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Personnalités collectives (XVII)

Höffern (Mademoiselle), Voyante allemande, XVII XVIII.

► De noble extraction allemande, Von Hoeffer vient vivre en Suède au d.XVIII pour devenir dame de compagnie de Amalia von Königsmarck. Là, sous le nom de Höffern, elle devient la première voyante célèbre de Suède, en tant que chiromancienne et physiognomoniste des milieux aristocratiques. On peut trouver plusieurs de ses prédictions dans le carnet de notes de Johan Wellander à la Bibliothèque royale de Suède (Stockholm, Suède).

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Hartlib Samuel, Philosophe naturel allemand, 1600 1662.

► Polymathe émigré en Angleterre influencé par Francis Bacon, proche de Dury et acquis aux idées de réforme éducative de Comenius. Il est connu pour avoir tissé un réseau de savants au travers l’Europe via une volumineuse correspondance épistolaire et des rencontres ponctuelles : le Cercle Hartlib. Ce cercle, principalement axé sur la philosophie naturelle était d’une part ouvert à tout les types de connaissances et d’autre part aux idées théosophiques et hermétiques. Il est également vraisemblablement à l’origine de la Royal Society.

Npc. avec Johannes Hartlieb, occultiste du XV (on trouve évidemment aussi l’orthographe allemande Hartlieb pour Samuel).

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Musaphia Benjamin [Dionysius], Kabbaliste espagnol, 1606 1675.

► Émigre en Allemagne vers 1634 par crainte de l’inquisition, il devient médecin royal auprès de Christian IV du Danemark, puis se rend aux Pays-Bas vers 1648 où il intègre la yeshiva Keter Torah. Connu pour son habile Zeker Rab (1635) où il produit une variation poétique du mythe de la création qu’il constitue à l’aide de l’intégralité des racines hébraïques, toutes utilisées une fois. Il écrit aussi un Sacro-Medicæ Sententiæ (1640) qui contient un Me Zahab sur l’alchimie. Acquis à la cause du sabbataïsme.

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Jhones Basset, Alchimiste gallois, 1613 Information inconnue.

► Alchimiste peu connu, auteur d’un Lapis chymicus (1648) signalé à Hartlib par Clod, ce dernier rencontre l’alchimiste la même année. Hartlib indique dans ses notes personnelles (Ephemerides 1655) la communication de Clod : A very choice and rare Booke discovering the whole Philosophical Mystery and not knowing that hee doth discover the same. And wheras hee seemes to set out his Errors, these containe the maine Truth as may bee seene principally in Page 12. 13. of that Treatise which is called Lapis Chymicus Philosophorum Examini subjectus. […] The Dr hath laboured all his life in that Worke and though hee bee gone further in it than many hundreds and further then Garancier yet hee knows it not. and yet hee complaines hee cannot finde the ingressum in metalla. Clodius.

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Meurdrac Marie, Alchimiste française, 1613 1680.

► Alchimiste paracelsienne. Auteur de l’ouvrage de vulgarisation la Chymie charitable (1666).

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Palombara Massimiliano, Alchimiste et poète italien, 1614 1685.

► Connu pour être l’auteur de la célèbre Porte Alchimique de Rome. Cet unique témoin architectural l’alchimie occidentale, faisait à l’époque parti du jardin de sa Villa Palombara aujourd’hui rasée. Ami de Christine de Suède, il rencontre vraisemblablement par son intermédiaire Kircher, Borri, Santinelli et Gualdi qui tous, étaient dans l’entourage de Christine. Il également poète, principalement connu pour son poème alchimique à tendance rosicrucienne La Bugia {Le Bougeoir} (1656) qu’il dédié à son amie.

𝕍 La signification de la "Porte magique" de Rome et la doctrine alchimique de Massimiliano Palombara (Mino Gabriele) in Alchimie: art, histoire et mythes, Didier Kahn et Sylvain Matton, 1985. Ou pour une mise au point sur la question, que les locuteurs de la langue de Dante 𝕍 directement La porta magica di Roma simbolo dell’alchimia occidentale, Mino Gabriele, 2015.

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Wharton George, Astrologue et poète anglais, 1617 1681.

► C'est un ami de Ashmole qu'il rencontre, dans le contexte de la Première révolution anglaise, dans l'armée royaliste. Il est présent à la première tenue de la Société des astrologues au Gresham College aux cotés d'Ashmole d'une part, Lilly et Booker d'autre part.

Au travers de la publication de pamphlets, il fut aux prises avec ces deux derniers, Booker surtout, dans une querelle relative aux interprétations politiques qui sont faites par le biais de l'astrologie. En effet si Wharton fut royaliste, Lilly et Booker étaient du coté des Parlementaires et ses écrits lui valurent plusieurs emprisonnements. Cependant, son ingéniosité dans l'art de l'évasion et le soutien bienveillant de son rival Lilly lui firent échapper aux condamnations. Suite à la restauration de la monarchie des Stuarts il est fait baronnet en 1677.

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Worsley Benjamin, Alchimiste anglais, 1618 1673.

► Proche de Hartlib et de son cercle et probablement membre de l’hypothétique Invisible College. La publication du Furni Novi Philosophici le fait envoyer par le cercle de Hartlib auprès de Glauber en 1648. Il rencontre également Starkey vers 1650. Ami de Boyle. Influencé par Sendivogius et Nuysement. 𝕍 Benjamin Worsley, Thomas Leng, 2004.

