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Personnalités collectives (XVI)

Cortese Isabella, Alchimiste italienne, XVI.

► Auteur d’un I secreti della signora Isabella Cortese (1561), ouvrage de vulgarisation alchimique dit "de recettes", dont une bonne moitié concerne la cosmétique. L’auteur se prévaut d’une méthode empirique. L’ouvrage a eu une dizaine d’éditions italiennes et une traduction allemande. 𝕍 La littérature des "secrets" et I secreti d’Isabella Cortese in Chroniques italiennes (36), Claire Lesage, 1993. Lien vers l’œuvre

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Burggrav Johann, Alchimiste et médecin allemand, XVI XVII.

► Paracelsien actif pq.XVII qui s’attache à rapprocher alchimie et kabbale dans un cadre vitaliste. Son Biolychnium (1611) Lien vers l’œuvre apparaît comme son ouvrage le plus édité.

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Molkho Salomon [Pires Diogo], Mystique portugais, 1500 1532.

► Probablement marrane, Pires se converti au judaïsme et devient Salomon Molkho après avoir subi l’influence de l’aventurier mystique Reubeni. Il étudie la kabbale en Turquie auprès de Taitazak, rencontre Caro et Alkabetz qu’il influence vraisemblablement. Il prêche ensuite la venue du royaume messianique (pour 1535 or 1540) en Turquie et en Italie, rédige en 1529 un Derashot (renommé Sefer ha-Mefo’ar) contenant des sermons et homélies et obtient finalement une puissante notoriété malgré des réticences.

► Après avoir rencontré Clément VII qui lui offre ses faveurs, il se proclame Messie. Il voyage en 1532 à Ratisbonne pour rencontrer Charles Quint qui y tenait une diète dans le but de lui proposer de former une armée afin de reprendre la Terre Sainte. L’empereur le fait arrêter et expédier à Mantoue où il est condamné hérétique et, refusant de s’apostasier, il est brûlé vif.

𝕍 Un poème messianique de Salomon Molkho in Revue des études juives (34, 76 pp. 121-125), David Kaufmann, 1897. Lien vers l’œuvre sur Persée

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Grosparmy (De) Nicolas, Alchimiste français, XVI 1541.

► Membre d’un supposé trio d’alchimistes avec Nicolas Valois et Pierre de Vitecoq dont on a retrouvé plusieurs manuscrits. Valois qui décrit cette association, affirme qu’ils auraient mis au point la pierre. Propriétaire du Château de Flers qu’il reconstruit, dit la légende, grâce à l’or alchimique. 𝕍 Les alchimistes de Flers, Didier Kahn, 1990.

► Auteur des Abrégé de Théorique, Secret des Secrets et Cinq Livres. A également traduit la Clavis majoris sapientiœ {Clef majeure de sapience} d’Artéphius 𝕍 Du traité alchimique d’Artéphius in Journal des savants (1867,1868), Michel-Eugène Chevreul, 1867-1868.

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Chemnitz Martin, Théologien allemand, 1522 1586.

► Théologien réformateur luthérien héritier de la loci theologici de Mélanchthon. Central dans la pensée de la réforme, il est dit Alter Martinus. Critique influent des conclusions du Concile de Trente dans son Examen Concilii Tridentini (1565). Sa pensée influence Johann Arndt.

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Pénot du Port Bernard-Gabriel, Alchimiste et médecin français, 1522 1620.

► Paracelsien ami de Barnaud. En contact épistolaire avec plusieurs alchimistes comme Zwinger et Libavius, il est notoirement connu pour avoir dépensé sa fortune dans la recherche de la pierre et la promotion éditoriale des idées de Paracelse. 𝕍 Bernard Gilles Penot (Du Port), médecin et alchimiste (1519–1617) in Chrysopoeia (5, pp. 571-668), Eugène Olivier, 1992–1996.

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Hotman François, jurisconsulte et écrivain calviniste français, 1524 1590.

► Favorable à l’alchimie, ami de Du Chesne. Auteur d’un De jure artis Alchemiae (1576) sous le pseudonyme d’Arfoncinus d’abord publié avec la défense de Fanianus ; On retrouvera ces textes dans le Théâtre Chimique. Le texte de Hotman, avec la plus tardive Quæstio política (1702) de Buddeus sera un classique de l’apologétique alchimique. 𝕍 Un document oublié sur François Hotman et l’alchimie in Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance (42, 2 pp. 435-446), François Secret, 1980.

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Chavigny (de) Jean-Aimé, Hermétiste français, ? 1524 ? 1604.

