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Le Tarot


AuteursDatesTypeLieuThèmes
ecr. Ill. Information inconnuepubl. ? XVDessinpubl. ? France ou ItalieHermétisme

► Jeu de carte extrêmement célèbre, il a fait l’objet de nombreuses interprétations et utilisations. Les deux principales sont son emploi initiatique d’une part et divinatoire d’autre part. C’est à partir des études de Court de Gebelin que les recherches sur le Tarot prennent un essor important, surtout dans l’occultisme du XIX à partir des études d’Éliphas Lévi qui permet à plusieurs auteurs de combiner le Tarot avec les sciences traditionnelles comme la kabbale et l’astrologie de façon à en tirer une gnose. Ainsi en France, Papus (Le Tarot des bohémiens, 1889), Oswald Wirth (Le Tarot des Imagiers, 1926), Joseph Maxwell (Le Tarot, 1933), Haven (Le Tarot, 1937), Van Rijnberk (Le Tarot, 1946), Marteau (Le Tarot de Marseille, 1949), Tomberg (Méditations sur les 22 arcanes majeurs du Tarot, 1980). Et en Angleterre, Mathers (The Tarot, 1888), Waite (The Pictorial Key to the Tarot, 1910) et Crowley (Le Jardin des Roses du Mage Ambrosse, 1928) qui fit peindre sa propre version du Tarot (non reportée ici pour des raisons de droit).

► La forme que l’on peut qualifier de définitive telle nous connaissons aujourd’hui dans son incarnation dite "De Marseille" est l’aboutissement du voyage de ce jeu en Allemagne, en France, en Italie et en Suisse, subissant à chaque fois des transformations successives tant dans ses points que dans ses atouts. Leur origine précise se perd dans le temps, les pistes s’arrêtant en France et en Espagne au XIV, respectivement pour les atouts et les points. On a proposé des origines anciennes et éloignées : égyptiennes via les hébreux, indienne via les arabes (par le chaturanga hindou et le ganjifa iranien) ou celtes via les bâtisseurs du moyen-âge et les troubadours. Plus proches de nous, mieux sourcée et sans doute plus commode, la branche italienne (Venise, Bologne ou Florence) influencée par le néo-platonisme est souvent privilégiée par les auteurs prudents. Le fait est que les archétypes véhiculés par le jeu sont assez élevés pour que chaque auteur puisse trouve une corrélation dans la branche qui lui convient. Déjà en 1534, le jeu perce dans la littérature où Rabelais cite un jeu de Tarau exercé par Gargantua (ainsi que la marelle) dans le livre homonyme. A partir de l’époque moderne, des éditions plus ou moins fantaisistes voient le jour axées tantôt sur la divination, tantôt sur l’aspect initiatique mais aussi à des fins purement récréatives ou artistiques.

► Il existe différentes variantes de styles selon les lieux et l’époque. Les enseignes, les figures, les personnages et les noms des atouts, le nombre de cartes ainsi que leur ordre peut également varier. Historiquement, les anciens jeux de Tarot ne semblent pas distinguer les points des atouts, c’est peut-être au fur et à mesure du temps qu’a force de surnommer certaines figures que l’on a finis par exclure les cartes de l’ensemble constitué à la base. Il est d’ailleurs possible qu’au départ, points et atouts ne viennent pas de la même origine et se soient réunis pour faire un seul jeu. C’est vers la fin du XVIII que les symboles des atouts commencent à disparaître au profit de scènes quotidiennes afin de convenir à un public moins averti, accentuant leur utilisation populaire et uniquement ludique.

◆ On compte trois types d’enseignes principales qui sont dans leur ordre chronologique celles figurant des objets (Épée, bâton, coupes et deniers), celles représentant des animaux (Par exemple : Lion, perroquet, paon et singe) ou des végétaux et celles avec des formes géométriques (Pique, carreau, cœur et trèfle). Les correspondances entre les enseignes n’est pas linéaire bien que certaines filiations logiques peuvent ressortir entre certains jeux.

◆ Le Mat n’a pas de place attitrée dans les atouts. Certains le placent à la dernière place, d’autres lui donnent le nombre zéro. D’autres encore l’intercalent à la place 21, poussant le Monde à la 22ème place. Certains ne le considèrent même pas comme un atout et le rangent avec les enseignes.

◆ Ayant la réputation d’être une synthèse absolue du savoir initiatique occidental en particulier depuis le néo-occultisme, on a utilisé force d’analogies pour interpréter le Tarot comme un tout : analogies avec les lettres hébraïques, avec le zodiaque et ses degrés, avec la numérologie en séparant le jeu en 3, 4 ou 7 groupes. On a tenté de le mettre en parralèle avec l’Ars Magna de Lulle ou le De la Subtilité de Cardan. Au niveau de l’interprétation certains prennent en compte les lames droites et renversées pour d’autres le sens est indifférent, les manières de tirer et de présenter les cartes varient aussi énormément selon les praticiens.

