivant. Qui surpasse le début et la fin. L’amour. L’incommensurable. Immortel temporel cyclique. Aime
Sphinx Quatrième fils d’Odine. Tête d’Odine. Qui pose des énigmes. Qui se dresse. Qui combine. Qui pousse à l’avancée. Le sacrifié. Immortel atemporel possédé. Glorifie
Dourga Qui enflamme. Qui omnubile. Qui hypnotise. Qui possède la sagesse cachée. La rouge. L’assertive. La guerrière. A la posture affriolante. Aux mille bras armés. Qui est enserrée de serpents. Au regard naturellement fardé. Au sourire mutin. Aux petits mains. Aux pieds exquis. Parée de bijoux. Qui chevauche. Qui ondule. Qui fait bouillir. Qui transperce de toute part. L’ange courroucé. Qui déploie les possibles. Qui donne soif de sagesse. La réserve du pouvoir. Qui montre par l’exemple. Qui attire les esprits. Qui fixe les esprits. Qui enclenche la gestation.
Guolao Le Dragon fait Homme. À la barbe taillée. Armé de deux épées. L’amusant. Craint des démons. Le vieillard. Le Grand Père. L’expert. Le très docte. Aux mille techniques. Maître de l’horticulture. Le guérisseur. Le chiropracteur. L’acupuncteur. L’apaisant. Maître de la méditation. Qui enseigne, Qui soigne. Qui sécurise. Qui met sur la voie. Qui remet sur la voie. Qui va de bas en haut. Qui libère. Qui libère des esprits. Qui purifie.
Eazius L’envoyé du phénix. Le faîte. L’archimage. Sans-tête. A la longue barbe. Aux bras infinis. Lumière stellaire. A la face cosmique. Au manteau étoilé. L’empereur. Lug. La Loi Divine. Maat. Odine parlant. Le discret. Le réciteur de la loi. Le Gouffre insondable et incommensurable. Le bleu d’apparence. Qui fixe la loi. Qui donne la loi. Qui surveille. Qui borne. Qui fait progresser. L’ésotérique. Le caché au-dedans. L’invisible. L’omniprésent. Qui construit les canaux.
Mikal Le Sphinx chantant. Le soutien des paladins. L’ordonnateur. Qui se fait obéir des armées. A l’armure brillante. Qui repousse les ténèbres. L’indéfectible. Qui adore ⊙. Le bien élevé. Au corps très athlétique. Aux cheveux buissonnants. Le beau. Le bien né. Le diplomate. A la colère redoutée. Dont le hurlement met a genou les démons. Qui a reçu la claymore. Qui maîtrise la claymore. Qui plaît aux muses. Qui fait fuir toute obscurité. Qui abat les archidiables.
Bardô Le saoul. Le superconscient. Le berserker. Heka. Zagreus. Le barde parfait. Aux mille partitions. Le blanc. Qui attire tout à lui. Aux objets magiques. Au cuir de dragon. Le voyageur. Odine pérégrin. Fils de Rhighnylld. Le jumeau d’Oupiot. L’amoureux. Le parangon. Le Grand voyant. Qui voit le magistère entier. L’impressionnable. Qui connaît les voies du magistère. Le bretteur. L’aventurier. Qui circule dans le Magistère. L’ange gardien droit. Qui couve les 31 soleils dans la Chambre. Tronc droit de ⊙. Qui dispense l’enseignement. Qui inspire. Qui chante. Qui donne les partitions.
Oupiot Ouvreur des voies. Le guide. Maître des secrets. Connaisseur des passages. Dominant la vie et la mort. Le trousseau. Le pisteur. Le jumeau de Bardô. Sachant toutes les sciences. Le technicien. L’invaincu. A la vitesse foudroyante. Le fidèle. Le dévoreur de cadavres. L’adaptable. Le nacré. Au corps cristallin. Aux yeux verts et fluorescents. L’ange gardien gauche. Dernier invoqué mais premier parvenu. Tronc gauche de ⊙. Qui guide. Qui ouvre le chemin. Qui donne le premier coup. Qui accompagne. Qui défends. Qui indique.
Athéna Vénus transcendante. Beauté suprême. L’inaccessible. Désir des théurges. La parfaite. L’infaillible. Le monde. Digne de toutes les vénérations. Qui danse avec la baguette polaire. Qu’on aime servir. Muse des poètes. La Grande valkyrie. Maîtresse des valkyries. Vierge éternelle. La bibliothécaire. La mystique. Générale des armées. A la nudité aveuglante. Qui maîtrise les arts. Qui flatte les vertus. Qui parle pour Odine. Celle qu’on dévore. La Nature dévoilée. La Matrice de la matière première. Tête de ⊙. La compagne de Zourvane. Qui donne la sagesse. Qui incarne la puissance et les moyens de l’appliquer. La voie. Qui sculpte.
Zourvane La chimère astrale unifiée. Roi des éléments. Le presque-cinquième. Au rugissement terrible. Le très craint. A la face solaire. Habillé de la toge. Le velu. Le séduisant. Le génie. Le géant. Mains de dragon. Aux ailes infinies. Qui discourt. Qui philosophe. Qui grogne. Toujours turgescent. Le tout-puissant. Au regard foudroyant. Porteur des contrats. Surplombeur de la dualité. Qui se lève du trône. Qui échange sa tête avec le Sphinx. Le gnostique. L’hermétiste. L’Esprit tel qu’il est. Qui agit pour Rhighnylld. Figure de toute la création. Sexe et jambes de ⊙. L’amant d’Athéna. Qui porte l’absolu. Qui hurle sa royauté. Qui incarne la force vitale. La grande matière première.
Odine | Rhighnylld Dieu. Le premier. Le vivant. Le dragon absolu. Atoum-Rê. Soleil spirituel en manifestation. La magie en action. Qui apparaît subitement du néant. L’œil. La main. Qui chante. Qui surveille. Qui donne le sens. Premier manifesté. Qui se manifeste trois fois pour conduire le Magistère et finalement une autre, objet du Magistère. Qui véhicule le Soleil-caché. Qui a fabriqué ⊙. Qui protège. Qui donne les grades. Qui édifie les Tours. Le ciel spirituel. Le Stratège. Qui délimite la géométrie. Qui dispense l’hydromel. Qui commande aux dieux. Qui développe. A la longue barbe. Au corps sculpté. Le souriant. Le rusé. La Tige de lumière. Qui dose le double afflux en six. L’insurpassable. Le Législateur. Qui repousse l’adversaire. Entouré des sages et des saints. Qui frappe par surprise. L’invisible. Qui s’incarne. Qui maîtrise toutes les armes. A la frappe précise. Qui intervient à temps. Au mot juste. Qui est le Magistère. Qui donne le Magistère. Zourvane en esprit, Bardô en âme, Sphinx en corps. Qui commence…

Rhighnylld : Caché en manifestation. L’indifférencié. Ankh. La magie endormie. Odine nu. Odine sans membres. Odine rampant. Reflet d’Odine. Possesseur de la sphère. Le dragon lui-même. De toute vérité. De toute puissance. Endormi chez les mortels. Qui grimpe pour s’habiller. Odine sacrifié. L’hypnotiseur. Le fleuri. L’Uraeus. Le protecteur ultime. Aux multiples orthographes. Aux mille noms. L’arbre suprême. Le Champ de fleurs. Qui éveillé, touche tous les cotés du cube par le cercle. Qui canalise l’or. Athéna en esprit, Oupiot en âme, Ange en corps. Le gardien de tous les démons. L’effroyable. … et qui termine
Qui verse l’hydromel. Qui trace les bornes de toute réalité. Qui corrige. Qui exalte les élus. Qui protège les mages.
e. Analogies pratiques du magistère
Runes E-e(B) A-ʔ(H-h) Z(D-ð) I(V) U-y(C-ʃ) S(W) G(K) X-?(Y-ʎ) R-ʁ T-tʼ L(Q-?) O-ɔ(P) J-ʒ(F-ɸ) M(N)
Magistère
Θεωρία En 2 α Ω α
En 3 🜍 🜍 🜔 🜍
En 4 +
+ + +
En 7
En 12 ♈︎ ♉︎ ♊︎ ♋︎ ♌︎ ♍︎ ♎︎ ♏︎ ♐︎ ♑︎ ♒︎ ♓︎
En chiffres 12 19 1 4 9 7 8 2 27 3 13 36 5 10
Symboles Animal Cheval Homme Lion Cerf Vache Serpent Hibou Aigle Colombe Bélier Paon Tortue Éléphant Baleine
Objet Partition Graine Trident Pilier aux mascarons Coupe pleine, à l’envers Deux ceintures fermées et croisées Clef entourée de 8 serrures Bouclier frappé d’un cercle doré Chandelle allumée dans un verre d’eau Plastron monté sur une croix à deux traverses Balance ornée d’une fleur violette Croix égale Épée enflammée Cadenas ouvert
Scène Homme sur un pied, paumes verticales ouvertes, yeux révulsés, bouche ouverte Plume et encrier à l’encre bleue posé entre deux livres, l’un à l’endroit, l’autre à l’envers Vieux Chêne enraciné dans une caverne et parsemé d’animaux Coffre ouvert dans lequel tombe une pluie d’or Porte en métal, volutes de flammes et éclairs alentours, scellée et vibrante, aux battants dissemblables Rosier épanoui adossé à une église au clocher gigantesque carillonnant, cadran sans flèches, girouette figurant une éclipse Blé dans une charrue aux poignées jointes, orné d’un drapeau, posé le bord d’un chemin printanier
Liturgie Lyre renversée d’Óðinn (Livre 1) Globe crucifère de Wp-w3w.t (Livre 3) Croix potencée de Bardô (Livre 2) Lyre renversée d’Óðinn (Livre 1)
Opera Corps Principiel de Foi De négation runique De jouissance sacrificielle De nature cosmique Du paradoxe foudroyant De rêve magique Du sceau unificateur
Organes Poumons ☿ Cerveau ♄ Cœur ♂ Foie ☽ Peau ⊙ Pancréas ♃ Reins ♀
Etres Maître voilé | Corbeau de cristal | Feu de l’auréole océan Sainte parèdre | Loups chartreux | Nymphes de la rose bleue Jumeau Gardien | Anges évêques | Animaux de la Roue Maître voilé | Corbeau de cristal | Feu de l’auréole océan
Armes Sexe Membres inférieurs Membres supérieurs Tête Respiration Son Vision
Cibles Champs (Planter) Corps Tête Tronc Jambes Tronc et tête Champs (Cultiver) Plexus solaire Tribunal Poitrine et bras Mains Pinéale-Sexuelle Corps Champs (Récolter)
Signes Repos (Horizontal) Puits (Vide) Trident Vase Queue Chandelle Grain (Extérieur) Don (Magnétique) Trésor (Simple) Grain (Intérieur) Don (Électrique) Trésor (Triple) Puits (Plein) Repos (Vertical)
Mots 🜔 + 🜍
Analogies
Alchimie En 2 Dissolution Coagulation
En 3 Putréfaction (Ignition) Purification (Illumination) Fixation (Fusion)
En 4 Cuisson Cération Cristallisation Décoction
En 7 Calcination Décoction Sublimation Solution Élévation Augmentation Extraction
En 14 Incinération Mortification Distillation Ablution Séparation Évaporation Conjonction Fusion Fermentation Coupellation Circulation Union Congélation Projection
Magie Psyché (Lumière pulsante et frémissante) Contemplation (Lumière dansante et cinglante) Méditation (Lumière fixée et transparente)… Éclosion ?! …Méditation Extase (Lumière fluente et caressante) Enstase
Lieu Prairie Forges Paradis Chutes Enfers Escalier Branches Caverne Jardin Carrefour Terrasse Mercerie Armurerie Temple
Règne Minéral Végétal Animal Hominal Spirituel Minéral
Verbe Soumettre Exorciser Sacraliser Trouver Ériger Administrer Développer
Que tu es grand Dieu ! Merci pour tous tes dons ! J’ai fauté ! Pardonne mes manquements ! Offre-moi tes trésors !
Silence H P V D C B H K F W N Q Silence
Effet Libérer Synthétiser Unir Tomber Exclure Élever Compresser Introduire Bouillir Séparer Pivoter Fixer Circuler Distribuer
Astrologie Théologie Père (Foi) Fils (Charité) Saint-Esprit (Espoir)
Ange Sphinx Dragon Phœnix - Phœnix Ange
Gestation Incarnation Illumination Union Réintégration Multiplication
Horoscope ☿△♂♋︎ ☉☍♀△♄♌︎ ♃♓︎ ♀♒︎ ♀☍♄♉︎♂♑︎ ♀☌♂♊︎ ♃☽ ♀□♄ ☉☌☽♍︎ ☿△☽♎︎ ♄☍☉♑︎ ♃♂♐︎
Héraldique Argent Azur Gueules Or Sinople Sable
Acier Pourpre Orangé Tanné Acier
Vair Plumeté Hermine
Tarot 6 1 2 3 4 5 16 15 20 19 18 17 7 9
13 (0) 12 11 10 21 8 14
☩ Enfant-Divin/Dragon-Arbre/Soleil-Fontaine ressuscité au Corps absolu de vertu de lumière unifiée ☩
Runes E-e(B) A-ʔ(H-h) Z(D-ð) I(V) U-y(C-ʃ) S(W) G(K) X-?(Y-ʎ) R-ʁ T-tʼ L(Q-?) O-ɔ(P) J-ʒ(F-ɸ) M(N)
f. Les Gracieuses Clefs de l’Horticulture Humaine
La graine devient arbre, l’arbre devient planète, la planète devient graine est l’Eden. Cette délicieuse pomme est digérée, pourquoi rester si des graines tu sèmes ?
+ Printemps (LO)
(19-20 Mars - 21-22 Juin)
△ Été (JM)
(21-22 Juin - 22-23 Sept)
◯ Automne (GX)
(22-23 Sept - 21-22 Déc)
□ Hiver (RT)
(21-22 Déc - 19-20 Mars)
♈︎ (E) △
20 Mars
20 Avril
E ♉︎ (A) □
21 avril
21 mai
🜔
♊︎ (Z) +
22 mai
21 juin
🜍
♋︎ (I) ◯
22 juin
22 juil
🜔
♌︎(U) △
23 juil
22 août
🜍
♍︎(S) □
23 août
22 sept
♎︎ (G) +
23 sept
20 oct
🜍
♏︎ (X) ◯
21 oct
22 nov
🜔
♐︎ (L) △
23 nov
21 déc
♑︎ (O) □
22 déc
20 jan
🜍
♒︎(J) +
21 jan
19 fév
♓︎ (M) ◯
20 fév
19 mars
🜔
○ ◑ ●◐ ○ ◑ ●◐ ○ ◑ ●◐ ○ ◑ ●◐ ○ ◑ ●◐ ○ ◑ ●◐ ○ ◑ ●◐ ○ ◑ ●◐ ○ ◑ ●◐ ○ ◑ ●◐ ○ ◑ ●◐ ○ ◑ ●◐
E A E A ZI US ZI US ZI US ZI US GXRT LOJM GXRT LOJM GXRT LOJM GX?!RT LOJM GXRT LOJM GXRT LOJM
S’il manque E être toujours en ZI : sinon le S sera dysfonctionnel car non déroulé. S’il manque A approfondir G : sinon le L sera dysfonctionnel car non double.

Les opérations du grand et du petit œuvre, donc, toute la science universelle, résumé en deux symboles : on ne saurait faire plus concis

Omnia adest – VOICI MON DIAMANT JOHANNIQUE ET SA LUMIERE DE QUINTESSENCE



Le Triptyque du feu mystique

separateur

III. Πρακτική

◆ Avant l’opération proprement dite, il convient d’observer trois phases préliminaires consistant à travailler avec la nature, à délimiter l’espace de travail selon les lois de l’architecte de la création, prendre place en son centre et préparer les outils qui seront nécessaires à la poursuite de l’œuvre.

