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Personnalités collectives (Universitaires)

Alleau René, 1917 2013.

► Surréaliste. Franc-maçon. A dirigé la collection Bibliotheca hermetica. Auteur de nombreux ouvrages sur l’ésotérisme et les sociétés secrètes dont plusieurs sous format encyclopédiques et qui s’avèrent accessibles mais sérieux. 𝕍 stt. La Science des symboles (1977).

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Amadou Robert, 1924 2006.

► Universitaire, triple doctorant (théologie, philosophie et ethnologie). Ésotériste important du XX, influencé par Ambelain, fréquente Alleau, Lecour et Canseliet. Supérieur Inconnu de l’Ordre Martiniste. Ouvrages importants sur la parapsychologie et l’illuminisme. 𝕍 stt. La parapsychologie (1954).

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Boyer Régis, 1932 2017.

► Universitaire. Linguiste et traducteur spécialiste de la Scandinavie. Plusieurs traductions, ouvrages historiques et anthropologiques importants sur cette question. 𝕍 stt. Le Monde du double (1986).

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Durand Gilbert, 1921 2012.

► Universitaire. Franc-maçon. Influencé par Bachelard, Jung, Eliade et Corbin. A écrit des classiques sur l’imaginaire, 𝕍 stt. ses Structures anthropologiques. (1960)

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Faivre Antoine, 1934 💓.

► Franc-Maçon. Germanophone. EPHE (V° Section). Succède à François Secret, précède Jean-Pierre Brach. Constitue la première chaire spécifiquement dédiée à l’étude de l’histoire de l’ésotérisme : Histoire de l’ésotérisme occidental. Particulièrement actif dans le développement de l’ésotérologie universitaire, à dirigé plusieurs collections et revues (Bibliothèque de l’Hermétisme, Cahiers de l’Hermétisme, ARIES), directeur pour la France du CESNUR. 𝕍 stt. Accès de l’ésotérisme occidental (1986).

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Festugière André-Jean (André-Marie Festugière), 15 mars 1898 13 août 1982. [11902681]

► Festugière, né à Paris, a suivi une carrière dans les grandes écoles françaises : il a étudié au Lycée Louis-le-grand, à l’École normale supérieure, agrégé de lettres en 1920, puis membre aux Écoles françaises de Rome (1921) et d’Athènes (1922). Influencé par Franz Cumon, il fut directeur d’études à l’École pratique des hautes études en 1942 et y enseignera jusque 1969. Il est membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1958. En outre, suite à la visite d’un monastère, il rejoint l’Ordre des prêcheurs à 25 ans, en 1923 il y est ordonné prêtre à 32 ans, en 1930. Il meurt à Saint-Dizier (52) à 84 ans.

Historien des religions de l’antiquité tardive, philosophe et philologue, il se sera distingué par ses études sur la mystique du salut dans le gnosticisme et les philosophies pythagoriciennes et néoplatoniciennes ainsi que sur la pensée grecque et le paganisme, ses relations avec le christianisme et sa conversion progressive. Il aura ainsi traduit Platon, Hippocrate, Artémidore, Érasme, mais surtout Hermès Trismégiste et Proclus. Il aura également produit 175 articles ainsi que 71 ouvrages dont le plus connu est sa Révélation d’Hermès Trismégiste, devenu classique, où il aborde tout les aspects de l’hermétisme alexandrin. Ces travaux auront permis de renouveler ces études en France.

𝕍 par exemple les articles Alchymia (1939) ou Le Logos hermétique d’enseignement (1942). Puis principalement La Révélation d’Hermès Trismégiste (1944 1954), Hermétisme et mystique païenne (1967) et La vie spirituelle en Grèce à l’époque hellénistique (1977).

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Frazer James, 1er janvier 1854 7 mai 1941. [11903491]

► Le père de Frazer était un pharmacien aisé de l’écosse victorienne, adepte de l’Église libre d’Écosse. Il naît à Glasgow. Jeune il se familiarise déjà avec le latin et le grec. Il fait ses études de philologie, de lettres anciennes et de physique à l’Université de Glasgow puis au Trinity College d’où il est diplômé à 24 ans. Suite à cela il étudie le droit pour faire plaisir à son père, mais ne pratiquera jamais au barreau, préférant se concentrer sur ce qui le passionne. Il se fait employer par le Trinity College et, influencé par Edward Tylor, sort son premier ouvrage sur le totémisme à 33 ans, sujet dont il est le premier à parler. Dès lors, il s’oriente vers l’ethnologie religieuse et la mythologie comparée.

