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Durante degli Alighieri
Dante, Le poète suprême

Données générales

PériodeLieu
GénéralXIII XIVItalie
NaissanceFin mai, début Juin 1265Florence, Italie
Décès14 septembre 1321 (56 ans)Ravenne, Italie
Cause
Inhumation
MalariaLe tombeau de Dante (Ravenne, Italie)

DomaineCourantOrdre
Ésotérisme
Littérature
Poésie
Politique
Christianisme
Pythagorisme
Soufisme
Dolce Stil Novo
Les fidèles d’amour 🎓
Fede Santa 🎓

RelationsNom
Entourage
AmiGuido Cavalcanti
ConnaissanceCecco d’Ascoli
Influence
MaîtreBrunetto Latini
ParFranciscanisme
Augustin d’Hippone
Albert le Grand
Aristote
Boèce
Bonaventure de Bagnoregio
Ibn Arabi
Ovide
Pseudo-Denys l’Aréopagite
Thomas d’Aquin
Virgile

Repères biographiques

► Issu de la petite noblesse favorable aux guelfes, ses parents meurent alors qu’il était encore adolescent. Son mariage fut négocié à cette même période et il se marie vers 1290 avec Gemma Donati. Pourtant, il fut éprit depuis ses neuf ans d’une Béatrice, qui mourut jeune. Sa présence émaille l’œuvre du poète. Il fait des études de philosophie durant une jeunesse tumultueuse et avec son ami Cavalcanti il forme l’école du dolce stil novo. À partir de 1295, il se fait magistrat important, Guelfe blanc engagé. Il est actif dans la politique florentine et concourra à de nombreuses victoires de sa faction contre les gibelins. Il combattait l’ingérence du Pape Boniface VIII à la Capitale des Arts, mais ses adversaires politiques réussirent à prendre la ville de force avec l’appui de Charles de Valois alors qu’il était parti en mission diplomatique à Rome.

► Injustement condamné à une amande et exilé en 1302 pour concussion à cause de luttes intestines avec les Guelfes noirs, ses biens sont confisqués et, ne s’étant pas présenté pour payer ce qu’il devait, il est condamné au bûché. Il ne cessera de vouloir rejoindre sa patrie, mais n’y parviendra pas, refusant toute compromission avec le gouvernement en place. Il voyagera de ville en ville : Vérone, Sienne, Paris… produisant la plus grande partie de son œuvre durant cet exil. Il se fixera ensuite à Ravenne où il mourra.

◆ Il s’intéressa aussi bien à l’art, qu’a la philosophie ou à la théologie. Il tenait en haute estime l’idéal chevaleresque, en particulier l’amour courtois. Son œuvre majeure, Comédie, actualisation de la tradition gréco-latine dans un esprit prérenaissant, mêle métaphysique néoplatonicienne et courtoisie chrétienne. Elle est universellement reconnue, même à son époque, et fonde l’italien classique. Elle est le premier poème rédigé en italien, la latin étant jusque la réservé à cet exercice. On interprète diversement son œuvre eu égard à sa richesse symbolique et à sa litanie presque onomastique de noms prestigieux, les hermétistes en tout cas, n’y manquèrent pas : O vous qui avez l’intelligence saine, contemplez la doctrine cachée sous le voile des vers étranges (Enfer, IX). 𝕍 galerie dédiée à l’œuvre.

Comédie, se démarque par son étonnante érudition et son symbolisme astrologique voir numérologique touffu. Elle narre le voyage allégorique de l’âme dans les trois régions de l’au-delà, le purgatoire, l’enfer, qui chez Dante est éthico-escathologique et le paradis enfin, où réside Dieu Ce que je vis ensuite surpasse notre langage, impuissant à le peindre comme la mémoire à aller si loin.. Il est guidé dans ce voyage purificatoire et initiatique par Virgile, la raison naturelle, Béatrice, la raison divine et finalement Bernard de Clairvaux, l’âme contemplative.

↳ Déjà de son vivant, Dante avait la réputation d’être versé dans les sciences occultes : les Visconti admirent par exemple qu’ils envisageaient de demander à Dante d’ensorceler le Pape Jean XXII. Le folklore raconte qu’il fut initié à la magie et à l’alchimie lors de son séjour à Paris, rue de Bièvre. Le Banquet recèle quelques passages (IV,4 et II,23) laissant entendre au lecteur que Dante est intéressé par les sciences occultes. En sus, une interprétation ésotérique de la Comédie commencée par Rossetti 👁, incite à estimer que Dante faisait parti des Fidèles d’amour et au travers du symbole de la femme initiatrice et régénératrice, suggère des connexions avec des éléments extatiques et contemplatifs moyen-orientaux voir orientaux. On a proposé que le soufisme de Perse, via les cathares ce serait glissé dans la poésie provençale puis italienne ce qui eu égard au motif du texte, comparable à L’ascension du Prophète demeure plausible. Dans cette même idée, on aura ainsi comparé le Jasmin des fidèles d’amour de Rûzbehân avec sa Vita nuova. À ce propos 𝕍 d’abord Le symbolisme dans la Divine comédie de Dante, Eleanor Jourdain, 1904. Lien vers l’œuvre sur Internet Archive (Jourdain est par ailleurs connue avec Charlotte Moberly pour l'anecdote paranormale des Fantômes du Trianon relaté dans An Adventure en 1911)