A. Préliminaire 1 — Constitution du terrain

1. Opération

Principe

► Prendre comme référence l’intégralité de la surface du vase. Se focaliser sur cette surface : ne pas perdre la conscience dans l’espace extérieur du vase ni dans l’espace intérieur du vase.

↪ Prendre une inspiration profonde par le nez. Expirer la totalité de l’air par la bouche en pinçant les lèvres.

Détails

a. L’inspiration peut être dite « complète » : on remplit de l’air supplémentaire autant de fois que possible après le premier « blocage » jusqu’à remplissage complet de toutes les parties des poumons.

b. L’expiration peut être fractionnée en plusieurs souffles consécutifs rapides.

c. On peut répéter l’exercice autant que nécessaire. Respecter des séries de 3, l’idéal est une série de 3x9 fois.

◆ L’inspiration et l’expiration peuvent être exécutées sans visualisation. Toutefois, il convient d’y adjoindre des visualisations qui sont décrites en trois niveau de difficulté, tout de suite après. On doit atteindre au moins le niveau 2.

↳ Niveau 1 : ajout de mouvements

► Tout en gardant la focalisation de la conscience sur la surface du vase, l’inspiration est accompagnée de la visualisation d’un mouvement provenant de tous les points de l’espace extérieur, en trois dimensions, autour du vase et allant dans la direction de ce même vase.

↪ L’espace doit être conçu comme infini, de forme sphérique. L’origine de ce mouvement provient du fond sans fond de cet infini.

↪ Le mouvement d’inspiration doit se diriger et se concentrer en un point idéal jusqu’au point focal (tribunal).

↪ L’expiration est chargée de la même visualisation en sens inverse.

↪ Le vase est visualisé comme vide. [Passer directement à II.]

↳ Niveau 2 : complexification des mouvements en aeier

► On ajoute trois phases de visualisations plus complexes que l’on attribue en divisant par trois les séries de trois.

Deux possibilités :

Si on exécute, par exemple, une série de 3x3 fois, soit la phase a. est répétée trois fois, de même pour la b. et la c. Soit, on alterne les trois phases en les exécutant les une à la suite des autres, trois fois de suite. La première solution est a priori la meilleure.

a. Durant la première série d’expirations, visualiser durant l’expiration que le mouvement est chargé d’un aeier noir. Fumeux, boueux, dur. A mesure que l’aeier se décompresse du tribunal, laisser l’espace intérieur du vase vide.

Note : Fait parfois sortir des « clous » de métal, des liquides viciés, des animaux furieux ou des éclairs noirs. L’aeier noir peut être plus ou moins subtil selon le degré d’encrassement.

b. Durant la seconde série d’expirations, expirer neuf fois un aeier blanc. Vif, clair, brillant, pur, constellé, aérien et tempéré. Laisser l’espace intérieur du vase constitué d’un blanc lumineux, clair, brillant, dilaté.

Note : Fait parfois sortir des fleurs, des sources d’eau pures, du parfum, des voix bénéfiques, des animaux sacrés ou des éclairs brillants. L’aeier blanc peut être plus ou moins brillant selon le degré de purification.

c. Durant la troisième série d’expirations, expirer neuf fois un aeier vert-jaune. Vif, clair, brillant, pur, constellé, aqueux et léger. Laisser l’espace intérieur du vase constitué d’un vert-jaune lumineux, clair, brillant, dense.

Note : Fait parfois sortir des dragons, des plantes médicinales, des joyaux, des musiques, de l’ambroisie. L’aeier vert-jaune peut être plus ou moins dense selon le degré d’exaltation.

↳ Niveau 3 : ajout de sceaux

► Lorsqu’on est à l’aise avec la visualisation, on peut également visualiser des sceaux au sommet de l’inspiration et au sommet de l’expiration de façon à charger l’inspiration d’abord et à : repousser l’aeier noir durant la première série de neuf ou à fixer l’aeier blanc et l’aeier jaune-vert durant les deuxième et troisième séries.

↪ Visualiser un pentagramme à l’inspiration et un octogramme (2{4}) à l’expiration pour la première série, un hexagramme et un pentagramme pour la seconde et un octogramme et un hexagramme pour le troisième.

↪ Les sceaux doivent accompagner les respirations et inspirations et donc, être visualisés depuis le fond sans fond de l’espace extérieur du vase à l’inspiration et se rapetisser vers le tribunal à mesure que le mouvement se dirige vers celui-ci. L’inverse à l’expiration. Les sceaux sont vides.

► A un niveau d’intensité maximale, des divinités vides peuvent être visualisées dans les espaces géométriques des sceaux. 6 pour le pentagramme, 7 pour l’hexagramme et 9 pour l’octogramme.

2. État intermédiaire

► Les aeiers ainsi repoussés forment une aura constituée de trois couches sphériques, autour du vase.

↪ Nous avons l’aeier noir qui est « dehors », banni et dissout dans le fond sans fond, car repoussé par l’aeier blanc. Aussi, il n’est pas visualisé, à la rigueur, conscientisé comme banni, en tout cas oublié.

↪ Ensuite, l’aeier blanc empli tout l’espace extérieur du vase. Cet aeier blanc est composé de rouge à son extrémité la plus extérieure et de violet à son extrémité la plus intérieure, épousant le vase.

↪ L’espace intérieur du vase est compressé l’aeier vert-jaune.

3. Prière introductive et divinatoire

► "Ô Seigneur omnibénévolent, omniscient, omnipotent, omniprésent ! Dieu d’amour, dieu de sagesse, dieu de puissance. Envoie moi un ange, mon ange, ton ange ! Un ange de pureté, un ange d’harmonie, un ange d’amour, un ange de gloire ! Ô seigneur, apporte-moi ton aide dans ton magistère, mon magistère, le magistère ; au travers de ce [mode de divination] !"

↪ [après avoir consulté l’oracle] Merci Ô Seigneur, Ô ange du Seigneur. Je vous en prie : dissolvez les adversaires du magistère, apportez la lumière du magistère à mon âme-sœur, offrez le magistère à l’univers ! Ô Seigneur, reçois mes trésors forgés pour toi, mes bénédictions intenses et mes prières sincères, que la foudre de ton soleil lumineux frappe mon trident, m’envoie son jugement et sa révélation !

4. Transition

► Poursuivre avec une série de trois inspirations-expiration.

↪ Inspirer un aeier vide. A l’expiration, expirer l’aier chargé du vert-jaune compressé dans le vase. Passant par le violet, le jaune du vert-jaune est retenu avec lui. Puis le vert traverse le blanc jusqu’à ce qu’il atteigne le rouge avec lequel il est retenu. Le vase redevient progressivement vide. Puis, l’amalgame rouge-vert se corporifie le sol vers le bas et l’amalgame violet-jaune se subtilise au ciel vers le haut.

◆ Il s’agit du premier processus de différenciation incarnatif. Le ciel est ainsi la manifestation de l’intérieur comme le sol est la manifestation de l’extérieur. Le violet est le gardien de l’or et le vert est celui du rouge. Cette division permet au Soleil caché de travailler sur lui-même en séparant sa théorie-sagesse dans le ciel et sa pratique-puissance dans la terre. A la fin du magistère, le jaune seul prendra place au milieu, le Violet-Rouge résidera en haut et le bleu-vert en bas, le bleu ayant été crée dans l’opération pour se substituer au jaune et lui permettre de se loger librement au centre.

► Au lieu d’une sphère comme limite, l’espace extérieur du vase est maintenant limité par deux surfaces planes, d’aires infinies, l’une en haut du vase, au-dessus de la tête, l’autre en bas du vase, en-dessous des pieds. Le vert constitue la surface du sol et le rouge l’intérieur infini du sol. Le violet constitue la surface du ciel et le jaune l’intérieur infini du ciel. La sphère, ne disparaît pas : elle est désormais limitée aux contours du vase, les limites sont les extrémités de la tête, des bras et des jambes étendus.

Notes : Dorénavant et sauf en cas de besoin, les visualisations sont plus volontiers indiquées telles qu’elles, au premier degré, sans mentions redondantes de type « visualisez que ». Notez que les exercices sont tous décrits comme parfaitement réussis. Si vos formes géométriques sont imparfaites ou si d’autres visualisations viennent s’intercaler ou déformer les visualisations décrites, cela est normal.

B. Préliminaire 2 — Constitution de l’appareil

► Une tension coexiste maintenant entre le ciel et le sol qui veulent se réunir. L’énergie de cette tension existe dans l’espace entre eux, espace extérieur du vase, infini et dit désormais espace opératif.

↪ Au centre de cet espace opératif, le vase entouré de sa sphère personnelle, le ballon.

■ Par convention, devant le regard, c’est le nord.

Ce qui doit être tracé : l’appareil spirituel aux 22 dieux : Quetzalcoatl-Ouroboros, enroulé autour de l’axe-triple, au centre triple : correcteur d’astralité, espace-temps à déployer puis à dévorer par le centre du centre du centre une fois qu’y a été fixé le magistère

A l’intérieur de lui, au centre, se déploie sur l’axe vertical un pentagramme. Non crucifié à l’horizontal, la tête rejoint Odine, les bras Athéna et Zourvane, les jambes le reflet d’Odine, l’Arbre Draconique soutenant l’univers.
Et l’oscillation du flux qui va de vides en vides est en sens inverse ; c’est le fait d’Oupiot et Bardô : car au milieu ils alignent les polygones : sont un au lieu d’être deux. Et par cela l’appareil est vivant.

1a. Opération 1

► Aussi, attiré par cette tension, depuis l’intérieur du ciel, jaune, émane un œil (un visage ou un corps entier selon la précision de la visualisation), celui d’Odine qui perce la surface violette, constituant une ouverture dans le ciel, au dessus du crâne. Odine l’artiste était jusque ici invisible, mais il se révèle désormais comme auteur de la création. Sa main est armée d’un foudre avec lequel il va graver cet espace opératif avec ses aeiers, définissant un sens à sa création et délimitant ainsi le haut du bas. Tout le magistère ne sont que les modulations des aeiers d’Odine.

↪ Depuis son ouverture, il va tracer quatre sceaux (dits sceaux gardiens ou sceaux majeurs) dans cet ordre : sud-ouest, sud-est, nord-est, nord-ouest. La pureté est le premier acte d’Odine. Les éléments vont ensuite se générer les uns à la suite des autres, les uns les autres et constituerons finalement, par la proximité de leurs opérations, le cinquième d’entre eux. Les sceaux, qui épousent en outre la forme sphérique du ballon sont constitués comme suit :

a. Un pentagramme, tracé dans le sens horaire (ou dans les deux sens simultanément) dont la pointe touche l’ouverture au sommet de la tête, les deux extrémités horizontales touchant les directions cardinales les plus proches (le sceau du sud-ouest à son extrémité gauche touchant l’ouest et son extrémité droite touchant le sud) et étant au niveau des épaules, les deux extrémités inférieures à l’ancre.

b. Un cercle, tracé à partir de l’ouverture et en sens dextre (ou depuis ses deux directions simultanément). Son diamètre touche les directions cardinales les plus proches et l’ancre.

c. Deux triangles constituant un hexagramme, le premier triangle, inversé, est tracé d’abord, senestre (ou depuis ses deux directions simultanément), à partir de la forge, et les deux autres extrémités touchent la direction cardinale la plus proche et sont au niveau des épaules. Le second, droit, tracé dextre (ou depuis ses deux directions simultanément) à partir de la pointe, cette pointe touche la chambre royale, les deux autres extrémités touchant les directions cardinales les plus proches et étant au niveau de la partie supérieure du bassin.

d. Deux losanges constituant un octogramme : le premier tracé à partir de la chambre royale et depuis ses deux directions simultanément. Ses extrémités horizontales touchant les directions cardinales les plus proches et étant au niveau du tribunal. Son extrémité basse touchant la forge. Le second est tracé à partir des points situés sur les épaules et les extrémités supérieures du bassin, dans les deux directions de chaque point simultanément.

e. Un point idéal au centre du sceau, conséquence des quatre figures.

◆ Les sceaux peuvent être visualisés vides. Toutefois, il convient d’y adjoindre des visualisations qui sont décrites en trois niveau de difficulté, tout de suite après. On doit atteindre au moins le niveau 1.

↳ Niveau 1

● Le sceau sud-ouest est tracé violet clair, lumineux, brillant. Dans son point idéal central réside un dragon de pureté.

● Le sceau sud-est est tracé vert clair, lumineux, brillant. Dans son point idéal central réside un ange d’harmonie.

● Le sceau nord-est est tracé rose clair, lumineux, brillant. Dans son point idéal central réside un phénix d’amour.

● Le sceau nord-ouest est tracé orange clair, lumineux, brillant. Dans son point idéal central réside un sphinx de gloire.

◆ Chaque entité se manifestant souffle les forces qui le constituent lui et son royaume, vers le centre de l’appareil et nettoient sa surface : ce souffle expulse les forces négatives et ces dernières servent de terreau à la tour de l’entité qui lui fait face. Ainsi, l’impureté nourrit l’amour, le déséquilibre nourrit la gloire, la haine nourrit la pureté et la peur nourrit l’harmonie.

↳ Niveau 2

● Le pentagramme est tel un éclair impérieux et plein de feu lumineux, il grave la surface du ballon de façon incisive, il siffle en se déplaçant.

● Le cercle est aqueux, laisse des sillons à son passage sur le ballon comme dans de l’eau, et est constitué de glorieuses feuilles de laurier qui bruissent pleines d’eau.

● L’hexagramme est subtil, dextre, aérien, loquace et harmonieux.

● L’octogramme est solide, stable, inébranlable, constitué d’un métal adamantin.

● Le point idéal est une lumière hyper-compressée fascinante.

↳ Niveau 3

► Établir un contact avec les quatre entités des tours, les gardiens. Lorsque l’on trace les points idéaux au centre des sceaux, les invoquer simultanément.

Entité Nom Runes mineures Élément Qualité Objet Trésors (♀) Signe Phase Entité miroir Structure Figure Pouvoir intermédiaire
Dragon ሮዳስ C W K Terre Pureté Épée / Huile Fourreau tricéphale Chandelle / Queue 1-4 Bardô Espace intérieur vide Octogramme Grave, fixe, active et dissipe dans la matière subtile
Ange አደራ B F N Eau Harmonie Cloche / Encensoir Bijoux de lauriers φ Puits / Repos 5-6 Athéna Un trait vertical et trois traits perpendiculaires équidistants Hexagramme Lie, amalgame, fusionne, tord, délie, casse, brise
Tribunal / ʁ (A-O-M) ሣዲር & Aither Vie Trident / ?! Couronne αω Trésor d’Hanuman 7 - Lumière Point Foudroie le mal, ouvre les portes du tribunal, fait entrer
Phœnix አላዲር Y Q P Air Amour Cristal / Fruit Vase ψ Don / Grain 8 Oupiot Pierres précieuses aux intersections Pentagramme Isole du mal, le détruit, le transmute en bien
Sphinx ዳናት H D V Feu Gloire Bâton / Nuage Partition χ Trident / Vase 9 Zourvane Rameaux multiples Trois cercles concentriques Domine les animaux sauvages

1b. État intermédiaire 1

► Visualiser le ballon ainsi gravé de la plus entière et complète manière possible. Rappel : le tribunal est au centre.

Conseil : La figure étant complexe, il est possible de se focaliser sur des parties : les pentagrammes, les cercles, les hexagrammes et les octogrammes séparément, puis par paires par exemple.

2a. Opération 2

► A partir des points idéaux centraux de chaque sceau, tracer à chaque fois une tour verticale passant par ces points. Ces tours aux immortels, de hauteur et de profondeur infinie. Elles sont si grandes qu’elles permettent de voir au-delà des octogrammes célestes et terrestres, de rencontrer Odine en tant que vérité dans son royaume conique et Rhighnylld en tant que liberté dans son royaume sphérique.

↪ L’intersection entre ces tours et le sol ainsi que le ciel créer une serrure. En reliant ces 8 serrures, on créer un cube personnel, l’athanor, qui inscrit le ballon.

↪ Pour chacune des 6 faces de l’athanor visualiser un dodécagramme constitué de 4 triangles dont l’arrête de base repose sur les serrures et dont le sommet atteint la limite de l’aire occupée par les serrures opposées.