Suivrons de nombreux ouvrages qu’il rédigera en questionnant les missionnaires et officiels anglais au travers le globe. Il collaborera avec son confrère et compatriote William Smith. Il a été fait chevalier à 61 ans pour ses services rendus à la recherche anthropologique. Du à un accident à ses 76 ans, sa vue ne cessa de décliner et il meurt presque aveugle. Il meurt à Cambridge à 87 ans et sera inhumé au Cimetière Saint Gile. Son épouse, une française qui avait passé sa vie à faire connaître son œuvre notamment en traduisant le Rameau d’Or dans sa langue d’origine le suivra le même jour et sera enterrée avec lui.

Promoteur de la science positiviste, Frazer est, avec Edward Tylor, l’un des fondateurs de l’anthropologie évolutionniste. Son apport fondamental est l’interprétation des mythes qui sont perçus non comme une simple dramaturgie sacrée mais l’explication des rites magiques archaïques : La magie antique est le fondement même de la religion. affirme-il dans son Rameau d’Or. Principalement attaché à l’étude du phénomène religieux, Par religion, alors, j’entends la propiation ou la conciliation de pouvoirs supérieurs à l’Homme que l’on croit diriger et contrôler la course de la nature et de la vie Humaine., il aura travaillé entre autre, sur la royauté sacrée, son sens, son sacrifice et ses tabous, la magie et le totémisme, la notion d’immortalité et de bouc émissaire. Son œuvre la plus importante, le Rameau d’Or est une collection de croyances et de pratiques religieuses et magiques des sociétés archaïques d’Europe, d’Asie et d’Afrique résumant les connaissances de son époque et ouvrant la voie à la discipline de l’ethnologie religieuse où l’ouvrage se révèle toujours précieux. Il fait en outre figure de classique pour l’école évolutionniste et aura eu un impact significatif sur les intellectuels du XX comme Yeats, Freud, Jung ou Dumézil.

↳ Selon lui, l’humanité, qui possède un psychisme commun, traverserait des phases successives d’évolution dans son rapport à la connaissance et dans ses institutions, passant du système magique, au religieux puis au scientifique. Ce qui pousse l’Homme à formuler des concepts magiques et religieux est un besoin de combler par une explication les questions irrésolues vis à vis des lois de la nature. Il met donc en avant la rationalisation comme marque d’évolution, évolution qui allant du simple au complexe, s’avère de vitesse inégale en fonction des peuples et tout en prenant en compte que selon Frazer, Le monde ne peut pas vivre au niveau de ses plus grands hommes. Cet évolutionnisme culturel est une transposition des théories darwiniennes au domaine socio-culturel. Ainsi, le système magique est pour lui un ensemble de mécanismes ayant trouvé son origine dans le cycle de la végétation, cycle que la magie se donnait pour objet de préserver par la thésorisation de la force vitale.

↳ Sur la magie en particulier, il l’assimile volontiers à la science dans ses mécanismes intellectuels et sociaux mais il l’estime une science fausse et un savoir avorté dans ses pratiques agissant par sympathie et par contagion. Cela parce que le raisonnement du magicien est une généralisation abusive des principes de l’analogie et de la contiguïté, qui logiques dans le monde subjectif et symboliques, ne le sont plus une fois projetées dans le plan objectif.

↪ Ses positions seront dès le début l’objet de critiques dont la plus importante est celle de Marcel Mauss, dans son Esquisse d’une théorie générale de la magie.

𝕍 principalement Sur les traces de Pausanias {Pausanias and other Greek sketches} (1898), La Tâche de Psyché {Psyche’s Task} (1890 1915), Le Rameau d’or {The Golden Bough} (1911 1915), Le folklore dans l’ancien testament {Folklore in the Old Testament} (1918) ou encore Les origines magiques de la royauté (1919) Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France.

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Guyonvarc’h Christian-Joseph, 1926 2012.

► Linguiste et mythographe spécialiste du monde celtique. Influencé par Dumézil. A publié deux classiques : Les Druides (1986) et Magie, médecine et divination chez les Celtes (1997). Publiait dans Ogam, revue fondée par le père de son épouse Françoise Le Roux, qui l’épaulait dans ses recherches.

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Jacob Grimm, 4 janvier 1785 20 septembre 1863. [11905931] | Wilhelm Grimm, 24 février 1786 16 décembre 1859 [11905932].