► Premier commentateur de Nostradamus. 𝕍 d’une part son Sur la vie de Michel de Nostredame (1594) et d’autre part ses Commentaires (1596) Lien vers l’œuvre sur la Bibliothèque Nationale de France.

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FitzGerald Gerald (11e comte de Kildare), Alchimiste et aristocrate irlandais, 1525 1585.

► Surnommé le Wizard Earl comme Percy de Northumberland. Tout comme son père le fameux 8e comte de Kildare, il avait une réputation d’occultiste. Intellectuel de la renaissance, cette réputation fut entretenue par son intérêt pour l’alchimie et l’astrologie. On raconte que son fantôme, monté sur un destrier ferré d’argent, revient hanter le Kilkea Castle tous les sept ans.

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Rodovský Bavor, Alchimiste tchèque, 1526 1591.

► Noble issu d’une lignée d’alchimistes et intellectuel de la renaissance autodidacte. Présent dans l’entourage de Guillaume de Rosenberg puis de Rodolphe II, il s’est ruiné dans la pratique alchimique et fut incarcéré lorsqu’il n’a pu rembourser ses dettes. Intéressé par l’art culinaire, il est notablement l’auteur d’un des premiers manuel de cuisine tchèque. Il a laissé des traductions vers le tchèque et plusieurs ouvrages dont notablement son Alchimie česká {Alchimie tchèque} et son Kniha o dokonalém umění chymickém {Livre de la voie chimique parfaite}. 𝕍 Bohemian Nobility and Alchemy in Cauda Pavonis (15, pp. 14–18), Vladimír Karpenko, 1996.

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Stadius Joannes, Astrologue et mathématicien belge, 1527 1579.

► Étudiant à l’Université de Louvain, il est élève de Gemma Frisius. Outre les mathématiques, il se penche sur l’histoire et la géographie. Connu pour son amélioration des Tables Alphonsines, ses Éphémérides (1554) sont utilisées comme références avant celles de Kepler en 1627. Une version de 1556 de ses Éphémérides contient de façon fort notable une traduction latine anonyme de l’hermetica Iatromathematica ad Ammonem Aegyptium qui est basée sur la même version grecque que celle de Höschel en 1555.

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Wecker Johannes, Médecin et philosophe naturel allemand, 1528 1586.

► Connu pour son Antidotarum generale Lien vers l’œuvre où la pharmacopée côtoie la chimie et l’alchimie et ses De secretis libri XVII (1582) Lien vers l’œuvre, encyclopédie dans la mouvance de la littérature des secrets dont le contenu déborde sur l’hermétisme et l’occultisme et qui sera réédité de nombreuses fois et traduit dans plusieurs langues. Peut-être sous accusation de sorcellerie il quitte Colmar pour Bâle. Là-bas, il enseigne la logique et le latin.

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Ruland Martin (Le vieux), Alchimiste allemand, 1532 1602.

► Médecin de Philippe-Louis de Neubourg et de Rodolphe II. Surtout connu pour son Lexicon Alchemiae Lien vers l’œuvre sur Internet Archive, utile pour définir des termes anciens. Père de Martin Ruland dit "Le jeune".

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Siôn Llywelyn, Poète et copiste gallois, 1540 1616.

► Important copiste de son époque, connu pour avoir consigné des poésies, des proses et des chants de Noël principalement issus du comté de Glamorgan et du Pays de Galles en général. Son travail, dont une partie est perdue, est un maillon important dans la préservation des traditions populaires locales. Il rapport par exemple l’Hanes Taliesin {Histoire de Taliesin} 𝕍 A fragment of the Hanes Taliesin by Llywelyn Siôn in Études celtiques (14, 2 pp. 451-460), Patrick Ford, 1975 Lien vers l’œuvre sur Persée. Llywelyn est également connu pour être la source réelle ou imaginaire de Morganwg. Ce dernier affirma avoir récupéré les traditions bardiques du Pays de Galles via des manuscrits de Llywelyn que l’on n’a pas pu retrouver.

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Gans David, Astrologue allemand, 1541 1613.

► Élève du Maharal. Acquis au système de Ptolémée et flatteur à l’égard des avancées de Copernic, il est assistant de Brahe puis de Kepler. Auteur de plusieurs ouvrages dont le plus connu porte sur des annales historiques, les premières du genre pour un juif allemand : le Tzemach David (1592). 𝕍 David Gans in Revue d’Histoire et de Philosophie religieuses (52, 4 pp. 407-413), André Neher, 1972. Lien vers l’œuvre sur Persée

◆ Il est notable que sa tombe, située au vieux cimetière juif de Prague, figure une étoile de David, hors c’est la première utilisation connue de ce signe afin de figurer symboliquement un juif.