◆ Les tours, les serrures et les dodécagrammes peuvent être visualisés vides. Toutefois, il convient d’y adjoindre des visualisations qui sont décrites en deux niveau de difficulté, tout de suite après. On doit atteindre au moins le niveau 1.

◆ Le pilon qui fabrique l’élixir, gouffre d’énergie efficace, réside dans ces dodécagrammes : le dodécagramme céleste et ses huit points qui s’écartent à l’infini et le dodécagramme terrestre dont les huit points se réunissent en un seul.

↳ Niveau 2

● Les tours sont vues comme des anges, humanoïdes, en robe et au rayonnement violet, tournés vers l’intérieur, étendant leurs ailes de façon à ce qu’elles se touchent et enserrent l’athanor.

● Des serrures émanent trois flammèches poursuivant les directions amorcées par le cube personnel. Une vers le sol ou le ciel, deux sur la surface du sol ou du ciel.

● Les dodécagrammes laissent filtrer la lumière du tribunal et se projettent dans les six directions à l’infini.

↳ Niveau 3

● Les tours sont vues comme des anges, humanoïdes, en armure et au rayonnement doré, tournés vers l’extérieur. Ils ont chacun des attributs différents : une tête étant la même que celle du gardien correspondant et portant l’objet également correspondant.

● Les flammèches des serrures se poursuivent à l’infini. Ces flammèches de l’athanor se poursuivant à partir des serrures, les huit sphères élémentaires, elles délimitent les onze mondes : six mondes intermédiaires, quatre mondes élémentaires, un monde central. Les flammèches de l’athanor sont tels huit tridents et l’athanor est traversé par trois axes perçant son centre et traversant les six sceaux par paires : l’axe du père verticalement, celui du fils d’avant en arrière, celui du Saint-Esprit de gauche à droite. Les tridents, exaltés ont un trident à chaque pointe : ce qui fait 72 pointes.

● Les dodécagrammes sont frappés en leur centre d’un point idéal, associé au nom de l’entité qui y loge. Le dodécagramme céleste trace une croix une fois exalté et fait tomber une pluie d’étoiles tandis que le dodécragemme terrestre est compressé tel un diamant et remonte en couches successives.

2b. État intermédiaire 2

► Visualiser l’athanor (figure cubique) ainsi gravée la plus entière et complète possible. Rappel : le tribunal est au centre.

◆ Remarquez que les sommets de chaque dodécagramme touchent le sommet d’un autre dodécagramme.

C. Préliminaire 3 — Entités de l’espace opératif

1. Logements

► Chacune des six directions est habitée par une entité dite gardienne, ils sont révélés par les focalisations et les réfractions lumineuses des octogrammes vers le centre. Elles sont frappées de sceaux mineurs constitués d’un nom et d’une apparence symbolique, d’un symbole planétaire dans le ciel, appartenant à Odine, qui est son alpha-yin, d’une créature dans le sol, appartenant à Rhighnylld, qui est son oméga-yang, d’une couleur dans l’espace opératif. Il faut attirer l’alpha-yin et l’oméga-yang dans la direction de l’espace opératif leur correspondant pour faire apparaître l’entité.

Direction Nom Apparence Vertus Graine Graine (Type) Couleur Rune Organe Branches/Ailes Bourgeons Serviteurs Serviteurs (Type) Trésors (♂) Pouvoir majeur ϕ☉ Arêtes de l’athanor
Ouest Oupiot Guerrier mystique cynocéphale armé d’une lance Loups chartreux Loi Multicolore E(A) Poumons De coagulation ♊︎♋︎♌︎ Satyres-Lucioles hiérophantes Griffons Trident animé Voir (♂) Odine
Rhighnylld
Gauche supérieure, Gauche inférieure
Nord Dourga Jeune fille nue, parée, aux mille bras armés Chouette Ange Rouge vif U(S) Cœur Du bien et du mal ♍︎♎︎♏︎ Ondines Licornes Elixir ψ Guérir (♀) Athéna Gauche dextre, Face senestre, Face inférieure
Guolao Homme d’âge mûr, air ingénieux et rigolard Ours Violet profond L(O) Pancréas Sylphes Lyre accordée χ Dominer (♂) Face supérieure, Face dextre, Droite senestre
Est Bardô Barde routard mystérieux habillé luxueusement Corbeau cristallin Loi Blanc ébène G(X) Foie De sublimation ♐︎♑︎♒︎ Nymphes-serpent psychopompes Griffons Trident animé Voir (♀) Odine
Rhighnylld
Droite supérieure, Droite inférieure
Sud Mikal Homme en tenue militaire romaine, épée Coq Ange Vert intense J(M) Reins De vie ♉︎♈︎♓︎ Salamandres Dragons Couronne ♑︎♋︎ Dominer (♀) Zourvane Droite dextre, Arrière senestre, Arrière inférieure
Éazius Vieillard à longue barbe, cornu, encapuchonné Bouc Bleu sombre Z(I) Cerveau Gnomes Pierre φ Guérir (♂) Arrière supérieure, Arrière dextre, Gauche senestre
Centre ʁA+ʁO+ʁm ☉ (Odine au ciel, Rhighnylld au sol) Doré R(T) Âme Ambroisie Nourrir, augmenter, mettre en R Centre

◆ Si les tours se manifestent dans le sens anti-horaire, débutant par le Dragon de Pureté, les gardiens se manifestent en sens horaire, débutant par Oupiot. Cependant, l’ensemencement des gardiens peut être opéré par paires d’entités se faisant face. Les tours sont plus élevées que les gardiens, Athéna, Zourvane, Oupiot et Bardô sont à des places intermédiaires.

◆ Les sceaux mineurs de Dourga, Guolao, Mikal et Eazius, projetés dans le miroitement du ballon, sont tels des tours générées par la tour centrale, car tout sceau impérieux peut générer des tours. Ils ont la capacité d’agir en tant qu’intermédiaires entre l’espace intérieur et l’espace extérieur. A la mort de l’opérateur, Opiot guide Bardô trois fois à travers les six axes restants : Rhighnylld, Mars, Jupiter, Vénus, Saturne, Odine, puis Odine, Rhighnylld, Jupiter, Saturne, Mars, Venus puis enfin il le mène au Soleil qui les synthétise tous.

◆ Odine domine en haut, en face et à droite, Rhighnylld domine en bas, derrière et à gauche. L’Homme est ainsi coupé transversalement dans la direction du Sphinx. Les extrémités où règne Odine sont demi-sphériques et masculines tandis que ceux de Rhighnylld sont pyramidales.

► Les directions Nord et Sud comportent deux entités qui se divisent le secteur en deux moitiés égales. Une entité supérieure cachée s’est en fait, divisée en deux. Athéna, au nord, est issue de la combinaison du mars natif et du jupiter céleste qu’il faut extraire du ciel, tandis que Zourvane, au sud, est issu de la combinaison du vénus natif et du saturne tellurique qu’il faut extraire du sol. L’extraction s’opère grâce à l’illumination de l’athanor qui provient de la vibration de l’axe primaire constitué par le végétal du sol vert-rouge et la lumière du ciel violet-jaune. Il ne faut pas utiliser les entités divisées en tant que telles pour le magistère mais bien les entités d’origine. En considérant les entités divisées comme l’alpha-yin et l’oméga-yang on peut les découvrir.

◆ Si Dourga et Guolao ainsi que Éazius et Mikal multiplient leur puissance une fois combinés, Dourga et Mikal ainsi que Guolao et Eazius se soignent l’un et l’autre, tempèrent leurs excès et guérissent des conséquences de ces excès.

Direction Nom Entité Alpha Oméga Couleur
Nord Zourvane Femme blonde aux yeux bleus, pieds nus, en tenue militaire grecque Dourga Guolao Cyan
Sud Athéna Léontocéphale, ailes de phénix, corps humanoïde, queue de dragon, porte toga virilis candida Mikal Eazius Pourpre

2. Transvasement

► Une fois toutes les entités logées, il faut les attirer dans le vase au tribunal en les changeant de forme. Le tribunal dispose de trois noms d’entités : Amonrâ, Ahuramazda, Vajrasattva. Il faut le préparer à recevoir ces influences.

Nom Titre possible Position
Oupiot Vajra Alpha
Bardô Satva Oméga
Athéna Aoura Alpha
Zourvane Mazda Oméga
Odine Ra Alpha
Rhighnylld Amone Oméga

► Une fois le tribunal du vase convenablement préparé et pouvant faire office de centre de gravité on peut invoquer les forces des entités à l’aide des mouvements appropriés et des modulations sonores. Plut à Dieu qu’elles soient confiées à l’opérateur. Le but est de convertir les forces planétaires éparses en une substance unifiée capable de magnétiser le véritable Soleil qui est la graine sur laquelle il faut opérer.

a. Va : Pianoter sur les six symboles planétaires du ciel pour les éveiller. Les doigts enfoncés dans le ciel et les paumes vers le visage, chaque anneau est porté par les index, majeurs et annulaires. Ainsi lors du signe de la flamme on verra que Saturne et Mars entourent le Mercure et que de ce terreau pousse Jupiter et Vénus contenant la Lune. La harpe céleste V est composée de cordes de planètes avec le soleil A en leur centre.

b. J : Attirer les forces planétaires multicolores vers la forge.

c. Ra : Concentrer et incruster les forces planétaires brutes et chaotiques dans la forge, comme E se concentrera bientôt dans l’appareil vide depuis les six gardiens et G dans l’œuvre au premier degré depuis les quatre tours.

d. Hou : Montée de la forge vers la chambre royale par la montagne.

e. Ra : Concentrer les forces dans la chambre d’Athéna qui les unifie.

f. Maz : Descente de la chambre d’Athéna vers la forge par la cascade.

g. Da : Concentrer les forces planétaires unifiées dans la forge.

h. Toum : Enfoncer les forces planétaires dans le sol.

i. Sat : Laisser se répandre l’épais parfum blanc et fleurir l’arbre depuis le sol jusqu’au défilé paradoxal.

j. Va : Laisser glisser la Chambre d’Athéna emplie de Râ dans le Temple d’Apollon.

k. Répéter l’orbitation deux fois encore. À chaque répétition laisser descendre la Chambre d’un degré : vers les Jardins de Dionysos puis vers les Forges d’Héphaïstos.

l. La matière, graine solaire ainsi obtenue, transmutation finale du multicolore au blanc, est adéquate pour recevoir les forces de E et les impulsions de A. Cette matière est ainsi parée pour poursuivre l’œuvre.

◆ La matière magnétise naturellement E par l’intermédiaire des frictions provoquées par l’union d’Athéna, descente extérieure liquide matérialisante de l’absolu vers la création et Zourvane, sublimation intérieure nerveuse de la Vie vers l’absolu. En effet, dans la montée arrière bleu-violette, le bleu est monté par le vert, car le vert veut rejoindre le doré puisqu’ils étaient un à l’origine, avant qu’ils ne s’unisse au rouge. Dans la descente avant rouge-violette, le violet est guidé par le rouge qui veut pareillement rejoindre son semblable. Le bleu-saturne corporel est ainsi monté au doré, emportant Odine et le violet jupitérien spirituel est descendu au rouge, emportant Rhighnylld. Seul le bleu est dans le doré et le violet dans le rouge. Ce mouvement et cette propriété magnétisante est analogue à celle de G qui sera attiré par X grâce à l’union de I et S. Hu-Ra et Maz-Da sont en effet Athéna descendante et Zourvane montant en coït, la langue de l’une dans la gueule de l’autre, le sexe de l’autre dans le vagin de l’une. Et exalté, Zourvane a quatre faces de corps autour de son axe, dans les quatre directions des sceaux mineurs, et Athéna est multipliée en autant de parèdres de sagesse, reflets actifs des quatre tours, qui maintiennent en ébullition la tour centrale à quatre faces. Leurs interactions, d’une lumière multicolore très pure, magnétisent le E et ce qui leur donne le mouvement circulatoire adéquate et leur couleurs, c’est le blanc-multicolore d’Oupiot et Bardô. Leur union est l’axe circulaire qui délimite le ballon contenu dans l’athanor que l’on rempli de mercure.

◆ L’arbre de Rhighnylld ne monte que jusqu’au tribunal et là il s’étend horizontalement à l’infini. L’oiseau d’Odine ne descend que jusqu’au tribunal dans un rayon de lumière de plus en plus focalisé à l’infini. Le ciel ne monte que jusqu’au défilé paradoxal. Il se pose au sommet de l’arbre comme le cygne sur la surface de l’eau. Dans l’Homme, l’arbre est sur son dos et l’oiseau est sa face.

◆ Le E est l’absorption-inspire du mercure, composé de toutes les couleurs. Le M est l’expulsion de la lumière une, or. Toute la phase des 14 runes se déroule ainsi entre un inspire et un expire. Quoiqu’on puisse expirer et inspirer entre S et G ou bien toutes les deux runes ou même trous les runes. Quoi qu’il en soit, les visualisations doivent être maintenues et continues durant tout le rituel.

◆ La prière suivante, prière naturelle, renforce leur union et ainsi la puissance du E, elle est telle le pacte que Dieu accompli avec l’Homme et du fait de cette similitude, Dieu envoie bénévolement son magistère à ces esprits avec lesquels l’Homme tisse ce pacte : "Ô esprits de la création : esprits de la terre et de l’eau et de l’air et du feu, esprits du sol et du ciel, ô esprits qui aimez Dieu, purs, harmonieux, glorieux, entendez mon appel ! Faisons un échange, un contrat, un pacte : je vous donne ce dont je n’ai plus besoin et dont vous avez besoin et vous me donnez ce dont vous n’avez plus besoin et ce dont j’ai besoin ! Faisons cet échange, ce contrat, ce pacte, scellé par ma respiration ! Et je vous offre, mon magistère : "Par les Quinze, EAZIUSGXRTLOJM, Ô Seigneur omnibénévolent, partout rayonne ta lumière, Ô Seigneur lumière". Et mon âme-sœur souhaite également ce échange, de façon passive. Ô esprits de la création qui aimez Dieu, soyez bénis !

◆ Le vaisseau est désormais adéquatement préparé pour capter le E : sa structure est proportionnée, la nature de ce qui l’habitude est bien faite et le mouvement est adéquate.

D. Présentation et explication des 14 runes opératoires de l’Œuvre.

0. Expliquant quelles sont les Opérations du Magistère, exprimées de manière courte et parlante et comment doit-on opérer pour réussir le Magistère, autrement dit que doit-on ordonner aux Créatures afin de métamorphoser l’Oiseau dans l’Arbre à l’aide du 🜍 ?

0.1.1. L’opération se réalise en sept phases principales (EA — ZI — US — GX — RT — LO — JM) dont nous allons parler tout de suite, elles sont reliées les unes aux autres sans discontinuer et si le lien devait manquer, saches que tu fais fausse route car les énergies que tu cherches à magnétiser et à affiner se disperseraient.

0.1.2. La prière du transvasement en C2 trouve son moteur dans les six planètes supérieures qui constituent les principes des six gardiens, elle trouve sa résolution dans Satva : un parfum blanc dans lequel l’or s’est incarné. Ensuite dans les runes : E, attiré par le coït d’Athéna et Zourvane, provient des six gardiens, ce sont les couleurs dans le blanc, comme les couleurs étaient dans le violet du ciel. Par A, les couleurs s’unissent en Z, deviennent transparentes et font une dans un même liquide. Ce dernier lave le corps qui par S prend la forme pour accueillir G qui vient des 4 tours. Lorsque le G d’or est attiré dans le vase et qu’il est R, il purifie les restes de couleurs résiduelles logées dans transparent, afin de les séparer et de les faire refusionner pour qu’elles deviennent or à leur tour. Ainsi, le multicolore devient blanc et blanc prend du multicolore pour faire du transparent. Puis transparent prend une forme pour obtenir or et or fait de l’or avec les métaux restants.