► D’une famille protestante, leur père était avocat, ils firent des études de droit à l’université de Marbourg. Là déjà, poussés par le climat romantique et le Cor merveilleux de l’enfant de Brentano, ils s’intéressèrent aux contes et commencèrent à les collectionner dès 1806. Au décès de leur mère, Jacob pris le métier de bibliothécaire (Il fut notamment directeur de la bibliothèque royale de Jérôme Bonaparte), son frère eut aussi accès à ce métier quelques années plus tard. Wilhem était de de constitution fragile. Il se trouva contraint de suivre une cure à ses 23 ans et rencontra Goethe sur le chemin du retour qui encouragea leur vocation. Ils vécurent et travaillèrent toujours tout deux bien que Wilhelm fut marié. Ils furent souvent protégés par des puissants ce qui leur permit de poursuivre leurs études et de subvenir à leurs besoins, en devenant notamment vers la fin de leur vie, professeurs à l’Université Humboldt grâce à l’appui de Frédéric-Guillaume IV de Prusse. Ils sont tout deux inhumés au Cimetière de Matthäus, à Berlin.

► Ils commencèrent en 1807 à publier des articles sur les meistersinger dont Jacob fit un livre en 1811. Dans la même période, son frère publiera des traductions du vieux danois de contes et légendes, ballades et chants héroïques danois. Puis c’est après avoir réorienté la thématique de leur recherche ainsi qu’accentué la systématisation de leur procédé, qu’un an plus tard, ils publièrent les Contes de l’enfance et du foyer, premier travail du genre. Ils publièrent ensuite d’autres recueils et s’essayèrent à la traduction des Eddas.

↳ La première édition des Contes est suivit une édition augmentée en 1815 et enfin des commentaires furent annexés dans une troisième édition de 1822. Ils y notent rigoureusement les sources orales ainsi que les différentes variantes recueillies, mais édulcorent néanmoins leur travail dès la seconde édition en réécrivant l’ouvrage à destination des enfants plutôt qu’a un public scientifique : ils ôtent ainsi les notes spécialisées et suppriment ou modifient certains contes jugés contraires à la morale. Il sera édité de leur vivant, sept éditions, à chaque fois remaniées en fonction des retours de leur lectorat.

► Wilhelm travailla également sur la grammaire allemande et ses sons (Produisant ainsi la loi de Grimm, devenant l’ouvrage angulaire de la linguistique allemande et conduisant à la reconstruction des langues mortes), ainsi que sur les runes et les chants héroïques allemands. Jacob lui, apprit le serbe et eut accès à la littérature de cette langue, publiant ainsi un ouvrage de grammaire serbe traduit en allemand. Ils commencèrent la rédaction d’un dictionnaire historique de la langue allemande mais qui ne fut jamais achevé devant l’ampleur de la tache et qui sera achevé en 1958 par d’autres linguistes.

◆ Les frères Grimm sont avec Herder et sa volksseele {âme populaire}, à l’origine de la vague mythographique qui essaima l’Europe au d.XIX et poussa les folkloristes à répertorier les contes et légendes de leur nation. Ils continuent encore aujourd’hui et de manière décisive à faire connaître les contes auprès du grand public. Des contes tels Cendrillon, La Belle au bois dormant, Blanche neige, Le Joueur de flûte de Hamelin, Guillaum Tell, Raiponce, Tom Pouce ou encore Le Petit chaperon rouge sont maintenant extrêmement populaires et ont bénéficié d’une couverture artistique considérable. On peut en outre noter une influence sur l’œuvre de Wagner.

◆ Ils créèrent la notion de poésie de la nature qui suprahumaine et d’origine collective, s’oppose à la poésie artistique qui est de nature personnelle ; la notion permet d’établir une filiation entre les contes et les mythes puisque pour les Grimm, les contes sont des mythes dégradés mais dont on peut reconstituer l’essence par un regard attentif et un travail d’investigation car quoique leur sens soit oublié, il reste pressenti par le lecteur. Jabob, annonçant déjà la phylogénie des mythes estime ainsi que la poésie collective est comparable à un organisme vivant et que porteur d’un véritable sens au-delà de son apparente fantaisie, le mythographe ne devrait pas modifier le message de fond du conte, mais se tenir à la retranscription et à la rigueur, l’adapter seulement à leur époque.

𝕍 d’abord signé des deux frères, les Contes pour les enfants et les parents {Kinder - und Hausmärchen} (1812) et les Légendes Germaniques {Deutsche Sagen} (1816 1818). Ensuite chez Jacob sa Poésie des maîtres chanteurs {Uber den altdeutschen Meistergesang} (1811) et sa Mythologie Germanique {Deutsche Mythologie} (1835), puis chez Wihelm les Anciens chants héroïques Danois {Altdänische Heldenlieder} (1811) et les Légendes héroïques de l’ancienne Germanie {Die deutschen Heldensage}, 1829. Le Dictionnaire Allemand {Deutsches Wörterbuch} (1854 – 1878) et la Grammaire Germanique {Deutsche Grammatik} (1819 – 1840) possèdent également un certain intérêt en particulier pour le germanophone.