Œuvres choisies

  • La vie nouvelle {La Vita Nova}, 1293 1295. [Prosimètre] Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • De vulgari eloquentia, 1303 1304. (Inachevé) [Traité]
  • Le Banquet {Il Convivio}, 1304 1307. [Traité] Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France
  • De la monarchie {De monarchia}, 1313 1318. [Traité]
  • Comédie (La Divine Comédie à partir de 1555), 1314 1321. (publ. 1472 ⚱️) [Poésie] Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France

Citations

Lorsque ta vue veut pénétrer trop loin dans les ténèbres, il advient qu’en imaginant tu t’égares.
La Divine Comédie, L’Enfer
L’une d’elles était celle-ci : la domination de l’Amour est bonne, parce qu’elle écarte de toute vilenie l’esprit de son fidèle. L’autre était que la domination de l’Amour n’est pas bonne, parce que plus on y est soumis, plus il faut passer par des chemins pénibles et douloureux. Une autre était celle-ci : le nom de l’Amour est si doux à entendre qu’il paraît impossible que ses œuvres soient autrement que douces, car les noms suivent les choses auxquelles ils sont appliqués, comme il est écrit : nomina sunt complementa rerum. La quatrième était celle-ci : la femme à qui l’Amour t’attache si étroitement n’est pas comme les autres femmes dont le cœur se meut si légèrement.
La Divine Comédie, La Vie nouvelle
Amour et noblesse de cœur sont une même chose, / Comme l’a dit le poète. / C’est ainsi que si l’un ose aller sans l’autre / C’est comme si l’âme raisonnable allait sans la raison.
La Divine Comédie, La Vie nouvelle
[…] j’ajoute que les poètes ne parlent pas ainsi sans raisons, et que ceux qui riment ne doivent jamais parler ainsi sans avoir de bonnes raisons de le faire, parce que ce serait une grande honte à celui qui rimerait une chose sous vêtement de figure ou sous couleur de rhétorique, et puis, interrogé, ne saurait en expliquer les paroles de manière à leur donner un sens véritable.
La Divine Comédie, La Vie nouvelle
Le nombre 3 est la racine de celui de 9, puisque sans l’aide d’aucun autre nombre, en se multipliant par lui-même, il fait 9, car il est clair que trois fois trois font 9.
La Divine Comédie, La Vie nouvelle
Donc 3 est par lui-même le facteur de 9, et si le facteur des miracles est par lui-même 3, c’est-à-dire le Père, le Fils et le Saint-Esprit, lesquels sont trois et un, cette femme fut accompagnée du nombre 9, ce qui fait entendre qu’elle fut elle-même un 9, c’est-à-dire un miracle dont on ne trouve la racine que dans l’admirable Trinité.
La Divine Comédie, La Vie nouvelle
Et puis, qu’il plaise à Dieu, qui est le Seigneur de toute grâce que mon âme puisse s’en aller contempler la gloire de sa Dame, c’est-à-dire de cette Béatrice bénie qui regarde la face de celui qui est per omnia saecula benedictus !
La Divine Comédie, La Vie nouvelle
Le premier visage était rouge de feu, l’autre était livide, et les peuples qui boivent aux sources du Nil portent la noire image du troisième.
La Divine Comédie, L’Enfer
C’est ici, me répondit le sage, qu’il faut laisser toute crainte ; ici doit expirer toute faiblesse : nous voilà dans ces lieux où je t’ai dit que tu verrais les tribus désolées, pour qui il n’est plus de félicité.
La Divine Comédie, L’Enfer
Pour voguer sur une onde meilleure, maintenant la nacelle de mon esprit déploie ses voiles, laissant derrière une mer si cruelle ; et je chanterai ce second royaume où l’âme humaine se purifie, et devient digne de monter au ciel.
La Divine Comédie, Le Purgatoire
Je revins de la très sainte onde, renouvelé comme des plantes qu’une vie nouvelle a revêtues d’un nouveau feuillage, pur et préparé à monter aux étoiles.
La Divine Comédie, Le Purgatoire
O souci insensé des mortels, que fautifs sont les syllogismes qui te font battre en bas les ailes !
La Divine Comédie, Le Paradis
Et à travers la vive lumière apparaissait la splendide substance, si brillante que ma vue ne la supportait point. O Béatrice, doux et cher guide ! Elle me dit : "Ce qui te vainc est une vertu à laquelle aucune ne résiste. Là est la sagesse et la puissance si longtemps désirées 9, qui ouvrirent la route entre la terre et le ciel."
La Divine Comédie, Le Paradis
À la haute imagination ici manqua le pouvoir ; mais déjà, comme une roue mue également , tournait mon désir et le velle l’Amour qui meut le Soleil et les autres étoiles.
La Divine Comédie, Le Paradis