0.1.3. En résumé, il est question dans cette opération, d’extraire et traiter l’or d’Amon-Râ à EAZIUS puis de le réinsérer par soi-même en GXR, TLOJM signe les effets de cette réincrudation où TLO montrent les mécanismes qui en résultent et JM ses effets ultimes. EAZIUS c’est le magistère externe, il crée la présence du soleil caché, tandis que GXRTLJM est l’interne car le soleil caché s’y communique partout. EAZIU a pour but de libérer S, le rouge qui est derrière le voile de la matière qui est rendue transparente par la descente du Z. J’insiste : S est la puissance et elle doit être employée uniquement pour obtenir G. Dans l’EAZIUS, IUS est le processus dans lequel est actuellement l’Homme : il s’incarne depuis Z par I, cherche du U pour S pour pouvoir G. ZIUS est ainsi la vie incarnée visible et maintenir ces quatre runes ensemble permet de faire émerger un fil secret : il est vrai que le croisement du S enflammé dans le I aqueux aux trois portes, fait émerger le fil très fin et pourpre au centre comme il sera détaillé après. GXR est l’interstice entre la vie matérielle et spirituelle. TLOJ est la vie désincarnée. MEA sont de petits serpents qui sortent de tous les pores du corps, ils flattent, font résonner les objets extérieurs.

0.2.1. Ces sept phrases sont divisées chacune en deux, ce qui donne 14 runes : elles sont l’Homme dans l’espace, le déploiement d’Odine dans la nature (A) avec les matériaux de la nature (E). Chaque rune correspond à une posture physique : E fait étirer les membres en diagonale, Z étend à leur extrémité les bras et les jambes joints, I fait les bras étendus horizontalement et retourner les paumes, U fait toucher les orteils avec les doigts sans s’accroupir, SG fait le zhan zhuang

0.2.2. En outre, les sept jours de la création sont énumérés par les paires de runes suivantes : avec AZ apparaissent les étoiles, IU manifeste les eaux, SG les végétaux, avec XR se forme l’espace, TL fait venir les animaux, OJ donne vie à l’Homme et ME est repos et louanges. Ces paires de lettres correspondent à l’inspire et l’expire et se combinent avec les visualisations.

separateurE

1.1. La première lettre est E, c’est un Cheval de ♈︎ muet. Il est fougueux, vif et fort vénérable. Il porte une graine entre ses dents. Ce Cheval est un l’Ange en mouvement. Il se déplace depuis le tribunal.

1.2. Tout d’abord, on prépare le vaisseau en l’enveloppant dans une lumière extérieure mortifiante et universelle, duelle, de la nature de ♈︎. Cette lumière est la maithuna du rituel macrocosmique, c’est une prière et une invocation. C’est une lumière transcendante, il s’agit de ☿ : le multicolore de Oupiot baignant dans du blanc de Bardô qui est absorbé IE : toutes les lumières des six réunies en synthèse, qui apparurent durant la phase de préparation, après l’union des opposés. Cette lumière pénètre par une circonférence infinie faite de douze fois trois endroits lumineux portés par douze poutres et célestes ainsi que six fois trois envers ténébreux et terrestres portés par huit poutres. Ce sont Odine et Rhighnylld, Zourvane et Athéna, Oupiot et Bardô.

2.1. Ces deux runes que sont E et A, sont le déploiement occulte nécessaire à la manifestation de la création. C’est une préparation préalable, qui précède la seconde phase ZI, consistant essentiellement en une purification.

2.2. Le signe qui ne trompe pas quant à la réussite de l’opération EA, c’est que ce cercle extérieur est alors immanquablement de nature dodécaèdrique et octogonale ou ∞ et ✵ assemblés. Le vaisseau devient alors perméable à son influx intérieur mais imperméable aux influx extérieurs et l’on peut poursuivre la suite de l’opération microcosmique car on a bien conduit son introduction.

2.3. Néanmoins il ne faudra jamais défaire ce sceau sous peine de devoir tout recommencer : toute variabilité apportée par l’extérieur ruinerait l’opération. Si l’on voit que le sceau est fragile, qu’il n’est point magique et excellent, mieux vaut assurément tout arrêter.

separateurA

2.1. La seconde lettre est A, c’est un Ange de ♉︎ chantant. Il est noir, multiple et puissant. Son regard perçant et lumineux est plein d’amour. Cet Ange est le Cheval immobile. Il réside dans les champs de pureté mais n’y habite pas : on le trouve dans tous les logis.

2.2. La lumière, Athéna, Esprit-Saint rendu disponible, pénètre furieusement le vaisseau lorsqu’on l’appelle de toute sa foi, insistante et sincère. Elle l’incinère par cinq points INRI de ♉︎ qui sont au nombre total de vingt lorsque la lumière passe par tout les canaux intérieurs. On laisse en effet cette lumière agir jusqu’à ce que le point intérieur se confonde dans le cercle extérieur tel ☉, produisant le sceau macrocosmique qui est un éclatement en vingt points étoilés : un pentagramme appartenant au phénix, un hexagramme appartenant à l’ange, un octogramme appartenant au Sphinx, un point central et un cercle englobant qui sont un, appartenant au Dragon. Ces figures constituent le sceau de la cinquième tour. Le A organise les couleurs en polygones et se reproduit lui-même géométriquement.

2.3.1. Le moyen d’augmenter la puissance de cette lumière et également de mieux le percevoir, si tu ne sais de quoi il s’agit, est la vénération, l’adoration et la soumission : c’est-à-dire le sacrifice. C’est qu’en sacrifiant, on alimente le feu caché, et ainsi, la lumière se fait plus intense dans notre voisinage.

2.3.2. Prenant sa source dans le tribunal et étant de ce fait de nature universelle, on la trouve néanmoins en quantité plus importante dans les lieux religieux et dans l’aire des personnes pieuses, amoureuses ou profondément investies dans une cause vertueuse. Ainsi, un opérateur qui n’a pas encore la sensibilité adéquate pour accomplir les actes nécessaires afin de faire varier ce feu caché devrait fréquenter des temples, des associations de personnes éclairées ou bien passer du temps avec l’être aimé : la maturation naturelle des choses lui offrira l’entendement de ces idées spirituelles si Dieu (Loué soit sa sagesse) le veut et il pourra ainsi veiller par lui-même à ce que la vasque de feu ne s’éteigne ni ne s’arrête jamais de se mouvoir : il pourra porter lui-même la graine et chevaucher le Cheval qui ne sera alors plus muet pour lui. Sans cela, le temps et la souffrance œuvrent à l’universel.

2.3.3. Certains essaient d’accélérer le temps en empilant les instruments, les matières et les expériences, mais nous n’avons vu que de piètres résultats avec cette méthode, raison pour laquelle nous conseillons la voie de la sincérité et l’exercice de la vertu : on ne fait pas un bon artisan par l’entraînement, si studieux soit-il, mais en lui donnant, si c’est possible, si à défaut d’avoir germé il possède la graine, le goût et l’amour du travail qu’il doit accomplir. Sans vertu pas de matière pour travailler, car sans vertu, pas d’esprit. L’esprit sans vertu, devient de la matière obscure.

2.3.4. Le moyen d’en augmenter la quantité est de pratiquer soi-même par avance les points de pénétration de la lumière. Il faut donc en connaître la disposition géométrique qui est fort naturelle. Mais si ta raison faiblit, pense à cet Ange noir qui est un Dieu sacrifié et mis en pièce : écoute le chanter cet être vêtu comme un pauvre mais qui irradie lorsqu’on l’ôte sa capuche.

2.2.3. Donc, cette lumière est toute remplie équitablement d’esprits supérieurs du ciel et de la terre, douze et huit, dont l’opérateur est le onzième et le neuvième, c’est à dire en synthèse : le dix médian. Ces douze et huit se répartissent en deux groupes pour les deux jambes et les deux bras, la tête est seule.

separateurZ

3.1. La troisième lettre est Z, c’est un Lion de ♊︎ foudroyant. Il est allongé, austère et juste. Un trident est posé devant ses pattes. Ce Lion est le Cerf immobile. Il réside dans la chambre d’Athéna.

3.2. Z consiste à extraire de la chambre d’Athéna, en le décongelant, par l’union de la lune et du soleil superposés, un liquide chargé d’un feu céleste avec lequel on va laver le vaisseau qui est ainsi ouvert. Z est, du point de vu Humain, le vide derrière le mouvement, l’espace duquel sortent les perceptions, il est silence et obscurité à l’extérieur, puissance lumineuse et vibrante à l’intérieur. La synthèse multicolore polygonale, écartelée dans la totalité de l’espace par ce polygone A est ramassée par Z en son point le plus proche d’Odine, Dieu producteur. Z est ainsi le ciel lors de la prière naturelle, sa vibration sonore libère l’âme-sœur qui est congelée dans la chambre d’Athéna, sous forme liquide, une eau ignée I.

3.3. En Z, le pentagramme, l’hexagramme et l’octogramme de A se rejoignent à leurs sommets : les forces sont élancées vers le haut, sont centrées, sont explosives. L’aura sphérique infinie, le royaume d’Odine manifesté et la concentration de toutes les forces d’Adam Kadmon (A) est au plus près du seigneur Odine.

3.4. Le moyen de tirer la meilleure qualité possible de cette eau ignée, et de pouvoir en faire varier la quantité en remplissant la coupe crânienne à ras bord, est de suivre avec Z, la méthode que voici : dans la Chambre d’Athéna dont la porte vide est visible lorsque l’éclipse est parfaite, il y a trois pièces, disposées l’une à la suite de l’autre et l’une dans l’autre, telle une série de matriochkas ♊︎. Une "quatrième pièce", le trône foudroyant, est cachée derrière une porte suprêmement invisible, sans poignées. Dans cette pièce, les trois pièces précédentes n’en font qu’une et au lieu qu’il y ait deux portes l’une après l’autre, il y a une grande porte centrale dont le sens d’ouverture va vers l’extérieur. Oui ! La meilleure eau et la plus prompte à laver la matière vient de cette pièce secrète transcendante car elle est composite d’eau et de feu en parties parfaitement égales, elle est ainsi apte à traverser toute matière car elle est foudroyée et plus seulement magnétisée. Même la solide matière des forges d’Héphaïstos est percée et par suite aussi, les redoutables couches des Enfers : jusqu’au Tartare lui-même, le vide diabolique est éclairé et se recroqueville et s’enflamme ! Seul le Lion au trident possède cette potion terriblement acide avec laquelle il peut repousser tout les démons et la jeter à la face de Satan, lui qui est assit sur un trône de pierre qui ne lui appartient point !

separateurI

4.1.1. La quatrième lettre est I, c’est un Cerf aqueux de ♋︎. Il est inexpressif, serviable et intelligent. Il porte un chapeau sur sa tête. Ce Cerf est le Lion en mouvement. Il se déplace dans les logis de haut en bas.

4.1.2. I est eau ignée, une lumière qui ricoche en soi, un feu. C’est Odine en action, le processus d’incarnation, la grande hydratation. Il hydrate en effet jusque U, qui est la limite ultime du multivers. Les graines les plus profondément enfouies sont hydratées et peuvent donc germer. Cela humecte radicalement, défossilise, ressuscite les morts et lave les démons : c’est l’hydratation cosmique. Ce processus peut être de deux directions à la fois : d’en haut, c’est un esprit qui descend, devenant de plus en plus pointu et aigu. D’en bas, il monte en devenant de plus en plus large, accompagnant la pousse de l’arbre. I, c’est manger des éclairs, tandis que S c’est les animer et les subtiliser : dans le crâne, ils sont tels un soleil.

4.2.1. Ce liquide angélique - parfaitement spirituel car issu de la pointe supérieure de l’hexagramme du haut du pentagramme - est très acide pour ce qui est maléfique et ainsi dissout, en fonction de la quantité et de la pureté du dit liquide, tout ce qui ne correspond pas à la rectitude verticale telle une pluie cosmique purificatrice ou dans l’idéal : un bain-marie composé d’une eau très distillée de forte qualité ♋︎. Il fait d’abord des rainures spiralées, débouche ce qui est entartré, puis ensuite, comme les branches d’un arbre inversé. Lorsqu’à force de pratique, ce liquide a effectué toute son action, il n’est plus corrosif car tout mal à été détruit : il a creusé un axe entre ciel et terre, un pont d’où on voit l’œil de Dieu et les bénédictions angéliques, et c’est un rayon de lumière qui vient frapper le plus bas des ténèbres et la graine qui y est plantée peut alors bénéficier de l’eau et de la clarté du ciel, pousse avec force. Ce liquide est une lumière captée par l’esprit qui s’écoule du haut vers le bas dans la racine qu’est le corps. C’est par l’explosion de cette alvéole que le transcendant se manifeste dans l’immanent par la création.

4.2.2. On doit l’employer avec patience et minutie car si l’on on en ajoute une trop grande quantité parce que la lune est trop forte ou si ce liquide est trop pur parce que le soleil est trop fort, la matière non préparée se décompose totalement attendu que ses éléments constitutifs ne sont alors pas suffisamment purs pour y résister. La matière devient alors infertile et l’on doit tout recommencer. Même si cette eau ne descend pas sous la cornue, il est important de nourrir la matière jusque dans ses racines divisées afin d’avoir un trépied parfaitement propre à soutenir la cornue. Sans cela le feu occulte qui vient après brûlera sans chauffer réellement, il manquera de magnétisme car il ne sera pas oint par cette eau ♃.

4.3.1. Renverser la coupe est une chose, mais il faut accompagner le liquide, au point où, là où il est versé, il fasse mûrir la graine solaire, devienne la racine d’un arbre qui sort de terre. Afin de faire passer ce liquide dans tout les logis et plus encore, il convient d’avoir un fort détachement de toute réussite, d’agir pour le simple but d’agir dans ce qui est juste et bon, l’innocence est la clef ouvrant les portes pour que le cette captation de lumière solaire, cette première circulation de foudre, puisse s’écouler convenablement. Seul le Cerf envoyé par le Lion peut accomplir pareille mission : il l’accomplit à l’aide de sa diligence et de ses bois majestueux, il sait se nourrir à la bonne source de manière intuitive, aidé des mains et des pieds pour aller jusqu’au bout de l’entreprise. Il ne force rien mais dispense sa sagesse à tous, de manière naturelle. Ainsi, l’eau qui l’accompagne, corne de licorne, arrose les viscères sans effort et se cristallise en vasques sur lesquelles pourra prendre le feu de la passion.

4.3.2. Si tu n’entends pas de quoi il s’agit, à propos de ces pièces intérieures ou de cette pièce secrète ou même de la chambre elle même malgré tout ce que les autres philosophes et moi avons pu en dire, alors seule la méditation et la prière peuvent t’éclairer car je pourrais beaucoup en parler encore sans que tu puisses pourtant réellement saisir de quoi il s’agit. J’ajouterais seulement que celui qui à poussé son être à la plus grande des austérités devient ensuite naturellement propre à se donner à autrui : toute contraction mène à la manifestation et en un mot, l’intellect pur est pure pratique sinon de pureté il n’y a pas.

separateurU

5.1. La cinquième lettre est U, c’est une Vache de ♌︎ assoupie. Elle est immobile, attendrissante et rassurante . Une coupe est posée sur son dos. Cette Vache est le Dragon immobile. Elle réside dans la Forge d’Héphaïstos.

5.2. U est le royaume de Rhighnylld, le sol lors de la prière naturelle. Il est fait de multiples étages sédimentés et d’un centre composé de trois noyaux séparés et éteints qui s’affrontent avec la colère, l’envie et la manipulation. C’est l’enfer où l’on trouve une foultitude de cadavres et de démons, pêle-mêle, des galeries labyrinthiques et piégeuses dont l’étroitesse n’a pas de fin, des monstres effrayants mais aussi de précieux trésors ainsi qu’un certain nombre de voyageurs.

