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Jamblique de Chalcis
Jamblique d’Apamée Maître d’Abammon, Le Divin

Données générales

PériodeLieu
GénéralIII IVSyrie
Naissance 242Chalcis de Belos, Coelé-Syrie (ajd. Qinnasrîn, Syrie)
Décès 330 ( 83 ans)Apamée, Coelé-Syrie (ajd. Qal’at al-Madhiq, Syrie)
Cause
Inhumation
Apamée (Syrie)

DomaineCourantOrdre
Philosophie
Théurgie
Néo-Platonisme
Néo-pythagorisme
École néoplatonicienne d’Apamée🎓
École néoplatonicienne de Rome 🎓

RelationsNom
Influence
MaîtreAnatolius de Laodicée
Porphyre
ParReligions orientales
Stoïcisme
Apollonius de Tyane
Aristote
Modératus de Gadès
Nicomaque de Gérase
Platon
Plotin
Pythagore
DiscipleÉdésios de Cappadoce
Eustathe de Cappadoce
Sopatros d’Apamée
SurBoèce
Proclus
Damascius

Repères biographiques

► Il est issu d’une famille syriaque riche et noble. Vers trente ans, il part à Rome auprès du péripatéticien Anatolius de Laodicée. Il devient ensuite le disciple de Porphyre à qui il succédera à la tête de l’école néo-platonicienne. Il revient ensuite en Syrie où il ouvre une école à Apamée. Dans ses dernières années, il enseigne à Antioche. Son œuvre est considérable, mais une bonne partie est malheureusement fragmentaire et/ou perdue comme sa Théologie chaldaïque. On ne le connaît guère que par Proclus et Damascius. C’est l’un des derniers grands adversaires du christianisme.

◆ Jamblique opère un tournant dans le néoplatonisme puisque dans sa pratique théurgique, il s’oppose à Porphyre, accordant à cette dernière une importance plus grande qu’à la philosophie. Il reprend en effet l'enseignement de Plotin tout en y ajoutant des vues personnelles. Dans une perspective sotériologique, il insiste sur la vertu cathartique de la théurgie, considérant cependant bien la différence entre magie divine permettant de rejoindre les dieux et de devenir pure âme et magie démoniaque dont l'effet est inverse et qui concourre à matérialiser l'âme dans le corps. La rituélie mystagogique opérant par une mythification ésotérique de l’âme se substitue ainsi chez Jamblique, au pouvoir abstracteur de la raison. S’il accepte les bases jetées par la raison, cette dernière est jugée insuffisamment opérante et aux opérations mystiques de l’ascension, il ajoute une composante théurgique ayant pour but une descension de Dieu dans la matière. De même, il se méfie comme Plotin, des aspects extérieur des religions et des pratiques superstitieuses auquel il estime devoir substituer une dynamique intérieure, le sacrifice étant alors considéré comme une forme inférieure vis à vis de l’évocation, qui elle, est capable de mener à l’extase.

◆ Jamblique incorpore en outre, plus encore que Plotin, des éléments de théologie orientale au néoplatonisme hellénique. Il construit en outre une cosmogonie complexe qui prend source dans des visions théosophiques et classe les phénomènes et les entités. Il approfondit ainsi notablement la cosmographie hiérarchique de la réalité subtile, puisque à la triade Un-Intelligence-Âme de Plotin, il ajoute plusieurs ternaires imbriqués les uns dans les autres dont la mesure est teinté d'arithmologie pythagoricienne et rélève d'une révélation. La mesure fondamentale de cette hiérarchie est le bien qui est au-delà de l’essence une. Il classe ensuite les intelligibles en différents groupes autonomes et constitués de façon systémiques, leurs fonctions allant du général au particulier et participant d'une infinie diversité dans l'unité.

◆ Jamblique formule une théorie des âmes inspirées du stoïcisme. Il estime que pour que les âmes particulières et raisonnables puissent participer de l’intelligence cosmique, elle doivent se ménager l’intervention d’une intelligence intermédiaire. Ce sont les héros et daïmons dont l’être est composé inégalement et différemment d’essences et d’accidents et dont la fonction est d’assurer l’unité et la communication au sein du cosmos, c’est-à-dire la causalité et la continuité de la vie. Ainsi, tout participe du divin, la lumière divine est omniprésente dans toutes les hiérarchies (dieux, anges, démons, archontes) et le monde pour Jamblique, est "plein de dieux" quant celui de Plotin était juste "plein d'âmes".

↳ Pour communiquer, les âmes particulières ne sauraient procéder par l’intelligence discursive qui n’apporte qu’une connaissance altérée faite d’opinions et de raisonnements limités par le temps et l’espace, mais doivent opérer par le truchement de la conscience unitive afin d’élaborer un contact présentiel avec les intellections pures. Sa conception mystique est une ontogenèse qui se réalise par la théurgie et dont le levier est la purification progressive de l’âme. Dans cette théagogie, Dieu descend dans le théurge afin de réaliser sa volonté tandis que le théurge libéré, recevant l’épiphanie et plein de fureur inspirée, ascensionne aux niveaux supérieurs, écartant sa part d’illusions et de fatalités.

■ On lui accordait, en plus d’être docte, des pouvoirs magiques et il était très vénéré par ses disciples qui affirment l’avoir vu en lévitation lors de ses prières. Lui-même étudiait les oracles et la mantique, les effets de la musique et les rites, les signes et les symboles, qui sont pour lui autant de langages analogiques et sympathiques laissés par la providence afin de favoriser l’ascension de l’âme. L’alectryomancie lui aurait permis de prédire l’avènement de Théodose. Bodin raconte qu’il s’empoisonna pour éviter le supplice réservé aux magiciens.

Œuvres choisies

  • Dogmes pythagoriciens (en 10 livres, une bonne partie est perdue, 𝕍 stt. Vie de Pythagore (L°1) et Protreptique (L°2), 310
  • attr. Les Mystères d’Égypte (Réponse d’Abammon à la Lettre de Porphyre à Anébon), 320.
  • Lettres (Sur le destin Lien vers l’œuvre sur Remacle et Sur la dialectique), III.
  • Traité de l’âme, III. Lien vers l’œuvre sur Remacle

Citations

Le but du jugement est d’affranchir de tout mélange la pureté des hommes vertueux, de distinguer la perfection de ceux qui ont une beauté accomplie en les séparant autant que possible de toute imperfection, enfin d’exalter au plus haut degré l’excellence des âmes supérieures’ excellence dont rien d’inférieur ne saurait approcher. Mais ceux qui ne partagent pas là-dessus l’opinion des anciens ne regardent pas comme principaux effets du jugement ceux que nous venons d’énoncer ; ils font plutôt consister son utilité dans le bon ordre, la distinction du bien et du mal, et toutes choses de ce genre.
Traité de l’âme
Le dieu qui guide les Paroles, Hermès, a depuis longtemps et à juste titre, la réputation d’être commun à tous les prêtres. Préposé à la vraie science des dieux, il est Un et le même en tous. C’est pourquoi nos ancêtres dédiaient les inventions de leur sagesse à Hermès, en mettant son nom sur leurs propres écrits.
Les mystères d’Égypte