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La philosophie occulte
De occulta philosophia


AuteursDatesTypeLieuThèmesStatut
Henri-Corneille Agrippa de Nettesheimecr. 1510
publ. 1531
Littérature? Ferrare (Italie)Magie
Occultisme
Astrologie
Alchimie
Numérologie
Kabbale

► Caillet, ref.95 : Ouvrage capital pour l’étude de l’occulte & très rare. — Figures magiques dans le texte. C’est non seulement le meilleur traité de Kabbale qui existe, mais aussi le traité le plus pratique de Haute Magie. / 96.

► Dorbon-Aîné, ref.24/30.

◆ Avant sa publication définitive l’édition de l’ouvrage connaîtra moult viccissitudes, sera maintes fois condamné. La première édition ne possède ni nom d’imprimeur, ni lieu d’impression et Agrippa se masque derrière le pseudonyme d’Eques Aureatus {Chevalier décoré}. Malgré le jeune âge de son auteur lors de sa composition, son influence fut considérable tant à son époque que postérieurement et ce jusqu’à l’époque contemporaine. La Philosophie occulte est sans doute le plus important de l’occultisme renaissant en terme d’influence et son aura s’étend jusqu’au XX. Par exemple, Franz Bardon reprendra les sceaux planétaires à son compte pour La Clé de la Véritable Kabbale et sa talismanie basée sur les carrés magiques est encore utilisée de nos jours.

► Le but de l’auteur en écrivant cet ouvrage, était de synthétiser les connaissances existantes sur le sujet tout en les restaurant dans leur noblesse d’origine et en les éloignant de la sorcellerie. Ses sources les plus importantes pour mener à bien son entreprise sont Pline l’Ancien, Ficin et Trithème. L’ouvrage se place dans la continuité des summae compilatoires qui l’on voit apparaître au XIII, comme celles de Vincent de Beauvais (Miroir de la nature) ou de Barthélemy l’Anglais (Livre des propriétés des choses ).

► L’œuvre est divisée en trois parties, la première traitant de la magie naturelle, le second de la céleste (astrologique) et la dernière de la cérémonielle (intellectuelle). Il existe un quatrième volume sur les cérémonies magiques mais il est apocryphe.

◆ Cette œuvre monumentale est une somme de la magie renaissante, un répertoire quasi encyclopédique des tendances ésotériques entremêlées durant le siècle de sa parution. Grâce à l’archevêque électeur de Cologne à qui est dédié l’ouvrage, il ne déclenche pas les tumultes qu’avaient engendré la parution du Sur l’incertitude. Elle donne à l’ésotérisme et à la magie en particulier, la possibilité de se présenter sous une vue d’ensemble.

◆ S’appuyant sur Ficin, Agrippa estime que l’univers, pourvu d’une âme, est séparé en trois sphères : terrestre ou élémentaire, céleste ou astrale et spirituelle. Il est en sus et suivant la théorie du spiritus, émaillé d’un réseau sympathique permettant l’exercice de la magie et chaque plan à la sienne propre. Influencé par Reuchlin et Lulle, c’est à l’aide de numérologie pythagoricienne et de kabbale chrétienne qu’il trouve le ciment de son exposition synthétique. Il ouvre en effet son livre sur la magie céleste par un éloge des mathématiques et indique qu’ils sont indispensables dans la pratique magique, les sciences (mécanique, optique, astronomie) étant leur aspect pratique le plus matériel. En translatant la magia naturalis du plan élémentaire au plan astral, il se permet une recension des puissances talismaniques célestes qui passent par des images analogiques. Elles permettent d’opérer un pouvoir de création équivalent à celui de Dieu et recèlent en elles-même ce pouvoir, là au Ficin estimait qu’il était plutôt contenu dans les matières.

◆ La magie cérémonielle est perçue par Agrippa comme d’essence religieuse et non superstitieuse, religion dont il fait l’apologie dans l’introduction du livre qui s’occupe de cette question. Amour, espoir et foi transcendent ici les formes inférieures de magie qui doivent néanmoins constituer la charpente de la pratique notamment par l’appréhension correcte des entités intermédiaires qu’Aggripa classe selon la taxinomie kabbalistique. On reconnaît dans cette opinion la démarche de Pic, située entre le mage et le prêtre. Pour lui comme pour le Phénix des esprits, la magie démontre la sublimité du christianisme. Cette pratique de la magie, qui voit la magie naturelle et cérémonielle comme complémentaires, ne contredit pas la théologie. Elle est pour lui, le moyen privilégié de connaître Dieu et la nature ainsi que la plus noble science. En effet, l’exposition hiérarchique qu’il montre de l’univers, amène finalement non seulement à une compréhension globale de ce même univers, à une domination des lois inférieures par les supérieures, mais aussi à une compréhension intime et mystique de la divinité au-delà de ses formes transitoires. De plus, il va plus loin que Ficin et sa démonstration platonisante, en affirmant que toute pratique magique, si elle est accomplie par un esprit pur et pieux ne peut qu’être bénéfique et ne peux donc aller contre la volonté de Dieu.

■ Il se trouve que neuf tableaux sont absents de la version LOC, nous les avons placés à la place qu’ils occupent dans la version ETH.

■ Comme l’ouvrage est fort long, nous ne le reproduisons pas ici. Vous pouvez néanmoins consulter l’édition de 1727 en ligne Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France. Veuillez noter que Florent Gaboriau à aussi fait une traduction en français moderne en 1910.

Illustrations : én. de La philosophie occulte, 1510. | bs. Bibliothèque du Congrès (Washington, États-Unis). Lien vers l’œuvre

Illustrations : én. de La philosophie occulte, 1533. | bs. Bibliothèque de l’École polytechnique fédérale de Zurich (Zurich, Suisse). Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque de l’École polytechnique fédérale de Zurich

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