5.3. U est percé par I, qui, à mesure qu’il rencontre l’ombre de U, devient de plus en plus lumineux, puissant et démultiplié car la lumière de I se nourrit de l’ombre de U. Les obscurités de U sont repoussées pour manifester le plan spirituel car en lui sont enracinés les fautes, les tâches et les défauts qui doivent être purifiés. Ces graines ont besoin de sortir de leur gangue et d’être humectée, fécondées par le sperme de I pour fleurir par l’intermédiaire de leur chaleur interne qui est éveillé par la présence de l’eau et de la terre.

5.4. Le serpent rampe au sol horizontalement, essaie de capter la force tellurique pour la faire courir au sol. Il faut hypnotiser le serpent pour qu’il grimpe. Pour avoir des foudres il faut d’abord plonger la main dans la forge pour prendre les serpents, plonger les serpents dans la chambre pour les allumer lumineux, plonger dans le tribunal pour les rendre foudroyants.

separateurS

6.1. La sixième lettre est S, c’est un Dragon de ♍︎ riant sans cesse. Il est explosif, d’une aide précieuse et régénérant. Il porte de multiples ceintures le long de son cou. Ce Dragon est la Vache en mouvement. Il se déplace dans les logis de bas en haut.

6.2.1. Ensuite - et seulement ensuite - dans l’opération, on doit dominer le feu de la forge d’Héphaïstos afin de procéder à la seconde purification qui est une régénération. C’est qu’il faut hâter la résurrection des corps par l’humectation du corps enterré vivant. C’est l’opération que fait perpétuellement Dieu sur le monde matériel ainsi que sur tous les mondes composés de dualité, il les tire vers lui en les faisant vibrer comme deux cordes d’une lyre. A mesure de leur rapprochement, ces deux cordes fusionnent progressivement, d’abord après le tribunal puis après la Passe. C’est le plus délicat de l’Œuvre, beaucoup fut dit à ce sujet et je vais en dire beaucoup aussi. Car ici, l’on doit manipuler l’art très instable de la première crucifixion et fort nombreux sont ceux qui furent dévorés ou séduits par la beauté de leur métaux, le Feu hypnotisant de l’athanor ou bien par les bijoux ou instruments qu’ils ont pu en tirer. C’est que l’art de la forge est magique et qu’il amène le pouvoir. Et il faut savoir que lorsque la conscience boit l’eau, elle s’enflamme de liesse. Le feu ne vient pas de la matière mais de l’eau, sans cela la matière est inerte. L’âme se réjouit du feu, non de la matière. On doit ainsi faire progresser de manière industrieuse et concentrée un feu chargé d’une eau terrestre, pour ainsi dire une sève, avec lequel on va sublimer la matière humectée par l’eau céleste et avec cette sorte de seconde distillation, la rendre propre à la prochaine opération afin qu’embellie d’un parfum hermétique elle attire l’attention des Chouettes. Ce feu liquide est fort fixant et revivifie la matière en faisant alliage avec elle, étendant ses propriétés horizontales et lui permettant d’exprimer son potentiel, potentiel exprimé qu’il convient de ne pas confondre avec le feu lui-même, sinon, hypnotisé, on se répands. Sa puissance portée par une extrême pureté, son bois est celui du cerf. Ceci confirmant ainsi son baptême de l’eau par un baptême du feu en vu du baptême de l’air.

6.2.2. Cette propriété fixante et vivifiante te permet d’entendre pourquoi cette opération doit être impérativement faite après l’intervention de l’eau foudroyée. Dans le cas contraire, si le serpent terrestre n’est pas correctement retourné pour pénétrer ton ovule interne, si tu n’as pas pris la peine de te fixer dans le sombre miroir, tu nourrirais les démons présents dans le cœur des représentants de la cour et c’est vers une exaltante mais non moins fatale perdition vers laquelle tu ferais sombrer les logis. Il est important de faire monter ce feu occulte jusqu’à la chambre d’Athéna afin que cette déesse Sophia puisse jouir de la présence de son mystérieux époux : cet ange de feu sublimé dévorant l’eau, devenant vapeur lorsqu’il est continuité de l’eau en ébullition, se fait foudre lorsqu’il se croise sur le pont paradoxal, et qui en s’unissant avec Sophia, devient lumière, lui offre la force de se rendre en tout lieux, de tout voir et de tout dominer par l’entremise des nombreuses portes qu’il lui ouvre contre son affection. L’opération est rendue parfaite si le serpent ne suce plus les trois racines et qu’au lieu de cela, obéissant, cessant de souffrir et de dévorer les morts, il forme un double ouroboros et permet à l’épée de quitter le rocher.

6.2.3. Il est important de savoir s’arrêter, d’être humble et honorable, de ne surtout pas s’asseoir sur le trône foudroyant, de ne pas contraindre contre nature la lumière à se sublimer encore une fois jusqu’au sommet de la Chambre car elle doit aller tout droit, dans le sens opposé à précédemment, ce qui est plus naturel mais moins facile pour l’esprit routinier qui n’est pas habitué à se soumettre. Si elle devait s’élever, elle s’éteindrait en fusionnant avec la source alors qu’il faut que la Chambre s’enflamme, comme les Forges s’enflamment, pour faire fondre une plus grande quantité d’eau, renforcer le cycle et faire fleurir le bourgeon. Dans le cas contraire, on ne ferait que dilapider tout son travail et offenser Dieu par son arrogance en outrepassant sa juste loi, en vomissant la direction indiquée par la force vitale, et il ne manquera pas de bousculer ce feu indiscipliné et lubrique jusqu’en enfer après le temps plus ou moins long qu’il lui faudra pour reconstituer ce qui a été pulvérisé. On boit les paroles du Père mais on ne trouble pas son mystère, sinon il devient pour nous, cacophonique. C’est pour cette raison qu’il faut être appelé par le travail pour faire de l’art mais si on décide de son propre chef de pratiquer et surtout sans l’aide d’un professeur, on court le risque considérable de tomber dans l’un des pièges de ces phases préliminaires. En résumé : le cygne sur l’océan ne vole pas et les six petites flammes créer la voûte constellée et le souterrain étoilé, si le cygne est sacrifié dans le feu, c’est pêcher car ce mélange prouve que l’on avait rien entendu dès le départ et que l’on singeait, ce qui ne mène a rien. Si la sortie est invisible, noyée dans l’oubli, il faut en percer une en accentuant la lumière jusqu’à créer un trait de foudre, c’est tout !

6.3. S est comme X mais dans le sol. Il est Rhighnylld éveillé et purifié, aux écailles rouges vif et brillantes, aux poils blancs et brillants, aux ailes angulaires, au visage très humain. C’est le dragon porte-bonheur qui exauce tous les vœux : soit sage et fait le seul qui ait de la valeur, demande la Loi de Dieu ! Si le flux du S est dirigé vers l’extérieur plutôt que l’intérieur en effet, c’est la magie profane et quelle erreur ! Rhighnylld le trop sec, enfin désaltéré par I, émerge du sol U, vert purifié par la descente du bleu aqueux du I, qui est le violet du ciel purifié par le Z. Hypnotisé, Rhighnylld hypnotise : splendide, sa force de séduction magico-magnétique est sans pareille et tous les regards sont tournés vers lui, c’est un véritable appât. Il établit son lieu à un niveau supérieur : il ne réside plus sol et endormi en enfer mais dans la forge. Il s’élève autour du I, se lie avec lui sur trois points et pose finalement ses huit membres aux angles du cube pour recevoir G. C’est cela, l’arbre cosmique, l’Homme conscient ! Il pousse dans le plan spirituel et fleurit afin d’attirer les entités spirituelles du G. Note bien ceci dans ta pratique : Rhighnylld s’élève tellurique, progressif, vaporeux et igné, il n’est pas céleste, fixe, aqueux et igné comme Z. Les points de liaisons sont les suivants : d’abord, c’est aux forges, ce qui lui permet de grimper; Satan y est sacrifié, il brûle d’un feu bleu, s’épanouit comme une rose. Ensuite, entre les jardins et le temple, le point de liaison lui permet de passer de la dualité à l’unité. Enfin, à la chambre, c’est ce qui lui permet de changer d’axe et de s’extérioriser par quinze dans la couronne. À cet endroit oui, le S rouge croise en effet le I bleu et devient violet, c’est ce violet qui attire le G. Vois que ce violet est analogue au violet du ciel contenant le doré.

6.4.1. Afin de faire passer ce feu autour de toutes les vasques des logis, et le faire changer d’état et de coloration (violet aux forges, vert aux jardins, rose au temple et orange à la chambre), il convient tout d’abord d’avoir un féroce désir de rejoindre l’absolu, la conscience doit être avidement fixée sur l’objectif mais sans s’attacher à l’idée de l’atteindre jamais. Un esprit équilibrant à la fois le martial et le vénusien est la clef ouvrant la première porte pour que le feu puisse serpenter convenablement sous une forme liquide. Il faut ensuite, posséder une pureté d’intention extrême, afin de rectifier l’axe de circulation du feu qui devient alors un encens pouvant parcourir une dimension supplémentaire. Il s’agit ici d’ouvrir le vieux bouchon qui scelle la fiole frémissante des sentiments pour que cette fumée puisse s’en échapper intérieurement alors que des explosions multicolores sont rendues au tribunal que l’on contourne : il n’est que purgatoire pour le moment. Cet encens doit subir une troisième transformation pour atteindre la troisième vasque : il faut posséder à la fois un attachement pour le cycle naturel sans fin des variations et des formes infinies et à la fois un attachement pour le point fixe et éternel de la béatitude. Ce paradoxe permet à la mèche inversée de la gorge de s’allumer sous l’encens devenu foudre. Afin d’amener le feu par ses transformations à rejoindre le point d’origine, où les fruits son extrêmement purs tout en haut des marches infinies, il faut donc désirer Dieu, avec pureté et pour toujours, lui envoyer ses remerciements pour les dons qu’il procure constamment à la création. Seul le Dragon envoyé par la Vache peut accomplir cette besogne : lui seul, venant du plus profond de la Mine, possède la force de séparer et d’unir alternativement et de permettre ainsi à chaque logis d’exprimer son potentiel. Qui est ce dragon souriant, chanceux, auspicieux, séducteur des valkyries ?

6.4.2. Le feu passant autour des différentes vasques font bouillir les logis et cristallisent des mèches qui s’allument une fois complètes : Celle au sommet des jardins est une croix pattée, celle inversée au sommet du temple est une croix décussée, celle au bout de la chambre à la forme d’un cobra à la coiffe détendue. Les joyaux et les métaux de la forge sont ouverts, les fleurs des jardins sont écloses, les yeux du temple sont décillés et les étoiles de la chambre brillent. Ne poursuit par tant que tes mèches ne sont pas allumées, que tes fleurs ne sont pas écloses, car la suite serait en pure perte : ton parfum n’aurait pas la senteur suffisante et tu pourrais croire à tord que tu fais fausse route dans l’opération. Le signe te prouvant que tu peux poursuivre avec assurance, est la présence d’une brume d’évaporation apparaissant au-dessus de la chambre d’Athéna, touchant, perçant même, le sommet du pentagramme, car tout amoureux, tu as cerné le Père de tes danses et tes louanges, chaque vieillard est à sa porte et s’agenouille devant lui ! Les yeux épais et subtils dansent et volent en ronde autour du trône foudroyant : auréole gnostique. Odine, trop froid, est enfin réchauffé et la cinquième tour est construite.

6.5.1. Le moyen d’avoir la meilleure qualité pour ce feu et d’en faire varier la quantité est la méthode qui suit. Le levier qui augmente l’intensité de ce Feu Occulte et donc sa quantité est le différentiel entre le désir en général, l’appétence pour les choses sensorielles en particulier et la rétention de ce même désir tenu en Respect par la pureté et la sincérité. La friction entre ces deux forces, la puissance de séparation entre le subtil et l’épais, augmente la puissance de ce Feu et à mesure que le désir est de plus en plus sincère et profond mais aussi de plus en plus furieux et insatiable, la flamme change de couleur et s’adapte à chaque logis ♍︎. Il faut néanmoins observer un équilibre constant entre ces deux termes, car si l’appétence est trop forte, le Feu Occulte jaillit et s’épuise, il peut même briser et déprimer la matière. Si le Respect est trop fort alors le feu faiblit et s’éteint pouvant alors laisser la matière totalement inerte. Seule la Vache assoupie peut supporter pareille tension, elle est le fondement de l’Œuvre, la force vitale et maternelle à l’état pur☿. Son museau est posé près de ses pattes arrière, elle qui jambes écartes déployait la nature naturée, elle la résorbe et la synthétise, avale l’enfer pour en faire un combustible inaltérable.

6.5.2. Également, si l’on veut faire varier sa qualité, il faut prendre garde, comme il l’a été précédemment énoncé, à laver le trépied avec l’eau magnétique si possible jusque dans ses Trois Racines jusqu’à ce qu’il se recourbe sur lui-même en forme de cercle ou de neuf tordu. Sinon le feu sera sans vivacité car il n’aura pas de combustible propre à lui donner une intériorité. Observe en effet que ce Feu vient de l’Enfer et il doit dans l’idéal prendre sa source dans sa partie la plus profonde, le centre du sombre miroir, que l’on place purifié au centre : c’est que les métaux qui sont les meilleurs à brûler sont aussi enterrés les plus profondément. La pierre d’angle est la seule apte à brûler indéfiniment, à faire fleurir : elle est placée au plus profond de l’eau et de la terre, elle est une source d’inexistence placée entre deux termes absolument opposés, duelle, circulaire, matérielle. C’est de cette division que vient cette pierre sur laquelle toute vitalité est bâtie ♌︎ et à partir de laquelle tout le plan matériel est forgé. A force de purifications, cet enfer sera un jardin de beauté et nombres de petits frères viendront danser autour de ce bétyle. C’est une terre inconsciente ou plutôt subconsciente, dans laquelle les graines plantées se génèrent naturellement. Cependant, cet enfer doit être purifié afin de pouvoir porter des arbres puissants et il convient alors de traiter la terre en faisant tout d’abord intervenir les graines adéquates afin qu’elles se nourrissent du sol corrompu et le purifient peu à peu. Ainsi le serpent sera éveillé par lui-même, par la massive lumière d’en haut et le feu pur d’en bas, mais au lieu d’avoir les yeux noirs de brusquerie et d’incompréhension il les aura lumineux de douceur et de volonté.

separateurG

7.1. La septième lettre est G, c’est un Hibou de ♎︎ avec les deux pattes attachées, chacune d’une couleur différente. Il est prodigue, endurant et aventureux. Il porte une clef dans son bec. Ce Hibou est l’Aigle immobile. Il réside dans l’anneau unique.

7.2.1. À ce stade de l’opération, le vaisseau est désormais préparé et purifié et un parfum hermétique flotte à présent autour de lui, l’enveloppant tel un linceul à la fois royal et sacerdotal. La lumière extérieure n’est maintenant plus mortifiante mais vivifiante, non pas que sa nature ait changée, mais parce que le vaisseau lui-même est à un niveau supérieur de perfection bien que virtuellement mort car dépourvu d’âme propre tout rectifié qu’il est. La Lumière ressemble désormais plus à une eau dorée qu’a un feu blanc, elle est plus aisée à saisir et les mouvements qu’on y imprime la déforment plus durablement et sous forme de ♎︎ comme lorsqu’on jette un caillou dans un lac. C’est un jardin d’Eden qui est maintenant visible et au début, les contours des fruits seuls sont visibles mais bientôt, herbe douce, collines bienveillantes et ciel lumineux apparaissent. LA LOI DANS TOUTE SA SPLENDEUR. Bien des opérateurs s’arrêtent là car ils ne veulent pas poursuivre par peur, son fascinés par la lumière, ou bien ne perçoivent pas que l’on doit de nouveau démembrer pour augmenter encore la force de la préparation. Mais Dieu (loué soit sa sagesse) ne sort pas par là où il est entré : il forme spirale. Et si tu ne sais pas de quoi je parle, alors continue à pratiquer ZIUS en boucle : le Z toujours en premier, mais le S lèche le Z et le fait fondre, le Z permettant au S d’avoir plus de force.