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Dyer Edward, Poète anglais, 1543 1607.

► Fait parti des ésotéristes anglais influencés par Dee. Ami de Sidney, a fréquenté Kelly et travaillé avec lui en laboratoire. Membre de l’Aréopage où l’on retrouve les poètes élisabéthains de cette mouvance. Sa poésie, dont My Mind To Me A Kingdom Is est la page la plus célèbre, avait une excellente réputation à la cour d’alors.

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Stigliola Nicola, Hermétiste et philosophe italien, 1546 1623.

► Ami de Campanella et de Bruno. Stigliola, copernicien ardent, adhère par ailleurs à la vision hermético-pythagoricienne professée par le Nolain. Médecin de formation, membre de l’Académie des Lyncéens, il s’intéresse en outre à l’architecture et aura une activité d’enseignant et d’imprimeur.

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Stanihurst Richard, Alchimiste irlandais, 1547 1618.

► Né en Irlande, il est d’abord chroniqueur de l’histoire de l’Irlande et précepteur des enfants de FitzGerald Gerald (11e comte de Kildare). Il publie en outre un commentaire de Porphyre (1570) et traduit et édite l’Énéide. Converti au catholicisme, il émigre à Liège en 1581 où il entre en contact avec l’alchimie via l’entourage de Ernest de Bavière. Il émigre par la suite en Espagne sur l’invitation de Philippe II vers 1590. On lui attribue un ouvrage d’apologie alchimique qui est le seul que nous ayons pu conserver de lui : l’El Toque de Alquimia (1593), bs. Bibliothèque nationale d’Espagne (ms. 2058). Il s’appuie sur Paracelse, Lulle, Ripley ou encore Mattioli. Il devient aumônier bénédictin à Bruxelles après la mort de sa seconde femme en 1602 et publie plusieurs ouvrages de dévotion mariale. Que les hispanophones 𝕍 Richard Stanihurst y su “El toque de alquimia” in Magallánica (V°2, N°4), Juan Bubello, 2016. Lien vers l’œuvre

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Béguin Jean, Chimiste et alchimiste français, 1550 1620.

► Chimiste protégé de Henri IV, exerçant à une période intermédiaire entre la chimie et l’alchimie. Auteur du Tyrocinium chymicum (Trad. Fra. Elemens de chymie, 1615) dans lequel il décrit la synthèse de l’acétone (esprit ardent de Saturne). Même si on peut le considérer comme paracelsien, il fait parti de ces praticiens qui s’orientent plus volontiers vers la spagyrie qui mènera à l’apothicairerie, dégageant les considérations théosophiques du Christ de la Médecine. Comme Libavius, il tente prudemment de concilier la pratique de Paracelse avec celle de Galien.

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Raleigh Walter, Courtisan, écrivain et explorateur anglais, 1552 1618.

► Membre de L’École de la nuit, ami de Chapman, influencé par l’impérialisme anglais de Dee. Mentionne les enseignements de Trismégiste dans son History of the world (1609).

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DePaul Vincent, Prêtre français, 1558 1660.

► Prêtre et saint catholique connu pour ses œuvres caritatives.

► Certains auteurs, partant sans doute de Fulcanelli, prétendent qu’il se serait intéressé à l’alchimie. Il évoque en effet lui-même dans sa lettre A Monsieur de Comet, sa mise en captivité en 1605 par des Barbaresques alors qu’il revient de Marseille. L’un des maîtres à qui il est vendu est un médecin spagirique turc capable de fabriquer de l’or et de l’argent qu’il donne aux pauvres et pour qui il entretenait douze fourneaux (la seconde lettre au même destinataire évoque un détail sur son maître d’alors capable d’utiliser le miroir d’Archimède et de faire parler une tête de mort). Il ajoute que : Il m’aimait fort et se plaisait fort de me discourir de l’alchimie et plus de sa loi, à laquelle il faisait tous ses efforts de m’attirer, me promettant force richesses et tout son savoir. Il poursuit ensuite en évoquant des connaissances alchimiques qu’il aurait transmis à Pierre-François Montorio : Il a promis […] de me faire pourvoir de quelque bon bénéfice. Il me fait cet honneur de me fort aimer et caresser, pour quelques secrets d’alchimie que je lui ai appris, desquels il fait plus d’état, dit-il, que "si io li avesse datto un monte di oro" {si je lui avais donné une montagne d’or}, parce qu’il y a travaillé tout le temps de sa vie et qu’il ne respire autre contentement.