Deux recueils dont ils sont les auteurs bs. Bibliothèque Nationale de France : Vieux contes pour l’amusement des grands et des petits enfants, 1824 Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France et Contes choisis des frères Grimm, 1900. Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France

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Riffard Pierre, 1946 💓.

► Pédagogue. Enseigne à l’outre-mer et à l’étranger. S’intéresse outre l’ésotérisme, à la typologie des philosophes. Proche des intentions de la présente encyclopédie. 𝕍 déjà Comment peut-on s’intéresser à autre chose qu’à l’ésotérisme ? puis stt. L’Ésotérisme : Qu’est-ce que l’ésotérisme ? (1990).

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Secret François, 1911 2003.

► EPHE (V° Section). Succède à Alexandre Koyré, précède Antoine Faivre. Précurseur des études universitaires sur l’ésotérisme en France : chaire Histoire de l’ésotérisme chrétien. S’est particulièrement attaché à Postel. 𝕍 stt. Les Kabbalistes chrétiens de la Renaissance (1964).

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Suzuki Daisetz, 18 octobre 1870 22 juillet 1966. [11925799]

► Né à Kanazawa au début de l’ère Meiji dans une famille de samouraïs, il est éduqué par sa mère dans des conditions humbles. Il fait ses études de philosophie à Tokyo où il apprend diverses langues dont le sanskrit, le pali et le chinois. Il se retire ensuite dans le monastère d’Engaku-Ji où il s’initie au zen. Sollicité pour traduire des textes extrême-orientaux, il se rendit dans l’Illinois où il se maria avec une américaine adepte du bahaïsme. Après des voyages en Europe, il revint alors au Japon où il continua ses études sur le mahayana. À 51 ans il devient professeur à l’Université Otani, continuant de donner des conférences et écrivant des livres sur le Mahayana et le Zen, traduisant divers ouvrages du sanskrit et du chinois et cofondant avec sa femme la Société Bouddhiste de l’Est. Il s’investit également dans la Société Théosophique. Il décède à 95 ans à l’Hôpital international Saint Luc de Kamakura.

◆ Suzuki s’est intéressé aux articulations du zen dans l’histoire et son adaptation au Japon. Lui-même initié par Shaku Soyen, pratiquant du bouddhisme mahayana et du zen, il considérait ce dernier comme la forme de bouddhisme la plus adaptée aux occidentaux. Il était en outre membre de la Société théosophique et co-fondateur de la Société Bouddhiste de l’Est. Vers la fin de sa vie il s’intéresse au Jodo Shinshu.

◆ Influencé par la pensée d’ Eckart et Swedenborg, il aura introduit leurs textes au Japon. Considéré comme l’un des plus grands spécialistes du zen, certains l’auront critiqué en l’accusant d’adapter le zen aux occidentaux afin de promouvoir le rayonnement culturel du Japon. Il aura rencontré Heidegger qu’il aura influencé ainsi que Wei Wu Wei. Jung, qui avait pris connaissance de son travail a été élogieux à son endroit.

𝕍 principalement Essais sur le bouddhisme Zen (3, 1927 1934), Introduction au bouddhisme Zen (1934), Manuel de bouddhisme Zen (1934), Le non mental selon la pensée Zen (1949), Le rire, l’humour et le silence du Zen (1971).

L’illumination est comme la conscience de tous les jours mais deux pouces au-dessus du sol. (L’entraînement du moine Bouddhiste Zen)

Selon Freud, l’homme n’est qu’un mécanisme mis en branle par la libido avec comme principe régulateur le maintient de la libido au minimum de l’excitation. Il concevait l’homme comme un être fondamentalement égoïste, lié à ses semblables par la nécessité partagée de satisfaire des désirs instinctuels. Pour Freud, le plaisir était le relâchement de la tension et non l’expérience de la joie. Ce n’était pas l’homme total, mais le soi-intellect des philosophes des Lumières. L’amour fraternel était une exigence déraisonnable, contraire à la réalité, l’expérience mystique, une régression vers le narcissisme infantile. Le but du Zen est l’illumination : l’appréhension immédiate, instantanée (irréfléchie) de la réalité, appréhension sans contamination affective, sans intellectualisation et le réalisation du rapport entre moi et l’univers. Cette expérience nouvelle n’est que la répétition de l’appréhension du monde, préintellectuelle et immédiate, de l’enfant mais à un niveau supérieur : celui du plein développement de la raison, de l’objectivité, de l’individualité de l’homme. (Bouddhisme Zen et psychanalyse)