7.2.2. Alors que toute l’opération a été faite une fois par deux dans la religion et répétée une seconde fois par quatre dans la mystique, c’est maintenant une deuxième répétition par huit dans l’ésotérique que l’on atteint lors de cette troisième phase. Elle n’est qu’une humble répétition développée des phases précédentes, mais d’une manière plus rapide, plus subtile, dans un autre plan. Alors il s’agit à présent de réincarner dans le vaisseau l’âme qui s’est enfuie du dit vaisseau lors de son traitement purificatoire. Elle s’est transcendée au contact de la quintessence de la Nature, s’y est mixé et à pris l’apparence d’un Oiseau. Les pensées qui doivent désormais s’incarner ont fusionnées avec ce qui leur correspond dans le plan supérieur. C’est ainsi que depuis huit obscures directions de l’espace, les huit chouettes (aux yeux étoilés et tenant chacune dans leurs serres un fruit puissant), qui y sont perchées fixent de leur yeux à trois profondeurs le vaisseau, en sont fascinées, elles envoient alors leur élu : un Hibou qui est porteur de leur présent : une fiole de κυκεών rempli de tout l’Eden pressé, un mjöðr tout plein d’Odine, un Esprit non plus naturel de ♈︎ mais divin de ♎︎. Il se dirige intuitivement de manière circulaire et par la force de ♀ vers le parfum qui suscite en lui le désir, lui indiquant son foyer. Il y revient par le creux qu’il trouve : le point de pénétration de la lumière bicéphale marqué du sceau du ♏︎. Une fois parvenu dans cette cavité, qu’il est dévoré par ce qui est une bouche gourmande de vin, il s’y endort et crucifié au second degré il se change progressivement en Aigle noir en fusionnant avec la croix pattée qui est détachée des jardins, emportée par la décomposition du Hibou.

7.3.1. G est l’activité dans le Royaume de Dieu (loué soit sa transcendance) le I et le S fusionnés, l’accouplement des esprits du ciel et de la terre sublimés, la substance d’Athéna et Zourvane unis, rouge-violet-vert-bleu, la lumière occulte de l’or, le sperme doré dans la matrice blanche-diamant, la semence d’étoiles qui servira à faire naître les six pierres astrales et la pierre solaire triple, la quintessence du haut et du bas enfin, qui ne vient pas de ce monde et que l’on doit occultement photosynthétiser. Lorsque les anges, contenus dans l’eau céleste I, descendant depuis Z pour aller en U et reviennent avec S, ils fusionnent (G) avec leur âme-sœur qu’ils ont laissé lorsqu’ils sont partis. Ce sont ces hermaphrodites qui passant par l’orifice de X, offrent R, sont R, la substance même du tribunal

7.3.2. Si lors du transvasement, Athéna est féminine et possédée orthogonalement, apportant sa puissance marsienne et jupitérienne à l’axe, c’est Zourvane qui est passif dans le GX, et possédé par quatre Athéna virago diagonalement, il apporte ainsi sa puissance mercurielle et solaire comme matériel primaire. Si E est l’appel d’un Homme, G est l’appel d’un dieu car au lieu de travailler activement avec des forces inférieures selon le cours naturel des choses, l’opérateur interagit avec des forces hiérarchiquement supérieures à lui et manipule une substance qui, actuellement, lui est généralement inaccessible en temps normal. Cette substance neuvième est la synthèse des quatre royaumes d’immortalités qui forment le Royaume de Dieu.

7.3.3. C’est pour cela que zhan zhuang est ici précieux, car allié à la respiration et à des mouvements adéquats pour dégager et stocker ces forces, il permet d’accumuler cette quintessence amoureuse jusqu’à saturation des fluides grâce à au siphon X et à fixer cette force grâce au R. Par la suite, les pierres astrales seront rejetées lors de T, lors de L, elles voyageront dans le système solaire tel la chatoyance de couleurs que la lumière provoque dans le diamant et enfin, tous ces métaux seront purifiés en O.

7.3.4. Ainsi, G suinte des huit angles de l’athanor et touchées par les membres de S, butinées, les chouettes des angles exaltent et pâment furieusement de façon occulte, focalisent et compressent ainsi tout leur mana féerique, nature à découvert ! Ces huit membres se déploient dans une dimension qui est inconnue pour l’athanor qui ne faisant que recevoir jusqu’ici les effets des quatre tours : dans le monde euclidien, ces membres touchent leurs opposés : la gloire supérieure rejoint l’harmonie inférieure, l’harmonie supérieure, la gloire inférieure, l’amour supérieur rejoint la pureté inférieure et la pureté inférieure la gloire supérieure.

separateurX

8.1. La huitième lettre est X, c’est un Aigle de ♏︎ mangeant une proie. Il est impérieux, raide et procédurier. Un bouclier est placé sur son torse. Cet Aigle est le Hibou en mouvement. Il se déplace des champs de pureté jusque aux jardins de Dionysos.

8.2. X est l’absorption de toute la quintessence accumulée en G par l’action d’ôter le bouchon obstruant l’accès au vaisseau. L’Athéna intérieure est alors assaillie par la véhémence d’un Zourvane supérieur ayant récupéré son visage auprès du Sphinx. Il est fort important d’être très concentré et de ne pas attirer trop d’âme dans le sceau du ♏︎ car si tu ne possède pas un parfum assez fort ou en assez grande quantité, tu ne pourras pourrir tout le hibou en corbeau et tu devras alors vider rapidement le creux de l’arbre si tu ne veux pas que se multipliant, moult aigles saouls envahissent l’arbre. Ce qui crois m’en, serait fort dangereux pour tout les logis car ils seraient saccagés par un trop plein de vitalité, de mouvement et de tension et tu suerais à rétablir l’équilibre. Le sceau du ♏︎ se comporte tel le cordon reliant un fragile embryon à la Mère, Dieu (loué soit sa générosité) fait couler dans ce cordons sa panacée, poudre-lumière dorée qui transmute tout en or. L’embryon qui suce le sein de la Vierge doit être nourri lentement jusque à ce que ses sens lui permettent d’entrer en interaction avec le monde spirituel. Car cette opération est vraiment l’implantation de l’embryon nouveau : un fils plus spirituel que le père est transplanté dans le père plus matériel que le fils.

separateurR

9.1. La neuvième lettre est R, c’est une colombe avec un sac de voyage. Elle est volontaire, autoritaire et bavarde. Elle porte une chandelle entre ses serres. Cette colombe est le Bélier immobile. Elle réside dans le tribunal.

9.2. La phase suivante est un respectable et admirable mystère : la transformation du corbeau en colombe lorsqu’elle à ingéré la croix pattée, lorsqu’elle est ingérée par cet estomac qu’est le tribunal. Cette opération est la plus difficile car la plus occulte et peu peuvent la voir se faire car il faut un grand charisme pour la percevoir et la plupart ne la voient pas et peu savent qu’ici il faut faire un choix et certainement, rares sont ceux qui le font. C’est aussi la plus simple car elle se fait partout et naturellement, comme un archidragon couvant un trésor. Dieu l’a fait pour séparer le bien du mal, pour rendre justice, et par les opérations qui suivent, les positionner le premier en haut et le second en bas, faire du second le serviteur du premier. Entre la volonté de l’opérateur et la création, voilà où se situe le Divin tribunal. Le tribunal est le point d’équilibre entre la chambre d’Athéna et les forges d’Héphaïstos, entre les deux jumeaux et les trois racines. Son opération est समुद्रमन्थन, mais qu’est-ce que Dieu jette dans cette tumulte bouillante afin de rendre opérant tout ceci ? Demande-lui !

9.3. C’est dans le tribunal que réside Dieu (Loué soit sa splendeur), pur, harmonieux, amoureux, glorieux ! Il a dans le tribunal trois pièces en une, une pièce en trois, jardin, intérieur et saint des saints, on y applique occultement la loi de ♄ : la croix pattée devient potencée puis tau : un est élu et rejoint Dieu (Loué soit sa Justice) celui-là s’envole, transfiguré, comme-ci il était pourvu d’ailes : pensée enfin devenue verbe. Il s’inverse substantiellement pour se transfigurer essentiellement de la même manière qu’à l’heure de la mort, la conscience qui fut tournée vers l’extérieur se tourne vers l’intérieur. Les deux autres sont rejetés car ils ne sont pas digérables et assimilable par Dieu et des deux, l’un par à droite et l’autre part à gauche tel deux jumeaux sous forme de deux svastikas tournant en sens inverse. Voilà le prodigieux Arcane ! Il est triple : à la fois matière de loi, feu divin et bain spirituel. Ici dans le tribunal et durant le magistère, Dieu jette sa pierre philosophale au centre d’une matière corrompue, oui, et cela est comme E, G et M fusionné. Cela provoque T qui expulse les parties mortes ou corrompues, ensuite L qui est leur rotation, leur permutation et leur changement d’axe, O qui est leur fixation harmonieuse autour du centre, J qui est leur irradiation et M leur unité, raison pour laquelle l’aurification est radicale car elle transmute réellement tout en profondeur. L’environnement étant pur, œuf : R couve un enfançon Rhighnylld à six membres qui désire être nourrit et élevé !

9.4. Dans le tribunal, vraie lumière dans ombre dans lumière reflétée, on applique trois opérations : on oint l’Oiseau puis on le secoue devant un miroir, ensuite on le découpe puis on le pèse contre lui-même et enfin on le jette dans le feu divin de la troisième crucifixion. De la même manière qu’on applique ces opérations successivement à l’état naturel, elles sont appliquées en même temps dans le tribunal. Celui qui échoue à la première épreuve ira en tournant à Gauche, le second en tournant à Droite, le dernier au Centre, détaché de l’axe, en substance pure : ébranlement sonore séparatoire de l’âme avec le corps. Les deux premiers descendent la montagne ensemble puis se séparent dans les champs. Que veut l’archimage ?

9.5. R décroche le double miasmatique qui est comme collé sur les différentes graines du péché et les empêche de fleurir pour produire plus de lumière. Il est un mercure dans une lune dans un soleil. Lorsque les quatre tours se combinent, elles font cette île centrale, cosmos et graine, ce soleil, cette cinquième tour qui contient le tribunal, qui opère par R. Les sept sont expulsés dans le mercure en T par la lune qui suinte du soleil, qui est instable et devient saturne. Lors du O, la réincrudation des sept fait que la lune humecte le soleil. Alors le soleil rend le mercure solaire. Il reste quelque chose dans l’or une fois débrouillé, séparé de ses précieuses gemmes : est-ce ta décision ?

separateurT

10.1. La dixième lettre est T, c’est un Bélier portant une rose sur sa poitrine. Il est équitable, protecteur et généreux. Il porte une armure de métal. Ce Bélier est la Colombe en mouvement. Il se déplace dans le temple d’Apollon.

10.2. Celui qui part à Gauche va dans le domaine de la sphère de cristal et de la serrure, de ce qui lie et de ce qui coagule, d’une lumière blanche qui guérit car c’est un corps. Celui qui part à Droite va dans le domaine de l’épée et de la clef ignée, de ce qui délie et de ce qui dissous, d’une foudre dorée qui détruit car c’est un esprit. Celui qui s’élève en Haut va dans le domaine de l’harmonie céleste. Tout est prêt à opérer car à force de déglutitions, l’œuf est éclot, le moyeu triple et la roue à 6 rayons autour de son axe, mise en mouvement par les quatre vents élémentaires. Les outils sont prêts, tout est équarrit, divisé, mais où est le sujet de l’œuvre ?

10.3.1 Si l’on a bien pris soin de suivre le magistère dans l’ordre, la suite de l’opération en fort aisée, il ne s’agit que d’une respiration, où purification et exaltation se succèdent de façon équilibrée. Si l’une ou l’autre pourtant venait à être trop forte, le mélange serait condamné. Elle se fait pourtant de manière fort naturelle et presque passive, il suffit de suivre la voie déjà tracée : fleur éclose capte mieux encore, tu as dégainé ton épée magique ! C’est que les branches jumelles et qui se ♐︎ se multiplient à mesure qu’on juge la matière et que le tribunal expulsé par ta bouche draconique devient de plus en plus présent : s’étendant par tes partitions dans tout les logis et transformant chaque anneau en tribunal, le sombre miroir devient clair, le trône foudroyant est doux : l’intégralité du ♄ devient alors ⊙ ! Et te voici dépositaire des gants épiscopaux !

10.3.2. Ces forces s’emploient en effet dans les logis avec succès mais rien n’est plus efficace que de les fixer ensemble dans les deux serrures des anneaux, afin qu’ils nettoient le sombre miroir et enflamment le trône foudroyant, éclairent enfin le tribunal : on place le cadenas sur la porte de ce dernier et on l’ouvre pour les élus. Les branches issues du tribunal ainsi fixées, orbitent autour de lui. Comme elles sont impures, elles tournoient dans ce purgatoire des champs afin de se rendre digne de lui et de pouvoir y pénétrer. L’esprit et le corps sont séparés au ciel en terre et l’un devient l’autre, l’autre devient un en tournoyant chacun dans le sens inverse de l’autre, tandis que l’âme se lie à ses auxiliaires et que le verbe redescend dans le tribunal et prend feu. Tes yeux ont modelé par la lumière, ton souffle animé par le son, belles couleurs multiples : tu as crée le grand sceau ! L’aboutissement suprême ! Voilà. Les planètes sont redressées verticalement, les arbres plantés sont récoltés et animés, catastérisés, servant d’écrin !

10.4. Par T, on projette les six métaux ou pierres précieuses, colorées et symbolisées, auprès des six gardiens depuis le centre. T est expulsion de R dans l’espace nouvellement crée par le retrait en soi-même; La puissance obtenue éclaire : oblige à affronter ses ombres nouvelles pour avancer. Ils sont naturellement expulsés par R comme des fèces, car ils ne sont pas semblable à lui, refusent d’être digérés et luttent pour conserver leur fixité corrompue. C’est l’expression de la compréhension de E par G et de ce qui a été digéré en R. Si la force naturelle de T ne suffit pas, on peut extraire avec les jumeaux les métaux bloqués dans le corps subtil. Les six gardiens prennent quoiqu’il en soit possession des six sphères planétaires pentagrammatiques enflammées. Elles sont des liens avec la Nature, mettent en relation le centre, moyeu de la roue, avec les six mondes des dieux. Elles devront cependant changer d’axe durant le L afin de rectifier le rapport microcosme-macrocosme, ressuscite le cadavre d’ombre, le crucifier, le vivifier et ainsi offrir leur contrôle complet. T, c’est l’ange qui est tombé et qui se réunifiera lors de O. Aussi, ces sphères, impuretés du soleil nouveau sont ainsi résorbés dans leurs principes et purifiés. Elles se manifestent lors de T qui expulse les impuretés révélées par R en corps inférieurs.

separateurL

11.1. La onzième lettre est L, c’est un paon de ♐︎ perché au sommet d’une balance. Il est calme, hardi et affirmé. Il porte une couronne de branches sur sa tête. Ce paon est la tortue immobile. Il réside dans la chambre d’Athéna, les deux jumeaux et les trois racines.

11.2. Aussi, naturellement le miroir et le trône ont fusionné avec les anneaux de Cronos et avalent toute la cour dans toute la création par un mouvement d’ailes englobant. Le soleil centré dans le tribunal avale les parties de lui qu’il a rejeté en satellites pour former sa perfection !

11.3.1. L est une mise en pratique de T, un lasso permettant de lier et de contraindre à l’union. Sous la conduite des jumeaux, il produit d’abord une triple pression simultanée : une sur les deux tours ceignant Athéna, une autre sur les deux ceignant Zourvane, une dernière sur Oupiot et Bardô, poussant les trois doubles parties à se réunir trois fois en une.

11.3.2. La tour du Sphinx fusionne avec la sphère planétaire Dourga, La tour du Phénix avec la sphère de Guolao, puis la tour diamantaire sphérique de Dourga avec la tour diamantaire sphérique Guolao dans Athéna, formant un vortex cruciforme vers le royaume de Dieu où est lové une perle de feu triple. De même, la tour du Dragon fusionne avec la sphère d’Eazius, la tour de l’Ange avec la sphère de Mikal, puis la la tour diamantaire sphérique d’Eazius avec la tour diamantaire sphérique de Mikal dans Zourvane, formant un vortex cruciforme vers le royaume de Dieu où est lové une perle de feu triple qui rayonne comme un trident.