■ Pour une interprétation individuelle de chaque lame, 𝕍 la fiche dédiée dans la section Symboles.

■ La version Cary-Yale du Visconti-Sforza (également de Milan comme la version Pierpont-Morgan) non reproduite ici du fait de ses peu de cartes encore disponible est un cas particulier : en plus d’avoir jusqu’à six figures par emblèmes (ajoutant la Cavalière et la Servante), il a aussi des cartes représentant les Vertus Théologales à la manière du Minchiate qui partage d’ailleurs avec le Tarot de très nombreux points communs. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Beinecke de livres rares et manuscrits

■ On comparera la version Charles VI à la version de l’École d’Este de 1490 non reproduite ici du fait de son faible nombre d’illustrations sauvegardées. Ces deux versions viennent en effet de Ferrare. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Beinecke de livres rares et manuscrits

■ Nous avons placé les jeux dans leur ordre chronologique en nous indexant sur l’ordre moderne (Des séries comme celles de Rosenwald sont dans un ordre différent et dans les trois séries les plus anciennes, le Jugement suit le Monde et non l’inverse). Nous avons placé le Fou à la dernière place. Nous n’avons pas reproduit les points pour une question de clarté, reportez vous aux sources si vous voulez les consulter.

■ Deux correspondances sont incertaines avec la version Mitelli : l’iconographie ayant été modifiée. Le Bateleur possède en effet une iconographie unique et des attributs du Bateleur se retrouvent dans celle que nous avons placé au Pendu. On retrouve ce genre d’inévitables confusion dues au temps dans le Minchiate.

𝕍 Guide du visiteur et du pèlerin à l’église de Saint-Étienne-du-Mont, Joseph Perdrau, 1874. | bs. Bibliothèque Nationale de France Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France

Pour différentes informations historiques sur le tarot, 𝕍 l’intéressant site ang. Triomphi.

Illustrations : én. du Tarot Visconti-Sforza, 1450 1480. | la source est divisée en trois parties : bs. Bibliothèque et musée Morgan (New York, États-Unis d’Amérique). Lien vers l’œuvre / bs. Académie Carrara (Bergame, Italie) / bs. Collection privée de la famille Colleoni (Bergame, Italie)

Illustrations : én. du Tarot de Charles VI, 1474 1500. | bs. Bibliothèque Nationale de France (Paris, France). Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France

Illustrations : én. du Tarot de Rosenwald, f.XV. | bs. Gallerie d’Art Nationale (Washington, États-Unis d’Amérique).

Illustrations : én. du Tarot de Catelin Geofroy, 1557. | bs. Bibliothèque Nationale de France (Paris, France).

Illustrations : én. du Tarot de Paris, 1600 1650. | bs. Bibliothèque Nationale de France (Paris, France). Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France

Illustrations : én. du Tarot Bolonais, XVII. | bs. Bibliothèque Nationale de France (Paris, France). Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France

Illustrations : én. du Tarot Viéville, 1650. | bs. Bibliothèque Nationale de France (Paris, France). Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France

Illustrations : én. du Tarot Noblet, 1659. | bs. Bibliothèque Nationale de France (Paris, France). Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France

Illustrations : én. du Tarot Mitelli, 1660 1670. | bs. Bibliothèque Nationale de France (Paris, France). Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France

Illustrations : én. du Tarot Suisse, 1784. | bs. Bibliothèque Nationale de France (Paris, France). Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France

Illustrations : én. du Tarot des Imagiers du Moyen-âge, 1889. | bs. Bibliothèque Nationale de France (Paris, France). Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France

Illustrations : én. du Rider-Waite, 1909. | bs. Bibliothèque Beinecke de livres rares et manuscrits (New Haven, États-Unis).

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Le Bateleur / Le Magicien / L’Escamoteur / Pagad

 

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La Papesse / La Grande Prêtresse

 

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L’Impératrice

 

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L’Empereur

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Le Pape / Le Hiérophante

 

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L’Amoureux / Les Amoureux

 

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Le Chariot

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La Justice / Thémis

 

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L’Ermite

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La Roue de la Fortune

   

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La Force

 

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Le Pendu / Le Traître / Le Sacrifice

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La Mort / La Faucheuse / Atout "sans nom"

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Tempérance

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Le Diable

   

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La Maison Dieu / La Tour / La Foudre

 

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L’Etoile

 

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La Lune

 

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Le Soleil

 

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Le Jugement

 

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Le Monde / La Couronne

 

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Le Mat / Le Fou / L’Excuse / Le crocodile