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Gadbury John, Astrologue anglais, 1627 1704.

► D’abord protégé de Lilly. Leur relation se détériore finalement et, pour des raisons dont certaines ne sont pas étrangères à la politique (Gardbury était royaliste tandis que Lilly était favorable au Protectorate), Gadbury accuse Lilly d’incompétence voir de fraude. S’en suit une rivalité éditoriale qui se poursuivit ensuite entre Partridge et Gardbury. Ce dernier est aussi connu pour ses Collectio Geniturarum, qui analyse astrologiquement la vie de 150 de ses contemporains.

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Glaser Christophe, Alchimiste et apothicaire suisse, 1629 1672.

► Apothicaire ordinaire de Louis XIV et démonstrateur de chimie au Jardin du Roi. Maître de Nicolas Lémery. Connu pour son Traicté de la chymie Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France.

► Son Novum laboratorium chemicum (1677) inspirera les instructions et le rituel du grade de theoretici dans l’Ordre de la Rose-croix d’or d’ancien système.

► Il fut soupçonné d’avoir fabriqué le poison de Brinvilliers dans l’affaire des poisons.

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Löwenstern-Kunckel (von) Johann, Chimiste et alchimiste allemand, 1630 1703.

► Spécialiste de la verrerie, il découvre en outre le phosphore après Brand. Actif à une époque charnière, il est contemporain d’une conception alchimique de la chimie. Cependant, il oriente sa pratique et sa recherche alchimique vers la technicité scientifique, corrigeant d’un point de vu opératif l’œuvre d’Antonio Neri. Ce dernier publia le premier ouvrage consacré exclusivement à la verrerie (Arte vetraria, 1612). Dès lors, le point de vu de Kunckel l’écarte du cadre de l’encyclopédie et le rend éligible à la simple mention ici présente, sauf informations contraires qui seraient trouvées dans ses ouvrages. Notons qu’il critique l’alkaest dans son Chymische Anmerckungen.

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Coley Henry, Astrologue anglais, 1633 1704.

► Ami et collaborateur de Lilly. Notablement producteur d’une Clavis Astrologia Eliiminata (1676) qui se veut complémentaire de l’Astrologie chrétienne de son ami. L’ouvrage est renommé pour sa précision mathématique, domaine dans lequel Coley était versé ainsi que pour son apport historique. Notons également que l’ouvrage contient outre une version anglaise du Centiloque de Ptolémée, la première version anglaise du Centiloque d’Hermès compilé par Stéphane de Messine ainsi que le Centiloque de Bethem {Al-Battani}.

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Czipleá Adorján, Kabbaliste chrétien hongrois, 1639 1664.

► Publie en Angleterre vers 1662, un De ente et malo, maintenant perdu. On trouve une trace succincte de sa kabbale, semble-il pessimiste et extrémiste, dans une lettre de Méric Casaubon à Edward Stillingfleet de 1670. Casaubon indique que Czipleá estime que intellectus est diabolus.

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Frölich Eva, Mystique suédoise, 1650 1692.

► Prophète piétiste et millénariste. Critique du clergé, elle était persuadée que le destin du roi Karl IX aurait été de dominer la chrétienté. Meurt emprisonnée. Elle influence vraisemblablement Lars Ulstadius.

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Wharton Goodwin, Diariste anglais, 1653 1704.

► Noble et politicien, connu, comme Terre-Neuve du Thym, pour son attrait du merveilleux au travers de son journal manuscrit conservé à la Bibliothèque Britannique (Add. Mss 20.006-7). Dans cette autobiographie, il explique être en contact avec des fées et des anges, via les dons médiumniques d’une sorcière, Mary Parish, qu’il rencontre en 1683 et avec qui il entretient par la suite une relation intime. Il expose ainsi en outre, comment il s’investit dans une chasse au trésor, devient le roi du pays des fées et ambitionne de devenir celui de l’Angleterre en épousant Marie de Modène et comment il entre également en contact avec Dieu. Sa vie durant, son entourage personnel et professionnel n’eut guère de suspicion à son propos, le décrivant comme une personne intègre et sérieuse. En effet, membre du parti whig et suite aux évènements de la Glorieuse Révolution il obtient le poste de Lord de l’Amirauté.

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Moore Francis, Astrologue anglais, 1657 1715.

► Médecin et astrologue à la cour de Charles II d’Angleterre. Auteur d’un almanach prédictif le Vox Stellarum (1697) qui fut un succès éditorial. Il est encore publié au d.XXI en tant que Old Moore’s Almanack (npc. avec le Old Moore’s Almanac de Theophilus Moore).

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Gherli Fulvio, Alchimiste et médecin italien, 1670 1735.

► Actif à Naples et disciple de Santinelli. Auteur d’un Proteo Metallico (1721) qui selon Luigi Braco aurait été traduit en français sous le titre Traité des sept métaux (Tradotto in francese col titolo Il trattato dei sette metalli). Mais, vraisemblablement présent dans un recueil, nous n’avons pu en trouver trace.

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Böttger Johann, Alchimiste allemand, 1682 1719.

► Découvreur européen de la porcelaine dure dite de Saxe, découverte qui le rendra riche.

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