11.3.3. Puis, les perles pouvant résister à cette opération, il est imprimé un mouvement rotatoire, permettant de loger les perles, l’une dans la Chambre où Athéna réside et où elle peut s’unir au ciel et à Odine, l’autre dans le sombre miroir où Zourvane fut crée et où il peut s’unir à la terre et à Rhighnylld. Cette rotation, ce changement d’axe, se produit naturellement durant le passage de la vie à la mort, il est ici provoquée par la volonté en puisant aux quatre sources infinies dans les quatre vases célestes et terrestres que l’on fait se renverser momentanément. Pour ce faire, il faut utiliser les sphères d’Oupiot et Bardô comme des manivelles d’un moulin mystique. Ensuite, l’axe étant retourné, les sphères planétaires d’Oupiot et Bardô fusionnent, créant un coussin à la triple épaisseur. Enfin, une quatrième et dernière pression est appliquée pour compresser les deux perles et le coussin en une, dans le tribunal : c’est la perle aux dix flammes dans le grand sillon cruciforme.

11.3.4. Elle est symbolisé par l’index, le majeur et l’annulaire dressés, l’auriculaire baissé, le pouce posé sur ce dernier, car il y a trois fois trois phalanges dressées, l’autre main est paume ouverte et vient accueillir le poignet. Cette perle aux dix flammes rayonnant comme un trident triplement purifié et intérieurement ramifié, peut être joint à n’importe quelle prière lors du M, qui, immanquablement, ira à Dieu (Louée soit sa grandeur) et résidera dans le trésor promis à chacun à la fin des temps. En effet, ces compressions successives produisent finalement un liquide permettant de nourrir l’enfançon, fort affamé, qui pourra ainsi devenir adulte et porter cette perle à son destinataire.

separateurO

12.1. La douzième lettre est un O, c’est une Tortue de ♑︎ avec une croix gravée dans sa carapace. Elle est respectueuse, perspicace et persévérante. Elle cache moult fruits dans sa carapace. Cette Tortue est le Paon en mouvement. Elle se déplace dans tout les anneaux de Cronos.

12.2. Donc, la très forte ☽ des branches fait qu’en plus de se multiplier elles forment d’excellents fruits doubles de ♑︎ auxquels se nourrissent dieux et mortels, esprits et corporels, c’est ainsi qu’en cherchant la justice, tout est offert de surcroît : Ces fruits de ⊙ contiennent un grand feu intérieur, leur eau est désaltérante, leur parfum enivrant et quiconque mange les deux ensemble, de quelque logis qu’il soit, devient ⊙.

12.3. Avec O, elles chantent, prient et transmutent leur essence en soleil, forment un cercle parfait qui se trace en fonction du centre et la lumière qu’ils avaient volée est restituée par la puissance du magistère renouvelé. O est une mise a l’épreuve et un jugement où les six gardiens se mesure à la lumière de R.

12.4. O, c’est trois losanges cerclés les uns dans les autres, comme une triple enceinte passant par la terre et le ciel, les forges et la chambre, enserrant le tribunal. Ils sont le sillon vide laissée par tous les mouvements de L qui se remplit de la lumière irradiante de la perle aux dix flammes et dégage, explosive, depuis son moyeu, une puissance vitale foudroyante linéaire et complète, multipliée à chaque enceinte, composé de branches et de racines impérieuses.

separateurJ

13.1. La treizième lettre est un J, c’est un Éléphant de ♒︎ lumineux. Il est fertile, franc et vivifiant. Il porte une épée sur son flanc droit. Cet Éléphant est le Phoenix immobile. Il réside dans les logis de la nature.

13.2. J est la lumière irradiante, pointue, puissante, de Vajraouramazdatoumsatva et les coques résiduelles inutiles sont anéanties à son contact. Les quatre gardiens des tours intégrés dans le soleil, deviennent familiers et ailés dans les ailes, mais ils ne font qu’un : à la tête, le Griffon qui est Odine-Sphinx-Phœnix, en bas, Rhighnylld-Dragon-Ange, fusionnés dans le tribunal, Soleil-Caché-incarné : ils sont le support vital de l’enfançon devenu adulte, un véritable dragon céleste.

13.3. J irradie le jaune du ciel à partir du tribunal dans les jumeaux, les racines, ainsi que dans la chambre depuis laquelle émergent deux cornes subtiles. Les points de A sont remplis et vibrent d’une vivante énergie et tous les serviteurs quel que soit leur degré de corruption deviennent des pierres précieuses enchâssées dans l’O et reliées au tribunal. R vibre sa lumière-foudre-eau-verbe au travers de J.

13.4. Enfin l’Arbre est disposé, multipliée et mûr, parfaitement ⊙ en tout points car ayant superposé les deux antagonistes et fixé l’attention des esprits du ciel et de la terre qui les suivent fascinés. Il éclot, comme un vêtement que l’on défait, comme l’un qui va dormir et l’autre qui vient de se réveiller. Le tribunal est percé par la lance du Guide-Guerrier, il répand le liquide absolu dans la cour de satellites structurée et relevée de T, qui est issu de R. Ainsi, T est sauvé par R grâce à J : il montre la voie et ouvre. Le tribunal éclot et développe naturellement grâce au parfum déjà présent, quatre fleuves fertiles de ♒︎, fils supérieurs, verbes incarnés des jumeaux et des racines, issus des logis qui envoient le ⊙ par jugements successifs. On obtient ainsi une matière lumineuse, très subtile et organisée, dont l’action sur les logis est sans pareille.

separateurM

14.1. La quatorzième lettre est un M, c’est un Phoenix de ♓︎ déployant ses ailes. Il est bon, sage et se tient sur deux pattes. Il porte un cadenas autour du cou. Ce Phoenix est l’Eléphant en mouvement. Il se déplace vers le tribunal.

14.2. Tout est contenu dans deux termes opposés, leur union éternelle et leur opposition infinies toutes deux combinées offre un grand empire, prospère, durable et étendu ♓︎ avec la force canine d’un Phœnix de ♂. Anges et démons fusionnés, quels serviteurs tu possèdes là ! Avec M, le magistère est offert au cosmos, seul moyen de devenir soi-même le magistère, car par le don, ce dernier coule alors mécaniquement, l’opérateur ne pouvant jamais être saturé, étant toujours ouvert à transmettre son don. M est non euclidien, de la nature d’Odine libre dans le monde manifesté, grâce à la tension de O, circulaire, unique, allant au-dedans et J, pyramidal, multiple, allant vers le dehors. Ce qui est donné ici sera rendu dans le E et se manifestera dans le Z. La pratique de M révèle les pouvoirs propres à chacun.

14.3. Il a été dit : Les métaux se changent en lumière au contact de la lumière. Ils meurent avant l’heure, sans souffrance, car ils vont au devant de leur nature. La lumière (M) provient de la digestion des quatre éléments (J) opérée dans un vaisseau harmonieux (O) constitué des six métaux morts relevés (L), qui sont séparés de la matière première (T) par la vibration du cri de Dieu (R). La matière première est obtenue (X) par la cristallisation (G) céleste du mercure (Z) remonté à force de travail à son point de départ (S) alors qu’après sa chute (I), il y est mêlé du soufre (U) qui est travaillé par la terre. On attire le mercure par une prière (A) à la Nature (E).

15. Conclusion

15.1. De quatre ils font 1008, les sceaux sont levés, apocalypse du tribunal, l’arbre à poussé, la source déborde du tronc car le portail est grand ouvert : les fruits vont tomber et l’encrier est à disposition ! Et te voici dépositaire des gants pontificaux et du Verbe double, tu sais parler un quatrième langage qui contient les trois autres ! Enduit-en les métaux, ils seront or, pousseront, enduit en le corps périssable : il deviendra immortel ! Le sens-tu ? Entends-tu ces chants émotifs, cette musique triomphante, ces paroles métaphysiques ? Entonne ta prière pour toujours, tes chants cantiques pour le Seigneur !

15.2. VOIS CETTE EXPLOSION UNIVERSELLE DE FOUDRE ET DE TONNERRE, CE FLASH PERPETUEL, CELA EST LA LUMIERE IMPERIEUSE ! ET EN LUI, C’EST LE VERBE AQUEUX DU TRIBUNAL, LA LOI DIVINE QUI EXPLOSE SANS LIMITE DANS TOUTES LES DIRECTIONS ET POUR TOUJOURS ! FOUDRE-PLUIE-LUMIERE ACCORDES A LA MATIERE-PRIANTE (A moi ma Terre, mon Espace, mon Ciel sphérique réflecteur, Ô Ether envoyée !) ! LES DEMONS CLOUES AU SOL, SE TRANSMUTANT, TON CORPS S’ENVOLANT, LE SEPTIEME ELEMENT !

15.3. Mangé les fruits une fois et pour toujours & renforcer l’arbre dans un cycle infini : tu es vainqueur et magnanime. Ainsi tout les démons tombent à genoux devant la lumière du Seigneur, nourris par une moisson généreuse et universelle quelle que soit leur temps et leur espace, hiérogamie du tribunal et des champs, ils sont avalés dans l’Arbre à la sève d’or pour être transmutés en lumière selon leur nature et leur essence, le soleil à fait le tour de la roue, paradant, disparu, démembré, projeté fragmenté mais entier aux limites du monde, il a fait la lumière qui cache l’ombre qui cache la lumière, dans l’interstice il a ressuscité, ô dévoreur du mal : mille fois bénit est Dieu (Loué sa perfection) ! Dieu partout dehors, Dieu en dedans, sphère et échelle, Alléluia !

15.4. La graine a été fabriquée et plantée, elle a éclot et poussée ! Ce qui était cosmos tournoyant et aiguilles combinatoires s’est retourné: enfin la lumière derrière le reflet et derrière le gouffre dévoreur, elle est là, jaillissant de la plus terrible obscurité, flammes éternelles, flammes amoureuses ! Il capte le soleil ! Il capte la pluie ! Du ciel et du sol, simultanément ! Marche sur l’espace-temps ! Ce qui était des mots est devenu vie, ce qui était rêve s’est manifesté ! Il est né, il est vivant, son déchirant, œuf explosé ! Un nouveau soleil s’est levé car il a avalé le mal, en a fait sa combustion, sa prière : l’étincelle à touché l’étincelle, enflammé la coque tournoyante-permutatoire : en combustion extatique et fusion orgasmique, une masse charismatique, transmet une force transmutatoire contagieuse, ici, là-bas, partout, pour l’éternité ! Le chemin est terminé, fais tes œuvres, touche l’univers de ton étincelle ! L’univers-étincelle ! Alléluia !

15.5. L’enfer vil, est transmuté en trône d’or d’extase car la graine plantée, arrosée, inspirée et illuminée par Dieu a germé ! Elle n’avorte point, détient sa force de vie et peut la transmettre à son tour. Le Magistère est ici : le nourrissement d’un abîme infini par une lumière absolue afin d’en transmuter la constitution. Ce qui s’en vient de haut en bas se déploie maintenant en spirale atour d’un centre car son haut et son bas n’est plus ton haut et ton bas, le sens du vide n’est pas le sens de la lumière ! Maintenant est né un autre plan, tu détiens des ailes par milliers, une cape lumineuse qui laisse derrière elle une traînée de lumière, poudre capable de transmuter l’absence, le vide et la peur. Alchimie du mouvement et théurgie de la création. Et la mort ne peut t’atteindre ! Car par ta vertu, tu surplombes le mal : au-dessus des éléments, des morts, des esprits, au dessus des dieux, du Dieu, du sans forme. Le feu allumé ne peut s’éteindre ! Tu possèdes la spiritualité ! Tu as crée un nouvel organe car TU ES SATURE DE VIE, ton calice déborde, ton épée brille d’une lumière surnaturelle ! Ce n’est pas pour percevoir, pour te nourrir, pas pour créer : c’est avec ceci qu’il a fait l’univers ! C’est ce que tu es ! Tu es véritablement béni !

15.6. Ô Mon soleil mystique, hermétique, ésotérique, mon amour ! La volonté est accomplie ! Alléluia !

16. Que doit-on faire pour rendre plus rapide et fixer la transmutation de ces nobles, c’est-à-dire employer sa vertu de façon focalisée plutôt que de laisser le Magistère contaminer naturellement ? Peut-on encore connaître ces opérations élémentaires de plus en plus difficiles pour augmenter plus rapidement la puissance du Magistère ?

16.1.1. Je ne m’étendrais point sur la technique fondamentale, entendue, complémentaire, ici exposée, consistant à pratiquer à des moments cosmiques parfaits, dans des lieux où la terre touche le ciel et en s’aidant de simples médecines. Nous l’avons explicité fort peu ou totalement : si tu as compris le Magistère, que tu sais projeter ses principes dans la Nature, tu trouveras ceci avec facilité et tu seras ainsi un excellant horticulteur capable de rectifier tout déséquilibre, à n’importe quel niveau et fabriquer ce qu’il faut pour favoriser ce changement. Crois moi : la science totale est exceptionnellement rare. En revanche, quatre recettes intermédiaires fixes existent.

16.1.2. Un œuvrant qui est capable d’être l’ami du Roi et de la Reine peut employer la quadruple opération suivante afin d’approfondir sa connaissance des logis et des membres de la cour qui y résidant et de les amener à s’exalter plus rapidement qu’ils ne l’auraient fait de manière naturelle. Chacun des nobles doit continuer d’atteindre une perfection de plus en plus grande et ce à l’infini, sinon la cour est bancale. Ils ne peuvent le faire que si le Roi reste sur son trône, ils prennent exemple sur lui.

16.2.1. Alors, voici la prime méthode. Lorsque l’on rencontre le Roi à un Anneau que l’on aura choisit, on doit le prier de bien vouloir nous entretenir des Clefs Ignées (Sujet qui le passionne) ou bien le captiver par une Œuvre philosophique et artistique à l’aide de la Lyre (Qu’il apprécie beaucoup). Il doit rester ainsi jusqu’à ce que la Reine s’inquiète de son absence et le rejoigne. Cela est fort possible qu’il patiente jusque là car lorsqu’il demeure dans un Anneau, il ne pense point à sa cour qui est absente. Si la Reine finit par l’y rejoindre de nombreuses fois, le Roi finira par installer un trône dans l’Anneau en question et cela est fort bon car on peut alors en faire démarrer un Feu et captiver plus spécialement les nobles qui y résident alentours. On accélère alors la transmutation de ♄ en ⊙.

16.2.2. Mieux encore : dès lors qu’un trône est installé dans un Anneau, on peut séparer les logis les uns des autres, les superposer au niveau de leurs anneaux et opérer le Magistère plus en profondeur : en appliquant la transmutation de ⊙ à chaque partie individuellement, sa puissance est encore démultipliée lorsqu’on la réunit. L’on peut installer à l’infini des Trônes et ainsi à l’infini diviser et réunir le Vaisseau et l’Oiseau pour obtenir un résultat si puissant que les Fruits peut avoir des effets proprement merveilleux. Et c’est cela la véritable exaltation céleste préparant le Grand Œuvre universel qui brise et brûle les ombres et change le monde !

16.2.3. En opérant dans les Forges on obtient une Pierre fort intéressante qui guérit les corps lorsqu’elle entre en contact avec eux et les maintient en excellente santé, dans les Jardins un Élixir admirable qui permet de guérir les âmes dès lors que le malade l’ingère ou qu’on s’en sert comme baume, l’âme en est par ailleurs en constante liesse. Enfin en opérant dans le Temple, on obtient une Lyre qui guérit les esprits lorsqu’on en joue et qui permet de tout savoir et de parler universellement.

16.3.1. Le second secret est capable d’accélérer le processus en renforçant les serviteurs puissants, elle divise les vaisseaux en plusieurs parties. On superpose trois opérants : celui du haut est juché sur les épaules du second et le second sur les épaules du dernier, le premier prend racine dans l’univers, le second, celui que tu connais, est dans le monde et le dernier dans l’abîme. La superposition des anneaux avec leur opposé produit de puissantes frictions.