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Casaubon Isaac, Philologue humaniste calviniste suisse, 1559 1614.

► Formé à la théologie et aux lettres, Casaubon, issu d’une famille genevoise huguenote, est doué d’une grande érudition. Considéré avec Joseph Scaliger comme le plus grand érudit de son époque, il est surnommé le "Phénix des érudits". Il a commenté Laërce et Strabon et édité Aristote, Théophraste et Suétone.

◆ Bibliothécaire de Henri IV, il est, au décès de ce dernier, invité par Jacques Ier à venir en Angleterre étudier les Annales Ecclesiastici de Cesare Baronio. Monument classique en douze volumes de la Contre-Réforme cette œuvre expose l’histoire du christianisme de ses débuts jusque en 1198. Dans cet ensemble était évoqué le lieu commun de l’époque : Hermès Trismégiste, antérieur à l’ère chrétienne, annonce la venue du Christ.

↳ Hors, Casaubon réfute cette affirmation dans son De rebus sacris (1614), expose les anachronismes, fait remarquer le manque de sources antique vis à vis des Hermetica et conclue donc à une datation plus récente des œuvres du Trismégiste. Il estime que le corpus est un mélange de doctrines platonicienne et des Écritures et qu’on y trouve des inspirations de la Genèse, de l’évangile johannique et de l’Épître aux romains de Paul de Tarse. Il pousse même la réflexion jusqu’à estimer qu’il pourrait s’agir de textes provenant de sources chrétiennes ayant pour but de convertir les païens. Bien que les écrits de Trismégiste perdent en prestige et que les commentaires se font moins nombreux, cela n’entrave pas pourtant l’intérêt de tous les ésotéristes à leur sujet et ces textes continueront d’être étudiés, soit qu’ils ignorent ou écartent le travail de Casaubon, soit qu’ils l’acceptent mais en surplombent les conclusions, par exemple au milieu du même siècle, les Platoniciens de Cambridge.

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Napier Richard, Astrologue anglais, 1559 1634.

► Théologien de formation, il s’attache aux différentes pratiques hermétiques et devient un proche et un disciple de Forman qui à sa mort, lui lègue ses documents. Devenu célèbre pour son exercice de l’astrologie médicale, on a pu conserver ses archives médico-astrologiques aujourd’hui disponibles à la Bibliothèque de Bodley et consultables sous forme numérique via le Casebooks Project Lien vers le site.

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Percy Henry (9e comte de Northumberland), Ésotériste et aristocrate anglais, 1564 1632.

► Surnommé le Wizard Earl comme FitzGerald de Kildare. En intellectuel de la renaissance il est intéressé par les sciences, principalement par la chimie et l’alchimie, les mathématiques et l’astrologie ainsi que par l’horlogerie. Ami de Dee, il possédait en Angleterre, une des plus vastes bibliothèques sur ces sujets. Sympathisant catholique, il est impliqué, au moins intellectuellement dans de la conspiration des poudres. Il est envoyé à la Tour de Londres en 1605 et est emprisonné durant 17 années et où il échange régulièrement avec Raleigh, emprisonné pour le même motif.

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Dee Arthur, Alchimiste anglais, 1579 1651.

► Fils aîné de John Dee. Il fut scryer dès l’âge de huit ans et accompagna son père lors de ses voyages en Europe de l’est. Médecin du tsar Michel Ier à partir de 1627 puis du roi Charles Ier d’Angleterre dès 1637. Ami de Thomas Browne.

◆ Compile une anthologie alchimique, le Fasciculus Chemicus Lien vers l’œuvre sur Internet Archive, en 1631 qui est ensuite traduite du latin vers l’anglais par Ashmole. Cela ne sera guère goûté par Dee, qui estime que l’art ne saurait être accessible aux non lettrés : the art is vilified so much already by scholars […] How then can it any way be advanced by the vulgar ? lui écrit-il en 1649. 𝕍 The Sources of Arthur Dee’s Fasciculus Chemicus in Ambix (41, 3, pp. 135-141), Lyndy Abraham, 1994.

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Moriaen Johann, Alchimiste allemand, 1591 1668.

► Paracelsien, pansophiste et calviniste. Membre actif du cercle de Hartlib, il est connu par ses correspondances mais ne semble pas avoir laissé d’ouvrage.

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Gassendi Pierre, Philosophe français, 1592 1655.

► Épicurien, précurseur du sensualisme. Se positionne contre Aristote et Descartes, critique de Fludd (Epistolica exercitatio, 1630). Professeur de Cyrano, Molière, La Fontaine ou encore Boileau.

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