La soudaineté signifie, en termes d’espace, faire un saut au-dessus du vide. […] Aussi devons-nous faire expérience d’un saut instantané pour obtenir l’illumination subite. Sauter en termes d’espace c’est faire le saut et, en termes de temps, c’est ne pas le faire. […] Nous devons sauter du fini à l’infini et alors nous saurons qui nous sommes. Vous pouvez comprendre cela, mais si vous y pensez, vous tombez dans la confusion. Nous passons tous par là. Tous les maîtres aussi.

La reconnaissance intuitive de l’instant, de la réalité… est l’acte le plus élevé de sagesse.

La connaissance technique ne suffit pas. L’on doit transcender les techniques afin que l’art devienne l’art pour l’art, traversant au delà de l’inconscience.

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Woodroffe John (Arthur Avalon), 15 Décembre 1865 18 Janvier 1936. [11929390]

► Né à Calcutta, il fait ses études de droit à Oxford. Magistrat en Inde durant l’Angleterre coloniale, il s’est attaché à l’indologie, plus spécifiquement à l’étude de l’hindouisme et du tantrisme. Il fut lui-même initié vers 45 ans à Bénarès, au tantrisme du Cachemire dans le Gâyatrî Mantra par Shivachandra Vidyarnava. Il est le premier auteur occidental reconnu pour avoir publié des études et des traductions sérieuses sur le shaktisme.

► Il lutta contre l’image de dépravation que les pratiques tantriques entretenaient à cette époque et défendait la société hindoue dans sa globalité contre les préjugés occidentaux à une époque où la pression coloniale du Royaume-uni était importante. Tout comme Walter Evans-Wentz et Alexandra David-Néel dont il était l’ami, il aura collaboré avec le Lama Kazi Dawa Samdup. Il était également proche de plusieurs personnalités intellectuelles comme Abanîndranâth Tagore et Ananda Coomaraswamy avec qui il co-fonde la Société Indienne d’art Oriental ainsi que d’Annie Besant. Il aurait, accompagné de sa femme, tenté d’accéder au Tibet plusieurs fois, sans succès. Il meurt dans la commune française de Beausoleil à 70 ans.

𝕍 principalement Introduction à l’hindouisme tantrique (1913), La puissance du serpent (1919) et La guirlande de lettres (1922).

Ce qui, d’une manière générale, caractérise les systèmes Hindous, et ce qui constitue leur profondeur véritable, c’est l’importance souveraine qu’ils attachent à la Conscience et à ses états. Et ce sont ces états qui créent, soutiennent et détruisent les mondes. Brahmâ, Vishnu et Shiva sont les noms des fonctions de la Conscience Une et Universelle opérant en nous-mêmes. Et quels que soient les moyens employés, c’est la transformation des états de conscience "inférieurs" en états "supérieurs" qui est l’opération et le fruit du Yoga, et la raison de toutes ses expériences. (La puissance du serpent)

Dans chacun des Chakra se trouve aussi un Bîja Mantra, ou "Mantra germe", de chacun des Tattva qui y sont attachés. Ils sont le germe du Tattva, car celui-ci sort d’eux et rentre en eux. Le Nom naturel de toute chose est le son produit par l’action des forces mouvantes qui le constituent. C’est pourquoi, dit-on, celui qui prononce, mentalement et vocalement, avec une force créatrice, le nom naturel de quelque chose que ce soit, amène à l’être la chose qui porte ce nom. (La puissance du serpent)

On entend parfois le mot "Yoga" comme désignant le résultat et non les exercices qui y conduisent. En ce sens, et du point de vu du dualisme naturel, on a définir le Yoga comme l’union de l’esprit individuel avec Dieu. Mais si, en réalité, Jîva et Paramâtmâm ne font qu’un, il ne peut y avoir union, ce terme ne pouvant strictement s’appliquer qu’a rapprochement de deux être distincts. Samâdhi (l’extase) consiste à réaliser que le Jîvâtmâ est Paramâtmâ ; et le Yoga désigne, non cette réalisation mais les moyens qui permettent de l’atteindre. Le terme "Yoga" désigne donc ces exercices physique et psychiques utilisés pour découvrir l’essence intime de l’homme, qui est le suprême. (La puissance du serpent)

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