16.3.2. On peut aussi ajouter des logis horizontalement en liant les anneaux du même ordre sur le même plan. Cela permet non pas d’augmenter la puissance propre des serviteurs mais de diviser les activités en plusieurs pôles et de leur octroyer des tâches différentes à chacun. Si tu sais agir selon le Magistère, tu sauras être très pertinent dans ton œuvre. Inspire et expire ces serviteurs, habille toi de leurs masques puis recréer les : en contrôlant habilement le coït, ils seront de plus en plus puissants.

16.4.1. Le troisième secret permet une transmutation à la vertu terriblement fixante et permettant aussi de manifester la réussite de son Œuvre jusque dans la matière si on en aurait besoin pour quelque emploi, elle ne peut se faire qu’en fusionnant deux matières c’est à dire en projetant le Magistère dans les Champs sur une autre matière, ceci dit point nécessairement du même ordre que celle que tu as du utiliser pour préparer l’Œuvre. Le faire en esprit, c’est assurément bénir.

16.4.2. Plus encore, si les deux matières fusionnées sont de nature jumelle et que le Magistère est partagé harmoniquement et pratiqué de concert dans tout les logis alors c’est la divine et grande conjonction. La pratique demeure la même mais je vais tout de même te donner quelques indications car pratiquer le Magistère au cœur de l’enfer est véritablement Christique et ardu mais peut assurément racheter Lucifer : cette Œuvre horizontale est un cadeau pour l’Humanité entière.

16.4.3. A mesure que le Feu monte en toi lors de l’opération menée avec ton âme sœur, il se produit plusieurs phases qui sont à l’image de celles que tu as déjà pratiquées en ton sein propre. Si tu parviens à garder hermétique le Feu et à la bonne température, la Vache devient de plus en plus pâteuse avec le temps et elle continue de Bouillir. Elle décroche toutes les impuretés d’une douce manière. A mesure que l’opération se poursuit ou recommence, le Dragon est de plus en plus difficile à dompter. Tu sens une soif Divine, comme une impression que le Feu se dépasse lui-même et tu percevra aussi que la matière se Liquéfie puis se Divise de plus en plus, échangeant sang et nerfs.

16.4.4. C’est que le Feu est de plus en plus spirituel, mais tu dois tenir les Vases très bien hermétiques tout en continuant de faire Bouillir les Métaux afin de les transformer en Liquide. Si à ce moment là, toi et ton âme sœur pratiquez le Magistère, crois m’en, l’Antéchrist sera à genoux devant toi : il ne pourra point se cacher car votre Lumière touche alors toute la création, même celle qu’on ne peut atteindre en temps normal. Il sera frappé à plein fouet par vos trois Forges : la Lumière le dissoudra de manière assurée et fatale par la toute puissance de la conjonction du parfait Magistère Divin !

16.4.5. Il y a plusieurs façons d’accorder les lettres des deux appareils selon qu’on désire la mécanique avec plus ou moins grande amplitude. La plus commune est de faire des points entre I et U, S et G les pivots duels. Puis de poursuivre en unité à partir de G en unité.

16.4.6. Mais je t’avertis que si tu ne possède pas encore le Magistère, ne te trompe pas pensant le pratiquer avec l’âme qui ne t’es pas sœur : tu encourrais de terribles dangers, plus terrible encore que ceux que tu trouverais si tu devais l’appliquer à une matière qui ne te convient pas. La Conjonction doit être harmonieuse : sans cela tu risquerais de corrompre ton Feu par le néant et de jeter alors le Magistère dans l’abîme. Te voici averti : plut à Dieu (Louée soit sa miséricorde) de t’accorder sa lumière pour que ta vertu te permette de réussir en ce point et si tu as peur d’échouer, alors réussit d’abord l’Œuvre de manière solitaire, je te le redis : cette opération n’est pas pour les ignorants !

16.5.1. Le dernier secret est pour ceux qui voudraient un emploi encore plus technique et maîtrisé, c’est aussi une explication totale de tout ce que le Magistère peut toucher, c’est-à-dire tout. C’est le terme final du Magistère et ceux qui y parviennent possèdent à fond la sapience. Au-delà de ce point, tout est trop dispersé, vaste, complexe, alors je n’irais pas plus loin qu’ici et laisse la suite aux hardis spécialistes qui voudraient maîtriser la Nature, voici donc mes derniers mots. Alors sur quoi doit-on projeter le Magistère afin que son universelle vertu rectificatoire soit parfaitement utilisée ?

16.5.2. Alors que tu possèdes le Magistère et sa perfection essentielle, tu voudras confectionner tout les talismans afin de posséder en toute conscience la perfection universelle. Prends un caillou de la matière et du poids adéquate que tu auras gravé du symbole en question et incruste ce caillou sur la porte du tribunal. Fais en de même pour les 25 autres malades puisqu’à présent tu peux tous les dignifier royalement. Tu pourras ainsi rectifier leurs contradictions, paradoxes et déséquilibres : ils seront tous de la nature de ⊙ tout en gardant leur substance respective : continuant d’évoluer infiniment vers l’illumination tout en gardant leur stabilité interne. Aucune corruption n’est possible, ils profitent de toutes les failles possibles pour se ruer dans la brèche, ils savent temporiser, digérer, et ils sont toujours à leur puissance optimale.

16.5.3. Te voici ἄριστος maintenant, empereur-archimage ! Arrivé à présent car tu possèdes le Magistère et tu as projeté son application dans les quatre mondes. Fais ce qui te semble juste désormais : aide toi de ton art pour apaiser les souffrances, organiser le chaos et optimiser ce qui est bancal ou bien fabriquer des œuvres qui vantent de mille façon notre sagesse : entretiens et embellis le jardin comme il fut décidé au départ. Rien ne pourra te faire oublier car c’est en toute conscience que tu possèdes le décret, j’en veux pour preuve que tu l’as ici signé et qu’il est maintenant contrat. Tout est bien, apaisé et en mouvement, désireux et résolu, conscient et mystérieux : amoureux partout et pour l’éternité…

16.6.1. Attends. Maintenant. Une recette est cachée et est la résultante des quatre précédentes combinées. Elle permet d’atteindre directement le but, mais elle est dangereuse, car si l’opérateur présume de ses forces, il détruit tout ses efforts. C’est une œuvre de maître, le perfectionnement tout dernier. Ne la tente jamais si tu ne sais pas ce que tu fais, si tu n’as pas déjà accomplit l’opération avec douceur et totalité, que tu en connais les arcanes pour la couper en deux et la manipuler : ce n’est pas ce que tu crois, cela va saper tes forces, amener tes démons, te faire perdre raison et tu mourras en pure perte. Tu dois fixer le tribunal, y attirer toutes les forces d’un coup sec.

16.6.2. Voici la technique : n’opère point la fusion entre la croix patée et le Hibou afin de faire l’Aigle noir. Au lieu de cela, contrairement à ce qui fut dit alors, ouvre grand ! Attire autant d’âmes qu’il faut et pousse les dans deux directions opposées-croisées autour du Hibou à l’aide de la croix usée ici comme instrument et plus comme composant. Le Hibou va alors se craqueler et s’ouvrir. A l’intérieur, l’élu est déjà présent mais sous une forme exaltée, furieuse de charité qui le rend rougeoyant d’une sainte colère, enflammé, déjà savant, en train de chanter la gloire du Seigneur (Loué soit sa perfection) : sa chaire est le double fruit mûr, sa forme est la croix potencée ! Il va directement entrer dans le tribunal et passer devant les juges comme un Roi, les saluer comme des amis ! Il s’envole d’une indescriptible façon : comme si il se sublimait dans une intense lumière multicolore qui ne fait que s’accentuer jusqu’à glorieusement disparaître !

16.6.3. En un instant, à partir de ♏︎ il a atteint {♐︎-♓︎}, car il est l’ultime archer, aucune peur ne l’assaille ! Il a la bonne flèche car elle concentre {♈︎-♎︎} tournoyant au lieu de se superposer, de s’entre-dévorer ! Cela n’est possible que si Dieu te veut, qu’il est amoureux de toi, pour cette raison il te donne puissance et sagesse : sans hésiter, brise la coque car tout est là ! C’est par cette nuée qu’il t’enlèvera entier pour te mettre auprès de lui. Ainsi : il s’agit de faire toute l’opération les yeux fermés, sans mains : directement dans le vide du tribunal ! Tu dois déjà être envahi par le Magistère, feu et eau doivent t’avoir rempli et s’équilibrer. Tu peux ouvrir car tu ne risques pas de te détruire. C’est une fiole sur un autel enflammé que l’on fixe en priant. C’est tout, on ne peut faire plus simple !



E. Phase conclusive

1. Invocation supplicatoire

► [Simultanément parler, penser et faire les gestes d’écriture avec les quatre outils].

↪ [saisir la baguette, la positionner devant le tribunal] Ô Seigneur omnibénévolent !

↪ [saisir le cristal des deux mains, le positionner à l’entrée de la Chambre d’Athéna] merci pour tous tes dons ! J’ai fauté, pardonne mes manquements ! Offre-moi tes trésors !

↪ [le positionner devant le Temple d’Apollon] Je suis sincère et intense : je ne désire que ta grâce ! Je t’aime et je suis humble : je ne veux que ta gloire ! Je suis pur : je ne demande que ta puissance et ta sagesse ! Offre-moi la Vie, la Vérité et la Liberté et selon ta Loi, je fais partout et toujours : régner la Beauté, la Justice, la Vertu et la Beauté !

↪ [le positionner devant le tribunal] Ô toi, Transcendant, Immanent, Métamorphosant et Splendide !

↪ [le positionner devant le Jardin de Dionysos] Merci de protéger ma traversée ! De transmuter éternellement les ombres en lumière ! D’exalter la lumière ! De m’accueillir, Ô Seigneur, en ton sein !

↪ [le positionner devant la Forge d’Héphaïstos] Partout rayonne ta lumière ; Tous elle nous nourrit ! Vers, dans et depuis les vingt-six : Ultime, absolue, suprême !

↪ [le positionner devant le tribunal] Ô Seigneur omnibénévolent, partout rayonne ta lumière ! Ô Seigneur Lumière !

2. Rituel conjuratoire

Ô Seigneur omnibénévolent [pointer la chambre avec l’épée], dissous, transmute, mes ombres en lumière, exalte ma lumière !
↪ Ô Seigneur omnibénévolent
[pointer le tribunal avec l’épée], dissous, transmute, les ombres de mon âme sœur en lumière, exalte ma lumière !
↪ Ô Seigneur omnibénévolent
[pointer la forge avec l’épée], dissous, transmute, les ombres de la création en lumière, exalte ma lumière !

3. Évocation adjuratoire

► [saisir le cristal des deux mains, le positionner devant la Chambre d’Athéna, visualiser une lumière dorée infinie] Ô Seigneur omnibénévolent, omniscient, omnipotent, omniprésent. [le positionner devant le Temple d’Apollon, visualiser une sphère de lumière blanche contenant un triangle équilatéral droit avec un trait débutant du centre et traversant sa base] Envoie moi un ange, mon ange, ton ange, un ange d’amour, un ange sa sagesse, un ange de puissance. Ô ange d’amour, de sagesse et de puissance, [le positionner devant le Jardin de Dionysos, visualiser une sphère de lumière cristalline triplement concentrique avec un point au milieu] envoie moi un esprit, un esprit de bonne fortune, un esprit de prospérité. Ô esprit de bonne fortune, de prospérité, [le positionner devant la Forge d’Héphaïstos, visualiser un carré de lumière vert-bleu avec une flamme multicolore au centre] manifeste toi : pur, harmonieux, amoureux, glorieux !

↪ Enfin, terminer toute l’opération et envoyer au ciel l’ultime trésor fabriqué par tout le magistère : la croix potencée vibrante de vie, cerclée végétalement, percée d’un trident au centre et constellé de pierres précieuses aux extrémités fleuries.

↪ Le trident emporte la croix, quittant son coussin grâce au dragon qui fut élevé avec tant d’attentions. Dieu (Loué soit-il) répond en faisant descendre le trésor céleste multiplié en un puissant liquide qui est remis dans les main et dans la bouche même, descend au coussin sur lequel il s’installe confortablement. Il est minuscule graine de lumière, rend immortel si digéré, brûle dans le ventre, nourriture divine, comme une flamme fine, comme une épée, et au centre ! Et son action est triple : il béni tous les angles puis banni le mal, exalte la pureté, fait voir le tribunal maintenant. Un nous-mêmes nouveau pousse, fils du dragon porte-bonheur, qui est le 10 dans le 9. Il pousse et grandit, prend au fur et à mesure une place de plus en plus grande dans le corps, fusionnant le tribunal de l’Homme et le tribunal de Dieu (Louée soit sa sagesse), ricochant sur la terre. Il repousse l’ombre, l’ancien moi qui est repoussé dans le néant. Tel la lumière il est le vert-jaune qui produit le violet-rouge, repoussant le blanc et le noir. Et le jaune-vert devient total dans le corps, le violet dans l’aura du magistère, le rouge autour, le blanc dans l’univers, le noir dans le néant.

↪ Enfin. Pour un pratiquant assidu du magistère, le trésor est si épais qu’organique, il investi tout l’athanor. Le don répété du magistère au ciel créer moult étoiles en suspension autour de l’opérateur et elles sont habitées par les dragons célestes qui purent mener à bien leur tâche en portant leur archimage. L’athanor, cube contenant la sphère, contenant la croix, rayonnant la croix, ouvert dans ses six directions. Et dans ses quatre angles morts, les quatre cristaux sont ouverts dans les six directions donnant 24. Et ils ont eux-mêmes 4 angles morts, ouverts dans 6 directions en 96. Tous traversés par le triangle de lumière en 9-27-99, en cercle infini, les neuf remis à Dieu se relevant. Ô magistère transcendé ! L’athanor est pour lui si densifié qu’il ravi l’archimage lui-même qui s’offre avec le trésor, devient le trésor et est goûté par Dieu (Ah!-Oh!-Mm!) qui l’élève au dessus de la croix, du trident et du dragon, quel bijou ceint la couronne de celui que nous avons tant aimé, quelle joie d’être ainsi exalté avec mes frères en sommité fleurie par notre Seigneur, baisé par sa bouche, porté en amulette dans son tribunal ; De mon Seigneur, l’ultime relique magique, source de vie, de sagesse et de puissance, source de divine jouissance ! Écoutez tous le magistère que je suis et que je déclame à présent !

4. Prière

► [Insère ici toute prière que tu voudras, aide toi de tes entités si besoin, tous, ils sont attentifs.]

5. Rituel de voilement hermétique

► [Faire teinter la cloche orthogonalement : Athéna, Oupiot, Zourvane, Bardô. Ligaturer une croix potencée avec l’épée dans le sens inverse en débutant par Zourvane. Présenter le cristal diagonalement : Sphinx, Ange, Phoenix, Dragon. Brandir le bâton diagonalement dans le sens inverse en débutant par l’Ange. Le trident reste au centre.]

↪ La cloche propage son verbe magistérial dans les quatre directions, les croix potencées foudroyantes se propagent dans les quatre directions et relient leurs potences qui ne font qu’une. Le cristal crée un maillage géométrique et nourrit avec son eau les gardiens des tours et le bâton déploie sa lumière dans les royaumes élémentaires. Ainsi le cosmos est entretenu par la propagation du verbe et la semence de foudre purificatrice et les angles morts sont fermés par la menace de la lumière et l’offrande d’eau. Il est exorcisé par la foudre et l’eau, béni par le verbe et la lumière qui exaucent. Le magistère accompli son cycle respiratoire : ce qui au début inspirait par les tours, expire maintenant par elles. Au centre trône le trident de vie forges-vert-bleue, de vérité chambre-rouge-violette et de liberté tribunal-blanche-multicolore.


La Tapisserie de Tarot d’Adam-Kadmon
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